MAI ( CHAMPS-DE-). V. CHAMPS-DE-MAI
mai 1793 (Journée du 31), journée célèbre de la Révolution, durant laquelle la populace de Paris, conduite par Ilenriot, envahit la Convention , et fit voter la mise en liberté d’Hébert et la suppression de la commission des Douze. ( V. Commission.)
mai (Angelo), célèBre philologue, né à Schilpario , près de Bergame, en 1782, m. en 1854, entra dans la compagnie de Jésus en 1799 , alla enseigner les humanités
à Naples en 1804, fut nommé , en 1812 , conservateur de la Bibliothèque Ambroisienne de Milan, puis appelé, en qualité de préfet, à celle du Vatican, 1819. C’est là qu’il s’illustra par de nombreuses découvertes, déjà commencées à la bibliothèque Ambroisienne , de fragments des auteurs grecs et latins, recueillis sur des palimpsestes, et qu’il publia avec des commentaires remarquables par une habile critique et une science solide et variée. L’abbé Mai fut promu au cardinalat en 1838. Ses travaux lui valurent le titre de membre correspondant de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de Paris. Les principaux auteurs dont il a retrouvé des fragments sont Cicéron , Fronton, Plaute, Denys d’Halicarnasse, Dion Cassius, Eusèbe, Homère, etc. Ses diverses découvertes ont été recueillies sous le titre de : Scriptorum vete^um nova collectio e Vaticanis codicibus édita, Rome, 1825-38, 10 vol. gr. in-4°. On lui doit encore : Classicorum auctorum e Vaticanis c.odicibus editorum sériés, Rome, 1828-38, 8 vol. in-8°, collection de tous les livres ou fragments classiques des palimpsestes du Vatican; Spicilegium Romanum , Rome, 1843, série d’ouvrages inédits des principaux écrivains ecclésiastiques anciens. 11 a laissé inachevée une Nouvelle Bibliothèque des SS. Pères.
MAIA , l’aînée des Pléiades, fille d’Atlas et de Pléione, fut aimée de Jupiter, devint mère de Mercure, et éleva Areas, fils de Callisto.
maia, déesse romaine, fille de Faune et femme de Vulcain, est peut-être la même que la Bonne Déesse. Au mois de mai, on lui sacrifiait une truie pleine.
maia, riv. de la Russie d’Asie (Iakoutsk), sort des monts Okhotsk, reçoit l’Ioudoma, et se jette dans l’Aldan, rive dr., vis-à-vis de Maïskaïa. Cours de 950 kil.
MAICHE, ch.-l. de cant. (Doubs) , arr. et à 37 kil. S. de Montbéliard ; 580 hab.
MAIDENHEAD, v. d’Angleterre (Berks), sur la Tamise, station du chemin de fer de l’Ouest, à 42 kil. O. de Londres; 3,315 hab. Comm. de bois, farine, drèche
MAIDSTONE , c.-à-d. ville sur la Medway , v. d’Angleterre (Kent), à 54 kil.S.-E. de Londres, 16 S. de Rochester; 22,984 hab. Siège des assises et des quarter-sessions du comté ; maison de correction. Fonderies de fer et de cuivre ; fabr. de cordages, tissus de crin, toile à voiles, huiles, genièvre. Grand comm. de houblon. — Victoire de Fairfax, chef des troupes du Long-Parlement, sur les soldats de Charles 1er, en 1648.
MAIER (Michel) , fameux alchimiste, né en 1568 à Reindsbourg (Holstein) , m. en 1622, exerça la médecine à Rostock. L’empereur Rodolphe II le nomma son médecin. Maier accepta ensuite la place de médecin-physicien à Magdebourg. Ses principaux écrits sont : Arcana arcanissima , hoc est, hieroglyphica œgyptio-grœca , vu Igo needum cognita, 1614, in-4° ; De circulo physico quadrato... , Oppenheim, 1616, in-4° ; Lusus serius, quo Hermes se u Mercurius rex mundanorum omnium judicalus et conslitulus est, Oppenheim, 1616; Jocus severus , hoc est, tribunal œquum quo noclua regina avium , phœnice arbilro , agnoscitur , Francfort, 1617, in-4°; Cantilenæ intellectuales de pliaenice rediviva, Rome, 1622, in-12 ; Musœum cliymicum, 1708, in-4°, etc.
