MARTIN-DE-LA CONCIIA (SAN-). V. QU1LI.OTA
m a RTiN-mc- val-ue-iglesias (san-), brg d’Espagne (Nouvelle-Castille), prov. et à 66 kil. N. -O. de Tolède; 3,500 hab.
martin-xitotÈque (san-) ou xiuoTEPEC, v. dît Guatemala, dans le district de Chemaltenango ; 5,000 hab.
MART1NA, v. du royaume d’Italie (Prov. de Lecce), à 29 kil. N.-N.-E. de latente; 16,659 hab. Elève de vers ■d soie.
MARTINACH. V. Martigny.
MARTINELLI (Dominique), architecte, né à Lucques en 1650, m. en 1718, donna les dessins du palais du prince de Lichtenstein à Vienne, et d’un grand nombre d’autres dans diverses parties de l’Allemagne. Ses ouvrages attestent une puissante invention, une entente parfaite des accessoires, beaucoup de goût pour concilier la solidité et l’élégance. Il a laissé des aquarelles estimées.
MARTINENGO, v. du roy. d’Italie, dans la prov. et à
17 kil. S.-S.-E. deBergame; 4,319 hab. .
iUARiiXEl', colonel d’infanterie sous Louis Alv, inventa, en 1701 , la baïonnette à douille ( V. Baïonnette). Ou lui attribue aussi l'invention d’un fouet à lanière, appelé de son nom martinet, et jadis employé à châtier disciplinairement les soldats.
MARTINEZ (Sébastien) , célèbre peintre espagnol , de l’école de Séville, né à Jaen en 1602, m. à Madrid en 1667, nommé peintre de Philippe IV en 1660, cultiva avec un égal succès le paysage et l’histoire. Son dessin est pur, son coloris plein de grâce et d'harmonie. Ses plus belles oeuvres sont : la Nativité, St Jérôme, St François , la Conception et le Christ, qu’il fit pour le couvent du Sacré-Corps à Cordoue ; la Conception et St Sébastien , qui ornent la cathédrale de Jaen.
mautinez (don Joseph euxan ou luzan ) , peintre , ne à Saragosse en 1710, m. en 1785, étudia à Valence, puis à Naples, où il copia assidûment les tableaux des vieux maîtres, ce qui le rendit très-habile coloriste et lui donna une large exécution. De retour dans sa patrie, il fut nomme peintre de Philippe V. Alors il habita Madrid, où il fonda l’Académie de peinture, dite de St-Louis. Il aimait à enseigner, et déployait dans ces fonctions une patience et une aménité singulières. Les églises de Saragosse, Madrid, lluesca, Calahorra et Calatayud renferment ses principaux ouvrages.
Martine/ tasquai.is, chef de la secte d’illuminés dits
MAR
MAR
Sfartinistes, ré au commencement du xvme siècle en Portugal, m. en 1779 à Port-au-Prince, s’annonça en 1754 par l’institution d'un rite cabalistique d’élus, dits Cohens (en hébreu prêtres), qu’il introduisit dans quelques loges maçonniques, à Marseille, à Toulouse, et à Bordeaux. Dans cette dernière ville, il enrôla parmi ses disciples Saint-Martin, jeune officier au régiment de Foix, avec lequel on l’a souvent confondu. Après avoir prêché sa doctrine à Paris, il s’embarqua pour Sl-Domingue en 1778, et de là pour Port-au-Prince. Ses écrits et ceux de ses élèves donnent lieu de croire que sa doctrine est la Cabale des Juifs.
MARTIN-GARCIA, île de l’Amérique du S., à l’embouch. de l’Uruguay dans le Rio-de-la-PIata. Occupée par les Français, de 1838 à 1840, pendant un différend avec la république de la Plata.
MARTINI (Martin ), jésuite et missionnaire, né à Trente en 1614, m. en 1661, opéra un grand nombre de conversions en Chine. On a de lui : Allas sinensis, hoc est, Descriptio imperii sinensis unà cum tabulis geographicis, Amst. , 1655, in-fol., traduit en français la même année; Sinicæ historiés decas prima, Munich, 1658 , in-4°, trad. en français par l’abbé Le Pelletier, Paris, 1692, 2 vol. in-12; de Dello tartarico in Sinis, Rome, 1654, in-12, trad. en franç. à la suite de Y Histoire de la Chine du P. Semedo, Lyon, 1667, in-4°; Drevis relatio de numéro et qualilale christianorum apud Strias, Rome, 1654, in-4°.
martini (Le P. Jean-Baptiste), cordelier, le musicien le plus érudit du xvme siècle, né à Bologne en 1706, m. en 1784, ouvrit dans sa ville natale une école de composition, d’où sortirent Sabbatini, Sarti, Mattéi. Mozart, Gluck, et Jommelli lui demandèrent aussi des conseils. Il a écrit des messes, des motets, des sonates, une Histoire de la musique, 1757-81, 3 vol. in-fol. et in-4°, et un Essai de contre-point. Sa bibliothèque musicale ne comptait pas moins de 17,000 ouvrages.
martini (Jean-Paul-Egide), musicien, dont le nom véritable était Schwartzendorf, né en 1741 à Freistadt (Haut- Palatinat), m. à Paris en 1816, se fixa de bonne heure en France, où il servit dans les hussards. Il composa des marches militaires, des symphonies, quelques messes et psaumes, et plusieurs opéras : 1 Amoureux de quinze ans, 1771; Henri IV, ou la Bataille d'Ivry , 1774; le Droit du Seigneur, 1783; Snplio, 1794; Annette et Lubin, 1800. On a aussi de lui la Mélopée moderne , ou l'Art du chant réduit en principes, 1790, et une Ecole d'orgue, 1804. Martini fut surintendant de la musique de Louis XVIII. Il est un des premiers qui aient mis en vogue le genre des romances ; celle, entre autres, qui a pour titre Plaisir d’amour, est restée populaire.
MAKIIXIÉRE (La) F. La Martintère.
MART1NO (SAN-), v. du royaume d’Italie (Province d’AvellinoJ^à 12 ldi. S.-O. de iVIontefusco ; 4,774 hab.
mautino-di-lota (san-), ch.-l. de caut. (Corse), arr. et à 5 kil N. de Bastia; 829 hab.
MAR TINSBERG, en hongrois Szent-Martony , brg de Hongrie, ch.-l. du comitat de Thurocz, à 5 kil. S.-S.-E. de Raab : 2,000 hab. Célèbre abbaye de bénédictins de S1 Martin, fondée par S* Etienne de Hongrie, et fournissant des professeurs aux premières académies et aux gymnases de la Hongrie. Archives et bibliothèque.
MARTINIQUE (La), île de l’océan Atlantique, dans les Petites-Antilles françaises, par 14» 28’-14<> 52’ lat. N., et 63« ll’-(>3o 38’ long. O. ; à 53 kil. S.-E. de la Dominique, 35 N. de Sle-Lucie, 110 S.-E. delà Guadeloupe. Superf., 98,782 hect.; pop. : 159,109 hab., dont 9 à 10,000 blancs , 30,000 mulâtres, et le reste nègres. Cette île, formée de deux presqu iles réunies par un isthme, est de nature volcanique; les hautes montagnes qu’elle renferme sont généralement des volcans éteints ; celui de la montagne Pelée ( 1,650 met.) “’est même ranimé tout à coup en août 1851. On distingue encoie les pitons du Carbet et de la Soufrière. Les côtes pré entent des baies et-des ports nombreux. A l’excepti.in des terres élevées, le sol est gras et fertile; le clim t est sain dans le voisinage de la mer, trèschaud dans l’intérieur, et la fièvre jaune est fiéquente. Un quart de l'ile est couvert de forêts in pénétrables : un tiers seulement est cultivé. Les productions sont celles des Antilles : café très-esiimé ( on n’en a plus assez pour la consommation du pays), ca an, coton sucre, tabac macouba, tafia et rhum. Exportation de sucre brut : 32,954,368 kilogrammes, en 1860 ; le chiffie des a flàii es avec la métropole s’e.-t élevé à plus de 48 millions de francs. On importe les poissons se s les farines, les légumes secs, les vins et les peaux! La Martinique forme un gouvernement, divisé en deux
arrondissements ; Fort-de -France et Sl-Picrre. Un évêché a été érigé à la Martinique en 1850. — Découverte parChristophe Colomb en 1493 , le jour de la St-Martin, d’où son nom, fut occupée au nom de la France par L’Olive et Duplessis en 1635, colonisée par Denambuc la même année, elle passa tour à tour à la Compagnie française des îles d’Amérique, et à la Compagnie des Indes-Occidentales; rattachée au domaine de l'État en 1675, déclarée ch.-l. des Antilles françaises en 1717, elle tomba au pouvoir des Anglais en 1762, mais fut rendue à la France par le traité de Versailles , 1783. Les Anglais la reprirent plusieurs fois, en 1794, 1802, 1809, 1815. La France n’en reprit possession qu’en 1818. La Martinique est sujette à des tremblements de terre, dont les plus funestes ont été ceux de 1776, 1779, 1780, 1788, 1813, 1817, 1823 et 1839. Les esclaves y ont été affranchis en 1848. F — T.
MART1NISTES. V. Martinez Pasqualis.
MARTIRES (RIO-DE-LOS-), riv. des États-Unis, porte d’abord le nom de Rio-de-los-Piramides, coule au S.-O. et se jette dans le Grand-Océan à San-Luis-de-Rey. Cours de 700 kil., dans l’État de Californie.
MARTONY (K1S-). V. Eisenstadt.
MARTONY ( SZENT-). V. MARTINSBERG.
MARTORANO, v. du royaume d’Italie (Province de Caianzaro), à 15 kil. N. -N. -O. de Nicastro; 2,000 hab. Evêché sutfragant de Cosenza.
MARTORY (SAINT-), ch.-l. de cant. (Hle-Garonnc), arr. et à 20 kil. N.-E. de S'-Gaudens, sur la rive g. de la Garonne; 1,113 hab. Draps communs. Aux environs, mines de houille, carrières de pierres, ruines de plusieurs châteaux.
