REP
minuant de jour en jour le nombre de ses en~ nemis.
Mais si les persécutions diminuent si sensiblement les ennemis des persécuteurs , pourquoi le christianisme s’est-il élevé sur le paganisme armé de bûchers et de poignards ? et pourquoi la religion réformée s’élève t-elle sur le catholicisme ébranlé?...
RÉPUDIATION. — La loi salique, et les lois qui la suivirent , permirent long-temps le divorce à nos ancêtres. Ce ne fut que quand les papes eurent pris une consistance solide , qu’ils l’interdirent en France , et , autant qu’ils le purent , dans tous les pays chrétiens.
On trouve, dans les formules de Marculfe, ce modèle d’un acte de divorce : « Les époux tel » et telle , voyant que la discorde trouble leur )) mariage, et que la charité n’y règne pas, » sont convenus de se séparer, et de se laisser )) l’un à l’autre la liberté qu’ils regrettent, afin j) qu’ils puissent, ou se retirer dans un monas- » tère , ou se remarier à leur gré , sans que » Lune des parties puisse trouver mauvais ce
etc , ou Dictionnaire des hérésies , au mot Dur lupins , et partout ailleurs.
}) Tue fera l’autre, ni s y opposer, sous peine )) d’une livre dor d’amende. »
Non-seulement les Francs pouvaient répudier leurs femmes, il leur était encore permis de 1 énoncer a leur famille, et de répudier, pour ainsi dire , leurs parens. 11 suffisait pour cela de se présenter devant le juge , dans une audience publique , de rompre sur sa tête quatre bâtons daune, et d en jeter les fragmens à terre. Du moment qu’un Franc remplissait ces conditions, il était censé sortir de sa famille; ses parens ne pouvaient plus hériter de lui , et il ne pouvait plus hériter d’eux (i).
REQU1NT. — (Voyez Quint.)
RETRAIT. — Lorsqu’un vassal avait aliéné son fief, à un prix modéré, et que le seigneur dominant ne trouvait pas son droit de quint ou de cinquième assez considérable, il pouvait retirer le fief, en cassant le marché, et le faire vendre plus cher. C’était le retrait féodal — Lorsqu’un roturier avait vendu son bien, et que le seigneur de qui il dépendait 11e trouvait pas son droit de lods assez considérable, il
(0 L abbé Bertou, Anecdotes françaises.