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MAD
clans l’anc. prov. des Circars du N., à l’O. des bouches du Godavéry, à 70 kil. S. -S. -O. de Radjahtnoundry, 50 N.-E. -de Masulipatam. Grande fabrication de tissus de coton, qui en ont tiré leur nom.
MADAURE, Madaurus, an", v. de l’Afrique propre, au centre, colonie romaine sur le Bagradas. Patrie d'Apulée.
MADDALENA, île du royaume d'italie, dans les Bouclies-de-Bonifacio, entre la Corse et la Sardaigne; 54 kil. carr. ; 1,000 hab. Port militaire de Cnlaguvela.
MABDALONI, Suessula, v. du royaume d’Italie (Prov. de Cn-erta), à 16 kil. S. -O. de Papoue, 5 de Caserüe; 17,000 hab., cli.-l. de canton. Collège royal. Aux environs passe le bel aqueduc de Caserte.
MA DECASSES , habitants de Madagascar.
MADE1RA, riv. de l’Amérique du S., formée en Bolivie par la réunion du Béni et du Mamoré, coule d'abord au N., entre dans le Brésil, où elle prend le nom de Madeira, tourne au N.-E., reçoit le Guapore, le Guapey, la Sara, la Jamara, la Jeuparann, l’Axia, la Capana, et se jette dans l’Amazone. Cours de 1,780 kil.
MADELEINE (Sainte MARIE-), Maria Magdalena, née àMngdalum, sur les bords du lac de Génésareth , vécut longtemps dans le désordre, mais, témoin des miracles de Jésus -Christ , et touchée de sa morale, se repentit et obtint son pardon. Elle assista à la Passion et à l’ensevelissement de Jésus. Le surlendemain, elle alla au sépulcre porter des parfums, mais n’y trouva plus le corps du divin Sauveur. Elle avertit Pierre et Jean, et Jésus, se manifestant à elle, lui apprit qu’il était ressuscité. On ne sait rien de plus sur sa vie. Selon plusieurs auteurs grecs, elle aurait accompagné la S,c Vierge et S' Jean à Ephèse, où elle serait morte en l’an 90. On croit en Provence qu’elle finit ses jours à Slc-Baume. Fête, le 22 juillet. — Quelques-uns distinguent Madeleine la pécheresse, et Madeleine, témoin de la mort et de la résurrection du Christ.
madeleine de pazzi (Sainte), née à Florence en 1566, de l’illustre maison des Pazzi, m. en 1607, entra, en 1584, dans un couvent de Carmélites, et y donna l’exemple de vertus et d’austérités extraordinaires. Elle fut béatifiée par Urbain VIII en 1626, et canonisée par Alexandre Vil en 1669. Fête, le 25 mai. Sa Vie a été écrite par le P. Puceini, son confesseur, et traduite en français par Brochaud. Paris, 1670. Ses Œuvres spirituelles ont été recueillies par le P Salvi, Venise, 1789.
madeleine (la), magnifique église de Paris , située au milieu de la place de son nom, à l’extrémité occidentale des boulevards du Nord. Elle a la forme d’un grand périptère, long de 102 mèt., large de 43“, 50, avec 52 colonnes corinthiennes cannelées, de 19”, 50 de proportion, et s’élevant sur un stylobate continu de 4 mèt. de hauteur. L’édifice est couvert par un toit à 2 égouts, se terminant par un fronton à chaque extrémité ; il a 2 façades , où un large perron de 28 degrés conduit sur le stylobate. Des portiques contournent l’église, et sont ornés de 34 niches quadraugulaires, qui répondent aux entre-c oloiinements, et contiennent autant de statues de saints et de saintes. La façade principale regarde Je S., et présente une file de 8 colonnes sur 2 en profondeur. Les parties latérales de l’édifice en ont chacune 18. Le fronton qui surmonte la façade se fait remarquer par un superbe bas-n l.ef , représentant le jugement dernier. C’est une œuvre de Lemaire. II remplit tout le tympan, qui a 38”, 35 de base, sur 7®, 15 de haut; aussi les figures en sont colossales. Au-de-sous, dans la frise, on lit l’inscription suivante, en lettres de bronze dorées : d. o. m. süb invocatione sanctæ jiag- Dai.enæ, c.-à-d. A Dieu très-bon, très-grand, sous l'innovation rffS'e Madeleine. On pénètre dans l’église par une porte de l()m,43 de hauteur, de 5W,4: de largeur, en bronze, et ornée de bas-reliefs tirés des commandements de Dieu, par Triquetti. L’intérieur présente 3 coupoles à la suite l’une de l’autre, et 2 demi-coupoles ou absides à chaque extrémité. Un œil ménagé à leur centre jette dans le monument toute la lumière qu’il reçoit. Huit colonnes corinthiennes cannelées, hautes de 13 mèt., forment les pendentifs îles coupoles. Trois arcs, hauts de 25“, 91, larges do 14”, 93, séparent les coupoles transversalement, et 6 autres, de même proportion, les relient latéralement. Ils ont, pour base un bel entablement régnantdanstoutl’édifice, et réchampi d’or, ainsi que les baguettes des colonnes. Les chapiteaux et les coupoles sont entièrement dorés. Eu arrière du grand ordre corinthien, il y a un petit ordre ionique, avec colonnes de 6 mèt. de proportion, reposant sur un stylobate élevé. Cet ordre contient une tribune basse continue, et, au-dessus de son entablement, une tribune haute. L’église est sans bas-côtés; elle a 6 chapelles, une sous chaque arc latéral. Ses murs sont revêtus
de compartiments de marbres précieux jusqu’à la frise du grand entablement; dans l’imposte des arcs des chapelles, on voit de grandes peintures murales, exécutées par nos premiers artistes, et dont les sujets sont empruntés à la vie de Slc Madeleine. Dans l’abside du foud, Ziegler a représenté l’histoire du christianisme. La statuaire a prodigué aussi ses richesses pour embellir les chapelles de statues de saints et de saintes, en marbre blanc. — L’église de la Madeleine fut commencée en 1764 sur les plans de Coûtant d’Jvry; Couture lui succéda en 1777, et conçut le plan de la façade à peu près tel qu'elle est aujourd’hui. La Révolution interrompit les travaux. Napoléon 1er les fit reprendre en 1807, pour faire un temple de la Gloire, dédié à la grande armée. Le plan fut entièrement changé par \ ignon , d’après les idées de l’Empereur. Le monument était fort avancé, quand arrivèrent les désastres de 1H14. Alors la Restauration le rendit à sa destination primitive, et, en 1816, il fut poursuivi pour être l’église de la Madeleine. Vignon en demeura l’architecte, et finit presque tous les travaux extérieurs. Après sa mort , en 1828, Huvé lui succéda, fit tout l’intérieur, et l’église fut consacrée en 1842. La Madeleine est un des plus grands temples connus d’architecture grecque; il occupe une superficie de 4,400 mèt., et, avec les perrons, de 5,640 mèt. Il n’est point entré de bois dans sa construction : la charpente est en fer forgé, et la toiture en cuivre La dépense a été de 14,253,000 fr. Les personnes pour lesquelles l’architecture gothique, les nefs collatérales, les voûtes sombres, sont le type invariable des temples chrétiens, blâment la belle unité de plan et la richesse d’ornementation de la Madeleine ; n’est-il pas plus juste de dire que c’est une heureuse innovation, puisqu’elle ne nuit ni à la régularité, ni à la majesté du culte, et que l’art, en s’écartant des routes battues, a produit une des plus superbes églises que l’on puisse voir? G. D — y.
MADELEY, v. d’Angleterre (Slirnp) , sur la Severn, à 24 kil. E.-S.-E. de Shrewsbury; 7,368 hab. Beau pont en fer fondu, d’une seule arche de 30 mèt. Fonderies; manuf. de porcelaine: houillères. Charles II s’y tint caché après la défaite de Worcester.
MADELONNETTES (Les), maison religieuse, fondée en 1618 à Paris, rue des Fontaines-, par Robert de Montry, sous l’invocation de Sle Madeleine, pour recevoir les filles repentantes. Elle fut dotée par la marquise de Maignelay, sœur du cardinal de Gondi, et par le roi. Des religieusesde la Visitation de S'-Antoine en eurent la direction. Rendant la Révolution, les Madelonneties servirent de pri-oil politique. Jusq. 1867 ce fut une prison de détention pour hommes; on l’a transférée près de l’Ul>servatoire.