MAIEUL (Saint ). V. Mayeul.
MAIGNAN ( Emmanuel) , physicien et mathématicien, né à Toulouse en 1601, m. en 1676, entra à 18 ans dans l’ordre des Minimes, enseigna les sciences aux novices, fut appelé à Rome , en 1636 , pour professer dans le couvent de la Trinité-du-Mont, revint à Toulouse en 1650, résigna l’emploi de provincial d’Aquitaine dont on l’avait chargé, et repoussa les offres de Louis XIV, qui voulait l’attirer à Paris. On a de lui : Perspectiva horaria, sive de horographia gnomonica, Rome, 1648, in-fol., traité de catoptrique, remarquable pour l’époque ; Cursus philosopliicus , Toulouse , 1652, 4 vol. in-8° ; Sacra philosophia supernaturalis , Lyon, 1662-72, 2 vol. in-fol., etc.
MA1GNELAY , ch.-l. de cant. (Oise), arr. et à 25 kil N.-E. de Clermont; 735 hab. Ruines d'un château-fort. Taillanderie.
MAI L AND , nom allemand de Milan.
MA1LCOTTA, v. de l'Hiudoustan (roy. de Maïssour), à 26 kil. N. de Seringapatam. Ville sainte des Hindous, occupée surtout par des brahmines , et renfermant un temple visité par de nombreux pèlerins. — Les Mahrattes y remportèrent, en 1772, une grande victoire sur Hayder- Ali.
MAILLA ou MAILLAC (Joseph- Anne-Marie de Moyria de), jésuite, né en 1679 au château de Maillac (Bugey), m. à Péking en 1748, fut, eu 1702, envoyé en Chine. Il participa au lever de la carte générale de la Chine et de la Tartarie ordonné par l’empereur Kang-hi, qui le garda
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à sa cour et l’éleva au titre de mandarin. Il traduisit en français le Thoung-kian-kang-mou, ouvrage que l’abbé Grosier et Deshauterayes publièrent sous le titre d 'Histoire générale de la Chine, Paris, 1777-83, 12 vol. in-4°.
MAILLANE ( Durand de). V. Durand.
MAILLARD (Jean), brnrgeois de Paris, l’un des chefs du parti royaliste dans les troubles qui agitèrent la France, pendant la captivité du roi Jean. Il tua le prévôt Etienne Marcel, au moment où il allait ouvrir la porte S1- Antoine à Charles le Mauvais, roi de Navarre, qui aspirait au trône, et à son armée, en 1358.
maillard (Olivier), cordelier, docteur de Sorbonne, professeur de théologie, né en Bretagne dans le xve siècle, m. près de Toulouse en 1502, fut prédicateur de Louis XI. On a de lui : plusieurs Sermons, Lyon, 1498, 1521, écrits en style maearonique, et remplis de bouffonneries et d’indécences; la Confession générale du frère Olivier Maillard, Lyon, 1526, in-8° ; la Conformité des saints mystères de la Messe et de la Passion, Paris, 1552, in-8°. C. N.
maillard (Stanislas-Marie), huissier au Châtelet de Paris , un des premiers héros d’émeute en 1789, dirigea l’expédition des femmes du peuple de Paris à Versailles, les 5 et 6 octobre. Il présida la commission populaire qui se forma à la prison de l'Abbaye , comme un semblant de tribunal, pour juger les prisonniers destinés à périr dans les massacres de septembre 1792. Son nom se retrouve dans la plupart des saturnales révolutionnaires ; mais on ignore la date de sa mort : on sait seulement qu’il vivait encore vers 1804, et qu’il avait changé de nom.
maillard (M.-Th. davoux , dite Mlle ) , cantatrice de l’Opéra de Paris, partagea les rôles de reine avec MmeSaint- Huberty. En 1793, elle fut choisie , à cause de sa beauté , pour représenter la déesse Raison, dans la fête de l’Être- Suprême, célébrée à Notre-Dame.