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cond, un troisième , un quatrième, et plusieurs autres ensuite le voulurent imiter. Mais ces reconnaissances volontaires eurent une conséquence que Ton n'avait pas prévue. Les conseillers de la cour trouvèrent les dragées de si bon goût, qu'ils obligèrent bientôt les plaideurs à leur en donner ; et Ton voit, à la marge de leurs anciens registres, que la cour ne délibère point , avant qu'on ait payé les épices (i). Elles devinrent donc un droit de justice, qui se payait en argent et en bons écus , dans les deux der-^ niers siècles. — Le nom du droit d épices n'est plus en usage.
. ÉPREUVES. — ( Voyez Jugemens. )
ESCLAVES. — Pendant les saturnales, les esclaves des païens étaient servis par leur maître, mangeaient à leur table, et oubliaient, dans une liberté de quelques jours, les peines de leur esclavage. — Nos ancêtres étaient chrétiens. Jésus-Christ a prêché l'égalité et la modération . Il a dit : Que celui qui voudra être le premier parmi vous , soit considéré comme le
(i) Non deliberetur donec solvaniur species. Sauvai , Jw. FIJI.
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dernier de tous; et les malheureux serfs n'avaient pas chez nous , comme chez les païens , un moment de liberté , dans le cours de leurs misères.
— A Rome, les esclaves, qui avaient des maîtres injustes et cruels, allaient sur la place publique, embrasser la statue de l'empereur; c'était un asile dont il n'était pas permis de les arracher. L'empereur avait le droit d'affranchir les esclaves trop maltraités de leurs maîtres ; et il envoyait tous les jours, avant de se mettre à table, voir si personne ne s'était réfugié aux pieds de sa statue. — Les serfs n'avaient chez nous aucune ressource semblable. Leur sort était , il y a cinq ou six siècles, celui des ilotes, de ces esclaves si misérables, chargés de cultiver les terres des Lacédémoniens , de les servir dans leur maison , et continuellement abreuvés d'humiliations et d'outrages (i).
— Chez les Turcs, les esclaves se vendent en plein marché. Nos seigneurs les vendaient à
(i) Il y avait aussi , chez les anciens , de bien horribles choses , par rapport aux esclaves. Ainsi , on voit , au neuvième livre des lois de Platon , qu'on traitait connue un parricide l'esclave qui défendait ses jours contre un homme libre
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l'amiable; et, dans le nord de l'Europe, où le peuple est encore dans la servitude, on fait, tous les jours ce trafic abominable. Des Français qui ont visité ces contrées , ont vu un seigneur féodal donner un paysan serf avec sa femme , pour un chien de chasse.
— Le mot serf vient du latin servus ; on donnait anciennement le nom de serfs à tous les esclaves. Mais comme, dans la suite des temps, ces serfs" furent, pour la plupart, des Esclavons vaincus , on donna le nom à! esclavons ou d! esclaves à tous les serfs. ( Voyez Glèbe, Serfs, etc. )
ÉTATS GÉNÉRAUX (i). — Philippe-le-Bel ,
(i) On peut trouver l'origine dés états généraux, dans les assemblées de la nation , qui furent appelées d'abord champ de mars , ensuite champ de mai , parce que les mois de mars et de mai fiirent, l'un après l'autre, destinés à la tenue de ces diètes. Elles avaient lieu fréquemment sons les deux premières races. On y délibérait sur la guerre et la paix , sur les abus du gouvernement, sur la justice, sur les finances , etc. Les évêques et tous les grands du royaume assistaient à ces assemblées , où le roi présidait. Mais le peuple n'y paraissait point. — Elles furent remplacées par les cours plénières; et ensuite par les états généraux, où le peuple fut admis.