MADEMOISELLE, titre qui, pris absolument et comme nom propre, servit à désigner, depuis le xvu® siècle, la fille aînée de Monsieur, frère du roi de France. Parmi les princesses qui l’ont porté, on connaît surtout la duchesse de Montpensier, fille de Gaston d’Orléans et nièce de Louis XIII, appelée quelquefois la Grande Mademoiselle, pour la distinguer de Marie- Louise , fille de Philippe d'Orléans et nièce de Louis XIV, Mademoiselle tout court. Plus tard, ce titre fut donné par brevet et par usurpation à Mllc de C’harolais, sœur ainée du duc de Bourbon, ministre sous Louis XV. — Dans l’anc. monarchie française, les nobles appelaient mademoiselle les bourgeoises, bien que mariées, à moins que leur mari ue possédât une charge, ou n’exerçât une profession réputée noble. La femme de Molière était appelée mademoiselle Molière. Vers la fin du règne de Louis XIV, beaucoup de bourgeoises usurpaient le titre de madame ; l’usage de les appeler mademoiselle cessa dans le cours du xvin' siècle. G.
MADÈRE, en portugais Madeira, île de l’océan Atlantique, près de la côte O. de l'Afrique, au S.-E des Açores; par32"37' 46" lat. N. -O., et 19° 15' 38" long. 0.;57 kil. sur 23; 100,000 hab. Capit., Funchal. Cette ile, de forme triangulaire, est un volcan éteint; ses côtes offrent partout de hautes falaises et des escarpements formidables de laves; le point culminant de Bile, le pic Ruivo, s’élève à 1,900 mèt. au-dessus du niveau de l’Océan. 11 règne à Madère un printemps éternel, favorisé par le plus magnifique climat. La végétation y est extrêmement variée, et atteint des dimensions exceptionnelles. On y trouve le châtaignier, l’oranger, le pêcher, etc.; la canne à sucre et les fruits du tropique y viennent également. Mais la récolte du blé peut à peine suffire au 5* de la consommation La principale production de Madère est le vin renommé qui porte son nom; on en récolte environ 150,0 >0 hectolitres, dont la moitié est exportée. Les meilleures espèces sont le molmseg (madère-malvoisie) et le madère sec , qui, bonifié par un loftg voyage sur mer, prend le nom de trimudera.
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Elève de bétail et d’abeilles. Fleurs artificielles en cire et en plumes, fabriquées dans les couvents. — Découverte en 1344 par un Anglais, revue en 1418 pur des Portugais, Madère fut visitée en 1431 par les Portugais Jean-Gonzalès Zarco et Tristan Vaz. Ce n’était alors qu’une immense forêt | mndtira , pays boisé) ; on y mit le feu par mégarde , et l’incendie dura sept ans. L’amas de cendres qui en résulta donna au sol une fertilité extraordinaire. Des ceps de vigne apportés de l’ile de Chypre , 1445 , réussirent parfaitement, acquirent de nouvelles qualités , et devinrent pour le pays une source de richesses considérable. Les Anglais s’emparèrent de Madère en 1801; elle retourna aux Portugais en 1814 ; mais presque tout le commerce est resté entre les mains des Anglais. F — t.
MADEUNO (Charles) , architecte, né en 1556 àBissonna (Lombardie), m. en 1629, neveu et élève de Dominique Foutana, termina l'église de St-Jncques-des-lncurables à Rome, laissée imparfaite par François Volterra, construisit le dôme et le chœur de St-Jean-des-Florentins , éleva la façade de Ste-Suzanne , bâtie par le cardinal Rusticucci, le beau palais Aldobrandini, etc. Il succéda à Fontana comme architecte de l’église St-Pierre , que le pape Paul V le chargea d’achever, et dont il fut forcé de modifier le plan, mais où il ne montra ni le génie, ni le goût d’un grand architecte. Il construisit encore les églises de la Victoire, de Sla-Lucia-in-Selce, de Ste-Claire , le chœur et la coupole de St-André délia Valle, et acheva le palais de Monte-Cavallo , et celui du prince Borghèse à Ripetta. Son chefd’œuvre est le palais Mattéi. Maderno occupe une place importante dans l’architecture par ses nombreux travaux, et surtout pour avoir été le dernier architecte de la basilique de St-Pierre, qu’il augmenta de plus d’un tiers en longueur, et dont il fit le frontispice.
MADFUNÈH. V. Abydos.
MADG YARS , peuple venu de l’Oural au Xe siècle, sous la conduite d’Arpad , et qui a conquis la Hongrie. Il y forme encore la race dominante, ainsi qu’en Transylvanie.
MADIAN , anc. contrée de l’Arabie Pétrée , le long de la mer Rouge, au S. du Sinaï; ch.-l.. Ma dion ou Madiana , près du golfe Elanitique, où résidait Jéthro, beau-père de Moïse.
MADIANITES, Mqdianitœ , peuple arabe, pasteur et nomade, habitant à l’E. du lac Asphaltite , au S. des Moabites , et descendant de Madian , fils d’ Abraham et de Céthura. Ils imposèrent aux Hébreux une captivité de 7 années, 1356-49 av. J.-C., à laquelle mit fin Gédéon. — D’autres Madianites habitaient la terre de Madian ( V. ce mo(|. On les appelait quelquefois Ismaélites.
MAD1ÈH ( Lac) , lac de la Basse-Egypte, entre Alexandrie et Aboukir, communique avec la mer et avec le lac M&riouth ; 17 kil. de long sur autant de large.
MADISON I James) , né en 1758 à Montpellier (Virginie) , m. en 1836, entra au barreau, se consacra ensuite aux affaires publiques , combattit en 1784 le projet d’établir une religion dominante aux Etats-Unis, participa en 1786 à la rédaction de la Constitution , fut élu en 1809 président de l’Union américaine, et réélu en 1813, soutint énergiquement la guerre contre l’Angleterre de 1811 à 1814, et fonda l'université de Virgin’ e.
madison , v. des Etats-Unis (Indiana) , ch.-l. du comté de Jefferson, sur la rive dr. de l’Ohio; 8,130 hab. — Ch.-l. de l’Etat du Wisconsin.
MADJARI, anc. v. du Kaptchak, près de la Kouma, sur la route cl’ Astrakhan à Mozdok, au xiv® siècle, entrepôt des marchandises entre le Térek et le Don; anj. ruinée.
MADJ-EDDAULAIl ( Abou-Taleb-Roustem ) , dernier prince persan de la dynastie des Bouides , succéda en 997 à son père Fakr-Eddaulah, sous la tutelle de sa mère Seïdah, prit plus tard pour ministre le célèbre Avicenne, fut dépouillé par .Mahmoud le Gaznévide en 1027 ; et finit ses jours dans l’obscurité.
MADJICOS1MAH , archipel d’Asie, dans le Grand- Océan, au S.- O. de celui de Liéou-Khiéou, dont il dépend, et à 1 E. de l’ile de Eorraose. Récolte de thé, sucre et poivre ; encens , arbres à vernis.
MADJOULI , ile de l’Hindoustan anglais, da*ns le BrahffAssain3’ ^ S"r ^"e appar^ent à *a province
MÀDÔURA ou MADURA, une des îles de la Sonde, a 1 E. de Java | Malaisie hollandaise) ; entre 6“ 10’ et 6“
SMat-S. , 1 10» 25’ et 11 1» 45’ long. E. ; 150 kil. sur 40 ; 218,700 hab. Ch.-l. , Banlenllanq. Elle est divisée en 3 districts , et dépend du gouvernement hollandais de Java. Sol fertile et bien cultivé ; cocos , riz , coton ; gros bétail ; nids d hirondelles.
madoura ou MADURA, v. de l’Hindoustan anglais
( Madras) , prés du Vayg-Arou , à 430 kil. S. -O. de Madras; 20,000 hab. Ruines d’architecture hindoue. Elle fut cédée en 1801 à l’Angleterre , qui l’avait déjà assiégée en 1747.
MADOX (Thomas) , antiquaire anglais du xvui* siècle, historiographe du roi , a laissé : Formulare amjlicanum , ou Recueil de chartes et titres anciens , depuis la conquête des Normands jusqu'à la fin du règne de Henri VIII , 1702 , 1 vol. in-fol. ; Histoire et antiquités de l' Echiquier des rois d’Angleterre , 1711, in-fol. , et 1769, in-4»; Firma burgi , essai sur les cités d’Angleterre; Histoire des baronnies, 1735. Le British-Museum conserve 84 vol. de copies faites par lui.
