MARIE ALACOQUE. V. ALACOQUE
marie de France , femme-poëte du xine siècle, née, à ce qu’on croit, en Normandie, vécut en Angleterre, où elle composa des lais et des fables, dont une partie seulement nous a été conservée. Elle a écrit en langue d’oii ; mais souvent, pour compléter l’expression d’une idée quand les mots français lui font défaut, ou même pour achever la mesure du vers, elle se sert de termes empruntés au latin , à l’anglo-saxon , au bas-breton. Elle saisit , en général , avec beaucoup de vérité le ton du sujet qu’elle traite, mais son style est d’une très-grande inégalité. Les OEuvres de Marie de France ont été publiées en 1822 par M. de Roquefort, 2 vol. in-8°.
marie de l’incarnation (Marie guyard , dite), née à Tours en 1599, m. en 1672, montra, dès son enfance, une piété fervente et beaucoup d’éloignement pour le monde. Mariée malgré elle , elle devint veuve au bout de deux ans; après avoir pourvu à l’éducation de son fils, elle entra chez les Ursulincs de Tours, partit en 1639 pour le Canada, où elle devait se consacrer à l’instruction des
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sauvages, et fonda une maison de religieuses à Québec, où elle mourut. Elle a laissé : Lettres, Paris, 1677, 1681 , in-4° j Retraite, avec une exposition succincte du Cantique des Cantiques, 1682, in- 12 ; l'Ecole chrétienne, ou Explication des mystères de la foi , 1684, in-12.
MARIE MADELEINE DE LA TRINITE, née à Aix en 1616, m. à Avignon en 1678, fonda, en 16.37, l’ordre de la Miséricorde, dont elle fut la lre supérieure.
marie (sainte-) ou nossi-ibrahim , île française de l’Océan indien, coupée en deux par un bras de mer; par 17° lat. S., et 47° 34’ 30” long. E.; entre la côte E. de Madagascar, dont elle est séparée par un canal de 5 à 12 ldi., la baie d’Antongil, celle de Tintingue, et les bouches du Manangouri ; 90,975 bect. de superf.; 45 kil. sur 10; 5,900 bab. Ch.-l., Port-Louis, qui est aussi le port de la colonie. Culture de la canne à sucre, du riz ; export, de bœufs. Beaucoup de bois. Occupée par les Français dès 1750; la colonie actuelle date de 1820 et 1822. Elle forme, avec Mayotte et Nossi-Bé, le gouvernement de Mayotte.
marie (sainte-), riv. de l’Amérique du Nord, joignant le lac Supérieur au lac Huron, n’est pas entièrement navigable à cause des chutes. On la considère comme une partie du Sl-Laurent.
MARJE-AUX-MINES (sainte-), en allemand Marialcirch, ch.-l. de canton (H.-Rhin), sur la Liepvrette, arr. et à 35 kil. N. -O. de Colmar; 7,920 hab. Eglise calviniste. Industrie très-active : filatures de coton et de laine, teintureries en rouge d’Andrinople, blanchisseries. Fabr. de tissus de laine, de laine et coton, laine et soie, coton et soie, damas, mouchoirs; papeteries, tanneries. Mines de plomb et de cuivre aux environs. La ville doit sa prospérité au tissage de coton, qu’y importa Risler de Mulhouse, en 1758.
Marie-et-sichÈ (sainte-), ch.-l. de canton (Corse), arr. et à 30 kd. E. d'Ajaccio; 574 hab. Elève de bétail.
. marie-galante, île des Antilles françaises (Petites- Antilles), dépendance du gouvernement de la Guadeloupe, à 48 kil. S. de la Pointe-à-Pitre; par 16° lat. N., et 63° 30’ long. O. ; 82 kil. de tour; 13,600 hab. Tribunal de lre instance. Principaux endroits ; le Grand-Bourg ou Marigot, ch.-l., au S.; le Vieux-Fort, au N., et la Capesterre, à l’E. Abords difficiles, hautes falaises et nombreux brisants. Sol très- fertile ; culture importante du café, de la canne à sucre et du coton. Elève de bétail. Commerce de bois de Campêche. Elle fut découverte , en 1493, par Christophe Colomb, qui lui donna le nom du vaisseau qu’i! montait; les Français y établirent les premiers une colonie, en 1647; deux fois prise par les Hollandais, et deux fois par les Anglais, elle fut rendue à la France en 1763.
