‹ Dictionnaire féodalChapitre 143 sur 158 · TRI · texte numérisé non relu

TRI

» rite (i). » Malgré ces argumens et ces preuves, les nobles et le clergé ne s’en obstinèrent pas moins à laisser, sur le peuple seul, c’està-dire, sur la partie la plus pauvre de la nation , tout le poids des charges de l’état ; et tout le monde sait aujourd’hui que c’est cette obstination du clergé et de la noblesse à ne point payer de tributs ou d’impôts, qui amena dans notre dernière révolution, ce qu’on peut lui reprocher de funeste.

— a Avant la reine Batilde, dit Mézerai (2) , » les Gaulois , aussi-bien ceux qui étaient au » berceau, que les pères, payaient un gros tri— » but par tête ; ce qui en empêchait plusieurs » de se marier, ou les obligeait d’exposer leurs » enfans. La bonne reine les en déchargea, et » fit défense aux Juifs, qui achetaient cês inno- » cens, pour les vendre aux pays étrangers, » de plus exercer un trafic si inhumain. Elle en » racheta même plusieurs de ceux que ces infi- » dèles ou que les brigands avaient vendus ; » mais elle les exhortait d’entrer dans les mo- » nastères , qu elle avait grande passion de peu- » pler. )>

(1) Talon, De V Autorité des rois dans V administration de l’église , 2e. partie , 4e- diss, (Voyez Dîmes.)

( 2 ) Abrégé chron. sous Van 655.

T. II. i8

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