MADRAS, v. de l’IIindoustan anglais, sur la côte de Coromandel et le golfe du Bengale: par 13® 4’ 11” lat. N., et 78» 33’ 2” long. E. , à 1,630 kil. S. -O. de Calcutta, 103 kil. N. de Pondichéry; 500,000 hab. Ch.-l. de la présidence de son nom ; siège de l’administration et d’une Cour suprême. Evêché anglican. Madras, mal placé par rapport au golfe, dont les abords ne sont possibles de ce côté que par une rade ouverte et sur des allèges difficiles à gouverner, offre un aspect bizarre à cause de ses contractions variées et de ses maisons à toits plats. Ou le divise en ville blanche , où se trouvent le palais du gouvernement , la douane , la cour de justice , l’église S*-George, le fort Sl-George, l’une des premières forteresses de l’Inde, et ville noire, la plus importante, séparée de l’autre par une esplanade de 1,500 inèt. de large. Un canal navigable, construit en 1803, joint Madras à l’Ennore. Il y existe beaucoup de pagodes et de mosquées , un collège fondé en 1812, un observatoire, un jardin botanique, une société asiatique de bienfaisance. Commerce considérable avec l’Europe, la Chine, Ceylan, l’Empire birman, l’ile de France, et la Nouvelle- Hollande. Exportation de cotonnades, de tissus dits madras, coton brut, indigo, sucre, riz, graines oléagineuses, cuirs, perles, écaille, tabac, teintures, etc. Cédé par le radjah de Bidjanagor aux Anglais en 1639, Madras, chef -lieu de l’ancienne province de Karnatic, fut le premier établissement des Anglais dans les Indes. Les Français , commandés par La Bourdonnais, le prirent en 1746, mais ils furent obligés de le rendre au traité d’Aix-la-Chapelle, 1748; Lally l’assiégea en vain en 1759. — La présidence de Madras, l’une des 6 divisions du territoire de la Couronne anglaise aux Indes orientales, dont elle occupe la portion S., entre la présidence des Provinces Centrales et le roy. de Nizam ou Dekkan au Nord, la présidence de Bombay au N. -O., le golfe d’Oman à PO., la mer des Indes et le golfe de Manaar au S., le détroit de Palk au S.-E., et le golfe du Bengale à l’E. , comprend les anc. prov. de Karnatie, Salem-et-Barahmahl , Coïmbetour, Balaghat, Kanara, Malabar, Cirkars du Nord, et une partie de celles de Maïssour et de Oochin. Superficie, 336,000 kil. carrés. Pop., 23,116,628 hab. Climat chaud, mais sain. Sol monta ••neux, traversé par les Ghattes, arrosé par le Godavéry, le Kavéry, la Kistnah, et fertile en riz, tabac, cacao, coton, sucre, indigo, poivre, etc. Fabr de percales, mousselines, soieries , tapis. Elle est divisée en 22 districts.
MADRE (Lac) , lac du Mexique (Tamaulipas) , communique avec le golfe du Mexique; 100 kil. sur 28.
MADRE (Isola). V. BORROMÉES (Iles ).
madre-de dios, île de l’Amérique du Sud, dans l’Atlantique, sur la côte O. de la Patagonie; par 50® 15’ lat. S. et 77® 10’ long. O. ; 130 kil. sur 80.
MADRIACENSIS PAGUS , nom latin du pays de Madrie.
MADRID , Mantua Carpetanorum , puis Majoritum, Madritum, v. capitale du royaume d'Espagne, au centre, ch.-l. de la prov. de son nom et de la Nouvelle-Castille, sur le Mauzanàrès , à 1,444 kil. S.-S. -O. de Paris, par Bayonne, 667 kil. E.-N.-E. de Lisbonne, dans une plaine aride; près de 8 kil. de tour; par 40® 24’ 57” lat. N. et 6® 2’ 15” long. O.; 5,000 hab. en 1530; 58,000 en 1600; 155,000 en 1786; 235,000 en 1846; 298,426 en 1867. Résidence de la cour; siège du gouvernement, des Chambres législatives et des administrations centrales. Université, qui était précédemment à Alcala de Héuarès ; évêché. Cette ville est entourée de murs percés de 15 portes , dont plusieurs sont fort belles; son plus beau monument est le palais du roi, réédifié sous Philippe Y, et entouré de jardins, à l’extrémité desquels se trouve le palais royal de Buen-Retiro , construit par Philippe IV. On remarque ensuite le palais des députés, celui du sénat, le. palais des ducs de Liria , Villaherroosa , Médiua-Ooeli , l’hôtel des I Invalides fondé par la reine Isabelle II, deux bibliothèques | publiques très-riches , le musée de sculpture , et celui de
MÆL
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peinture qui renferme une magnifique collection des maîtres italiens , espagnols , flamands et français. Il y a en outre plusieurs collectons particulières très-riches en tableaux et objets d’art (celles de D. José Madra/.o , du marquis de Remisa , du duc do l'Infantado , etc. 1 ; musée du duc d'Hijar, où sont les costumes des reines d'Espagne. Musée des sciences naturelles, cabinet zoologique et minéralogique, jardin botanique; écoles des mines, de pharmacie, vétérinaire, et des ingénieurs-géographes; collège de chirurgie, collège royal de nobles; observatoire. Académies de la langue espagnole, d’histoire, des sciences, d’économie, de médecine, et des beaux arts; institut de San-lsidoro; athénée. Arsenal ; musée d’artillerie. Monnaie. Conservatoire des arts et métiers. Cinq théâtres. Madrid a beaucoup d’églises, mais aucune n’est bien remarquable; on y trouvait autrefois 65 couvents, auj. supprimés, sauf quelques couvents de femmes. Citons encore : le pont de Ségovie; la promenade du Prado; la belle rue d 'Abnla, plantée d’arbres; les rues de Tolède, d’Atocha, de San- Bernardino, de Fuencarral; les places Major, du Palais- Royal, et du Soleil; celle destinée aux combats de taureaux, hors la ville, arène autour de laquelle peuvent se ranger sur des gradins 17,000 personnes. Peu d’industrie : manuf. royales de tapis et de porcelaines; manuf. de tissus de coton, salpêtre, papiers, toiles peintes, soieries, souliers, gants, chapeaux, orfèvrerie, quincaillerie, chocolat; fonderies de fer. Madrid est le centre de 3 gr. lignes de chemins de fer, sur Alicante, Saragosse, et la France, par Avila et Bayoune. — Ce lieu était important dans l’antiquité; les Arabes s’en emparèrent, et y construisirent une forteresse. Alphonse VI en fit la conquête en 1085. Au xiv" siècle, Madrid était déjà remarquable, et fut plusieurs fois le siège de l’assemblée des Cortès; en 1560, Philippe II en fil la capitale du royaume, en dépouillant Tolède de ce titre. Les Français y entrèrent en 1808, et Joseph Bonaparte y fut proclamé roi d’Espagne, —5 juillet ; forcé de s’éloigner peu de jours après, il y rentra le '22 janvier 1809, en sortit en 1812, et y revint encore à la fin de la même année; les Français l’abandonnèrent définitivement en 1813. Le prince-régent et les Cortès y rentrèrent le 5 janvier 1814. Patrie de Lope de Vega, Calderon, Quevedo, Moratin, etc.
Madrid (Province ou intendance de), division administrative du royaume d’Espagne, formée d’une partie de l’auc. prov. de la Nouvelle-Castille, entre la capitaineriegénérale de la Vieille-Castille au N.-O. , les prov. de Tolède au S., de Cuadalaxara à l’E. Snperf. , 7,762 kil. carrés; pop., 405,737 hah. en 1849; 489,330 en 1860. Sol mou Ingueux, arrosé par le lîénares.
Madrid (Traité de), traité signé le 14 janvier 1526, pour mettre fin à ht lre guerre entre François 1er et Charles-Quint. Le roi cédait à l’empereur le duché de Bourgogne, le comté de Charolais, les seigneuries de Noyers et de Château-Chinon, la vicomté d’Auxonue, en toute souveraineté, renonçait au royaume de Naples, au duché de Milan, aux seigneuries de Gênes et d’Asti, à la suzeraineté de la Flandre et de l’Artois, promettait d’épouser Eléonore, reine douairière de Portugal et sœur de l’empereur, et recevait en grâce le connétable de Bourbon. En retour de ces conditions onéreuses, il recouvrait la liberté, et, jusqu’à leur accomplissement, devait donner deux de ses fùs en otage. Ce traité resta sans exécution; il fut modifié par celui de Cambrai, 1529, en ce qui concernait la cession de la Bourgogne et de ses annexes, qui ne fut point ratifiée.
MADRID (Château de). V. bodi.ogne (Bourg de).
MADRIDEJOS, v. d’Espagne (Nouvelle-Castillel, prov. et à 60 kil S.-E. de Tolède, 26 O. d’Alcazar. Pop. de la commune : 6,620 hab. Culture du safran.
MAORIE (Pays de), Madrincensis puyus, petit pays de Fane. France (Normandie et Ile-de-France), où étaient Douins, Cailly, et La Croix-SM.eufroy (Eure); Condé-sur- Ycsgre, Rolleboise, etc. (Seine-et-Oise).