MARTOS, anc. Tucci, Tuccilana, Augusta Gemella, v. d’Espagne (Andalousie), prov. et à 17 kil. S.-O. de Jaen; pop. de la commune : 11,092 hab. Cette ville devint colonie romaine sous Auguste. Le roi Ferdinand III la prit aux Arabes en 1225, et la donna à l’ordre de Calatrava, dont on voit encore l’anc. château.
MARTRES, vge (Haute-Garonne), arr. et à 41 kil. S.-O. de Muret; 1,896 hab. Quelques restes de constructions romaines. Comin. de grains et bestiaux; manuf. de faïence.
martres-de-veyre (i.es), brg ( Puy-de - Dôme ), arr. et à 14 kil. S.-E. de Clermont-Ferrand ; 1,759 hab. Eaux minérales. Comm. de vins.
MARTYN (Thomas), naturaliste anglais, né en 1735, m. en 1825, professeur de botanique à l’université de Cambridge, a laissé : le Conchologiste universel, en anglais et en français, Londres, 1784, 2 vol. in-fol. ; Flora rustica, exhibiliny accurate figures of such plants, ibid., 1792-94, 4 vol. in-8° et 144 pl. ; English enlomologist , ibid., 1792, gr. in 4°; Figures of non descript lepidnplerous insecte, ibid., 1797, in-4° ; Aranei , or a natural hislory of spiders , 1793 , in-4°.
MARTYR (Pierre Vermjgli, dit Pierre ), célèbre théologien protestant, né à Florence en 1500, entra fort jeune dans les chanoines réguliers de Sl-Augustin à Fiesole, en sortit à la suite de quelques remontrances que lui attiraient ses opinions, visita Zurich, Bâle , Strasbourg, où il s’engagea de plus en plus dans les idées de la Réformation, se maria en 1546, passa, Tannée suivante, en Angleterre, enseigna la théologie à Oxford, mais dut revenir sur le continent à l’avénement de Marie Tudor, 1553. Il aurait voulu réunir les différentes sectes séparées de l'Eglise romaine. On a de lui : Locorum communium lheologic.orum tomi m, Bâle, 1580-1581-1583, 3 vol. in-fol.; Èpislolæ, 1670, in-fol. B.
MARTYRS (Ere des). V. Dioclétien.
martyrs (Rivière des). V. martires (rio-be-eos-).
MAKUCELLI (François), prélat italien, né à Florence en 1625, m. en 1713, construisit à Rome un magnifique pa^ lais, et l’enrichit d’une bibliothèque, dont il laissa la disposition aux gens de lettres. Sa ville natale lui dut l'établissement d'une autre bibliothèque , qui porte encore son nom.
MARV ou MERV-CHAH-DJIHAN , anc. A ntiochia Margiana, v. du Turkestan indépendant, à 380 kil. S.-S. -O. de Boukhara, près de la Perse; 3,000 hab. Anc. capit. des sultans seldjoucides , déchue depuis sa ruine par les Uzbecks, en 1786.
MARVEJOI.S, Marologium, Maringium , s.-préf. (Lozère). à 20 kil. O. -N -O. de Mende; 4,454 hab. Tribunal de lre instance; collège, école secondaire ecclésiastique. Filatures de laine ; fabr. de cadis et de serges. Comm. de chapellerie, draps et étoffes de laine. — Ville très-ancienne, prise sur les calvinistes et détruite en 1586 par le duc de Joyeuse; rebâtie en 1592, elle fut dépeuplée par une peste en 1701.
MAS
MAS — 1740 -
MARVELL (André) , écrivain anglais, né à Kingstonupon-Hull | York| en 1620, m. en 1678. Elève de l’universit“ de Cambridge, il devint secrétaire de la légation anglaise à Con.tantinople, et, à son retour, secrétaire et ami de ivlilton, 1657. Dès 1660, il tu partie du parlement, où il jouit d’une grande influence, quoiqu'il y prit rarement la parole, il se fit connaître surtout par des satires, quelquefo s grossières, mais d’une verve iacile, contre les docteurs de l’église anglicane et les royalistes. Charles 11 essaya en vain de le gagner; il repoussa toutes ses offres, malgré sa pauvreté. Un a de lui encore quelques poèmes, des pamphlets républicains, et un Tableau de l'origine du papisme et du gouvernement arbitraire en Angleterre, 1678, in-fol. La meilleure édition de ses œuvres est celle de 1776, 3 vol. iu-4°. A. G
MARVILLE, vge (Meuse), arr. et à 10 kil. S.-E. de Moutmédy ; 1,307 hab. Fabr. de clous. Autrefois fortifiée 1 1 titre de comté.
MARWAR. V. Djoudpouk.
MABYANDINES. V. Mariandines.
MARYBUROUGH, v. d’Irlande, capit. du comté de la Reine (Leinster), station du chemin de fer du Sud-Ouest, à 80 kd. S. -U. de Dublin; 2,857 hab. Maison d’aliénés. Près de là, ruines de la forteresse de Dunnmare, résidence royale, démantelée par les républicains en 1650.
MARY-IsLAND, ile de la Gambie (Afrique anglaise), au confluent de la Gambie et de l’Océan ; 2,740 hab.
MARYLAND, un des Etats-Unis de l’Amérique septentrionale, borné au N. par la Pensylvanie, à l’O. par la Virginie et la Co'ombia , à l’E. par la Delaware et l’océan Atlantique, au S. parla baie de Chesapeake, qui le divise en 2 parties appelées Côtes de l’Est, et Côtes de l’ Ouest ; entre 38»-3>i° 40' lat. N., et 77» 20'-81<> 40' long. O.; superf., 28,383 kil. carr. Ch.-l., Annapolis. Pop., 687,034 h., dont 87,188 esclaves jusqu en 1865. Climat sain et doux dans ta région montagneuse, chaud et malsain dans la plaine. Cet Etat est couvert par les monts Alleghauys an N.-O , arrosé par la Susquehannah et la Potomac, et fertile en céréales, mais et tabac fort estimé. Ses richesses minérales consistent en houille, fer, cuivre sulfureux, chrome, alun , vitriol vert, et beaux marbres. Il est divisé en 20 comtés. Annexé originairement à la Virginie, le Maryland fut cédé en 1632 à lord Baltimore, qui y établit en 1634 une colonie de 200 catholiques ; ceux-ci lui donnèrent le nom de Terre de Marie (Mary-land), en l’honneur de Henriette-Marie, femme de Charles 1er. Le Maryland se constitua en Etat en 1776, et adopta la constitution des Etats-Unis en 1788. Il est représenté au Congrès par 2 sénateurs et 5 représentants. Le gouverneur, chargé du pouvoir exécutif, est élu pour 4 ans par le peuple; le pouvoir législatif appartient à une assemblée générale, composée d’un sénat de 22 membres et d’une chambre des représentants de 74 membres. Tous les blancs résidant depuis un an dans l’Etat, depuis six mois dans le comté ou la ville où ils doivent rester, possèdent le droit de suffrage. O.
MARYPORT, v. d’Angleterre (Cumberland), port sur la mer d’Irlande, à 43 kil. G.-S.-O. de Carlisle, avec chemin de fer; 3,311 hab. Bains de mer très-fréquentés. Chantiers de construction ; manuf. de coton ; exportation de houille pour l’Ecosse et l’Irlande. Fabr. de glaces.
MARZA-SOUZA , Sosuza, Apollonia, v. de la régence de Tripoli , dans le Barcah, à 80 kil. O. de Derne. Beaucoup de ruines antiques.
MARZA-MUSCIETTE. V. VALETTE (CITE-).
MAS-A-FUERA et MAS-A-T1ERRA. V. Juan Fernandez (Iles de).
mas-cabardès ( le ) , ch.-l. de cant. (Aude), arr. et à 23 kil. N. de Carcassonne ; 806 hab.
mas d’aGenais (le), ch.-l. de cant. (Lot-et-Garonne), arr. et à 13 kil. O. -N.- O. de Marmande, sur la rive g. de la Garonne; 1,284 hab.
mas d’azil (le), ch.-l. de cant. ( Ariége), arr. et à 22 kil. O.- S.- O. de Ramiers; 1,336 hab. Eglise calviniste. Autrefois fortifié, vainement assiégé par les catholiques en 1625. On remarque une caverne où s’engouffrent les eaux de l’Arize.
mas saintes— puelles (le), vge (Aude), arr. et à 7 kil. S. de Castelnaudary ; 1,258 hab. Autrefois fortifié, assiégé par le duc de Joyeuse en 1585, ruiné par l’armée de Louis XIII en 1623.
MASACCIO , dit aussi Tommaso Guidi diSan-Giovanni, peintre florentin , né en 1417, m. en 1443 , était un de ces hommes naïfs que leur vocation absorbe au point de les rendre insensibles pour tout le reste Gauche, distrait et rêveur, il fut sans cesse préoccupé de son art. Frappé uniquement des apparences, le vulgaire changea son nom
de Tommaso en celui de Masaccio, augmentatif ridicule Il faisait cependant des prodiges. Splendeur du coloris, suavité du clair-obscur, attitudes pleines de mouvement, expressions fortes et naturelles, tous les mérites se trouvaient rassemblés dans ses œuvres. Il dessinait , au fond de ses tableaux, des monuments en perspective, qui produisaient une complète illusion. Son maitre , Masolino da Panicale, étant mort , pendant qu’il historiait la chapelle des Brancacei , Masaccio hérita du travail interrompu. Là, son talent prit de nouvelles forces ; une longue suite de peintures lui permit de déployer tant d’imagination, de sentiment et d’adresse, que tous les grands dessinateurs de l’Italie, sans excepter Michel-Ange et Raphaël , ont profité en étudiant ses compositions. A 26 ans, le pauvre artiste mourut, selon l’opinion commune, empoisonné par des jaloux. Il fut le premier peintre italien qui posa ses personnages sur la plante de leurs pieds ; ses prédécesseurs les plaçaient toujours debout sur la pointe, faute de savoir exécuter assez habilement les raccourcis. A. M.
