‹ Dictionnaire féodalChapitre 15 sur 158 · ET LA FRANCE ACTUELLE. XLÏX · texte numérisé non relu

ET LA FRANCE ACTUELLE. XLÏX

tributions foncières votées chaque année par les représentans du peuple.

» Les citoyens ont tous également le droit d’être admis aux emplois civils et militaires.

» La liberté individuelle étant garantie à tous , personne ne peut être poursuivi ni arrêté que dans les cas prévus par la loi , et dans la forme qu elle prescrit.

» La liberté de la presse permet de publier toutes les opinions et d’éclairer le peuple de toutes les lumières.

» Les consciences sont affranchies; toutes les religions ont droit à une protection égale; et les ministres de tous les cultes chrétiens sont payés par l’État.

» Le gouvernement représentatif donne au peuple l’espoir qu’il sera défendu et protégé. Plus de pouvoir absolu : la puissance législative est exercée collectivement par le roi , la chambre des pairs et les représentans nommés par la nation.

» Les lois sont uniformes dans toute l’étendue du royaume, et les peines sont les mêmes pour tous. La publicité des procédures et la sage institution du jury (i) rendent la justice plus respectable. Les ministres et les agens du pouvoir sont responsables des actes de leur administration.

(1) Avec les améliorations qu’on attend*

t l’ancien RÉGIME, Etc.

» Enfin Ja Légion, d honneur reçoit dans son sein tous les Français qui ont bien mérité delà patrie, dans les arts et les lettres, dans le commerce et les armes. »

Joignez à cela les lumières répandues sur le peuple, les superstitions presque dissipées, renseignement mutuel, le système décimal, l uniformité des poids et mesures, toute la nation fondue en un seul corps par la distribution du sol en départemens, la liberté

du commerce, de l’industrie et des arts Sous ces

lois constitutionnelles, avec ces institutions liberales la France devait être heureuse!...»

féodal:

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Abbayes. —Un des abus les plus communs

au neuvième siècle, c’est que les laïques et même les gens maries pouvaient posséder des abbayes. Charles-le-Chauve, dès qu’il en eut le pouvoir, prit pour son compte l’abbaye de Saint-Denis, celle de Saint-Quentin, et celle de Saint- Waast. Salomon, duc de Bretagne, et tributaire de Charles-le-Chauve, lui fit hommage, à deux genoux, de l'abbaye de Saint-Aubin d’Angers, et lui promit de bien entretenir les religieux en fidèle servage envers le roi, et en humeur

guerroyante; car alors les moines allaient à la guerre.

L’empereur Lothaire, qui voyait tous les jours de bons bénéfices ecclésiastiques à sa disposition, avait promis quelques abbayes à

Teuteberge, son épouse légitime; il en avait T, I,

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