MADRIGAL, v. d’Espagne, prov et à 55 kil. N.-O. d’Avila; patrie de la reine Isabelle de Castille. Pop. de la commune : 2,450 hab.
MADRIGALEJO, brg d'Espagne, prov. et à 98 kil. E. de Cacérès Ferdinand le Catholique y mourut, en 1516.
MADR1TUM, nom latinisé de Madrid.
MADURA. V. Madoura.
M.EClANUS (Lucius- Volusius), jurisconsulte romain du ne siècle, fut précepteur de Marc-Aurèle et conseiller d’Aiitonin. Ses ouvrages sont perdus. Gravina le croit auteur du sénatus-consulte appelé Volusien.
MÆLARN, lac de Suède, dans le l'ân et au N.-O. de Stockholm, communiquant avec la mer Baltique et le lac
Hiælmar ; 90 kil. sur 40. Ce n’est pas un des plus grands lacs de la Suède, et cependant il ne compte pas moins de 1,260 grandes et petites îles, ordinairement couvertes d'une riche végétation. Au fond des golfes de ce lac, on trouve quelques-unes des plus anc. villes de Suède : Vesteras, Sigtuna, Strengnaes, et même Upsal ; quelques-uns des châteaux royaux les plus connus : Drottningholm , Svartsjoe, Gripsholin, Rosersberg; bon nombre de résidences seigneuriales, et d’innombrables ma.sons de campagne. Un grand commerce l’anime. Outre ses Hottes de bateaux et de canots, il a sa propre escadre dp steamers dans les mois d’été; superf., 1,350 kil. carrés. A. G.
MAEL-CARllAlX, cli.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), arr. et à 46 kil. S. -O. de Guingamp, 13 E. de Carhaix ;
MAEI.STROM, c.-à-d. courant qui moud, gouffre dangereux de l'océan Glacial arctique, sur la côte de Norvège, prés de 111e Mosko (une des Loffoden); par 67” 20' lat. N., et 9° 20' long. E.
MAELZEL (Léonard), mécanicien, né àRatisbonne en 1776, m. à Vienne en 1855, a inventé plusieurs machines qui, pendant longtemps, ont étonné l’Europe, entre autres le Pauharmnnica , en 1807, composé d’un orchestre de 42 musiciens automates qui exécutaient avec une précision parlai le les ouvertures du Don Giovanni de Mozart, de l’ Iphigénie en Aulide de Gluck, de lu Vestale de Spontini, etc. Cette ingénieuse pièce de mécanique est auj. à Boston (Etats-Unis). Maelzel a enlevé à Winkel, d’ Amsterdam, l’honneur de la découverte du métronome.
MÆNIA (Colonne). V. Colonne.
MALS, nom flamand de la Meuse.
MAESEYCK ou MAASEYCK, v. de Belgique (Limbourgj, sur la rive g. de la Meuse, à 26 k 1. N.-E. de Maëstricht; 4,000 hab. Fabr. de pipes, poterie, tabac, papier, etc. Patrie des frères Jean et Hubert Van-Eyck. — Autrefois fortifiée; démantelée par les Français en 1675 et 18 >3.
MAËSTRICHT, en hollandais Maastricht, eu latin Traj'etum ad Mosam , v. du roy. de Hollande, ch -1. du duché de l.imbourg; port de commerce sur la rive g. de la Meuse, le Geer, le chemin de fer d’Aix-la-Chapelle, à 270 kil. S.-S.-E. d’Amsterdam, 100 E. de Bruxelles, par 50“ 51' 7" lat. N., et 3“ 20' 46" long. E. ; 27,195 hab. Tribunaux ; Athénée; Société d’agriculture; bibliothèque; arsenal. Ville bien bâtie; on remarque ses rues larges, ses places, l’église Sl-Servais, l’hôtel de ville, celui du Gouvernement, l’immense carrière de la porte S'-Pierre, et le pont qui joint la ville au quartier Wyck. Industrie et commerce actifs : distilleries, savonneries, raffineries, tanneries, filatures; fabr. de draps, flanelles, bas, épingles, papier, etc. Foires importantes de bestiaux. — Maëstricht, qui était déjà une ville au ive siècle, vit souvent sa possession disputée à partir du xvi«. Saccagée par le duc d’Albe en 1576; successivement prise et rendue par le prince de Parme, 1579; par le prince d'Orange Frédéric-Henri, 1632-1648; par Louis XIV, 1673-1678; de nouveau, en 1748, par les Français, qui la perdirent au tra’çté d’Aix-la- Chapelle. Elle racheta. 9 millions et demi, en 1785, les droits que prétendait sur elle l’empereur Joseph IL Elle fut encore, mais en vain , bombardée par les Français en 1793. Kléber la prit l’année suivante, et elle devint, de 1795 à 1814. le ehef-1. du dén. de la Meuse-Inférieure Les trai és de 1815 la donnèrent aux Pays-Bas, auxquels la Belgique, depœsson affranchissement, la disputa jusqu’au traité de Londres en 1839. Maëstricht a été déclassée comme place de guerre en 1867.
MAFFEI (Raphaël), savant compilateur, né en 1452 à Volterra (d’où son surnom de Volterranus ), m. en 1522, est auteur, entre autres ouvrages, d’une sorte d’encyclopédie, sous le titre de Commentarii urbani, en 38 livres, dont les 12 premiers sont consacrés à la géographie, 11 autres à l’histoire des hommes célèbres, et le reste aux sciences que l’on cultivait alors. Le recueil de ses Œuvres a été publié à Rome, 1506, et à Paris, 1526, in-fol.
MAFFEI (Jean-Pierre), savant jésuite, né àBergame en 1535, m. en 1603, fut professeur d’éloquence à Gênes, 1563, secrétaire de cette république, 1564, entra à Rome dans la compagnie de Jésus eu 1565, obtint la chaire d éloquence au Collège romain, et, appelé à Lisbonne par le cardinal Henri , vers 1570, composa en latin, sur les documents conservés dans les archives publiques, mie Histoire des Indes, en 16 liv., publiée à Cologne, 1589 et 1593, in-fol., et mal traduite en français par Arnaud de laBorie et l’abbé de Pure. On lui doit encore : de Vild et moribus snneti lynatii Loyolœ lib. III, Venise, 1585, in-8°, trad. en français par Michel d’Esne, 1594 ; le Vite de X Vil SS. Con-
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fcisori , Rome, 1601 , in-4° ; Gli Annali di Gregorio XIII, Rome, 1742, 2 vol. in-4°, etc.
maffki (Paul- Alexandre |, antiquaire, né à Volterra en 1653, m. à Rome en 1716, a laissé, entre autres onvrages. estimés : Baccotta di statue antiche e moderne, Rome, 1704, in-fol., 163 pi.; l'Immagine del vescovo rappresenlale net virtu di Bossuet, ibid. , 1705, in-fol.; Gemme antiche fi/jurate, ibid., 1707, 4 vol. gr. in-4°, avec de savantes notes; la Vita di S. Pin V. papa, ibid., 1712, in-4°, etc.
maffki (François-Scipion, marquis de), poëte, littérateur, et antiquaire, né à Vérone en 1675, m. en 17.55, fit la campagne de 1704 au service de la Bavière. En 17 13, il donna une tragédie de Merope, qui a été traduite en français par Fréret, et surpassée depuis par Voltaire et Alfieri; elle est conçue avec simplicité, mais manque de chaleur, et de cette perfection de formes qui perpétue les ouvrages. Une Histoire de Vérone , bien conçue, bien étudiée, et bien écrite, acheva de répandre la réputation de Maflei. Il visita la France en 1732, l’Angleterre, la Hollande, l’Autriche, et fut accueilli partout avec distinction. Maflei a encore publié : Istoria diplnmnlica..., 1727, in-4°, fig. ; Degli onfUentri, e singohmuente del Veronese, 1723, in- 12; Verona illuslrata, 1731-32, in-fol. ou 4 vol. in-4° ; Musœum Veronense, recueil d’inscriptions antiques, 1749, in-fol. ; un poëme en 100 chants sur l'union des vertus humaines, deux comédies médiocres, un recueil de pièces dramatiques du xvie siècle. Sa prose est souvent triviale. La meilleure édition de ses Œuvres est celle de Venise, 1790, 28 vol. in-8®. Maflei était doyen de l’Académie délia Crusca , associé de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de France, membre des Sociétés royales de Londres et de Berlin. B.
