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sent par mariages à des étrangers, Philippe-le- Bel donna un règlement, qui excluait les filles de la succession aux apanages $ et il ordonna que ces biens retourneraient à la couronne, lorsqu'il n'y aurait pas d'héritiers mâles.
Jean-sans-Terre fut ainsi nommé, parce que, du vivant du roi Henri II son père, il n'avait aucun apanage , Philippe-le-Hardi fut aussi surnommé sans -Terre 9 avant que son père l'eût apanagé du comté de Touraine et du duché de Bourgogne (i).
ARMOIRIES. — Sceau, cachet, écu, marque distinctive et héréditaire dans chaque maison noble, plus ou moins chargée de figures, selon l'ancienneté ou les hauts faits de la famille.
L'usage des armoiries s'introduisit en France à la fin du onzième siècle, à l'occasion des croisades; et cet usage se communiqua bientôt au reste de l'Europe. La difficulté que les chefs des croisés trouvèrent à se faire suivre de leurs
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(0 La constitution de 1791 avait proscrit les apanages réels. Les fils puînés du roi devaient recevoir, à l'âge de vingtcinq ans accomplis , ou lors de leur mariage , une rente apanagère, fixée par le corps législatif, et qui s'éteindrait avec leur postérité masculine. Titre III, Ch. 2 , Sect. III, Art 8.
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vassaux, et à les rallier sous leurs bannières , a , fait imaginer les armoiries que Ton conserva dans la suite, et qui cependant, dit l'abbé Bertou, ne passèrent du père aux enfans, et ne devinrent fixes dans les familles, que vers Tan i^5o, sous le règne de saint Louis.
Mais, quoique la véritable époque des armoiries, telles que nous les concevons aujourd'hui , ne remonte qu'au temps des croisades , chaque nation, chaque famille noble n'en avait pas moins anciennement un symbole particulier, qui ne se perdait point. Dans le sixième siècle, les habits des femmes étaient armoriés. Elles portaient à droite 1 ecu de leur mari , à gauche celui de leur famille. Cette mode reparut sous le règne de Charles Y, et dura près de cent ans, ce qui est beaucoup pour une mode française. Il est vrai que les dames nobles pouvaient seules la porter. On en a conservé le modèle sur les anciens jeux de cartes.
— Les armoiries étaient infiniment respectables dans ces derniers siècles. Les insulter ou les couvrir de boue, c'était outrager criminellement le noble seigneur dont elles faisaient l'orgueil.
Lorsqu'un gentilhomme voulait donner un tournoi, il attachait ses écusspns à un poteau ;
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. et tout homme qui les touchait , sciemment ou parmégarde, était obligé d'entrer en lice, pour* yu qu'il fut noble; car un vilain n'avait pas pour cela l'honneur de se battre , mais bien le désagrément d'être rossé et mis hors (i).
ARRIERE-FIEF. — 11 y avait plusieurs sortes de fiefe : le fief suzerain , le fief dominant , et le fief servant.
Le fief suzerain relevait du roi et lui devait hommage. Le fief dominant relevait du suzerain et lui devait hommage. Le fief servant relevait du fief dominant et lui devait hommage; ce dernier s'appelait plus communément arrière-fief.
Le fief dominant était servant , ou soumis au service , à l'égard du suzerain ; il n'était dominant que pour l'arrière-fief.
Ainsi le fief .était arrière-Jîef, quand le fi>f de qui il releva^ relevait à son tour d'un autre fief. — Le possesseur d'un arrière-fief était arrière-vassal , parce qu'il était vassal d'un seigneur , qui à son tour était vassal d'un autre
(i) Coutumes du Dauphiné, du Viennois , du Lyonnais y etc.