MASANIELLO (Thomas Aniello, par corruption), pêcheur célèbre, né en 1622 à Amalfi , m. en 1647, se mit, âgé de 25 ans, à la tête des Napolitains révoltés contre l’Espagne, 1647, qui les accablait d’impôts. 11 assiégea le duc d’Arcos, vice-roi , et, contenant la multitude, demanda l’abolition des impôts sur les denrées. 11 consentait à traiter avec le vice-roi pour assurer les priv léges du peuple, et dictait les conditions en maitre. Pendant les négociations, on essaya de l’assassiner ; la fureur du peuple s’accrut ; Masaniello désarma les nobles, établit une justice rigoureuse, un gouvernement régulier, puis voulut déposer l’autorité ; le peuple ne le lui permit pas. Tous ces événements se passèrent en quatre jours. Alors le pêcheur parut ébloui de sa fortune; une sorte de vertige le saisit ; il devint arrogant et cruel. G était peut être l’effet d’un poison que le duc d’Arcos lui avait fait donner dans un festin. Quoi qu’il en soit, Masaniello, bientôt abandonné des siens, fut assassiné par ordre du vice-roi , après huit jours de royauté. Il est le héros de deux opéras, Masaniello, par Carafa, et la Muette de Portivi , par Scribe, musique d’Auber.
MASARIS, nom anc. de Mazzara.
MASAU, nom allemand de la Mazovie.
MASBATE ( Ile ) , une des Philippines , au S. de Luçon; par 11° 52’-12° 37’ lat. N. et 120« 50’ long. E. ; 100 kil. sur 60; 1,200 hab. On en tire de l’or, de l’ambre, du sel, de la cire et du riz.
MASCAGNl (Paul) , anatomiste , né en 1752 au Castelletto , près de Sienne , m. à Florence en 1815. Sa première éducation fut négligée; mais, venu à Sienne pour suivre les cours de médecine , il se fit remarquer dès le début par son intelligence. En 1774, il succéda à son maître Tabarani dans la chaire d’anatomie. Ses travaux sur l’anatomie de structure et les vaisseaux lymphatiques le firent connaître en Europe; il fut appelé en 1800 à une chaire de l’Université de Pise ; en 1801 , il fut nommé professeur à Florence. L’institut de France le nomma associé étranger. Parmi ses ouvrages on remarque les suivants, chefs-d’œuvre de science et d’iconographie : Vasorum lymphaticorum historia, Sienne, 1787, in-fol., 41 planch. ; Annlomia uni versa , Pise, 1823-32, 44 planch., ouvrage incomplet. Il a complété la collection des pièces d'anatomie eu cire qui se trouve à Florence. D — g.
MASCALI , v. de Sicile , à 30 kil. N.-N.-E. de Catane, près de la côte; 3,000 hab. Exportation de vins rouges estimés.
MASCALUCIA, v. de Sicile, à 7 kil. N. de Uatane ; 3,897 hab. Presque détruite par l’éruption de l’Etna en 1669, et par le tremblement de terre de 1818.
MASCARA, v. forte d Algérie, subdivision militaire, province et à 96 kil. S. -S.-E. d’Oran, 72 de Mostaganem, 368 d’Alger, sur la pente S. de la première chaîne de l’Atlas; 8,629 hab. Ch.-l. d’une subdivision militaire et d’une sous-préfecture. Anc. résidence d’un bey. Fabr. de burnous noirs et de tapis. Premier quartier -général I d’Abd-el-Kader, auquel elle fut prise par les Français en 1835; rendue à l’émir par le traité de la Tafna, 1837,
] elle fut reprise en 1841. Depuis 1854, elle forme une commune , qui a pour annexes les villages agricoles de St j André et de St-Hippoiyle. L’ancienne province de Mascara,
I comprenant celle de Tlemcen , était bornée au N. par la Méditerranée et la prov. d’Alger, à l’O. et au S. par le Maroc, au S. par le Sahara, et à l’E. par la province de Titteri ; 380 kil. sur 190. B.
MASCARADE. V. Carnaval et Masques.
MASCAREIGNES (Iles), en portugais Mascarenhas (du nom du navigateur qui découvrit l’ile de Bourbon eu 1545),
MAS
MAS
archipel de la mer des Indes , à l’E. de Madagascar, et I comprenant les îles de Bourbon ou la Réunion , Maurice ou île de France, Rodrigue, et Cargados.
MASCARET, lame d'eau, haute de 3 mèt. environ, qui remonte avec fracas, sous l’action de la marée, le courant delà Dordogne jusqu’à 30 kil. , particulièrement en août et en septembre. Ce phénomène se produit aussi dans la Seine sous le nom de Barre.
MASCARON (Jules), célèbre prédicateur, fils d’un avocat, né à Marseille en lb34, m. en 1703, entra en 1650 dans la congrégation de l’Oratoire , professa dans plusieurs collèges , et débuta à Angers , en 166.3 , dans la carrière de la prédication. Il obtint le plus grand succès. L’éloquence de la chaire était encore informe ; s’il ne la dégagea pas tout d’un coup de sa rudesse , de ses subtilités, de son enflure, il lui donna une harmonie, une vigueur, et parfois une magnificence , qui firent le plus grand effet sur ses contemporains. Il prêcha à la cour l'Avent de 1666, et le Carême de 1669, fut chargé en 1670 de l’oraison funèbre de Henriette d’Angleterre, et nommé évêque de Tulle en 1671. La conversion de Turenne était en partie son ouvrage : il fit son oraison funèbre en 1675, et c’est son chef-d’œuvre. En 1679, il eut l’évêché d’Agen, prêcha encore à la cour l’Avent et le Carême en 1683, 1684 et 1694, et convertit beaucoup de calvinistes dans son diocèse. Ses Oraisons funèbres, au nombre de 5, furent publiées en 1704, un vol. iu-12. J. T.
MASCATE, v. forte d’Arabie (prov. d’Oman), port important, sur une baie du golfe Persique , capitale des Etats de l'iman de Mascate, qui cependant réside d’ordinaire à Zanzibar; par 23° 38’ lat. N. et 56» 20’ 32” long. E. ; 60,000 hab. Entrepôt et commerce maritime des produits de la côte E. de l’Afrique, des Indes et des iles de la Malaisie: riz, sucre, café, coton, dattes, gomme, peaux, ivoire, chevaux, etc. Marché des perles d’Ormuz. Construction de navires , les meilleurs de l’Arabie. Consuls français, anglais et américain. L’un des plus chauds climats. Àlbuquerque , en 1507 , la prit pour les Portugais , qui en furent chassés par les Arabes en 1648. — Les Etats de Mascate, qui s’étendent entre 53» et 57° 50’ long. E., 22° et 27® lat. N. (540 kil. sur 280), sont formés de toute la côte O. du golfe Persique en Arabie, des iles de Kischm et Ormuz, d’une partie des prov. persanes du Farsistan et du Kerman, de Zanzibar, Juba, Méliude, Sofala, M agadoxo Mombas, Pemba, etc.; 10,000,000 hab. Affranchi en 164y' l’imanat de Mascate ne fut constitué qu’en 1730. L’iman est non-seulement chef et grand-prêtre , mais encore le grand négociant de ses Etats ; il a 75 navires et 20 millions de revenu. Menacé vers 1803 par la secte des Wahabites , les Anglais sauvegardèrent son indépendance.
MASCHERONI (Laurent), poète et mathématicien , né a Bergame en 1750, m. en 1808, s’appliqua d’abord à l’étude des lettres. A 18 ans , il enseignait les langues grecque et latine à Bergame; il fut ensuite professeur à Pavie. Il avait 27 ans lorsque la lecture d’un livre de mathématiques le décida à se livrer à l’étude de cette science, qu’il enseigna successivement à Bergame et à l’université de Pavie, Le plus célèbre des écrits mathématiques de Mascheroni est une Géométrie du compas, Milan, 1795, trad. en français parCarette, 1798 et 1828 , 1 vol. in-8®. Dans cet ouvrage, que Bonaparte fit connaître en France à son retour d'Italie après le traité de Campo-Formio, l’auteur s’est exercé à réduire au seul usage du compas la solution des questions de géométrie élémentaire. En 1798, Mascheroni vint en France comme membre de la commission italienne du nouveau système des poids et mesures. On lui doit encore : Suite curve cke servono a delineare le ore ineguali degli anlichi nelle superficie plane, Bergame,
1784, in-4°; Recherches sur i équilibre des voûtes, Bergame,
1785, in-4°; Méthode pour la mesure des polygones plans, i
Bergame, 1787, in-8°; fn morte Rordœ Elegia , Paris, i 1799 , iu-fol. ; Invita di Dafni a Lesbia , poème où il décrit avec un art merveilleux le cabinet d’histoire naturelle de Pavie. y
MASCLEF (François), savant hébraïsant, né à Amiens en 1663, m. en 1728, est connu surtout par le système de la lecture de l’hébreu sans points-voyelles, à l’appui duquel il publia : Grammatica hebraica , à punctis aliisque inventis massorethicis libéra, Paris, 1716, in-12, et qu’il appliqua aux langues chaldaïque , syriaque et samaritaine dans une grammaire de ces langues imprimée à Paris, 1731, in-12. Sa méthode a été vivement attaquée. On a encore de cet auteur : Conférences ecclésiastiques du diocèse d'Amtens , in-12; Catéchisme d'Amiens, in-4°.
MASCO V ou MASCOU ( Jean-Jacques), jurisconsulte allemand, né à Dantzick en 1689, m. en 1762, a laissé :
Histoire des Allemands, Halle, 1726, 2 vol. in-4®, trad. en français; Abrégé de l'histoire de l'Empire germanique, 1712, refondu sous le titre d' Introduction à i histoire de l'Empire romain jusqu'à la mort de l'empereur Charles VI , 1747 ; Principes du droit public de l'Empire germanique, Leipz., 1729, in-4° ; Commentaires sur l’histoire de l’Empire, 1741-48-53, 3 vol. in-4®, etc. Les ouvrages de Mascov sont estimés, et ses histoires conçues dans un bon système de composition.