MAFFEO VEGGIO, en latin Maphœus Veqius , poëte latin, né à Lodi en 1406, m. à Rome en 1458, fut professeur de belies-lettres à Pavie , et dataire du pape Eugène IV. Il s imagina qu’il manquait quelque chose à \' Enéide, et il y ajouta un 13e chant de sa façon. C’est le meilleur poëte latin qui ait paru depuis Pétrarque jusqu’à Jovianus Pontanus. On a de lui, entre autres ouvrages: Antoniados... poema, Deventer, 1490, in-4°, poëme en l’honneur de S1 Antoine; Aslyanar , Cagli, 1475, in-4°; Vetlus aureum, Cologne, 1589, in-12; Libri XII Æneidos supplemen'um, Cologne, 1471, traduit en français par Mouchault, Cologne, 1616, in-16. C. N.
MAFRA, v. de Portugal (Estramadure), à 26 kil. N.- O. de Lisbonne, à 6 kil. de l’Atlantique; 2,800 hab. Couvent, château royal avec parc de 20 kil. d’étendue, construits sous Jean V.
MAFUMO, riv. de l’Afrique australe (Cafrerie), sur la côte de Natal, se jette dans la baie de Lagoa. Cours de 700 kil.
MAGADA, anc. nom du Bahar.
MAG A DOXO, royaume de l’Afrique orientale, entre la côte d’Ajan au N.-E., le pays des Machidas au N. -O., le royaume de Juba au S.-O., et la mer des Indes au S.-E.; 400 kil. de long. Ch. -b, Magadoxo. Pays peu connu. Connu, d’ivoire, grains, bétail, etc. — Quoique les Portugais le rangent dans leurs possessions , il parait dépendre de l’iman de Maskate.
MAGALHAENS. V. Magellan.
MAGALONA, nom latin de Maguelonne.
MAGANUS, nom latin du Mein.
MAGA5, gouverneur de la Cyrénaïque sous Ptolémée Soter, se révolta dans la suite contre Ptolémée Philadelphe, sou frère utérin, et se fit déclarer roi.
MAGDALENA, fleuve de l’Amérique du S., sort du lac Pampas, coule au N., arrose Honda et Mompox | Nouv.- Grenade), et se jette dans la mer des Antilles par plusieurs embouchures, après avoir reçu, à droite, le Bogota et le Sogamoso, à gauche, la Cauca. Cours de 1,320 kil. — Il donnait son nom à un des départ, de la Colombie; ch.-l. Carlhagène, qui, compris depuis dans la Nonv.-Grenade, y forme un des 9 États nouveaux de la Confédération ; pop, 100,284 liai).; capit. ; Sainte-Murllie.
MAGDEBOURG, Magedoburgum , Parlhenopolis, v. forte des Etats prussiens, ch.-l. de la prov. de Saxe, de la régence et du cercle de son nom, sur la rive g. de l'Elbe, à 140 kil. O. -S.-O. de Berlin, 1,077 de Paris; par 52° 8’ 4” lat. N. et 9° 18’ 30” long. E.; 78,666 hab. Evêque évangélique; cour d’appel, tribunaux civil et criminel; écoles de chirurgie, d’accouchements, de commerce, d'arts et métiers, de beaux-arts; école normale primaire, 2 gymnases; bibliothèque; comptoir de la banque de Berlin. La ville est divisée en cinq parties, le Neustadt, VAllstadt, le Neumark, le Sudenburg et le Friedrichsladt ; elle est généralement bien bâtie. Ses principaux édifices sont : la cathédrale gothique, des xincetxive siècles, où est le tombeau
J d’Othon le Grand; l’église Sl-.Jean, qui renferme celui de j Carnot; la maison du gouvernement; l’hôtel-de-viile, de- | vaut lequel est une statue équestre d’Othon le Grand ; la citadelle, dans une île de l’Elbe; l’arsenal; le fort de l’Etoile; le théâtre, etc. Industrie active : chicorée, sucre et eau-de-vie de betterave , draps, soieries, lainages , coj tonnades, gants, dentelles, tabac, etc. La navigation de i 1 Elbe rend le commerce très-actif : le port reçoit chaque I année plus de 5,000 navires. Magdebourg est aussi le centre de trois chemins de fer: de Berlin à Hanovre et i Cologne, de Magdebourg à Leipzig, et de Berlin à Hambourg.— Magdebourg, place forte des Saxons au vie siècle, dévastée en 784 par les Wendes, et en 923 par les Huns, fut agrandie et reconstruite par l’empereur Othon Ier, qui la fit ériger en archevêché par le pape, en 967. Ruinée par Boleslas en 1013, incendiée en 1180, saccagée en 1214 par Othon IV, elle se releva chaque fois. Au xvie siècle, elle prit ouvertement parti pour la Réformation, fut alors mise au ban de l’Empire, et assiégée en 1550 par Maurice de Saxe, qui ne la prit que l’année suivante. Bloquée de nouveau par les Impériaux en 1629, elle leur résista 6 mois, et les força à se retirer ; mais, deux ans après, Tilly, plus heureux que Wallenstein , la prit d’assaut, et la dévasta complètement. A peine était-elle relevée, 1635, que les Impériaux et les Saxons revinrent l’assiéger; une capitulation la leur livra, en 1636. Le traité de VVestphalie la donna à l’électeur de Brandebourg. Prise par les Français en 1806, elle fut jointe d’abord au roy. de Westphalie, puis comprise dans le département de l’Elbe, dont elle était le ch.-l. Les Prussiens la reprirent en 1813. Patrie du physicien Otto de Guéricke, du jurisconsulte Struve, et du poëte Schiilz. — La régence de Magdebourg, formée d’une partie de l’auc. archevêché ou duché de ce nom, est comprise entre celles de Potsdam et de Mersebourg, les duchés d’Anhalt et de Brunswick, et le Hanovre; elle est diyisée en 15 cercles; 11,340 kil. carrés; 749,808 hab. Pays traversé du N. au S. par l’Elbe, arrosé par la Bode, la Saale, la Havel, le canal de Plauen ; fertile en céréales, légumes, fruits, chanvre, lin, tabac. Exploitation de fer, houille, sel, tourbe.
magdebourg (Centuries de'. V. centuries.
MAGDESPRUNG, vge du duché d’Anhalt, est s’tué sur la Selke, près de Harzgerode. Usines à fer considérables ; fabr. d’ouvrages en fer et en acier.
MAGEDDO, anc. v. de Palestine, dans la demi-tribu occid. de Manassé, près de la mer. Victoire de Néehao, roi d’Egypte, sur Josias, roi de Juda, qui périt de ses blessures, 609 a v. .J.-C.
MAGELLAN (Fernand), en portugais Magnlhacns , célèbre navigateur portugais du xvie siècle, combattit dans l’Inde sous Albuquerque , ne reçut pas les récompenses qu’il croyait dues à ses services, se rendit auprèsde Charles- Quint, par qui il fut accueilli favorablement, et dirigea une expédition contre les Moluques. Il voulut atteindre ces îles en cherchant, à l’extrémité méridionale de l’Amérique, une entrée dans l’océan Pacifique. Il partit en 1519, longea la côte orientale de l’Amérique du Sud, découvrit, en 1520, le détroit qui porte son nom, entre l’Amérique méridionale et la Terre-de- Feu, mit trois mois et vingt | jours à traverser l’océan Pacifique, et aborda aux îles | Philippines en 1521. Il fut tué, peu de temps après, par les naturels de Zébu, l’une de ces îles. Un de ses com- | pagnons, Sébastien del Cano, ramena les marins espagnols j par le cap de Bonne-Espérance. La Vie de Magellan a ité i écrite par Bürck, Leipzig, 1843.
Magellan (Archipel de I , nom donné aux îles Moonin- | Sima, des Volcans, de Marguerite, etc., dans le Grand- Océan boréal ; par 24°-29° lat. N., 137°-145° long. E.
Magellan (Détroit de), bras de mer resserré entre l’extrémité S. de l’Amérique et la Terre-de-Feu, et joignant l’océan Atlantique et le Grand-Océan austral ; par 52° 46’ lat. S., et 70° 38’-77° 14’ long. O.; 550 kil. de long, sur une largeur variable de 2 à 60 kil. Sa navigation dangeieuse a été abandonnée depuis la découverte du détroit de Lemaire. Il doit son nom au navigateur qui le découvrit en 1520. — (Colonie de). V. Supplément. .
MAGENDIE (François) , médecin célèbre par ses travaux sur la physiologie expérimentale , né à Bordeaux en 1783, m. le 10 octobre 1855. Fils d'un médecin , il abandonna les mathématiques pour lesquelles il s’était d’abord passionné , et étudia la médecine. Après avoir été interne des hôpitaux et aide d’anatomie à l’école pratique, il fut nommé par concours, à 21 ans , prosecteur à la i acuité de médecine de Paris. Docteur en médecine et devenu chef des travaux anatomiques, il quitta tout à coup la chirurgie, à laquelle il se livrait avec succès, pour ouvrir dos
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cours de physiologie et s’occuper exclusivement de méde- ! cine proprement dite. En 1819 , dès la formation de l’Aca- ; démie de médecine , il en devint membre ; deux ans après , l’Institut (Académie des Sciences) lui ouvrit ses portes.
