MATHIEU DE DOMBASLE. V. DOMBASLE
Mathieu d’édesse , historien arménien du xne siècle, m'. en 1144, est célèbre par une Histoire d’Arménie, de Tan
952 à 1132, très-estîmée pour son exactitude, et intéressante pour l’histoire des Croisades. Elle a été continuée jusqu’en 1336 par son élève Grégoire Yéretz. Un extrait de cet ouvrage a été publié en français par M. E. Dulaurier, Paris, 1850. C — a.
Mathieu paris ( Parisius ou Parisicnsis) , moine bénédictin de l’abbaye de S‘-Albans au diocèse de Lincoln , né vers 1197, m. en 1259, a écrit une Chronique universelle, dont la lre partie a été publiée en tête de celle de Mathieu de Westminster, et dont la 2e, qui porte son nom , renferme l'histoire de la Grande-Bretagne depuis 1066 jusqu’à 1259. La portion de cette histoire correspondante aux XIe et xil® siècles, n’est guère qu’une compilation de chroniques antérieures, et, de 1200 à 1235, Mathieu Paris a copié les Annales rédigées par Roger de Wendover, comme lui historiographe de Sl-Albans ; le reste lui appartient exclusivement. L’ouvrage de Mathieu Paris jouit d’une réputation justement fondée sur la sincérité de son témoignage et sur l’importance des actes officiels qu’il a insérés dans son récit. Chargé de missions délicates en France et en Norvège, le moine de Sl-Albans fut en rapports intimes avec les plus illustres personnages de son temps et de son pays. Il a donné 1 son livre le titre d'Historia major Anglorum , pour le distinguer de l’abrégé qu’il en fit postérieurement ( Ilistoria minor) ; cet abrégé, encore inédit, dont le mss. autographe est enrichi de miniatures et de cartes géographiques, est précieusement conservé au Brilish Muséum. V Historia major, continuée jusqu’en 1273 par Guill. Rishanger, a eu plusieurs éditions; la meilleure, celle de Wats, publiée à Londres en 1640, a été réimprimée à Paris en 1644, et c’est ce texte qui a été suivi par M. Hnillard-Bréholles dans sa traduction de la Grande- Chronique, Paris, 1840-1841, 9 vol. in-8°, avec une introduction par le duc de Luynes. Mathieu Paris a écrit aussi la Vie des deux Offa, celle de S1 Edmond, et la biographie des 23 abbés de Sl-Albans. H. B.
Mathieu de Vendôme , abbé de S‘-Denis en 1259, fut régent du royaume de France pendant la 2e croisade de S* Louis, devint le principal ministre de Philippe III le Hardi , et mourut en 1286.
Mathieu de Westminster, nom supposé d’un chroniqueur anglais, auteur des Flores historiarum, histoire du monde, et surtout de l’Angleterre, depuis la création jusqu’en 1307. La fin doit être attribuée à des continuateurs. Il a travaillé d’après des chroniques anglo-saxonnes auj. perdues.
Mathieu (saint-), île d’Afrique, dans l’océan Atlantique, à 800 kil. du cap des Palmes, par 1° 25’ lat. N., et 6® 10’ long. O. Auj. déserte, elle eut jadis un établissement portugais.
Mathieu (saint-), île de la mer de Behring, au S.-E. de celle de S’-Laurent; 65 kil. sur 30. Elle appartient eux Etats-Unis, qui l’ont achetée des Russes en 1867.
Mathieu ( Pointe saint-), dite aussi cap Finistère, cap de France, à l’extrémité O. de la Bretagne; par 48® 19’ 49” lat. N., et 7® 6’ 33” long. O.
Mathieu (saint-), ch.-l. de cant. ( Haute -Vienne), arr. et à 16 kil. S.-S.-O. de Rochechouart , sur la Tardoire; 348 hab. Forges.
MATHILDE (Sainte) , reine de Germanie, épouse de Henri 1er l’Oiseleur, veuve en 936, eut à souffrir diverses persécutions de la part de ses fils, Othon et Henri; elle fonda plusieurs monastères, entre autres celui de Quedlimboursr, où elle mourut, 968. Fête , le 14 mars.
Mathilde (Sainte), reine d’Angleterre, fille de Malcolm, roi d’Ecosse, et deSle Marguerite, épousa, en 1100, Henri Ier d’Angleterre, et fonda à Londres les hôpitaux du Christ et de SMJilles; elle mourut en 1118. Fête, le 30 avril.