MASDEU ( Jean-François), jésuite espagnol, né à Barcelone vers 1740, m. en 1817, a laissé : Hisloria cnlica Je Espana y de la cultura espanola en lodo genero, Madrid, 1783- 1800, 20 vol. in-4®, ouvrage d’une immense érudition, mais prolixe.
MASEN1US (Jacob), jésuite allemand, né en 1606 à Dalen (duché de Juliers), m. en 1681 à Cologne, où il professa les belles-lettres , est auteur de beaucoup d’ouvrages polémiques, littéraires et historiques. Il n’est counu auj. que par un poème latin' en 5 liv., Sarcothea, dont un critique écossais, Lauder, fit grand bruit, prétendant que Milton l’avait copié. Ce poème manque de plan ; on y trouve de belles descriptions; la latinité en est franche et vigoureuse. Il a été imprimé à part par Lauder, Lond., 1753, in-8°; par Barbou, Paris, 1771; et traduit par Dinouart, 1757. On peut encore citer de Masenius un Epitome annalium Trevirensium, et un panégyrique en vers de Charles- Quint, traduit en français par Ansart, 1774, in-H®. D — K.
MASHA.M ( Abigail |, favorite de la reine Anne d’Angleterre, née à la fin du xvii« siècle, m. vers 1730, était cousine -germaine de la duchesse de Marlborough. Son père, riche marchand de la Cité de Londres, ayant éprouvé des pertes considérables, elle fut réduite à servir dans de grandes maisons, entra d’abord chez lady liivcrs, puis chez sa cousine (alors lady Churchill), qui lui obtint bientôt une place de femme de chambre auprès de la princesse Anne. Abigail, qui conserva cette fonction quand sa maîtresse fut devenue reine, sut si bien s’insinuer dans son esprit, qu’elle supplanta la duchesse de Marlborough, devenue insupportable par son humeur hautaine et ses caprices impérieux. En 1707, elle épousa Masham, qui, en 1711, fut nommé pair et baron. Après la mort de la reine, elle se retira de la cour, et mourut oubliée.
masham, brg et paroisse d’Angleterre, comté et à 48 kil. N. -O. d’York (North-Riding), sur l’Ure; 2,800 hab. Fabr. de lainages.
MAÏINA, Etat de Nigritie, au S.-E. de celui de Tombouctou, sur la rive g. du Djoliba, et près du lac Dibbie, a pour ch-l. une ville de même nom.
MASINISSA, roi des Massyliens, dans la Numidie orientale, m. en 149 av. J.-C., combattit d’abord en Afrique contre Syphax, roi des Massésyliens, à l’O. , puis en Espagne contre Publ. et Cn. Scipion en 212. Gagné par la générosité du jeune Scipion, qui lui renvoya libre son neveu Massiva, il traita avec Rome, fut vaincu par Syphax en voulant rentrer dans ses Etats après la mort de son père, seconda le débarquement de Scipion , 203, et prit, avec Lælius, Syphax lui-même. La femme de Syphax , Sophonisbe, avait d’abord été fiancée à Masinissa ; il l’épousa pour la soustraire à l’esclavage ; mais Scipion la réclamant, il ne voulut pas renoncer à une puissante alliance, et envoya à Sophonisbe une coupe de poison. Mis en possession de tout le pays, depuis la Mauritanie jusqu’à Cyrène, il introduisit la civilisation chez les Numides, et, par l’ordre de Rome, inquiéta sans cesse Carthage, dont il prépara la ruine. Il mourut âgé de plus de 90 ans; Scipion Emilien partagea ses Etats entre Micipsa, Gulussa, et Manastabal, ses trois fils légitimes. A. G.
MASIUS mons, auj. Karadja-dagh, chaîne de montagnes de la Mésopotamie, au N., se détachait du Taurus, et s’étendait de l’Euphrate au Tigre, en passant au S. de la Mélitène.
MASK (Lough), lac d’Irlande (Mayo et Galway), afflue, par un canal souterrain, au lac Corrib. Superf., 10,358 hect.
MASKATE. V. Mascate.
MASKELYNE (Nevil), astronome, né à Londres en 1732, in. en 1811, est un de ceux qui ont le plus contribué au perfectionnement des instruments et des méthodes d’observation. Il commença par calculer, d'après les observations de Bradley, des tables de réfraction, qui furent longtemps employées. En cherchant à s’affranchir d’irrégularités qu'il reconnut dans un secteur qu'il avait emporté avec lui à Sle-Hélène, 1761, il fut conduit à la découverte d’un meilleur mode de suspension pour le fil à plomb. A son retour, il proposa le plan d’ Almanach nautique que Lacaille avait conçu, et réussit à le faire adopter. En 1765,
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il entra à l'observatoire de Greenwich. Là, pendant 47 ans, il fit des observations avec une exactitude qui n'était pas due seulement à la perfection des instruments dont il disposait, mais aussi à la précision des méthodes introduites par lui dans la pratique. Ces observations ont été publiées par cahiers chaque année. Maskelyne a fait en Ecosse, postérieurement à l’expérience imparfaite de Bouguer au Pérou, des observations sur l'attraction des montagnes; il a conclu en particulier de ses expériences, que la densité de la terre devait être 4 ou 5 fois celle de l’eau, résultat peu éloigné de celui trouvé par Cavendish. Maskelyne a été l’éditeur des Tables lunaires de Mayer. On a de lui: plusieurs Mémoires dans les Transactions philosophiques et le Naulical almanach; Drilisli mariner’ s qui Je, 1763; Tables requisile la be used with the naulical ephemeris , 1781. V.
MASMUNSTER. V Massevaux.
MASNADIERI. V. Leudes.
MASON (Charles), astronome anglais, m. en 1787, est connu surtout pour quelques perfectionnements ajoutés aux Tables lunaires de Mayer, et pour avoir exécuté avec Dixon la mesure d’uu degré du méridien en Pensylvanie.
mason (William), poète anglais, né en 1725, d'un ministre du Yorkshire, m. en 1797, se lia à Cambridge avec Gray, dont il devait être l’exécuteur testamentaire et l'éditeur. En 1748, son poème antijacobite d'Isis appela une réponse de Th. Wartou. En 1752, il publia une tragédie d’Elfrida dans la manière antique, froide imitation que ne supporta pas la scène. Chapelain du roi et vicaire à Aston, il donna quelques odes, que Colman et Lloyd critiquèrent amèrement. Il revint donc au théâtre : Caractacus, quoique vivement écrit, ne resta pas au répertoire. Son poème du Jardin anglais et ses Elegies, 1762, réussirent mieux. La peinture et la musique religieuse l’occupèrent aussi avec succès. Ses poèmes politiques {Aux officiers de la marine britannique , 1779; Palinodie, etc.) montrent sa versatilité plus qne son talent poétique. Il est l’auteur de 1 ’Epitre héroïque à Sir 11 . Chambers, et d’autres pièces satiriques signées Mac-Gregor. C’est dans la poésie descriptive qu’il a excellé, malgré trop d'enflure. Ses œuvres ont été recueillies à Lomlres, 1811,4 vol. in-8®.
MAS'OUD on MASSOUD (Abou-Said), prince gaznévide, fils aîné de Mahmoud, reçut de lui l'Irak persan, le Kharism et une partie du Khoraçan. Mais quand Mahmoud fut mort, en 1030, il attaqua son jeune frère Mohammed, possesseur de Gazna, s'empara de sa personne, et lui fit crever les yeux. 11 soumit le Mekran en 1031, fit des expéditions heureuses dans l’Hiiuloustan , 1033, et dans le Tabaristan, 1034, mais perdit contre les Turcs Seldjoukides, en 1038, la bataille de Zendékan, se vit enlever le Khoraçan, et fut assassiné en 1042 par un fils de Mohammed. B.
mas’oud ( Gaïath-Eddyn), sultan seldjoukide de Perse, 1134-54, déposa Raschid, calife de Bagdad, pour mettre à sa place Moctafy, 1136. Après lui, la prospérité de sa dynastie s’évanouit.
mas’oud le[, sultan seldjoukide d’Iconium, 1117-56, 2® fils de Kilidje-Arslan, soutint une guerre de 26 ans cogère l’empereur grec Jean Comnène, fit une expédition infructueuse contre Josselin 1er, comte d'Edesse , et s’unit à Manuel Comnène pour faire échouer la croisade de l’empereur Conrad 111 et de Louis Vil, roi de France.
mas’oud ii, dernier c,<An seldjoukide d'Iconium, 1283-94, fut en guerre avec Amer-Khan, émir turc, le fit égorger, et périt à son tour dans une bataille que lui livra le fils d’Amer. Ses Etats tombèrent au pouvoir des Turcs ottomans.
MAS’OUDI ou MASSOUDI ( Aboul-Hassan-Ali ), historien arabe, né à Bagdad vers la fin du ixe siècle, m. en 956, passa la plus grande partie de sa vie à voyager. Il parcourut la Perse, l’Inde, Ceylan, la Transoxiane, l’Ar ménie, l’Empire grec, l’Afrique orientale et particuliére1ment l’Egypte, enfin une partie de l'Espagne ; il paraît même avoir visité Madagascar. 11 termina ses voyages par la Palestine, et revint, après 27 ans d’absence, à Bassora, puis à Bagdad en 943. Obligé bientôt de quitter sa patrie, sans doute à cause de ses opinions religieuses (il était de la secte des Motazaiites), il se retira en Egypte, et mou- j rut à Fostah. Mas’oudi est un polygraphe : histoire, géographie, astronomie, veligiou, il embrasse tout, et fait preuve, en toutes choses, de connaissances solides. 11 était ! versé, non-seulement dans les sciences de l’islamisme, mais encore dans la connaissance de l’antiquité grecque et j de l’histoire sacrée. Il n’a rien négligé pour être exact ; il & visité les lieux, consulté les traditions, recherché les documents, conversé avec tous ceux qui pouvaient l’éclairer
et l’instruire. Ses livres sont, sur bien des points, le dernier mot de la science à l'époque où il a vécu. La plus volumineuse de ses compositions, ses Mémoires du temps ( Akhbar-Alzcmann), est atij. perdue. Mais le Moroujd- Eddheheb (Prairies d’or et mines de pierres précieuses), qui parait être un abrégé de son grand ouvrage, est un véritable trésor historique et littéraire. Mas’oudi examine, compare les opinions des anciens philosophes de la Grèce, des indiens, des ïMbéens sur l’origine du monde, discute les systèmes chronologiques, les hypothèses des astronomes et des philosophes sur la forme et la dimension de la terre, passe en revue et décrit toutes les régions célèbres de l’ancien monde depuis la Galice et la Gascogne jusqu’à la Chine, et depuis Pile de Madagascar jusqu’au cœur de la Russie, et fait l’histoire de l’Europe depuis la venue de Mahomet jusqu’au xe siècle. Le Moroujd-Eddheheb a été trad. par Barbier de Meyuard et Pavet de Courteille, Paris, 1861-64 La Bibliothèque impériale de Paris possède le dernier ouvrage que composa Mas’oudi, le Eetab ailanbyh (livre delà maniéré d acquérir l’honneur l. F— -T.
