‹ Dictionnaire féodalChapitre 20 sur 158 · ANO · texte numérisé non relu

ANO

pour la première fois dans un concordat, ce serait faire un pas rétrograde vers la barbarie des siècles de féodalité et d’ignorance.

ANOBLISSEMENT. — Lorsqu’un noble épousait la fille d’un serf, il ne l’anoblissait pas, et elle n’en était pas moins serve, quoique épouse d’un gentilhomme, parce que ce gentilhomme ne pouvait l’affranchir, sans le consentement de son seigneur suzerain. Il y a plus encore , cest que la femme serve ri est pas tout- a fait en la puissance de son époux ; elle est bien plus en la

puissance de son seigneur (i) Et dans les

pays ou le seigneur a le droit de cuissage , il faut quelle y passe , malgré la noblesse de son mari., .. Partout ailleurs , oit les seigneurs ont droit de corvées et de service de corps , ils peuvent obliger la femme de ce noble à venir nettoyer leurs étables y ou faire telle autre besogne de vilain quil leur plaira (2)...

— Les lettres d’anoblissement devaient être

(1) Loisel. Institutes coutumières , liv. /, litre P1 2 .

(2) Coutumier général , tome II. — Recherches de Pasquier, liv. P. — Hervc. Théorie des matières féodales et casuelles y etc.

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