MAHÉ DE LA BOURDONNAIS. F. LA BOURDONNAIS
MAHERBAL, officier carthaginois, fut envoyé par Annibal pour décider les Gaulois cisalpins à se révolter contre Rome, se signala à la bataille du lac Trasimène, tailla en pièces en Etrurie une division romaine, puis, ayant pénétré en Campanie, dévasta le territoire de Falerne. Il commanda la cavalerie à la bataille de Cannes, 316 av. J.-C. Après cette victoire, il pressa Annibal de marcher sur Rome, lui promettant de le faire souper dans cinq jours au Capitole. Son avis n’ayant pas été adopté, il s’écria : “ Annibal , tu sais vaincre , mais tu ne sais pas profiter de la victoire! »
MAHEUTRE. V. Mahoitue.
MAHIM, v. de l’Hindoustan anglais, présidence et à 96 kil. N.-O. de Bombay, dans l’Aurengabad ; 15,000 hab.
MAHMORAH. V. Mamoré
MAHMOUD ( Aboul-Cacem-Yémin-Eddaulah) , prince gaznévide, né à Gazna en 970, m. en 1030, se distingua, en 994, dans la bataille où Sebektekin défit les rebelles du Khoraçan , et reçut en récompense le gouvernement de Nischapour. En 999, Ilek-Khan, souverain du Turkestan, lui céda le Khoraçan. L’année suivante , Mahmoud commença la conquête de l’Hindoustan, et forma en peu d’années un empire qui s’étendait de la mer Caspienne au Gange. Son dernier exploit fut la soumission de l’Iralc- Adjémi.Ilest le 1er qui ait porté le titre de sultan, au lieu de celui d’émir.
mahmoud Ier, sultan des Turcs Ottomans, né en 1696, m. en 1754, fils de Mustapha II, fut placé sur le trône en 1730 par le vizir Patrona Khalil, après la déposition d’Achmet III, son oncle. Il resta étranger aux guerres de la Turquie, et se plongea dans la mollesse. Les Russes lui enlevèrent Otchakoff et Kinburn, 1734, et les Perses défirent ses soldats, 1743. B.
mahmoud h, sultan des Turcs Ottomans de 1808 à 1839, né en 1785, fut élevé au trône par Mustapha Beiraktar, chef des Janissaires, à la place de Mustapha IY. Ses guerres ont été funestes à la Turquie : les Russes lui enlevèrent la Bessarabie par la paix de Bukharest, 1812; la Servie, la Moldavie, la Valachie furent abandonnées, 1812-17, ainsi que les îles Ioniennes, 1819; la Grèce se rendit indépendante, avec l’appui de la Russie, de laFrance et de l’Angleterre, 1820-28 ; Ali, pacha de Janina, brava son souverain, 1819-22; les Russes menacèrent même Constantinople, et arrachèrent à la faiblesse des Turcs le traité d’Andrinople, 1829; Méhémet-Ali, pacha d’Egypte, secoua le joug, 1831 ( V. Méhémet-Ali |, et la Russie profita encore du désordre pour obtenir le traité d’Unkiar- Skelessi, 1833. Mais, dans son administration intérieure, Mahmoud entreprit d’arriver à la régénération de son Empire par une interprétation large des doctrines du Coran : il extermina la milice indocile des Janissaires, 1826; il substitua le fez au turban, et, appelant les sciences et les institutions de l’Occident, organisa et disciplina ses troupes à l’européenne; il publia, en 1839, un firman dans lequel la liberté des cultes était garantie, et qui mettait les chrétiens à l’abri de la juridiction musulmane, en les plaçant exclusivement sous celle de leurs patriarches ; il prépara la centralisation nécessaire pour asseoir une nouvelle organisation politique et administrative, que son fils Abdul-Medjid, élevé dans les principes réformateurs, devait appliquer à tout l’Empire sous le nom de Tanzimat. B.
mahmoud-abad, anc. v. de l’Hindoustan anglais (Bombay), dans le Goudjérate, à 9 kil. N.-E. de Kaira, à la construction de laquelle ses ruines ont servi.
mahmoud-chah. V. mir-mahmoud.