Il entra, en 18 il, au Collège de France comme professeur de médecine. 11 fut, en outre, nommé médecin de l’Hôtel-Dieu , membre et président du comité consultatif d’hygiène publique. Les ouvrages de Magendie sont nombreux et variés. Les premiers, qui datent de 1809 à 1811, ont trait à l’action de plusieurs pois ns végétaux sur la moelle épinière , et à la transpiration pulmonaire. Il publia des tra vaux sur le mécanisme et les causes du vomissement, sur l’action de l'émétique , sur l’œsophage et la déglutition de l’air atmosphérique , sur les causes , les symptômes et le traitement de la gravelle, sur le mécanisme de l’absorption chez les animaux à sang rouge et à sang blanc, sur la préparation et l’emploi de plusieurs médicaments , etc. En 1882, pendant que Broussais , au Val-de-Grâce , traitait le choléra par les émissions sanguines , Magendie préconisa contre cette maladie le régime tonique et alcoolique, particulièrement le punch. Il publia ou laissa publier alors ses leçons au Collège de France, dans lesquelles il avait attaqué avec une violence extrême le système de Broussais. 11 fut le rapporteur de la commission de l’Institut chargée de reconnaître si , comme l’avait avancé Darcet, la gélatine était une substance nutritive pour l’homme; ce rapport fut négatif, et résuma trois années d’expériences faites sur les animaux. Magendie a eu peu d’initiative , mais il a contrôlé et vérifié presque toutes les découvertes physiologiques de son temps. On peut lui reprocher d’avoir quelquefois accordé trop peu de confiance aux faits qui lui étaient étrangers. Manquant des données qui existent aujourd’hui , il a commis des erreurs ; mais ses travaux, et ceux qu’il a fait faire, ont soulevé des critiques, desquelles la vérité a jailli dans beaucoup de cas. Magendie a été le chef reconnu d’une école dite expérimentale, et il a communiqué une forte et favorable impulsion aux études physiologiques. Ses principaux ouvrages sont : Eléments île physiologie, 2 vol. in-8°, Paris, 1 8 ln, 2e édit., 1825; Mémoire sur filusieurs nouveaux organes propres aux oiseaux et aux reptiles, Paris, 1819, in-4®, 3 pl. ; Journal de physiologie expérimentale et pathologique, Paris, de 1821 à 1831, 10 vol. in-8°, et cahiers 1 et 2 du tome xi ; Leçons sur le système nerveux , 4 vol. in-8°, Paris, 1831; Recherches physiologiques et cliniques sur le liquide céphalorachidien ou cérébro - spinal , in-40, Paris, 1842. V. Flourens, Eloge de Magendie. H. L>.
MAGENTA, v. du roy. d’Italie, province de Milan; 5,800 hab. Grande victoire des Français, commandés par Napoléon III, sur les Autrichiens, le 4 juin 1859.
MAGES, ministres de la religion chez les Mèdes et chez les Perses. Ils ne reconnaissaient qu’un souverain être, dont le feu était le symbole, et qu’ils honoraient en plein air, sans temples ni autels, pensant qu’on diminuait la majesté de Dieu, qui remplit tout par sa présence et ses bienfaits, j en le renfermant entre des murailles. L’immortalité de l’âme était un de leurs dogmes : ils croyaient qu’en quittant ce monde l’âme allait habiter dans le soleil, séjour ■ des bienheureux ; mais elle devait , avant d’y arriver, j passer par sept portes, chacune d’un métal différent, et î placée dans la planète qui préside à ce métal. La pre- S mière se trouvait dans Saturne, et la dernière dans Vénus. I Cette migration durait depuis plusieurs millions d’années. ; Zoroastre passe pour chef et fondateur de cette religion qu'on appelait le magisme. Les mages jouissaient de la plus haute considération dans toutes les classes; on leur , confiait l'éducation des princes, et aucun ne montait sur I le trône qu’après avoir subi un examen devant eux. Les j sciences occultes, auxquelles ils se livraient ont reçu le nom de magie. — Aussitôt après la naissance de J -C., ' trois mages reconnurent son étoile dans le ciel, et, guidés par eet astre miraculeux, vinrent adorer le Sauveur à Bethléem, et lui offrir de l’or, de l’encens, et de la myrrhe.
mages, devins chez les anc. Romains. V. devins.
MAGETOBRIA , MAGETOBR1GA ou AMAGETO- BRlA , v. de la Gaule, chez les Séquanes, où Arioviste . battit les Eduens, 58 av. J.-C. Auj. la Moigte-de-Broye , j selon Banville, à 15 kil. S.-S - O. de (iray (il le-Saône) ; Amage, selon Walekenaër, â 10 kil. E.-N.-E. de Luxeuil.
MAGHREB, c.-à-d. le couchant, nom donné par les , Arabes â toute la partie N. de l'Afrique à l’O. de l'Egypte, i et qu’ils divisent en 3 régions : Afriqyah , répondant aux régences de Tripoli et de Tunis; Maghreb- Aousat h | oeeidemal-mitoyen), qui est l'Algérie; et Maghreb-Aqssny (occident-éloigné), qui correspond au Maroc et à l’Etat de Sidi-iiescham, 1
MAGICIENNES , espèces de devineresses chez les anc. Grecs et les anc. Romains. Elles prétendaient posséder l’art de produire dans la nature des choses au-dessus du pouvoir humain , par le secours des dieux, et en employant certains sacrifices mystérieux ou terribles. C'étaient ordinairement de vieilles intrigantes, spéculant sur la crédulité des esprits faibles qui les consultaient. En Grèce, les plus fameuses magiciennes venaient de Thessalie , et disaient qu'elles pouvaient faire descendre la lune sur la terre; â Rome, les plus renommées étaient celles du pays des Pélignes, et surtout des montagnes des Marses. On ne les employait que dans des intrigues privées, pour faire naître une passion illicite ou légitime, la protéger, ou en guérir.
MAGINDANAO. V. Mindanao.
MAGIOVINIUM, nom anc. de Dunstable.
MAGISD’.IOS (Grégoire]. V. Grégoire.
MAGISTÈRE Ila), brg ( Tarn-et-Garonne), arr. et à 25 kil. O. -N.- O. de Moissac, sur la rive dr. de la Garonne ; 1,900 hab. Grains et pruneaux.
magistère (Le), nom par lequel on désigne souvent la grande-maîtrise de l'ordre de Malte.
MAGL1ABECCH1 (Antoine), savant bibliophile, né à Florence en 1633, de parents pauvres, m. en 1714, gagna l’amitié du cardinal Léopold de Médicis, et fut nommé bibliothécaire de Cosme 111. Son érudition était immense; les plus savants recouraient à lui. 11 était d’une mémoire si prodigieuse, qu’il parvint, par la seule lecture des catalogues, à savoir le contenu et la disposition des principales bibliothèques de l’Europe. Il publia plusieurs manuscrits de la bibliothèque Laurentieune , et rédigea un Catalogue des manuscrits orientaux de la bibliothèque des Médicis. Diverses parties de sa Correspondance ont été publiées sous les titres suivants : Clarorum Belgarum ad Magliubecchium epistolæ, Florence, 1745, 2 vol. in-8°; Clarorum \enelorum epistolæ, 1745, 2 vol.; Clarorum Germanorum epistolæ, 1745, in-8°. Il légua en mourant à la ville de 1 lorenoe sa propre bibliothèque, comprenant plus de 30,000 vol., et qui , malgré les augmentations ultérieures, porte toujours le nom de Magliabecchiana. B.
MAGLIANO, v. du roy. d’Italie (Prov. de Pérouse), à 30 kil. O. «le Rieti , près de la rive gauche du Tibre;
l, 94 ' hab. Evêché.
MAGLOIRE (Saint), né dans le pays de Galles, ra. en 575, embrassa la vie monastique, puis passa en France, où il devint abbé de Dol et évêque; il fonda un monastère dans l’ile de Jersey. Fête, le 24 octobre.
MAGNAC-LAVAL , ch.-l. de cant. 1 1 Br- Vienne), arr. et à 16 kil. N.-E. de Bellac ; 1,016 hab. Collège. Autrefois ch.-l. d’une baronnie, longtemps possédée par la maison de Lamothe-Salignac-Fénelon , et érigée en duché, en 1723, en faveur du maréchal Laval-Moutmorency.