MARIE-D’OLORON OU IÆ-GRIGNON (SAINTE-), ch.-l. de cant. ( Basses-Pyrénées ) , séparée d’Oloron par le Gave d’Aspe ; 7,533 hab. Séminaire diocésain.
marie -ottery (sainte-), v. d’Angleterre (Devonshire), à 19 kil. S.-E. d’Exeter ; 3,900 hab. Serges, flanelles, soieries, rubans; tanneries et corderies.
marie (sainte-). V. aussi maria (santa-).
MARIEBOE. V. Mariboe.
MARIENBAD, vge de Bohême (Etats autrichiens), dans le cercle de Pilsen; 400 hab. Eaux minérales renommées; beaux établissements de bains.
MARIENBERG, v. du royaume de Saxe, à 60 kil. O. de Dresde, sur une montogne; 5,121 hab. Fabr. de dentelles noires et de toiles. Mines d’argent et de cobalt; alun, vitriol.
MARIENBOURG , v. des Etats prussiens ( prov. de Prusse), sur le Nogat, dans la régence et à 53 kil. S.-E. de Dantzick; 6,000 hab. Ch.-l. de cercle. Institution de sourds-muets. Fabr. de lainages, cotonnades et bonneterie; comm. de grains et bois. Marienbourg , qui est ceint de murs , fut autrefois la résidence des grands-maîtres de l’Ordre Teutonique, dont le château et l’église subsistent encore. Il fut la capitale d’un palatinat. Pris par Casimir IV en 1460, par les Suédois en 1616 et 1655.
marienbourg, v. forte de Belgique (Namur), à 12 kil. S. de Philippeville; 600 hab. Fondée et fortifiée par Marie de Hongrie, sœur de Charles-Quint , elle fut prise par les Français en 1554, rendue, en 1559, aux Espagnols, qui la cédèrent à Louis XIV en 1659 , et enlevée à la France en 1815.
MARTENLUST. V. Elseneur.
MARIENTHàL ou MARIENDAL. V. Mergentheim.
MAlilENWERDER, v. des Etats prussiens (prov. de Prusse), sur le Liebe et le Petit-Nogat, à 60 kil. S.-E. de Dantzick, 163 S.- O. de Kœnigsberg ; 6,000 hab. Ch.-l. de la régence et du cercle de son nom ; Cour d’appel ; école
royale d’arts et métiers; haras provincial. Belle cathédrale, bâtie en 1255, et château des grands-maîtres de l’Ordre Teutonique. Fabr. de draps, toiles, savon. — La régence de Marieuwerder est comprise entre la Poméranie et la régence de Dantzick au N., la Prusse orientale à l’E., la Pologne et la régence de Posen au S., le Brandebourg à l’O. ; elle a 260 kil. sur 70, 491,600 hab. , et est divisée en 13 cercles; villes princip. : Culrn, Thorn.
MARIENZELL, c.-à-d. cellule de Marie, brg des Etats autrichiens ( Styrie ), sur laSalza, à 16 kil. N.-E. de Bruck;
1.000 hab. Fonderie impériale de canons, boulets et bombes. Eaux minérales. Pèlerinage très-fréquenté.
MARIES (LES SAINTES-) ou NOTRE-DAME-DE-LA- MER, ch.-l. de cant. (Bouches-du-Rhône) , arr. et à 42 kil. S. -O. d’Arles, au fond de la Camargue, près de l’embouchure du Petit-Rhône ; 521 hab. Pêche; culture du riz.
MARIESTAD , v. de Suède, ch.-l. du làn de Skaraborg, à 300 kil. O.-S.-O. de Stockholm , sur le bord E. du lac Wener, à l’embouchure du Tidan ; 2,500 hab.
MARIETTE (Jean), dessinateur et graveur, né â Paris en 1654, m. en 1742, exécuta une foule de petites pièces pour l’ornement des livres. On a de lui quelques sujets importants : Jésus dans le désert, une Descente de croix , d’après Lebrun, et Moïse trouvé sur le Nil, d’après le Poussin. Il est un peu maniéré. — Son fils, Pierre- Jean, né en 1694, m. en 1774, voyagea en Allemagne et en Italie, pour recueillir des estampes et des médailles. Le riche cabinet qu’il forma fut vendu et dispersé après lui. Il a gravé deux paysages du Guerchin, quelques têtes du Carrache et de Perino del Vaga, et publié un Traité des pierres gravées , 1750, 2 vol. in-fol., ouvrage très-savant sur l’usage des pierres gravées, chez les anciens, et les divers procédés employés pour les graver. B.
MARIGLIANO, v. murée du royaume d’Italie (Prov. de Caserta), à 6 kil. O. de Nola, 19 N.-E. de Naples;