MATniLDE, fille de Baudouin V, comte de Flandre, et d’Adèle de France, fille du roi Robert, épousa en 1054 le duc de Normandie, Guillaume le Bâtard, qui devint roi d’Angleterre, et eut de lui onze enfants, dont les plus connus sont Robert Courte-IIeuse , Guillaume le Roux , et Henri Beauclerc. Elle fonda l’Abbaye-aux-Dames à Caen, et mourut en 1083. On lui attribue la célèbre tapisserie de Bayeux ( V. ce mot).
Mathilde, reine d’Angleterre, née vers le commencement du xne siècle, de Henri Ier, morte en 1 149, fut mariee en 1121 à Henri V, empereur d’Allemagne. Veuve en 1125, elle épousa, en 1127, le comte d’Anjou, Geoffroy Plantagenet. A la mort de son père Henri Ier, 1135, qui l’institua son héritière, elle eut à défendre sa couronne contre Etienne de Blois, neveu du roi défunt. D’abord obligée de fuir, elle rentra en Angleterre, vainquit à son tour son compétiteur, et se fit couronner eu
MAT
— 1747 — MAT
1141 . Son caractère altier lui fit perdre encore une fois le trône ; elle chercha à le reconquérir, tant qu’elle eut l’appui de son frère naturel, le comte de Glocester; mais ce prince étant mort en 1147 , elle repassa en France , où elle mourut , laissant de son second mariage un fils , Henri II , qui fut roi d'Angleterre en 1154.
Mathilde ( la. grande comtesse) , fille de Boniface II le Pieux, née eu 1046, m. en 1115, succéda à son frère Boniface-Frédéric, sous la tutelle de sa mère Béatrix, 1055 Héritière du duché de Toscane , et des comtés de Modène, Reggio, Mantoue , Ferrare et Crémone, elle épousa en 1063 Godefroi le Bossu, duc de Lorraine, qu’elle perdit en 1076, s’attacha à Grégoire Vil, qu’elle suivait partout, et qui l’appelait sa fille , lui offrit un asile à son château de Canossa dans la guerre des Investitures , fit une donation secrète de ses biens au Saint-Siège, 1077, essaya vainement d’arrêter les progrès de l’empereur Henri IV en Italie , et , après la mort de Grégoire VU , se remaria en 1089 avec Guelfe II , duc de Bavière , dont elle se sépara bientôt. Elle poussa à la révolte Conrad , fils ainé de l’empereur, 1093 , fit une nouvelle donation de ses biens entre les mains de Pascal II, 1102, et mourut en odeur de sainteté. Les papes et les empereurs se disputèrent son héritage pendant deux siècles : le Saint-Siège n’en recueillit qu’une partie, désignée plus tard sous le nom de Patrimoine de St Pierre. G.
matiiilde (Caroline) , reine de Danemark, 9e enfant de Frédéric- Louis, prince de Galles, et sœur du roi d’Angleterre George III, née en 1751, épousa, en 1766, Christian VII, roi de Danemark. Traitée avec froideur par la belle-mère et la grand’mère de son époux , elle entra dans les projets de Struensée ( V . ce nom), fut condamnée comme adultère au divorce et à l’exil, et mourut de chagrin, en 1775, à Zell , dans le Lunebourg , au moment, dit-on, où son innocence allait être proclamée. Son fils a régné sous le nom de Frédéric VI. B.
MATHOS. V. Mercenaires (Guerre des).
MATHOURA, MOUTTRA ou MOTTRA, v. forte de l’Inde anglaise, dans les provinces Nord-Ouest, à 50 kil. N. -O. d’Agrah. Célèbre dans la mythologie hindoue comme patrie de Krishna. Plusieurs fois ravagée, entre autres par Ahmed-Chah en 1756, elle a perdu de son importance. Elle appartient aux Anglais depuis 1803.
MATHUKIN (Saint) , prêtre et confesseur de l’Eglise chrétienne, vivait dans le Gâtinais au IVe ou au ve siècle. Il y avait à Paris une ancienne église sous son invocation; le chapitre de Notre-Dame la donna en 1226 aux Trinitaires ou religieux de la Sle-Triuité ; c’est de là qu’ils ont été appelés Mathurins.
