MAÎTRE DES REQUETES. V. REQUÊTES
maître du sacré palais, dignitaire de la cour de Rome, toujours pris dans l’ordre des Dominicains. Il est comme le théologien domestique du pape, assiste à tous les consistoires, confère le degré de docteur en théologie, approuve les thèses et les livres, et nomme les prédicat teurs de la cour pontificale.
maître de l’université (grand-). V. université. MAITRES (Faction des PETITS-). F. Petits-maîtres. MAITRISE (Lettres de). V. Lettres. ,
MAITRISES, nom donné en France , avant la Révolution, aux corporations d’arts et de métiers, parce que leurs membres , après réception publique , s’appelaient maitres. Pour passer maître, il fallait un apprentissage, la présentation d’un chef-d œuvre , et quelques autres conditions encore. Dans chaque maîtrise , un corps électif de jurés ou syndics était chargé de la police intérieure, maintenait les régies , les droits et les devoirs de chacun , décidait sur le chef-d’œuvre et sur les autres preuves et conditions de l’admissibilité des nouveaux membres. Ce n’est pas, comme ou l’a dit, Etienne Boileau, prévôt des marchands de Paris sous Louis IX, qui a organisé les maîtrises par la publication de son Livre des métiers ; cet ouvrage n’était qu'un recueil des coutumes qui depuis longtemps régissaient l’industrie. Les maîtrises avaient seules le droit d'exploiter le genre d’industrie qui leur était affecté ; elles formaient une personne civile, avaient des bLns mobiliers et immobiliers, contractaient, acquéraient , plaidaient , etc. Souvent elles formèrent des confréries, sous le patronage d’un saint ou d’une sainte. Leur règlement principal et le plus général est un édit de Henri III, en date de décembre 1581. De bonne heure les