MASOVIE. V. Mazovie.
MASPHAT, c.-à-d. lieu élevé, v. de Palestine, dans la tribu de Juda, entre Hébron et Jérusalem. Saül y fut élu roi.
MASQUE, faux visage qui sert à déguiser celui qui s’en couvre. Les anciens faisaient usage de masques dans les fêtes de Baechus, les festins, les triomphes, etc., tout aussi bien que pour les représentations scéniques. Ils en fabriquèrent d’abord en écorce, puis en cuir, en bois, et en airain. Certains chevaliers, au moyen âge, se couvraient le visage dans les tournois, afin de rester inconnus. La première Mascarade, fête travestie et masquée, eut lieu, en France, au mariage d'Isabeau de Bavière et de Charles VI, 1389. Ce fut dans un divertissement de ce genre que le même prince, déguisé en Satyre, faillit être brûlé vif. Au temps de François 1er, les femmes, pour garantir leur teint des injures de l’air, adoptèrent des masques appelés loups, en velours noir doublé de taffetas blanc. Henri 111 et ses courtisans suivirent cet exemple. Le masque était, du reste, une mode interdite à la bourgeoisie. Brillantes sous Henri IV, peu encouragées par Louis XHI, les mascarades reprirent un grand éclat pendant le régne de Louis XI V. Le masque, abandonné pour le fard et les mouches par les femmes du xvme siècle, ne figura plus que dans les bals et fêtes du carnaval. La Révolution les proscrivit; mais, en 1800, les mascarades reparurent, et de cette année date la fabrication française des masques en cire et en carton.
masque de fer (l’homme au ) , personnage inconnu qui fut amené dans la forteresse de Piguerol vers 1662 ou 1666, et que l'on contraignit, jusqu’à la fin de ses jours, à porter un masque de velours noir, avec des articulations en fer, tout en lui témoignant de grands égards. Confié à la garde de Saint-Mars , il le suivit à l’ile Sle-Marguerite en 1686 , et à la Bastille en 1698 ; ce fut là qu’il mourut, le 19 novembre 1703. Après qu'on lui eut mutilé le visage pour le rendre méconnaissable, il fut enterré, sous le nom de Marchiali, dans leeimetiè.e Sl-Paul. On brûla tout ce qui avait été à son usage ; on fit gratter et blanchir les murailles delà chambre qu’.l avait occupée; on enleva les carreaux, pour voir s’il n’aurait pas caché quelque billet. On déclara qu’il avait 45 ans, bien qu’il parût alors en avoir 60. En 1789 , après la prise de la Bastille, on trouva lacérées, dans les registres de cette prison, les pages qui auraient pu contenir quelques renseignements. On a prétendu, sans vraisemblance, que l'homme au masque de fer était le surintendant Fouquet. Les autres personnages , en qui l’on a voulu voir le mystérieux prisonnier, mais par pure conjecture, sont : le comte de Vermandois, qui aurait été enfermé pour avoir souffleté le graml-dauphin , et qui disparut de la cour et du monde vers l’âge de 16 ans; le duc de Beaufort, disparu au siège de Candie en 1669 ; un neveu de Jacques 11, le duc de Monmouth , qui aurait été ainsi soustrait au supplice après sa révolte; un ministre du duc de Mantoue , Girolamo Magni ou Matthioli i V. ce mol j , ou son secrétaire Jean de Gonzague ; un frère jumeau de Louis XIV, qu’on aurait fait disparaître pour prévenir des rivalités funestes ; un enfant adultérin d'Anne d'Autriche et du duc de Buckingham; enfin le fruit d’un mariage secret de la même reine, devenue veuve, avec le cardinal Mazarin. C’est là un secret impénétrable. B.
masque scénique, prosdpeion, Persona , figure de bois, plus forte que nature , à l’usage des acteurs tragiques ou comiques chez les anc. Grecs et les anc. Romains, et dont ils se couvraient toute la tête comme d’un casque ,
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car elle avait une chevelure, et souvent une longue barbe. Les masques étaient enluminés, et leur physionomie représentait l’àge , le caractère , les sentiments exprimés dans le rôle de l’acteur; et, pour conserver cette vérité, souvent l'acteur en changeait plusieurs fois , d’une scène à l’autre. Le masque scénique est une invention grecque , inspirée par l’immense perspective des théâtres qui contenaient jusqu’à 30,000 spectateurs. Les acteurs étaient obligés de se grandir et de se grossir dans leurs costumes pour ne pas paraître des nains , et le masque servait à mettre la tête en proportion avec le reste du corps. Ce n’était pas un porte-voix, comme on le dit généralement; la très-courte distance des lèvres de l’homme à la bouche très-évasée du masque, ne permet pas d’admettre qu’il pût avoir cette vertu. D’ailleurs la voix humaine naturelle suffit à se faire entendre dans les vastes théâtres des anciens. 11 y avait le masque tragique et le masque comique , et, dans chaque genre , une très-grande variété. Le masque tragique exprimait la violence des passions , était exhaussé d'un haut toupet de cheveux , et avait la bouche béante et très-évasée ; le masque comique représentait souvent des types d’un grotesque outré. Dans l’un et l’autre genre , il y avait des masques d'hommes et des masques de femmes. — Autrefois, et encore pendant le xvme siècle, tous les danseurs, à l’Opéra de Paris, avaient des masques : ceux des tritons étaient vert et argent ; ceux des démons , couleur de feu et argent ; ceux des femmes , d’un brun noirâtre ; ceux des vents, bouffis, comme faisant des efforts pour souffler. C. D — y.
MASQUE LIER (Louis-Joseph) , graveur, né à Cisoing (Nord) en 1741, m. en 1811, fut un des premiers qui gravèrent à l’imitation du lavis. Parmi ses nombreuses productions , on distingue la magnifique Galerie de Florence, dont il dirigea l’entreprise, et dans laquelle il grava divers tableaux, statues, bas-reliefs ou camées. Masquelier fut aussi un habile et brillant graveur au burin.
MASSA (Nicolas), anatomiste vénitien , m. entre 1564 et 1569 , fut du nombre de ceux qui secouèrent le joug de l’autorité des anciens en anatomie. On a de lui , entre autres ou\ rages : Analomiœ liber inlroductorius , Venise, 1536, in-4°, où il annonce plusieurs découvertes sur les muscles et les veines. D — c
massa, v. du royaume d’Italie (Vénétiel, rive g. du Pô, prov. et à 35 kil. O. de Rovigo; 2,800 hab.
massa - ni - Carrara ou massa-ducale, v. forte du roy. d’Italie, autrefois dans le duché de Modène, sur le Frigido, à 92 kil. S. -O. de Modène, à 5 kil. de la Méditerranée ; 15,068 hab. Evêché sufiragant de Lueques. Cour d’appel. Collège de Barnabites. Beau palais ducal en marbre. Académie de sculpture et d’architecture. Comm. d’huiles, vins, fruits, soie. Aux environs, exploitation de marbres dits de Carrare. — Massa (Prov. de). V. Suppléai.
Massa-carkara (Duché de), anc Etat d’Italie, entre le duché de Toscane au N. et à l’E , la principauté de Lueques au S., et les Etats sardes à l’O.: 44 kil. sur 17 ; 30,000 hab. Formé du duché de Massa et de la principauté de Carrare, il appartint successivement aux familles Malaspina et Cibo, puis passa par mariage dans la maison de Modène en 1743. Après les campagnes du général Bonaparte en Italie , il fut compris dans le département du Crostolo. En 1806, on le donna à la princesse Elisa. En 1809, le grand juge Régnier reçut le titre de duc de Massa- Carrara. Eu 1814, Marie-Béalrix, héritière des maisons d’Este et de Cibo, recouvra la principauté, qui fit retour après elle, en 1H29, au duché de Modène jusqu'en 1859.
massa-lgmbarda, v. du roy. d’Italie, est située à 83 kil. S.-S.-E. de Ferrare, 28 kil. O. de Ravenne, et dans cette dernière province; 5,002 hab.
( massa-i.ubrense ou massa-di-sorrento, v. du ro d Italie (prov. de Naples), à 4 kil. S. -O. de Sorrente, si le golfe de Naples; 8,413 hab. Evêché suflragantde Soi rente. Ruines antiques.
mass v-di-makemma ou massa-maritttma, v. d’Italii prov. et à 40 kil. N. -O. de Grosseto, près des Maremmes 10,lél hab. Evêché. Cathédrale du ail* siècle. Autrefo on exploitait de l'argent aux environs.