MATHUKIN (saint), brg (Maine-et-Loire), arr. et à 22 kil. E.-S.-E. d’Angers, sur la rive dr. de la Loire et le chemin de fer de Nantes; 639 hab. Beau pont.
MATHUltlNS. V. Trinitaires.
MATHUSALEM, patriarche, de la race de Seth, fils d’Hénoch et père de Lamech, qui engendra Noé, vécut 969 ans, la plus longue vie qui ait jamais été accordée à un homme.
MA TIFOU (Cap) , en arabe Ras-el-Temendfust , cap de l’Afrique septentrionale (Algérie) , à 13 kil. E. d’Alger, dont il termine la rade; par 36® 48’ 54" lat. N. et O® 53’ 30” long. E. Défendu par un fort.
MATIGNON I Jacques Goyon de) , né en 1525 à Gacé (Normandie) , d’une anc. famille de Bretagne, m. au château de Lesparre en 1597 , fit ses premières armes sous Henri II à la conquête des Trois-Evêchés , 1552, et à la bataille de Sl-Quentin , 1557 , où il fut fait prisonnier. En 1559 , Catherine de Médicis lui fit donner la lieutenancegénérale de la Normandie. Pendantles guerres de religion, il sut toujours maintenir l’autorité royale contre les factieux , et se fit estimer des catholiques qu’il commandait , et des protestants qu’il ne cessait de combattre avec succès, mais sans cruauté. 11 battit les Anglais devant Falaise en 1563 , se distingua aux combats de Jarnac et de Moneontour, 1569, et, lors de la St-Barthélemy , 1572, ne fit point exécuter les ordres de Charles IX à S^Lô et à Alençon. Henri UI lui donna le bâton de maréchal de France en 1579 , et le gouvernement de la Guyenne en 1584. En 1586 et 1587 , il défit les huguenots en plusieurs rencontres, finit par se ranger du côté de Henri IV, au sacre duquel il remplit les fonctions de connétable.
Matignon | Charles- Auguste de). V. gacé.
Matignon, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), arr. et à 30 kil. N.- O. de Dinan; 536 hab. Comm. de grains.
MATINES, première partie de l’office divin, introduite, dit-on , par S1 Ambroise. Dans l’origine , on les disait toujours à minuit; mais , excepté dans quelques communautés
religieuses, on ne les récite plus maintenant que le matin ou la veille.
MATISCO, v. de la Gaule ( Lyonnaise Ire ) , limitropho de la Grande-Séquanaise. Auj. Mâcon.
MATLOCIv, vge d’Angleterre , sur la Dérivent , comté et à 61 kil. N. de Derby; 3,782 hab. dans la paroisse. Sources thermales très-fréquentées , dans une vallée charmante. Sources pétrifiantes, grottes et bois pittoresques. Manuf. de coton , et mines de plomb. Station sur une branche du chemin de fer du Centre.
MATO-GKOSSO ou VILLA-BELLA, v. du Brésil, anc. cîi.-l. de la prov. de ce nom, sur la rive dr. du Guapore, 15° 0' 22" lat. S., 62» 22' 45" long. O. ; 6,000 hab. — La prov. de Mato-Grosso, entre celles de Para au N., de Goyaz à l’E., de Parana au S., et la rép. de Bolivie à l’O., a 1,550,000 kil. carr., 1,700 kil. de l’E. à l’O., 1,100 du N. au S., et 85,000 hab. Sol sillonné par les Cordillères, arrosé par le Guapore, le Topayos, le Xingu, la Juruena, et habité par un grand nombre de tribus indigènes, les Payaguas, les Guaicourous, les Bororos, etc. Vastes forêts. Mines de diamants et d’or; ch.-l., Cuijuba.
MATOUR, ch.-l. de canton (Saône-et-Loire), arr. et à 34 kil. O. de Mâcon ; 493 hab.
MATOURA , v. et port sur la côte S. de Vile de Ceylan. On y fait la chasse aux éléphants. Mines de pierres précieuses.
MATRALES , Mntralia , fête de Matuta , chez les anc. Romains. Tous les ans , le m des ides de juin (11 juin! , les matrones romaines lui venaient offrir des vœux pour les enfants de leurs frères, n’osant prier pour les leurs, tant Matuta fut malheureuse en enfants ( V. Matuta ).