MAHOITRE ou MAHEUTRE, nom d’un vêtement rembourré qui garnissait les épaules et la moitié des bras des gens de guerre, aux xv« et xvi» siècles. On appliqua aussi ce nom aux soldats eux-mêmes.
MAHOMET, en arabe Mohammed (le louable), fondateur de la religion musulmane , né à la ftlekke en 571 , m. en 632, appartenait à la famille de Hàchem, qui faisait partie de la tribu des Koraichites et avait à la Mekke une partie du pouvoir. Il perdit à 5 ans son père Abdallah, et eut pour tuteur son grand-père Abdel-Mothalleb. Il fut d’abord conducteur de chameaux. Un de ses oncles.
MAH
— 1683 — MAH
Abou-Tâleb, qui s’occupait de commerce , conduisit Mahomet en Syrie ; il y connut un moine nestorien , nommé B&hira, qui l’initia plus tard à la connaissance de l’Ancien Testament. A 14 ans, il asssita aux journées de Nakhla et de Samta, dans la guerre de Fidjar. Sa réputation d’intelligence et de probité , ses avantages personnels, lui acquirent, à 25 ans, la confiance d’une riche veuve, Kadichah, qu’il épousa. Il en eut 3 fils et 4 filles ; ses enfants mâles moururent en bas âge. Mahomet avait 35 ans, lorsqu’on reconstruisit la Càba endommagée par un incendie ; il eut l’honneur d’y poser la pierre noire ( V. Caba). Voyant son oncle Abou-Tâleb dans la gêne, il se chargea de l’éducation d’Ali, son cousin. Peu après, il prit pour fils adoptif Zayd (Séide), fils de Hâritha. Ce fut à l'âge de 41 ans que Mahomet conçut le projet de réunir en un seul culte les diverses religions qui divisaient alors l’Arabie, le sabéisme, le judaïsme, et l’idolâtrie. Il se déclara l’envoyé de Dieu ; sa femme crut la première à sa mission prophétique ; le jeune Ali y crut ensuite, et, après lui , Zayd. L’appel de Mahomet à l’islamisme fut secret pendant 3 ans. Le nombre des initiés croissant, le mystère fut dévoilé. On porta plainte à Abou-Tâleb contre Mahomet, qui persévéra dans sa conduite et fut soutenu par sa famille. Les nouveaux prosélytes furent persécutés. La Mekke se divisa en deux camps, les idolâtres et les Musul mans. Plusieurs de ces derniers, entre autres Othmân ( futur calife |, s’enfuirent en Abyssinie, en 615. Les Koraïchites, ennemis de Mahomet, envoyèrent une ambassade au roi d’Abyssinie, Adhmakha, pour réclamer les réfugiés; le roi refusa de les livrer, et adopta en secret leur religion. Omar, ennemi acharné de Mahomet, se convertit à l’islamisme. Mahomet épousa Aïcha, fille d’Abou-Bekr. Il acquit des partisans parmi les Arabes de Yathreb, en 620. Les tribus d’Aus et de Khazradj embrassèrent la nouvelle religion. A l’imitation de J.-C., Mahomet choisit parmi elles 12 Nakib ( délégués) pour répandre sa doctrine. Sa position et celle des Musulmans devenant à la Mekke plus que jamais périlleuse, il ordonna à ses disciples de fuir et de se retirera Yathreb; quelque temps après, il alla les rejoindre. Sa fuite ( hidjra , d’où hégire ) eut lieu le 16 juillet 622. Yathreb s’appela dès lors Médinet-al-nabi ( cité du prophète) ou Médine. Peu après son établissement dans cette ville, Mahomet prit les armes contre les Mekkois, et en triompha à la journée de Bedr, 624. L’année suivante, les Mekkois battirent les musulmans près du mont Ohod. Mahomet fit des expéditions heureuses contre diverses tribus, et s’empara de la ville de Khaibar. Fier de l’accroissement de sa puissance , il ne craignit pas d’essayer ses forces contre les Grec-o , mais il fut battu à Mouta , 629. Enfin il s’empara de la Mekke en 630, et détruisit les idoles de la Càba. Dans la 10° année de l’hégire, il avait complété la soumission des tribus de l’Yemen et du Nedjcd. Toute l’Arabie était soumise au prophète