MARTIN GUERRE. V. GUERRE
Martin (Jean-Blaise) , célèbre chanteur et acteur de l’Opéra-Comique , né à Paris en 1767 , m. en 1837 , eut dès sa jeunesse une belle voix de soprano , mais s’adonna à la musique instrumentale , et devint assez fort violon. Plus tard , sa voix étant devenue plus belle , on lui conseilla d'entrer au théâtre, et il débuta en 1788 an théâtre Feydeau avec le plus brillant succès. Il devint en peu de temps aussi habile comédien que chanteur distingué, et eut l’honneur de donner son nom à son emploi , qui était celui des comiques, et particulièrement des valets. Sa voix de baryton était merveilleusement souple et étendue. Martin quitta la scène en 1K22, et y rentra pendant quelque temps de 1830 À 1833. Il avait beaucoup de verve, de la tenue et de la distinction. Ses principaux rôles étaient dans Gulistan , Picaros et Diéyo , l’iralo, Lulli et Quinault , Ma tante Aurore , Jean de Paris , le Nouveau seigneur de village , les Voitures versées , le Mailre de chapelle , etc.
Martin I Aimé) , littérateur, né à Lyon en 1786, m. en 1847 , vint de bonne heure à Paris , fit un cours d’histoire littéraire à l’Athénée en 1813, fut attaché en 1814 au Journal des Débats, devint secrétaire-rédacteur de la Chambre des députés en 1815 , succéda à Andrieux comme professeur de belles-lettres à l’Ecole polytechnique , et fut , en dernier lieu, un des conservateurs de la bibliothèque S,e-Geneviève à Paris. Elève et ami de Bernardin de St-Pierre,
11 épousa sa veuve et adopta sa fille. On a de lui : Lettres à Sophie sur la physique, la chimie et l'histoire naturelle, 1810 ; l’Education des mères de famille, 1834, ouvrage couronne par l'Institut; une édition des Œuvres de Bernardin du St-Pierre, avec un Essai sur sa vie et ses ouvrages, 1817-19,
12 vol. in-8°; des éditions annotées de Racine, de La Rochefoucauld, de Molière, et du Traité de l'existence de Dieu de Fénelon.
Martin (John) , peintre anglais, né en 1789 àPIaydon- Bridge , près de Hexham , m. en 1854, travailla d’abord, chez un carrossier de Newcastle, à l’ornementation des panneaux de voiture , vint à Londres en 1806 , et étudia sous Charles Musso , peintre en émail. Sa première toile importante , Sadalc à la recherche du fleuve d'Oubli , n’eut que peu de succès; mais il se fit une immense réputation par les tableaux suivants : la Chute de Babylone , 1819; le Eestin de Ballliasur, 1821; la Destruction d' Herculanum , 1822; les Sept plaies , 1823; la Création, 1824; le Déluge, 1826; la Chute de Ninive, 1828. La hardiesse des conceptions de Martin l’a fait comparer par ses admirateurs à Michel- Ange ; il était surtout habile à produire ce vague et ce fantastique qui excitent l’imagination ; il tenait avant tout à la puissance des images , à la magie des contrastes; mais il visa trop à l’effet, et ne sut quimparfaitement employer la couleur. 11 a gravé lui-même, et avec une grande supériorité , ses principales compositions ; on lui doit aussi de belles illustrations des CEu\res de Shakspeare et de Milton. Il consacra des sommes considérables a réaliser des projets d’assainissement de la Tamise, de drainage , de ventilation des mines, et autres idées utiles et philanthropiques. B.
Martin (saint-) , ile de l’archipel des Retites-Antilles, à 233 kil. N.-N.-O. de la Guade’oupe; par 18° 5’ 3" Int. N. et 65° 23' 25" long. O.; 22 kil. sur 14. Côtes bien découpées, bons mouillages. Sol pierreux, où l’on cultive la canne à sucre, le ci ton et le tabac. Produet. de r um. Salines. Elle est partagée, depuis 1648, entre les Hollandais qui ont le S., 2,800 hali., ch.-l. Philipsbourg, et les Français, qui ont le N., 2,941 hab., ch.-l. Le Marigot.
mautin-d’auxigny (saint-), ch.-l. de cant. (Cher), arr. et à 19 kil. N. de Bourges; 891 hab. Commerce defruits
mautin-de-boschurvili.e (saint-), vge (Seine-Infér ), arr. et à 12 kil. O. de Rouen, sur la rive dr. de la Seine; 1,000 hab. Très-curieuse église romane , reste d’uue abbaye de bénédictins.
MARTIN-CHATEAU (saint-) , vge (Creuse) , arr. et à 11 kil. S.-S.-E. de Bourganeuf; 1,300 hab. L’église contient de curieuses peintures.
martin-de-londres ( Saint— ), ch.-l. decant. (Hérault), arr. et à 28 kil. N.-N.-O. de Montpellier ; 887 hab. Fabri de bas de soie.
martin-de-ré (saint-), ch.-l. de cant. (Charente- Inférieure), dans Pile de Ré, port sur l’Océan et place forte de 3® classe, arr. et à 20 kil. N.- O. de La Rochelle; 1,979 hab. Il se forma autour d’un monastère bénédictin fondé en 735 par Eudes d’Aquitaine. Comm, d’eaux-devie, vinaigre, chanvre, sel. Chantiers de construction, corderies, corroieries. Pêche de la morue. Assiégé vainement par les Anglais en 1628; fortifié par Vauhan en 1681.
MA RT1N-DE-SEIGNAUX (SAINT-), Vge, cll.-l. de Canton (Landes), arr. et à 38 kil. S.-O. de Dax; 1,715 hab. Aux environs, mines de houille.
Martin d’uriage (saint-), vge (Isère), arrond. et à 16 kil. S. -E. de Grenoble; 212 hab. Eaux minérales (+ 21° centig.) sulfureuses; établissement de bains trèsfréquenté. Ces eaux furent connues des Romains; antiquités.
martin-de-vauamas (saint-), ch.-l. de canton (Ardèche), arr. et à 55 kil. S.-O. de Tournon, au confinent de la Dorne et de l’Erieux; 678 hab. Beaux pâturages. Mines de houille.
ma rtin-de-va ugagues (saint-), gros bourg (Gard), arr. et à 5 kil. N. d’Alais; 543 hab.
MAR I ÎN-D’OI.IVET (SAINT-). V. Ol.IVET.
martin-en-uresse (saint-), ch.-l. de cant. (Saôneet- Loire), arr. et à 17 kil. E. de Châlou-sur-Saône; 610 hab.
martin-Ès-vignes (saint-), brg (Anbe), jadis arr. et à 1 kil. E. de Troyes, y est aujourd’hui annexé. Eglise avec beau portail et vitraux. Petit séminaire. Fabr. de bonneterie.
MAKfix-i, a-pi, aine (saint-), vge (Loire), arr. et à 30 kil. N. -E. de Si-Etienne; 1,095 hab. Fabr. de quincaillerie. Mines de plomb aux environs.
martin-v almeroux (saint-), vge (Cantal), arr. et à
16 kil. S.-E. de Mauriac; 1,518 hab. Eaux minérales.