MAGNAN ( Dominique), savant antiquaire, de l’ordre des Minimes, né en 1731 à Raitlane près de 1 orcalquier,
m. à Florence en 1796, a laissé, entre autres ouvrages -. Dictionnaire géographique portatif de la France, Paris (Avigno il, 1765, 4 vol. in-8°; la Ville de Home. .., Rome, 1763, 2 vol. in-12, et 1778, 4 vol. in-fol., 425 pl., ouvrage judicieux et fait avec soin; Miscellanea numismalica..., Rome, 1772-74, 4 vol. in-4».
MAGNATS, nom donné en Hongrie, et quelquefois aussi en Pologne, aux membres de la haute uoblesse. Comme ce n'est qu'un titre, on l’accorda jadis aux barons du Saint-Empire (comtes palatins), aux con-eillers auliques, aux gouverneurs de la Croatie, de la Dalmatie et de l'Esclavonie, au trésorier de la cour, etc.
MAGNE, pays de Grèce. V. Maina.
MAGNE N (Jean-Chrysostôme), en latin Magvenus, médecin , né au commencement du xvne siècle, à Luxeuil, m. vers 1661, étudia à l’université de Dole, alla pratiquer son art en Italie, et fut nommé professeur de médecine, puis de philosophie à Pavie. Il aimait passionnément l’astrologie. Un lui doit : Denuicritus revu isrens, sire de ntomis, adilild Democriti vitâ et pliilosophid, Pavie, 1646, i u-4° ; de Tabaca erercitatianes XIV, Pavie, 1648, in-4°; de Manna liber singularts, Pavie, 1648, in-8°.
MAGNLNCE , Flavius Magnentius , Franc qui s’était élevé jusqu’au commandement des Joviens et des Herculiens, fut proclamé empereur à Antun par les gardes de Constant, 350, et fit massacrer ce prince qui fuyait vers les Pyrénées. Laissant en Gaule son frère Décentins, qu’il avait nommé César, il se dirigea vers l'Italie, défit et tua un autre usurpateur, Népotien , marcha contre Constance, qui refusait de partager l’empire avec lui , fut défait dans la sanglante bataille de Mu rsa, en Pannonie, 351 , et battit à sou tour, près de Pavie, une armée impériale. Mais ne
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— 1681 — MAG
pouvant se soutenir en Italie, il se retira en Gaule , où , abandonné de tous les siens, il fut réduit à se tuer, ainsi que son frère, 353, dans la ville de Lyon. O.
MAGNÉSIE, Magnesia, presqu’île et prov. de la Thessalie ancienne, entre le golfe Pagasétique ; ch.-l., Démétriade. Elle tirait son nom d’une ville de Magnésie, située sur la côte E., et d’ou l’on a rapporté, en 1854, pour le musée du Louvre, de beaux bas-reliefs en marbre pentélique, provenant d’un temple de Diane.
magnésie Dü SIPYLE , Magnesia ad Sipylum, auj. Manilta ou Mansa, v. de l’anc. Lydie, au pied du Sipyle et sur les bords de l'Hermus ; colonie des Magnésiens de Thessalie. Près de là, Antioehus III , roi de Syrie, fut battu par Scipion l’Asiatique, en 190 av. J.-C. Sur le territoire de Magnésie, on trouvait beaucoup d’aimant; on l’appela primitivement pierre d'Héracléc ( X!8 o{ ’HpaxXeia) , et, plus tard, pierre de Magnésie (Map-nimo? >10oç , Mâ-yvr,; , Ma- ■yvŸÎH;;).
magnésie DU méandre , Magnesia ad Mœandrum , auj . G huzel-Hissar , v. de l’anc. Lydie, dans une plaine au S.-E. d’Ephèse, à l’O. de Tralles, près du Méandre et plus près encore du Léthé, son affluent ; colonie des Magnésiens de Thessalie. Du site qu’elle occupait à l’époque où elle fut donnée par Artaxercès à Thémistocle, elle fut transportée sur l’emplacement d’une ville de Leucophrys ( colline blanche). On voit encore les ruines d’un temple de Diane Leueophryne, construit par Hermogène d’Alabanda.
MAGNOL (Pierre), médecin et botaniste, né en 1638 à Montpellier, m. en 1715, fut nommé, en 1694, par l’entremise de Tournefort et de Fagon , professeur de botanique au jardin de sa ville natale. On lui doit : Botanicum Monspeliense , sire plantarum circa Monspelium nasnentium index, Lyon , 1676, in-8°; Hortus regius Monspeliensis, Montpellier, 1697, in-8°; Prodromus hisloriœ generalis plantarum, ibid. , 1689, in-8°; Noms character plantarum, ibid. , 1720, in-4°. Les ouvrages de Magnol, quoique défectueux, contribuèrent à répandre le goût de la botanique et à appeler l’attention des savants sur les méthodes naturelles. Plumier lui consacra le genre Magnolia, nommé plus tard Talama par Jussieu , et Linné donna ce même nom de Magnolia à un genre d’arbres de l’Amérique, de la Chine et du Japon.
MAGNOPOLIS, anc. ville d’Asie-Mineure (Pont), au confluent de l’Iris et du Lycus; appeiee d’abord Eupatoria par Mithridate , son fondateur. Auj. Tchénihièh.
MAGNUM promontorium , nom anc. du cap Roca.
MAGNUS Ier, surnommé Ladulas, roi de Suède, 1275-90, frère et successeur de Valdemar Ier, qu’il détrôna. Les grands , jaloux des étrangers accueillis à sa cour, ayant massacré son favori Ingman et poursuivi la reine , il dissimula, et décapita leurs chefs après un festin; puis il flatta le clergé , et protégea le peuple qui , pour ses lois contre les voleurs, le surnomma Ladulas [ serrure des granges ). Il organisa de nouvelles milices ; le don d’immunités territoriales à ceux qui se présentaient avec des armes et des chevaux , amena une distinction qui subsiste encore, en terres exemptes et terres taxées. Il se fit accorder par les Etats un vaste domaine, et entretint une cour splendide. A. G.
magnus il , surnommé Smek (le Leurré) , roi de Suède, 1319-50 , et de Norvège , 1319-43 , né du duc Eric en 1316. Le sénat gouverna pendant sa minorité; Mathias Kethilmundson, sénateur, chargé des affaires, réunit sans guerre à la Suède la Scanie, la Blékingie et le Halland. Magnus prit le gouvernement en 1337 ; il s’attira un interdit et le surnom de Smek, pour avoir cédé au Danemark les 3 provinces récemment réunies. Les Etats lui associèrent, après son fils Eric, mort jeune, son fils Haquin , déjà roi de Norvège , puis remplacèrent le père et le fils par le duc Albert de Mecklembourg , 1363 ; Haquin seul se maintint en Norvège avec le secours de Waldemar de Danemark, dont il avait épousé la fille, Marguerite. Magnus mourut en 1374. A. G.
magnus 1er, dit le Bon, fils de S1 Olaüs , succéda à Suénon sur le trône de Norvège en 1036 , et à Canut III sur celui de Danemark en 1042. Il composa pour la Norvège un code de lois qui n’existe plus , et mourut en 1047.
magnus xi, roi de Norvège, 1066-9 , fils et successeur de Harald Hardrade. En 1067 , il abandonna le sud du royaume a son frère Olaüs HI- et combattit avec lui Suénon II, roi de Danemark. A. G.
magnus ni, dit Barefool (pieds-nus), ainsi nommé de la chaussure des Highlanders écossais qu’il adopta ; roi de Norvège, 1093-1103, fils et successeur d’Olaüs III, après une courte guerre civile. Il fit une expédition contre les Orcades , dont il nomma roi son fils Sigurd , contre les
Hébrides et l’Irlande; il fut tué dans une sortie après la prise de Dublin. A. G.
magnus iv, roi de Norvège, 1130-39, succéda à son père Sigurd Ier.
magnus v, roi de Norvège , 1142, fils de Harald IV, ne régna qu’un instant à la place de ses frères Ingon et Sigurd.
magnus vi , roi de Norvège , 1162-85 , gendre de Sigurd Ier, fut roi à 5 ans , sous la tutelle de son père , le comte Erling. Sacré par l’archevêque de Drontheim , il fut détrôné en 1177 par le prétendant Sverrer et les Birkébéniens, paysans révoltés n’ayant pour chaussure que l’écorce du bouleau ; il refusa de partager la couronne , et se noya dans un combat naval. A. G.