lorsqu’il mourut empoisonné. ■< Mahomet , dit Michaud , possédait à un très haut degré les qualités qui agissent le plus sur les peuples de l’Orient : il avait l’imagination qui éblouit, l’énergie qui entraîne, la gravité qui commande le respect; son esprit ferme et vif savait attendre , et Dieu lui-même , disent les Orientaux , est pour les patients. Connaissant à fond les populations de l’Arabie qui devaient être l’instrument de ses vastes pensées , il eut soin de s’adresser à leurs penchants belliqueux , à leurs goûts pour le mouvement et la domination ; il promettait l’empire du monde à des disciples sortis presque nus du désert , et la victoire tut le premier de ses miracles. » V. Coran. La Vie de Mahomet a été écrite par Gagnier, Amsterdam, 1732, 2 vol. in-8°; c’est une compilation des auteurs mahométans; par Boulainvilliers, Londres, 1730, et Amsterdam, 1831, in 8»; par Turpin, 1773, 3 vol. in- 12; par Weil, Stuttgard, 1843 (en allemand). M. Noël Desvergers a donné, en 1838 in-8°, la Vie de Mahomet , traduite d’Aboulféda. Une autre’ par le docteur A. Springer, d’après les sources originales! a été publiée à Allahabad, en 1855; M. Reinaud a écrit une Notice sur Mahomet , Paris, 1860, in-8». D.
mahomet Ier, sultan ottoman, fils de Bajazet Ie', succéda à son frère Mouça, 1413, après l’avoir vaincu et fait étrangler. Il raffermit l’empire ébranlé par Tamerlan, réduisit le prince de Caramanie , soumit et pacifia la Cappadoce, la Servie, la Valachie et la Bulgarie. U fut le premier sultan ottoman qui eut une armée navale. Ayant défié Venise, il fut battu dans le golfe de Gallipoli ; mais il n’en poursuivit pas moins ses entreprises de terre, et s’empara de plusieurs places importantes en Morée. Un imposteur qui avait pris le nom de Mustapha, son frère, voulut lui disputer le trône, mais fut vaincu et relégué à Lesbos. Le sultan revint à Andrinople, où il mourut en e
1421. Brave autant que ses prédécesseurs, il ne fut pas aussi cruel. D.
mahomet n, sultan ottoman, surnommé El-Fâlehh ( le Conquérant), succéda, en' 1451, à son père Acnurat II, attaqua l’empereur grec, Constantin Dracosès, s’empara de Constantinople, 1453, dont il fit sa capitale, mais vit ses généraux échouer en Albanie contre Scanderbeg. Il fut obligé lui-même d’abandonner le siège de Belgrade, 1456, défendue par Jean Hunyade. Ensuite il attaqua la Grèce centrale, où régnaient deux frères de Constantin Dracosès, la soumit, ainsi que la Servie, 1459, et renversa, en 1461, l’empire de Trébizonde, que gouvernaient les Comnène depuis 1204. De là il fit irruption dans le Péloponése et détruisit Corinthe, subjugua Lesbos, 1462, vainquit, et déposséda le waïwode de Valachie, s’empara de la Bosnie, 1463, de la Caramanie, 1464, enleva aux Vénitiens Vile de Négrepont, 1470, alla repousser une invasion des Perses enCappadoce, prit aux Génois la ville de Catfa, 1475, revint conquérir Scutari, Zante, Céphalonie, imposa à Venise une paix humiliante, 1479, mais échoua devant Rhodes, défendue par les chevaliers de Sl-Jean de Jérusalem , 1480. Il envoya enfin ses généraux ravager la Pouille et lui préparer l’entrée de Rome ; ils s’étaient déjà emparés d’Otrante, lorsque Mahomet, revenant d’une expédition contre le Caire, mourut à Nicomédie, 1481. Inconsolable de n’avoir pas pu, avant sa mort, s'emparer de Rhodes et de l’Italie, il voulut qu’au moins ce vœu fût inscrit sur sa tombe. Né avec une grande ambition, de grands talents, un violent caractère, il souilla sa gloire par des cruautés, mais protégea les arts, fonda des écoles et des hôpitaux. Les Turcs l’appellent le plus grand de leurs empereurs. D.
