‹ Dictionnaire féodalChapitre 74 sur 158 · GOU · texte numérisé non relu

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nations européennes que la liberté et les lumières environnent.

La servitude de la glèbe est la pire des abominations humaines. Les lois féodales disaient a l’enfant qui voyait le jour: « Tu es né dans » ce champ ; tu y végéteras jusqu’à la mort..... » Tu passeras tes jours dans la misère, les tra-

» vaux, les sueurs Ce champ est ta prison ;

)> tu n’en sortiras point , et tu en bêcheras la » terre aussi long-temps que tes bras auront

» quelque force La moitié des produits de

» ton champ appartiendra à ton seigneur. Tu » seras soumis à ses châtimens, à ses ordres, à

» ses caprices Ta femme et tes enfans par-

» tageront ta destinée ; et l’espérance, qui sou- » tient les malheureux jusqu à la tombe , ne » s’approchera jamais de toi »

— On voit pourtant encore des malheureux qui regrettent les temps féodaux, et qui osent

vanter Y état paisible des serfs Que diraient

ces hommes si on les obligeait de l’être? si on les attachait à la glèbe... ? Mais non , ils veulent la servitude pour les autres, et pour eux les droits de seigneur. ( Voyez Serfs , Déguerpissement, Féodalité , Droits , Dîme , etc., etc.).

GOUVERNANTES DES ROIS. — Quand

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