magnus vu , dit le Législateur, roi de Norvège, 1263-80, fils et successeur de Haquin V. Après avoir cédé les Hébrides au roi d’Ecosse , il ôta aux évêques le droit d’élire les rois , et rendit ainsi la couronne héréditaire ; il abolit les dignités trop élevées , favorisa le commerce , organisa la défense du royaume , organisa de grandes assises coopérant à la rédaction des lois et à l’assiette des impôts. Sa loi sur le système administratif et la hiérarchie des pouvoirs est un monument intéressant de l’époque. Il fit construire les premiers hôpitaux en Norvège. A. G. magnus viii , roi de Norvège. V. magnus Smek. magnus, fils du roi de Danemark Christian III, né en 1540, m. en 1583, fut proclamé roi en 1570 par les Livoniens insurgés contre l’ordre Teutonique ; mais , s’étant fait battre par le tzar Ivan IV, il fut abandonné , et alla mourir dans file d’Œsel.
magnus (Jean), archevêque d’Upsal, né en 1488 à Linkœping, m. en 1544, suscita des entraves de tout genre à Gustave Wasa, qui voulait introduire la Réformation en Suède , et dut se retirer à Rome. On a de lui : Gothorum Sueonum que historia , ex probalissimis antiquorum monumentis collecta, Rome, 1554, in-fol. ; Historia métropolitains ecclesiœ Upsalensis , etc.
magnus (Olaüs ) , frère du précédent , le suivit à Rome, après avoir résigné sa place d’archidiacre de la cathédrale de Strengnas , lors de l’établissement de la Réformation en Suède. Il fut nommé archevêque d’Upsal à la mort de son frère, mais ne put prendre possession de son siège, et mourut dans le monastère de Sle-Brigitte en 1568. On lui doit : Historia de gentibus septentrionalibus , carumque diversis stalibus , condilionibus , moribus , itidem superslitionibus , disciplinis , Rome, 1555, in-fol.; Tabula ierrarum septentrionalium et rerum mirabilium in eis ac in Oceano vicino , Venise, 1639.
magnus portus, v. de la Bretagne romaine; auj. Portsmouth. — v. de Mauritanie , la même qu’Arsenaria ( V. ce mot). — v. d’Hispanie ( Tarraconaise ) , au N.-O. ; auj . la Corogne.
magnus sinus , nom anc. du golfe de Siak. MAGNUSSON (ARNE-). V. Arne.
MAGNY (Etienne), général haïtien de la classe des noirs affranchis , né en 1770 au Cap, m. en 1827, commandant de la garde d’honneur de Toussaint-Louverture , combattit vaillamment sous ce chef. Maréchal et duc sous Christophe, il l’abandonna, passa au service de la république d’Haïti , et , par sa prudence et sa fermeté , assura le succès du régime républicain dans le N. de l’ile. B. A.
magny-le-désert , brg (Orne), arr. et à 24 kil. E. de Doimfrout; 161 hab.
magny-en-vexin , ch.-l. de cant. (Seine-et-Oise), arr. et à 22 kil. N. de Mantes, sur l’Aubette; 1,755 hab. Fabr. de bonneterie. Comm. de blé, cuir, pierres dures ; tissage de chanvre. Jolie église gothique , avec un baptistère fort curieux de la Renaissance. La terre de Magny appartint successivement à Catherine de Médicis , au duc d’Alençon, et à la famille Villeroy.
MAGOG. V. Gog.
MAGON , amiral carthaginois , s’empara des îles Baléares, 702 av. J.-C., et fonda dans l’une d’elles, Minorque, un port appelé de son nom Portus Magonis ( Port-Mahon ) .
magon, surnommé Barcée, général carthaginois, défit, en 396, dans un combat naval, Leptine, frère de Denys l’Ancien, mais fut battu par Denys lui-même à Albacœnum, 392, et à Cabala, 383, où il perdit la vie. — Son fils, qui porta le même nom, vainquit Denys à Cronium en 382 ; plus tard, il allait s’emparer de Syracuse, lorsqu’il se laissa battre honteusement par Timoléon, 344. Traduit en jugement, il se tua pour échapper au supplice, 343.
magon , frère d’Annibal , se distingua aux batailles du Tésin , de la Trébie , et de Cannes , alla annoncer cette dernière victoire à Carthage, et, pour en montrer l'importance, fit répandre dans la salle du sénat un boisseau d’an-
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neaux d’or, pris aux chevaliers romains qui avaient succombé; puis il soutint en Espagne pendant dix ans, avec son autre frère, Asdrubal, la lutte contre les Seipions. Expulsé en 205, il erra quelque temps sur la mer, opéra un débarquement sur la côte du golfe de Gênes, fut battu par Quintilius Varus dans l’Insubrie, et mourut d’une blessure reçue dans cette affaire, 203 av. J.- G.
macos, écrivain carthaginois du 11e siècle av. J.-C., de la même famille que les précédents, composa sur l’agriculture 28 livres qui furent recueillis par Scipion Emilien lors de l’incendie de Carthage. Le sénat romain les fit traduire en latin. Ils furent aussi traduits en grec par Cassius Dionysius d’Utique. Nous ne les avons plus.
magon (Charles-René), marin, né en 1763 à Paris, m. en 1805, entra dans la marine à l’âge de 14 ans, assista pour son début à la bataille d’Ouessant, 1778 , servit ensuite sous les ordres de Guichen et du comte de Grasse, fut fait prisonnier en combattant comme enseigne sur le vaisseau de ce dernier, 1782, et emmené en Angleterre. De retour en France, et promu au grade de lieutenant de vaisseau , il reprit aux Anglais l’ile de Diego-Garcia , en 1788. Capitaine en 1795, il prit part au combat du contreamiral Sercey contre les Anglais dans le détroit de Malac. Commandant du vaisseau le Mont-Blanc , 1801 , dans l’escadre de Villaret-Joyense, il s’empara de Fort-Dauphin, et obtint pour cet exploit le grade de contre-amiral. En 1805, il montait l'Alyésiras au combat de Trafalgar, où il soutint une lutte héroïque contre le vaisseau anglais le Tonnant, et fut tué. B.
M AGONIS poktus. V. Maiion.
MAGOPHONIE , c.-à-d. massacre des Mages, cérémonie annuelle des anciens Perses , qui rappelait le massacre de l’usurpateur Smerdis et des Mages dont il faisait partie. Le jour où on la célébrait, il n’était pas permis aux Mages de paraître en public , le peuple ayant le droit de les tuer.
MAGRA, anc. Macra, rivière d’Italie, naît dans les Apennins, au-dessus de Pontremoli , qu’elle arrose, et se jette dans le golfe de Gênes, à 6 kil. S. -S.- O. deSarzane. Cours de 55 kil. Dans l’antiquité, elle formait la limite de la Ligurie et de l’Etrurie.
MAGRADA, rivière d’Hispanie; auj. Bidassoa.
MAGSTATT , v. de Wurtemberg (Neckar), à 6 kil.
N. -O. de Boeblingen ; 2,000 hab. Patrie de Képler.
MAGUELONNE, Magalona, presqu’île de la France
(Hérault), dans l’étang de Thau, à 10 kil. S. de Montpellier. On n’y voit plus que quelques maisons et les ruines d’une cathédrale. Ce fut autrefois une ville épiscopale, prise par les Sarrasins en 719 , ruinée par Charles-Martel en 737 , relevée peu de temps après , mais détruite en 1633 par ordre de Louis XIII. L’évêché était transféré à Montpellier depuis 1536. — Une lagune, formée par la Méditerranée, et traversée par le canal des Etangs, porte le nom d’étang de Maguelonne.
MAGUNTIA , nom latin de Mayence.
MALLABAL1POUR , vge de l’Hindoustan anglais (Madras) , sur le golfe du Bengale , à 80 kil. N.-N.-E. de Pondichéry. Ruines d’une anc. ville couverte en partie auj. par la mer. Restes curieux d'architecture hindoue.
MAHABHARATA, épopée en langue sanscrite , composée par Vyasa. Elle comprend 18 livres et plus de 200,000 stances. Les guerres des Kourous ou Koravas et des Pandous ou Pandavas y sont racontées , ainsi que les exploits de Krichna et d'Ardjouna. La Société asiatique de Calcutta a publié une traduction de ce poème. Le Bhagavad-Gita et le Nilus , traduits, l’un par Schlegel , l’autre par Bopp, n’en sont que des épisodes.
MAHANADA, riv. de l’Hindoustan (Népaul) , affluent du Gange. Cours de 400 kil.
MAHANADDY, MÊHÊNÉDY ou KATTAK, fleuve de l’Hindoustan anglais, sort des montagnes du Bendelkend , traverse le Gandouana et l’Orissa , passe à Kattak, et se jette dans le golfe du Bengale par plusieurs branches. Cours de 1,100 kil.
MAHAUT, ancienne forme du nom de Mathilde.
MAI1DI ou MAHADI , c.-à-d. dirigé, nom donné par les Ch ytes , et les Ismaéliens à une sorte de Messie qu’ils attendent.