mahomet m, sultan ottoman, succéda à son père Amurat III en 1595, commença par faire étrangler 19 de ses frères et 10 odalisques enceintes de son père, et remit ensuite les rênes de l’empire à la sultane Validé. L’empereur Rodolphe II, et les princes de Transylvanie, de Valachie et de Moldavie, se liguèrent contre lui : le vizir Ferhad perdit en Hongrie presque toute une armée. Le sultan fut obligé de se mettre à la tête de ses troupes ; il s’empara d’Agria, 1596. Un mois après, Cicala-Pacha , son lieutenant, vainquit les Impériaux à Careste. Les pachas d’Asie et les spahis se révoltèrent, et mirent son trône en grand péril : Raab , Clisse, Scio, furent momentanément soustraites à la domination du sultan. Mahomet mourut de la peste en 1603. D.
mahomet iv, sultan ottoman , fut mis sur le trône à l'âge de 7 ans, 1649, après le meurtre de son père Ibrahim. Son règne a deux phases distinctes : la première, pendant que les vizirs Kiuperli , père et fils, sont au pouvoir, présente une série de succès: les Vénitiens furent chassés des îles de Lemnos et de Ténédos, 1660; Peterwardein fut enlevé aux Autrichiens, 1661 ; la capitale de l’ile de Candie fut prise, 1669; le sultan lui-même prit Kaminiecz sur les Polonais, 1672. La deuxième phase est marquée par une longue suite de revers : dès 1664, Mahomet IV perdit la bataille de Sl-Gothard contre Monteeuculli, général de l’empereur Léopold 1er, et signa la trêve de Temeswar, 1665; les Turcs furent battus par les Polonais à Choczim, 1673, et, en 1683, sous les murs de Vienne, par Sobieski , roi de Pologne, uni aux troupes de Léopold ; le duc de Lorraine s’empara de Bude, 1686, et battit les Turcs à Mohacz; les Vénitiens ravagèrent la Dalmat.ie, et s’emparèrent de la Morée et de l’Attique, 1688. Enfin , après tous ces désastres, les troupes du sultan se révoltèrent. Il fut déposé, et remplacé par son frère Soliman. Il mourut en prison 5 ans après, 1693. Ce fut un prince faible, dissolu, sans talent ni courage; il passait sa vie à la chasse. D.
MAHOMÉTISME, religion de Mahomet, s’établit d’abord en Arabie, du vivant même du prophète, puis se propagea par les armes, sous les califes, ses successeurs, dans l’Asie, l’Afrique septentrionale et l’Espagne. Elle ne disparut de ce dernier pays qu’à la fin du xv« siècle, après la prise de Grenade par Ferdinand le Catholique. Un demi-siècle auparavant , elle s’était établie dans l’Europe orientale, à la suite de la conquête de Constantinople par Mahomet IL Le mahométisme compte auj. environ 100 millions de sectateurs. Dès ses premiers temps, il s’était partagé en deux sectes principales, les Chiytes et les Sunnites ( V. ces mots).
MAHON ou PORT-MAHON , Portas Magonis, v. capitale de l’île de Minorque, dans la prov. espagnole des Baléares ; place forte et bon port militaire sur la côte E. de Pile ; par 39° 52’ 32” lat. N., et 2° 0’ 30” long. E.; pop. de la commune : 21,980 hab. Evêché; ville charmante, admirable-
MAI
MAI
ment située, et bien bâtie. Arsenal , chantiers de construction; pèche et cabotage. — Son nom lui vient de Magon, général carthaginois, auquel on en attribue la fondation , en 702 av. J.-C. Le duc de Richelieu la prit, en 1756, aux Anglais, qui l’occupaient depuis 1708 ; elle leur fut rendue en 1763, et reprise en 1782 par les Espagnols, aidés du duc de Crillon.