MASSA CHUSE 1 PS , un des Etats-Unis de l’Amériqi du Nord, borné au N. par le Vermont et leNew-Hampshir a l O. par le New- York , au S. par le Connecticut et Khode-Island , à l’E. par l’océan Atlantique; entre 4
9nônn°,5f Iat' N > et 720 15’-75° 5Ü’ long O. Superf 20,000 loi. carr. ; 200 kil. de l’E. à l’O. , 10C du N. au : £>p 1,231,065 h. Ch.-l., Boston; v. princip., Charlestowi rittsburg , Lowell , Lynn. Il est borné à l’O. par les moi tagnes Vertes, et arrosé par le Connecticut, le Merrimacl la Concord, la Nashua. Climat sujet aux excès du chai
et du froid , mais généralement sec , beau et sain. Côtes basses, sablonneuses et marécageuses, parsemées d'iles; on y remarque les baies de Massachusetts, de Cap-Cod, de Barnstable, de Plymouth , etc. Sol médiocrement fertile, mais très-bien cultivé : céréales , coton , pommes de terre, sucre, tabac, etc. Les richesses minérales consistent en fer, plomb, ocre et pierres. 11 s’y fait une pêche plus active que dans aucun autre Etat de l’Union. Industrie importante : tissus de soie , de coton et de laine; teintureries, tanneries, verreries, chapellerie; 40,000 ouvriers sont employés à la confection des chaussures, et fabriquent chaque année pour une valeur de 180 millions de fr. Construction de navires. Cet Etat est divisé en 14 comtés. Le premier établissement y fut fondé à Plymouth par des puritains anglais, en 1620. C’est dans le Massachusetts que commença la révolution qui affranchit l’Amérique. Il se donna, en 1780, sa première constitution , revisée et modifiée en 1820 et en 1840. En 1783 , il abolit l’esclavage. En 1788, il adopta la constitution des Etats-Unis. En 1819, on en détacha le Maine. 11 est représenté au Congrès par 2 sénateurs et 10 membres de la Chambre des représentants. Le pouvoir exécutif est délégué à un gouverneur, élu pour un an par le peuple, qui lui adjoint un lieutenantgouverneur, et assisté d’un conseil de 9 membres nommés par l’assemblée générale. Celle-ci , exerçant la puissance législative, se compose d’un sénat de 40 membres, et d’une Chambre des représentants de 240 députés. Sénateurs et représentants sont nommés annuellement par le peuple, 'l’ont citoyen , âgé de 21 ans , résidant depuis un an dans l’Etat, et depuis 6 mois dans la localité où il veut voter, et payant impôt, est électeur. L’Etat a une Cour suprême, et chaque comté un tribunal. Tous les juges sont nommés par le gouverneur et révocables. Le Massachusetts forme aussi le ressort d’une Circuit-court de la Cour suprême des Etats-Unis. 11 pr.t son nom d’une tribu d’indiens voisine de Boston.
MASSADA, v. de la Judée, à l’E., et près de la mer Morte, dans la tribu de Juda. Hérode la fortifia. M. de Sauley en a retrouvé l’emplacement.
MAS^AFRA. v. du royaume d’Italie (Prov. de Lecee;, à 15 kil. N.-O. de Tarente; 10,000 hab. Belle eglise collégiale.
MASSAGA , v. de l’Inde ancienne , chez les Assacènes , au N. de Peucela , et au N.-O. de Taxila, fut saccagée par Alexandre. Auj. Achnayar ou Akora.
MASSAGÉTES, Massagetœ , peuple scythe qui habitait le littoral N.-E. de la mer Caspienne, vers l’iaxarte. Us se livraient à la pêche , à l’élève des bestiaux et des troupeaux. Ils tuaient, dit-on , leurs vieillards, pour se nourrir de leur chair. Cyrus ne put les soumettre ( V. Thomyris).
MASSARD (Jean), graveur au burin, né à Bellesme (Orne) en 1740, m. en 1822. Ses principaux ouvrages sont : la plus belle des Mères , d’après Van-Dyck ; la Dame bienfaisante , d’après Greuze; la Mort de Socrate, d’après David ; le Portrait de Louis XVI II, etc. Massard se distingue par la correction du dessin et un profond sentiment de la couleur. V. Massard, au Supplément,
MASSARIA ( Alexandre ) , médecin , né à Vicence en 1515 , m. en 1598 , étudia la médecine à Padoue , revint à Vicence, où il devint membre de l’Académie des Olympiques, fit des cours d’anatomie , se rendit à Venise , et y fit une grande fortune en pratiquant la médecine. En 1587, il remplaça Mercuriali comme professeur à l’université de Padoue. Il a contribué beaucoup à faire revivre la médecine grecque et les doctrines de Galien. On a de lui, entre autres ouvrages : Opéra medica , Lyon, 1634, in-fol. , et 1671, in- fol.; Practica medica, Trévise, 1606, in-fol., et Lyon, 1616 et 1622, in-4»; édition augmentée, Venise, 1618, in-4®. D — g.
MASSAT, ch.-l. de cant. (Ariége), arr. et à 25 kil. S.-E. de SMjirons, prés de l’Arac; 1,047 hab. Mines de fer. Elève et commerce de chevaux et de bestiaux.
MASSE, bâton à tête d’or ou d’argent, que des espèces d’huissiers ou appariteurs, nommés Massiers , portaient autrefois devant le roi, le chancelier, les cardinaux, quelques chapitres , et les quatre Facultés de l’Université de Paris. Auj. le conseil impérial de l’instruction publique, les recteurs et les doyens de Faculté, ont seuls des Massiers.
MASSÉ (Jean-Baptiste), graveur et peintre en miniature, né à Paris en 1687, m. en 1767, publia, sous le titre de Grande galerie de Versailles, une partie des tableaux de Lebrun. Parmi ses gravures, on cite encore le portrait de Marie de Médicis d’après Rubens.
MASSELIN ( Jean ) , official de Rouen, député de sa province aux Etats-Généraux de Tours , en 1484 , écrivit la
MAS
— 1744 — MAS
relation des travaux de cette assemblée. Elle a été publiée et traduite par A. Bernier, dans la Collection de documents inédits sut l’histoire de France, in-4*.
MASSENA (André), grand général, né à Nice en 1758, d’un marchand de vin, m. en 1817, s'engagea comme mousse, tit deux voyages au long cours; entré ensuite dans le régiment Royal-Italien, il se vit arrêté dans les grades inférieurs par le défaut de naissance, et se retira après 14 ans de service. La Révolution abaissa pour lui les barrières : chef de bataillon en 1792, général de brigade en 1793, général de division la même année, tour à tour à l’armée du Var et à celle d’Italie, il battit les ennemis à Cairo, à Loano, décida la victoire de Rivoli , 1797, et reçut de Bonaparte le surnom d 'Enfant chéri de la victoire. Envoyé à Rome pour succéder à Berthier, il fut mal accueilli des soldats, qui l’accusaient de dilapidation , et se retira pour éviter l’effusion du sang. Bientôt après, commandant en chef toute la frontière de l’Est, il se porta au-devant de la coalition, arrêta l’archiduc Charles, et détruisit l’armée russe devant Zurich, le 25 septemb. 1799. Passant à l’armée d ltalie, il occupa longtemps Mêlas sous les murs de Gênes, où, bloqué étroitement par une armée nombreuse, il fit une défense célèbre, et ne capitula que réduit par la famine, et après avoir perdu les deux tiers de sa garnison. Lorsque Bonaparte quitta l'Italie, ce fut à lui qu’il remit le commandement de l’armée Mas séna n’approuva point le 18 brumaire, et fit de l'opposition dans le Corps-Législatif. Napoléon Ie' le nomma cependant maréchal d’Empire en 1804, et lui confia, en 1805, le commandement de l’armée d’Italie, avec laquelle il vainquit à Caldiero, à Vicence, sur la Brenta; en 1806, il fit la conquête de Naples, et prit l’imprenable Gaëte ; en 1807, il contint les Russes en Pologne, et reçut le titre de duc de Rivoli. Il contribua puissamment aux succès de la campagne d’Allemagne en 1809, et se montra aussi admirable par l'activité que par le courage et le sang-froid, àEssling, à Wagram , et dans la poursuite de l’archiduc Charles. Nommé prince d’Essling, parce qu'il avait décidé la victoire A la bataille de ce nom, il prit un peu de repos, et fut envoyé en Portugal, 1810, où il lutta avec des forces trèsinférieures contre Wellington et contre le mauvais vouloir des généraux français. Les 3 etô mai 1811, il combattit les Anglais à Fueutès d’Ofioro, et rentra en France. Napoléon, mécontent, le laissa sans emploi, et, après Leipzig, lui donna seulement le commandement de la 8e division militaire. Louis XVIII l’y maintint. Masséna, quoiqu’il se fût tenu à l’écart pendant les Cent-Jours, fut obligé de publier un Mémoire pour répondre aux calomnies de ses ennemis après la 2° Restauration. Ce grand homme de guerre devait plus à la nature qu’à l’éducation. Napoléon disait de lui que le bruit du canon éclaircissait ses idées, lui donnait de l’esprit, de la pénétration et de la gaieté; que son caractère distinctif était l’opiniâtreté, et que jamais ii ne -e décourageait. On a de lui des Mémoires, qui ont été rédigés et publiés par le général Koch. Paris, 1849-50, 7 vol. in-8° et atlas. J. T.
M ASSERAH , v. de Nigritie, dans le Bournou, à 130 ldi. de Non Ici : 20.000 hab.
MASSEBANO, v. du roy. d’Italie, province et à 33 kil. N.- O. de Novare; 3,600 hab. Autrefois ch.-l. d’une principauté de même nom.
MASSÊSYLIENS , anc. peuple de l’Afrique septentrionale, dans la Numidie, entre les Massyliens à l’E. et la Mauritanie à l’O.Ch-1. Cirllia.
MASSEUBE, Belsinum, ch.-l. de cant. (Gers), arr. et à 20 kil. S.- E. de Mirande, sur la rive g. du Gers;
l, 212 hab. Connu, de mulets.
MASSEVAUX, en allemand Masmunster, ch.-l. de cant.
( H. -Rhin), arr. et à 21 kil. N.-N.-E. de Belfort, sur la DoUec. 2,728 hab. Filature et tissus de coton; fonderie, haut fourneau. — Erigé en ville en 1217. Il y avait une riche abbaye de ehanoinesses augustines.
