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s'en suivait des meurtres et des saccagemens continuels .
On tint des conciles dans toutes les provinces, et l’on fît des règlemens pour calmer ces désordres. Quelques seigneurs s y soumirent ; ces règlemens parurent d’abord avoir un bon effet , et l’on appela cette tranquillité d’un moment la paix de Dieu .
Cette paix était fondée sur des anathèmes : on excommuniait tout Français qui prenait les armes contre un Français. Mais bientôt , les plus hardis seigneurs bravèrent l’excommunication ; et il fallut en modérer la rigueur, parce que ceux qui , par respect pour les censures ecclésiastiques , n’osaient prendre les armes , ne manquaient pas d’être égorgés.
On déclara donc que , depuis le mercredi jusqu'au lundi, personne n’avait le droit d’attaquer celui dont il cherchait la mort. On appela cette trêve la trêve du Seigneur , et l’on permit de tuer, ceux qui ne l’observeraient pas , dans l’église même et au pied des autels.
Mais dans ces malheureux siècles , de pareils moyens ne suffisaient pas pour éteindre la soif du sang et du pillage. Les seigneurs continuèrent de se battre, jusqu’à l’établissement de la confrérie de la paix. Cette sainte ligue de chevaliers, réparateurs des torts, ramena un peu de
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sécurité dans nos provinces désolées. — Les rois avaient alors trop peu de puissance pour faire le reste (t).
TRIBUTS. — (( Pourquoi les prêtres seraient- » ils exempts des tributs et de la reconnaissance » personnelle qu’ils doivent aux princes? Le fils )) de Dieu et les apôtres ne les en dispensent » point; qui peut donc les en -avoir dispensés? » Allèguera-t-on les constitutions des papes ? » Les papes ne peuvent rien sur le droit tem- » porel des rois ; c’est un principe incontes- » table.
» Aussi nous avons , dans les preuves de nos » libertés, un chapitre entier, où il y a divers » exemples de la possession qu’ont nos rois de » faire, d’autorité civile et politique, des Je- » vées sur le clergé, dans les nécessités de leur )) état, sans la participation de la cour de Rome; » et l’on y voit des procédures faites contre les » ecclésiastiques, du temps de Philippe-le-Bel, )) pour avoir osé révoquer en doute cette auto-
(1) Mézerai, sous Vannée ii83. — Le président Hénaut, 1040. — Histoirede l ’ esjjril révol utionnai re des nobles en France, tome /er. , page 217.