‹ Dictionnaire féodalChapitre 71 sur 158 · GIR · texte numérisé non relu

GIR

GIROUETTE. — Anciennement il n’était permis qu’aux nobles de mettre des girouettes sur leurs maisons ; on prétend même que, dans l’origine, il fallait avoir monté des premiers à l’assaut de quelque ville , et avoir planté sa bannière ou son pennon (i) sur le rempart. Les girouettes étaient peintes, armoriées, et représentaient les bannières ou les pennons de la noblesse (2).

Mais l'honneur des girouettes accordées à la bravoure ne fut en usage que pendant très-peu de temps ; et tous les nobles en eurent bientôt sans distinction.

Ces usages subsistaient encore en partie dans le dernier siècle, A la vérité, les seigneurs 11e pouvaient plus empêcher leurs vassaux et sujets de mettre des girouettes sur leurs bâtimens. Mais les vassaux et sujets n’avaient point de girouettes carrées , celles-ci étant la marque exclusive, honorifique et distinctive des seigneurs,

liaient en pièces...., où lorsque les chaînes et les places

étaient remplies ( Pigamol de la Force , Description

de Paris , tome III. )

(1) C’était un petit e'tendard à longue queue, qu’un chevalier avait droit de faire porter devant lui , s’il avait au moins vingt hommes d’armes sous ses ordres.

(2) Samt-Foix. Essais historiques , tome II.

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