MA'SlAC, ch.-l. de cant. (Cantal), arr. et à 38 kil. N. de Sl-ï lotir, sur l’Alagnon; 1 ;234 hab. Beau château. Fabr. dj toiles.
MASSIERS. K. Masse.
MAS3 EU (Guillaume), littérateur, né à Caen en 1665,
m. en 1722, entra fort jeune dans l’ordre des Jésuites, en sortit bientôt pour se livrer exclusivement aux lettres, devint professeur de langue grecque au Collège de France vers 1710, et membre de l’Académie Française en 1714.
Il fit aussi partie de l’Académie des Inscriptions, dont le recueil contient de lui plusieurs Dissertations. Une Histoire de In poésie 'runçaise, qu’il publia en 1734, 1 vol. in-12, eut une réputation imméritée ; elle est remplie d’inexactitudes. B.
MASSILIE , Ma ss ilia, v. de la Gaule (Narbonaise IIe). Auj. Marseille. ‘
MASSILLARGUES. V. Marsillargues.
MASSILLON ( Jean-Baptiste l, prédicateur célèbre , né à Hyères le 24 juin 1663, m. le 18 sept. 1742, fit de brillantes études chez les oratoriens de sa ville natale, et entra dans leur congrégation en 1681. Malgré la réussite de ses premiers essais, il ne se croyait pas né pour la chaire évangélique : mais , après avoir entendu quelques-uns de ses panégyriques, ses supérieurs le destinèrent à la prédication. Massillon voulut encore s’enfermer dans le monastère de Sept-Fonts; le cardinal de Noailles l’en fit sortir. Après avoir enseigné les belles-lettres et la théologie à Pézénas, à Montbrison, à Vienne, le jeune oratorien fut appelé à Paris, en 1696, pour y diriger le séminaire de Sl-Magloire. Chargé d une mission à Montpellier, en 1698, il obtint beaucoup de succès. L'année suivante, il prêcha avec éclat le Carême dans l’église de l’Oratoire à Paris, et l’Avent à Versailles. Après l’avoir suivi, Louis XIV lui dit: « Mon père, j’ai entendu plusieurs grands orateurs, j’en ai été content; pour vous, toutes les fois que je vous entends, je suis très-mécontent de moi-même. » Cependant , à la suite d’un nouveau carême prêché à la cour, Massillon ne fut plus invité à reparaître dans la chaire. En 1709, il prononça l’oraison funèbre du prince de Conti; en 1710, celle du dauphin; en 1715, celle du roi lui-même. Il composa en six semaines les 10 sermons connus sous le nom de Petit-Carême, et qui furent prononcés en 1717 devant le jeune Louis XV. Cette même année, le Régent le nomma à l’évêché de Clermont, et dut payer les bulles du nouveau prélat , trop pauvre pour suffire à cette dépense. Eu 1719, Massillon fut reçu à l’Académie Française. Le reste de sa vie fut consacré à la prédication, aux devoirs de l’épiscopat, à l’enseignement religieux, et à la pratique de la charité. On a prétendu, sans toutefois le prouver, qu’il avait adressé au cardinal Fleury des réclamations très-vives contre l’injustice de la guerre de 1741 ; mais on connaît sa lettre au ministre , relativement à l’excès des impôts qui pesaient sur l’Auvergne, et qu’il parvint à faire réduire. Malheureusement , il n’eut pas, comme l’archevêque de Paris, la force d’opposer aux prétentions de Dubois un inflexible refus. La ville d'Hyères lui a élevé une statue en 1817. — On a dit que Massillon était le Racine de la chaire : son éloquence, pleine d’onction et de tendresse, entraîne les cœurs avec une douce puissance; elle plaît et charme, alors mêmf quelle nous offre le tableau de nos vices. Aucun orateur ne sait mieux que lui prêcher une religion d’amour : il ne s’adresse pas au raisonnement , comme Bourdaloue ; il va droit à l'âme, la remue, la pénètre, et sonde les replis cachés où s’abritent les passions. Sans cesser d’être religieuse, sa parole a surtout une tendance moraliste “t philosophique. Son style, élégant et facile, unit toujours une noble simplicité et une parfaite harmonie. Le Petit-Carême , qui traite des devoirs des grands, est le plus populaire des ouvrages de Massillon; Voltaire l’avait constamment sous les yeux, et le regardait comme un des meilleurs modèles d’éloquence : l’abbé Maury élève pourtant bien au-dessus le Grand-Carême et I ’Avent. Dans les Sermons de Massillon, au nombre de près de 100, et parmi lesquels on distingue celui sur l’Jtimdne, et celui sur le Petit nombre des élus, les beautés sont d'un ordre supérieur; mais on peut y reprendre une trop grande abondance de paroles; l’auteur pousse la richesse jusqu’au luxe, et quelques-uns de ses chefs-d'œuvre auraient pu gagner à être plus courts ; mais la grâce exquise de l’ensemble fait aisément oublier ce défaut. Un doit encore à Massillon des Panégyriques de saints, des Conférences ecclésiastiques, pleines de vérité et d’onction tout ensemble, des Paraphrases de Psaumes, des Discours synodaux et des Mandements d’une élégance simple et naturelle. Ses Œuvres complètes ont été publiées par son neveu , 1745-48 ; par Renouard , Paris, 1810, 13 vol. in-8»; par Beaueé, 1817,4 vol. in-8°; par Méquignon, 1818, 15 vol. in-12. Renouard a donné des Morceaux choisis de Massillon, 1812, et Taharand , une édition des OEuvres choisies, 1824, 6 vol. in-H». En 1729, on publia, sous le nom de Massillon , des Maximes sur le ministère de la chaire ; elles sont du P. Gaichiés. V. l'Eloge de Massillon par Datembert. A. R.
MASSINISSA. V. Masinissa.
MASSIQUE iMont). Petite chaîne de collines qui séparait la Campanie du Latium , an N. de Mondragotie. Elle contenait plusieurs vignobles renommés, qui étaient des variétés du Falerne. Le mont s’appelle auj. Massico, près de Gli Bagnoli. Le vignoble de Massique était sur le penchant du mont Gaurus (F. ce mot). Ses vius étaient très-doux.
MAS
MAT
MASSIVA, prince numide. F. JuGunrîTA..
MASSON I Jean-Papire) , historien et critique, né à S{- Germain-Laval (Forez), en 1544, m. en 1611, a laissé : Annali’im libri IV, quibus res qestæ Francorum explicantur , Paris, 1577, 1598, >V-4°; Noliliœ Episcopatuum Galliœ , ibid., 1606, 1810, in-8°; Descriplio fluminum Galliœ, ibid., 1618, in-12, 1685, in-8°; Historia calamilalum Galliœ, écrit inséré dans le t. Ier des Francorum scriptores de Duchesne ; des éditions des Lettres de Gerbert, et des OEuvres de Loup et d'Agobard, etc.
masson (Antoine), célèbre graveur au burin, né en 1635 à Louri, près d’Orléans, m. en 1700. Ses chefsd’œuvre sont : les Pèlerins d'Emmaüs , d’après le Titien ; le fiepos en Eijypte, d’après Mignard ; et l’Assomption , d’après Rubens.
masson (Jean), ministre protestant, né vers 1680, m. vers 1750, a écrit, avec son frère Samuel et son cousin Philippe, une Histoire critique de la lit-publique des lettres, Utrecht, Amsterdam, 1712-18, 15 vol. in-12. On lui doit encore: des Vies d'Horace, Leyde, 1708, in-8°; d'Ovide, Amst., 1708, in-8°; de Pline le jeune, ibid., 1709, in-8°, toutes en latin; Jani templum reseratum , seu trartatus chronologico-hisloricus, Amst., 1700, in-8° ; quelques opuscules sur les inscriptions et les médailles, etc.
masson de morvilliers ( Nicolas), littérateur, né vers 1740 à Morviiliers (Lorraine), m. en 1789, fut d’abord avocat au parlement de Paris, puis secrétaire du duc d'Harcourt, gouverneur-général de la Normandie. On a de lui : Abret/é de la géographie de la France , Paris, 1774, 2 vol. in-12 ; — de l' Italie, 1774, in-12; — de l’ Espagne et du Portugal, 1776, in-12. Il devint l’un des collaborateurs de YEncycloédie méthodique et du Dictionnaire de la Géographie moderne.
1 donna, quelques mois avant sa mort, des OEuvres mêlées, en vers et en prose, 1789, 1 vol. in-8°.
masson | François), statuaire, nê en 1745, en Normandie, m. en 1807, élève de G. Coustou, exécuta la belle fontaine qui est sur la place de l’évêché à Noyon, et décora le palais du gouvernement à Metz. Pendant la Révolution, il fit les bustes des personnages marquants de l’Assemblée constituante. 11 composa un groupe allégorique du Dévouement à la patrie, qui resta longtemps sous le péristyle du Panthéon. Sur la demande du conseil des Anciens, il éleva un monument à J.-J. Rousseau. On lui doit encore des statues de Périelès, de Cicéron, et du général Oaffurelli, les bustes de Kléber et de Lannes, et le tombeau de Vauban dans l’église des Invalides de Paris. Masson a de la grâce et de la vigueur, et rend la nature avec beaucoup d’esprit, de finesse et d’exactitude. B.
masson I Charles-François-Philibert), littérateur, né à Blamont | Franche-Comté | en 1762, m. en 18D7, entra au service de la Russie, en 1786, parvint jusqu’au grade de major en second dans l’un des régiments de la garde impériale, épousa une noble russe, et jouit de la faveur de Catherine IL Disgracié à l’avènement de Paul 1er, il revint en France, 1799, et fut nommé secrétaire-général de la préfecture de Rhin-et-Moselle. Il était de l’Institut de France, de celui de Milan, de l’Académie celtique, etc. On a de lui : Cours mémorial de géographie, S1 Pétersbourg, 1789, 1790, in-8°; Elmine, ou la Fleur qui ne se / létrit jamais, conte moral, composé pour la princesse Wilhehnine de Courtaude, Berlin, 1790, in-8°; Mémoires secrets sur la llusste, Amsterdam ( Paris i, 1800-1H03, 4 vol. in-8°; les Helvétiens, poëme en 10 chants, dont le sujet est la lutte des Suisses contre Charles le Téméraire, Paris, 1800, iu-12 ; la Nouvelle Astrée, roman, Paris, 1802, etc.
