BÉA
faisaient leurs études (i), une rente annuelle de douze deniers par tète , un quarteron davoine; une charge de foin et depaille, et d'au-» très redevances en fruits pour la nourriture de ces étudions (2). (Voyez Droits, Redevances, etc.)
BÉATIFICATION. — Un brave picard menait une vie sainte et dévote , avec sa sœur al* née, qui avait toujours eu du goût pour la contemplation. A force de se mortifier par les abstinences et les austérités mystiques, la bonne sœur mourut en odeur de sainteté. Le Picard ne la pleura point ; il fut joyeux au contraire d'avoir maintenant en elle un digne appui dans le ciel. Mais , pour être plus sûr de son fait, il voulut la faire béatifier, cérémonie indispen^ sable à quiconque veut entrer en paradis.
' Autrefois ôn canonisait pour l'amour c\e Dieu ; un moine mendiant , une pauvre femme à ex-* tases étaient béatifiés aussitôt que défunts > quand on Je jugeait convenable, et nécessaire à
(1) L'origine de ce droit remonte au treizième siècle. On étudiait alors Kart d'aller a cheval , de chanter au lutrin e% de se birn battre.
{2) Simon d'Olive, l+ivre a v