MATR1MES, Malrimi, enfants qui, chez les anc. Romains, étaient issus de mariages contractés par confarréation ( V. Mariage ) , et avaient encore leur mère vivante.
MATRONA, auj. Marne, riv. de la Gaule, naissait dans la Lyonnaise lre, arrosait le S. de la Belgique IIe, et séparait la Lyonnaise IIe de la Lyonnaise IVe.
MATRONALES, Malronalia, fête des matrones chez les anc. Romains. On les appelait aussi Calendes de mars ( Ier mars), parce qu’elles revenaient annuellement à cette époque. La fête était consacrée à Mars, à Junon-Lucine, et à toutes les divinités qui présidaient aux mariages. Les matrones commençaient la journée par leur offrir des sacrifices; puis elles rentraient chez elles, où leurs maris et leurs amis venaient leur apporter des présents d’étrennes, et des vœux de bonheur, peut-être parce que mars, originairement, ouvrait Tannée. Le même jour, les maris allaient sacrifier au temple de Janus, et la fête finissait par des festins de famille. — Les Matronales étaient aussi une fête pour les esclaves femelles. Ce jour-là les matrones leur accordaient la même liberté que celle dont jouissaient les esclaves mâles aux Saturnales. Les Matronales furent instituées en reconnaissance de ce qu’à cette époque les Sabines réconcilièrent leurs pères avec leurs maris.
MATRONE, Matrona, nom que Ton donnait, chez les anc. Romains, aux femmes mariées par confarréation , c.-à-d. patriciennes, tandis qu’on appelait les plébéiennes mères de famille, parce qu’elles étaient mariées par no emytion (F. Mariage). C. D — y.
MATSCH1N, v. forte de la Turquie d’Europe (Silistrie), sur la rive dr. du Danube, presque en face de Brada, à 55 kil. N.-N.-E. d'Hirchowa; 4,000 hab.
MAT6MAI, v. du Japon, près et au S. -O. de Halcodadi (K. ce mot). Elle donne quelquefois son nom à toute 1 lie d’Yéso. Le gouvernement de Matsmaï comprend l'üe d’Yéso, et la partie s. des Kouriles.
MATSYS iQuinten), aussi nommé Metsys, peintre, né à Louvain dans la 2e moitié du xv« siècle, m. en 1529, exerça d’abord le métier de forgeron : un dais d’autel en fer ouvragé pour l’église Sl-Pierre de Louvain, une cage de puits que Ton admire encore à Anvers, lui firent une grande réputation. Pour obtenir la main d’une jeune fille que son père ne voulait donner qu’à un peintre, il se mit à étudier avec une ardeur passionnée, et éclipsa bientôt tous les artistes de la ville. Depuis lors il ne quitta plus la palette. Son talent devint d’une extrême originalité ; il peignait plus hardiment que l’école de Bruges , et son dessin était plus facile. Bien que sa couleur soit fine et harmonieuse, il l’appliquait avec une largeur inconnue avant lui : on y sent déjà la liberté du style moderne. Son chef-d'œuvre, maintenant au musée d’Anvers, fut peint en 1508 pour la corporation des menuisiers : c’est un triptyque représentant le Sauveur descendu de croix, le martyre de S1 Jean- Baptiste, et celui de S1 Jean l’Evangéliste. Le Louvre possède un tableau de sa main. A, M.
MAT
MAU
MATTEI (L’abbé Stanislas), compositeur de musique, né à Bologne en 1750, m. en 1825, dirigea l’école de Bologne après la mort du P. Martini, fut maître de chapelle de l'église de S^-Pétrone, et membre des Instituts de France et d’Italie. Ses principaux élèves sont Rossini, Morlacehi, Donizetti et Tadolini. Il a écrit un grand nombre de messes, de motets, d’hymnes, de psaumes et de graduels, un oratorio de la Passion , et une Pratique d'accompagnement sur des basses chiffrées. B.
MATTERSDORF, en hongrois N agy-Martony , v. de Hongrie, comitat et à 15 kil. O. d’Œdenburg ; 4,000 hab.