MASSORKTES (de l'hébreu massora, tradition), nom donné aux docteurs juifs qui ont imaginé les points-voyelles pour fixer, d'après les manuscrits et la tradition orale, la leçon du texte sacré.
MASSOUAH, ville et principal port de commerce de l’Ahyssinio, sur le golfe Arabique, dans une peüte île, par 37» 17" long. E., et 15° 34’ lat. N.; 5,000 liai». Entrepôt des marchandises européennes venant de Djiddah, et des produits asiatiques importés par Moka et Maseate. Consul français. Elle appartient à l’Egypte depuis 1867. MASSOI RE (la) V. Mansoürah.
MASSOYIA , nom latin de la Mazovie.
MASSYLJENS, peuple de l’Afrique septentrionale, dans la Numidie, à l'E. des Massésy liens.
MASSUET (Pierre), littérateur, né à Mouzon-sur-Meuse en 1698, m. en 1776, entra chez les Bénédictins de Sl-Vincent à Metz, quitta bientôt son couvent, se retira en Hollande, où il embrassa le protestantisme, et étudia la médecinesous Boerhaave. On ade lui, entre autres ouvrages : 1 Histoire des rois de Pologne, Amst., 1733, 3 vol. iu-12; I Histoire de la guerre présente, ibid., 1735, in-12; Histoire de {
la dernière guerre, avec la Vie du prince Eugène de Savoie, ibid., 1736-37, 5 vol. in-12; Histoire de l’ empereur Charles VI ibid., 1742, 2 vol. in-12; Table générale des matières contenues dans l'Histoire et les Mémoires de V Academie des sciences, de 1699 à 1734, ibid., 1741, in-4°, ou 4 vol. in-12. Il fut le principal rédacteur de la Bibliothèque raisonnée des ouvrages des savants de l’Europe, Amsterdam, 1728-53, 52 vol. in-12.
MASTIGOPHOUES, c.- à- à. porte-fouet, officiers chargés de réprimer les infractions aux règlements dans les jeux publics de Pane. Grèce.
MASTRE (la), ch.-l. de cant. ( Ardèche), arr. et à 30 kil. S -O. deTournon ; 1,290 hab. Eglise calviniste. Comm. de châtaignes; filature de soie.
MASULIPATAM, v. forte de l’Hindoustan anglais, dans la présidence et à 335 kil. N.-N.-E. de Madras, dans les Circars du Nord , bon port sur le golfe du Bengale , à l'embouchure de la Krischna ; par 16° 10’ lat. N. et 78° 55’ long. E.; 80,000 hab. Renommée par la belle couleur, la finesse et le brillant de ses toiles peintes, dites Chinlz. Manuf. célèbre de coton. — Prise et fortifiée par les Français, 1751, qui l’occupèrent jusqu’en 1759, où elle passa aux Anglais.
MASUKIUS SABINUS. V. Sabinus.
MATAMORAS, v. du Mexique, sur la rive dr. et à 60 kil, de l'embouchure du Kio-Grande, ch.-l. du dépaitement de son nom, dans la division militaire de Mon eiey. Les armées des Etats-Unis y défirent les Mexicains, le 7 mai 1846.
MATAN,v. de Vile Bornéo, à l’O. , capitale d’un royaume de son nom, et sur la rivière Matan, à 900 kil. S -O. de Bornéo: 10,000 hab. — Le roi de Matan est vassal des Hollandais.
MATANZAS, v. sur la côte N. de l’ile de Cuba, à 80 kil. E. de la Havane ; 25,000 hab. Principal port de l’ile après la Havane. Grande exportation de sucre, mélasse et café. Chemin de fer pour Cardenas. — Victoire navale des Hollandais sur les Portugais en vue de cette ville, eu 1627.
MATAPAN (Cap), anc. Tœnarium promontorium , dans le royaume de Grèce, à l’extrémité méridionale de l’Europe, à la pointe S. de la Morée ; par 36» 22’ 58” lat. N. et 20« 8’ 53” long. E.
MATAREM (Empire de), anc. Etat de l’ile de Java. Les Hollandais, qui le soumirent, l’ont divisé, depuis 1775, en 2 provinces, Matarein ou Sourakarta, et Djokjokarta.
MATARIËH, vge de la Basse-Egypte, à 10 kil. N.-N.-E. du Caire, près des ruines de l’anc. On ou Héliopolis, qui donna son nom à la bataille où Kléber défit les Turcs, le 20 mars 1800.
MATARO, anc. Fœnicularia? v. d’Espagne (Catalogne), prov. et à 27 kil. N.-E. de Barcelone, port sur la Méditerranée. Construction de navires. Récolte de vins rouges; fabr. d’eaux-de-vie, toile à voiles, soieries, bonneterie, verre, dentelles, savon. Export, de sel, vin, huile, eau-devie, etc. Pop. de la commune: 10,660 hab.
MATCHERRY ou MEWAT, principauté de l’Inde médiate anglaise, dans l’O. de l’ane. Agra; ch -1. Alvar. Les habitants en sont sauvages et pillards.
MATELICA, v. du roy. d’Italie, province et à 35 kil. O. -S. -O. de Maeerata, sur la rive droite du San-Angelo ; 8,065 hab. Fabr. de lainages et draps communs.
MATELI.ES (les), ch.-l. de cant. (Hérault), arr. et à 17 kil. N. -N. -O. de Montpellier; 361 hab.
MATELOT, en termes de marine, signifie un novice (F. ce mol) âgé de 18 ans révolus, qui a été définitivement porté sur les matricides de l’inscription maritime (F. c« mol), comme ayant accompli une des quatre conditions suivantes: deux voyages au long cours; 18 mois de navigation quelconque, u m compris la petite pêche ni la navigation intérieure; 2 ans de navigation intérieure ou de petite pêche, constatés par 24 mois d’inscription sur un rôle d'équipage ; 2 ans de pêche faite aux filets, quoique n’employant |ias d’embarcations.
MATEO (SAN-), vge d’Espagne (Castellon), à 20 kil. N.-O de Peni-eol.i; 3,3 >0 hab. Oh croit que c'est l’anc. Indihilis, que d’aures placent à Xert.
MATERA, Mateola, v du royaume d’Italie, province et à 68 kil. E. de Potenza, sur la rive dr. de la Gravina; 14,298 hab. Archevêché. Belle cathédrale.
MATERNUS (Firmicus). F. Firmiccs.
MATHA, eh-l. de cant. (Charente-Iufér.), arr. et à 18 kil. S.-E. de Sl-Jean-d’Angély ; 1,433 hab. Eglise trèsancienne. Eau-de-vie estimée.
mxtha (S1 Jean de). F. jean de matha.
MATUAN, prêtre apostat, sacrificateur de Baal etcon-
MAT
MAT
seiller d’Athalie, fut tué par l’ordre du grand-prêtre Joad ou Joïada, l’an 876 av. J.-C.
MATHATH1AS, Juif, père des Machabées, et le 1er de la race des Asmonéens, m. vers 166 a v. J.-C., se rendit célèbre pendant la persécution d’Antiochus Epiphane. Après la prise de Jérusalem , il se retira dans la ville de Modin , où il était né : ses quatre fils l’y accompagnèrent. Les officiers d’Antiochus ayant voulu forcer les habitants à sacrifier aux idoles, Mathathias déclara publiquement qu’il n’obéirait jamais, et tua même uu Israélite qui se laissait intimider. Il s’enfuit alors sur les montagnes, forma un corps d’armée, parcourut le pays, détruisit les autels des faux dieux, et rétablit le culte du Seigneur. Sentant que sa fin approchait, il donna pour chef à ses troupes son fils Judas.
MATHÉMATICIENS, devins romains. T. Devins.
MATHES (les), vge ( Charente-Infér.), arr. et à 18 kil. S.-S.-0.deMarennes;687 hab. LouisdeLaRoehejacquelein y périt à la tête des Vendéens, en 1815.
MATHIAS (Saint), disciple de J.-C., fut, après l’Ascension , choisi par les apôtres pour prendre la place de Judas Iscariote. On croit qu'il prêcha l'Evangile en Cappadoce, et qu’il souffrit le martyre en Colchide. Fête, le 24 février. On a sous son nom un Evangile et un Livre des traditions, considérés comme apocryphes.
mathias , empereur d’Allemagne, 1612-19, 4e fils de l’empereur Maximilien II , né en 1557. Au commencement de l’insurrection des Pays-Bas, 1577, il se mit à la tête du gouvernement; mais en 1580 il se retira, et obtint le pardon de Philippe II. Après la mort de son frère Ernest, 1595, il fut nommé par l’empereur Rodolphe II , son frère aîné, gouverneur de l’archiduché d’Autriche. 11 combattit plus tard les Hongrois insurgés , qui avaient appelé à leur secours les Turcs. Le traité de Vienne, 1606, termina cette lutte. Peu à peu Mathias avait su amener son frère à lui céder la Moravie, l’Autriche en dessus et en dessous de l’Ens , la Hongrie , ainsi que le droit de succession future en Bohême. Les Bohémiens s’étant révoltés, il soutint d’abord la cause de l’empereur; mai? bientôt il se tourna contre lui , et le força de lui abandonner la Bohême, la Silésie et la Lusace, 1611. A la mort de Rodolphe, 1612, Mathias fut élu empereur. Sous son régne, les luttes religieuses s’étendirent de plus eu plus. Les deux grands partis de la Ligue catholique et de l’Union évangélique osèrent même désobéir au décret de dissolution qu’il rendit contre eux en 1617. La persécution qu'il exerça à l’égard des protestants de la Bohême amena l’insurrection de Prague, 1618 , signal de la guerre de Trente Ans. Ce fut à l’origine de cette guerre que Mathias mourut, 1619. Il eut pour successeur son cousin Ferdinand II. E. S.