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ils imposaient une taxe pour couvrir leurs dépenses de costumes. Ce cas n’avait plus lieu , dans le dernier siècle, que pour l’ordre du Saint- Esprit. 4°. Lorsqu’ils mariaient leur fille, ils chargeaient leurs vassaux et leurs serfs de payer sa dot. . . . Les rois levaient pareillement sur leurs vassaux la taille aux quatre cas.
— Le nom de la taille vient du symbole don ton se servait , pour en lever le paiement , lorsque les seigneurs ne savaient pas lire. C’était un bâton fendu en deux parties, dont l’une restait au seigneur et l’autre au taillable. En rapprochant ces deux parties , 011 connaissait le nombre des sommes payées sur la totalité de l’impôt, au moyen de certaines petites coupures que l’on avait faites à chaque paiement, et qui s’appelaient tailles. Les boulangers et les bouchers se servent encore de ces bâtons fendus, pour régler leurs comptes.
— Sous le régne de Charles VII , les tailles, devenues perpétuelles , 11e produisaient au roi que 1,800,000 francs (1) par année (2). Cependant le peuple était bien plus accablé qu’aujourd’hui. Mais alors les seigneurs levaient beau-
(1) Ces dix-huit cent mille francs valaient alors plus que ne vaudraient aujourd’hui douze millions.
(2) L’abbé Bertou , Anecdotes françaises..