‹ Dictionnaire féodalChapitre 22 sur 158 · APA · texte numérisé non relu

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nir (i). Ce moyen lui procura trois millions sur le moment; mais il exempta cinq cents personnes des tailles ordinaires, qui retombèrent sur les vilains.

— Lorsqu’un riche achetait des lettres de noblesse , il aurait pu dire au roi : c est moi qui vous régale ; et c'est le peuple qui paye,

APANAGES. — - Sous la première race, les enfans des rois partageaient egalement la couronne entre eux. Ce mode de partage fut encore suivi quelquefois sous la seconde race, avec cette différence que Faîne avait une bien plus grande part que les puînés.

Au commencement de la troisième race, on voulut enfin remédier aux inconvénicns de ces partages; et l’on donna aux puînés des portions de terre que l’on démembrait du domaine de la couronne. C’est ce qu’on appelait apanages .

Comme ces portions de terre étaient souvent considérables, ce moyen exposait encore le domaine de la couronne à des réductions qui Faffaiblissaient de jour en jour. C’est pourquoi, et pour empêcher que les apanages ne passas-

(i) Ordonnances de mars et avril 1696.

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