POUR LA SECONDE ÉDITION
Le discours que i on vient de lire a été écrit au mois de juin 1819. J ai pensé qu’il serait peutêtre utile de le laisser tel que je le publiai alors, quoique les pages qui le terminent ne soient plus de saison. Il montrera que nous avons déjà reculé, et que les atteintes portées depuis à nos libertés rendent presque ridicule, en juin 1820, le tableau d’espérances que présentait, en juin 1819, la France constitutionnelle.
Il semblait, l’année dernière, que tout le monstrueux édifice des lois féodales fût écroulé j tandis qu il épouvantait encore l es nations voisines. Ce sont maintenant nos voisins qui s’alTranchissent : l’Espagne est devenue libre ; elle a su briser son joug, anéantir ses inquisitions, et secouer ses chaînes antiques. Heureux peuple ! tu conserveras ta constitution , tes droits , tes libertés et ta sagesse !
On a trouvé des erreurs et des négligences