‹ Dictionnaire féodalChapitre 16 sur 158 · ABC · texte numérisé non relu

ABC

donné plusieurs à sa concubine Vallrade. Cette dernière possédait même des abbayes d’hommes, et les administrait assez bien. Elle fut abbesse des moines deSaint-Dié en Lorraine (.).

A la fin du seizième siècle , la princesse de Conti jouissait de l’abbaye de Saint-Germain, et Jeanne Baptiste de Bourbon , fille naturelle de Henri IV , était abbesse et supérieure de Marmoutier ( abbaye de bénédictins ). Quant aux prieurs masculins , on sait qu’ils n’etaient

pas rares dans les couvens de filles.

Les moines se plaignirent quelquefois d’obéir à des abbesses ou à des laïques ; les évêques s’élevèrent contre ces inconvenances ; alors, au lieu de supprimer les abbés de contrebande, on supprimait les moines, conformément a cette belle

et sage maxime : « les plaignans ont raison

» quand ils sont les plus forts. »

(,) Tes chanoines Je Saint-Oié étaient nobles; et le preyêldu chapitre prétendait avoir «ne jurid.ct.on ep.scopale, et ne dépendre de personne. Mais l’évêque de Toul soutenait qu’on lui devait, à Saint-Dié comme dans le reste de son diocèse, soumission et hommage; et comme personne ne pouvait accorder les longs différons de l’évêque et de» chanoines, notre saint père le pape y mit ordre, en déclarant l’abbé de Saint-Dié évêque suffragant de Trêves, par

une huile de 1 777'

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