MAHONE, institution commerciale qui eut une trèsgrande importance au moyen âge, dans les petits Etats d’Italie, particulièrement à Gênes. Elle consistait en une association accidentelle de capitalistes, de marchands, de petits propriétaires, d’ouvriers, de corporations religieuses ou laïques, qui prêtaient, en commun, des fonds à l’Etat , pour courir les chances d’une expédition militaire projetée et connue. On tenait un compte exact des mises, et , après la guerre, chaque sociétaire, qu’on appelait mahon , recevait , en numéraire ou en marchandise, une part proportionnelle des profits , ou supportait une part des pertes. Au moyen âge, comme encore aujourd’hui, on appelait mahona une grande barque à voiles carrées pour le transport des marchandises ; le nom de mahone vient peut-être de là. V. de Mas Latrie, Histoire de l’ile de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan. G. D — Y.
MAHRATTES, c.-à-d. grands guerriers, peuple de l’Hindoustan , qui habitait primitivement au N.-O. du Dekkan , dans les monts Vindhya et les Ghattes occidentales. Après la mort d’Aureng-Zeyb, et surtout pendant le règne de Mohammed-Chah, 1718-1747, ils assujettirent tout le pays, d’une mer à l’autre, entre la prov. d’Agrah au N. et la Kistnah au S. On distingua alors les Mahrattes orientaux, maîtres du Gandouana et de l’Orissa, ch.-l., Nagpour; et les Mahrattes occidentaux, qui possédaient le Malwa, une partie de l’Aurengabad , du Daouletabad, et du Ivandeich , ch.-l., Pounah. Les Mahrattes entreprirent même de substituer leur domination à celle du Grand-Mogol dans l’Inde entière; mais ils furent défaits à Panipet, 1761 , par les Afghans. De nouvelles guerres contre ce peuple, ou des dissensions intestines, les occupèrent de 1774 à 178.3. Après la chute de Tippoo-Saëb, 1799, ils eurent à soutenir tout l’effort de la conquête anglaise jusqu’en 1818. Ils sont domptés depuis cette époque ; leur prince (peichwa) est tributaire et comme prisonnier du gouvernement anglais des Indes.
MAI1REN, nom allemand de la Moravie.
MAHY, riv. de l’Hindoustan, naît dans le Malwa, au S.- O., coule au N.-O., puis au S.- O., et se jette dans le golfe de Cambaye. Cours de 500 kil.
MAI, Maïus , le 3e mois de l’année romaine, le 5e dans notre calendrier grégorien , a 31 jours; il tirait son nom , selon les uns, de Maia, mère de Mercure, et, selon les autres, de ce qu’il était consacré aux anciens, aux sénateurs (majores), tandis que le mois suivant ( Junius , juin), était consacré aux jeunes gens de Rome ( juniores ). On l’avait mis sous la protection d’Apollon. Les Romains le représentaient sous la figure d’un homme entre deux âges , vêtu d’une robe large et à grandes manches, et tenant une corbeille de fleurs; un paon était à ses pieds. L’Eglise a consacré le mois de mai à la Vierge Marie, et on nomme mots de Marie l’ensemble des exercices quotidiens de religion que l’on fait pendant ce mois en son honneur. B.
mai , arbre que, dans beaucoup de pays, on plantait le 1er du mois de mai, en signe de réjouissance, et autour duquel on dansait. Cette coutume durait encore au xvme siècle , et les clercs de la Basoche , à Paris , célébraient la fête du mai aux premiers jours de juillet: 25 clercs, à cheval, vêtus d’habits rouges , faisaient , pendant plusieurs jours, une procession dans Paris, au bruit d'une musique militaire qu’ils conduisaient avec eux. Ils allaient donner des aubades devant les maisons des dignitaires de la Basoche et des principaux membres des Cours du Parlement et des Aides. Ensuite , ils se rendaient , en même équipage, dans la forêt de Bondi, pour y marquer trois chênes qu’ils avaient droit de couper, en faisaient rapporter un à Paris , et venaient le planter au bas de l'escalier de la grande cour du Palais de Justice , qui en a retenu le nom de Cour du mai. Partout , comme à Paris , les arbres de mai étaient sans racines.