MATTH.EI (Christian-Frédéric), savant helléniste, né en 1744 à Grost en Thuringe, m. en 1811, élève d’Ernesti, fut professeur de belles- lettres à l’université de Moscou, puis recteur de l’écolie princière de Meissen en 1789, et professeur de philosophie à l'université de Wittemberg. Mais il retourna bientôt en Russie, où il fut nommé conseiller aulique et professeur ordinaire de 1 ttérature classique à Moscou, 1805. On lui doit d’ira mrtantes publications de textes grecs d’après les manuscrits, entre autres : Chrestomalhia grœca, Moscou, 1773, in-8°; Glossaria graeca minora, ibid., 1774-1775, 2 vol. in-4° ; Xiphilini et Basilii nrationes inedilœ , ibid., 1775,in-4°; Isocralis , üeinetrii Cydonii , et Mich. Gly œ Epistolæ, ibid., 1776, in-8°; Grcgorii Thcssalonicensis oraliones, ibid., 1776, in-8°; Notitia codicum mss. grœcorum bibliothccæ Mosquensis , ibid. , 1776 , in-fol. , réimpr. à Leipzig, 1805, 2 vol. in-8°; Lecliones Mosquenses , Leipzig, 1779, 2 vol.; Plutarchi libellus de superstitione, ibid., 1779, in-12 ; Animadversiones ad Origenis Hexnpla, 1779, 2 vol. in-8° ; Gregorii Nazianz. Oraliones, Moscou, 1780, in-4°: Scholia médita ad lliados T, Dresde , 1786, in-4° ; Nemesius, de Natura hominis , gr.-lat. , Magdebourg, 1802, in-8° ; Joli. Chrysoslomi Eclogœ , Moscou, 1807 , in-8°. C’est Mathæi qui découvrit en 1780 l’hymne homérique à Cérès , publié pour la lre fois par Ruhnkenhts.
MATTHESON (Jean), music en, né à Hambourg en 1681, m. en 1764, a composé 8 opéras, 24 oratorios, beaucoup de pièces instrumentales et vocales, et une grande quantité d’écrits relatifs à la musique; il y montre un savoir immense, mais peu de méthode.
MATTHIÆ (Auguste-Henri), érudit, né à Gœttingue en 1769, m. en 1835, professeur de littérature grecque et latine à Weimar, 1798, et directeur du gymnase d’Altenbourg, 1801, a laissé : Grammaire raisonnée de la langue grecque, Leipz., 1825 27, trad. en franç. par Longueville et Gail fils, 1831, 3 vol. in-8», ouvrage très estimé; Esquisses de littérature ancienne, léna, 1815 ; Manuel élémentaire de phi- Mislosnphie, Leipzig, 1823, trad. en français parM. Porret; cellanea philoloyica, 1803; des éditions d’Euripide, Leipzig, 1818-37, 10 vol. in-8°; des Hymnes et de la Batrachomyomacliie d Homère, Leipzig, 1805, in-8°.
MA T THIAS, MATTHIEU. V. Mathias, Mathieu.
MATTHIOLE. V. Mattioli.
MATTH1SSON (Frédéric de), poète lyrique allemand, né en 1761 près de Magdebourg , m. en 1831 , a joui d’une grande réputation au commencement du xixe siècle. Il excelle dans la description de la nature physique, et dans l’expression des affections douces et calmes. Ses OEuores complètes ont paru à Zurich, 1825 , 6 vol. On a encore publié de lui des OEuvres posthumes , Berlin, 1832, 4 vol.
MATTlAQUES, Matliaci, peuple de la Germanie, près du Rhin, à TO. des Sicambres; v. princip. : Maltium (auj. Marbourgl, Aquœ Mattiacæ (Wiesbaden).
MATTIOLI (Pierre-André), en français Malthiole , médecin, né en 1501 à Sienne, m. en 1577. Son père, médecin à Venise, l’envoya à Padoue étudier la jurisprudence; Mattioli préféra la médecine, vint la pratiquer à Sienne, et se retira bientôt, pour se livrer à l’étude, dans le val d’Anania. Ferdinand, roi des Romains, l’appela à sa cour, l’anoblit, le nomma médecin de son fils, depuis Maximilien II. Mattioli passa la fin de ses jours à Trente, où il mourut de la peste. Son principal ouvrage est un commentaire sur Dioscoride, qui jouit longtemps d’une grande célébrité : Il Dioscoride con gli suoi discorsi, etc., Venise, 1544, in-fol. , traduit en latin par l’auteur, Venise, 1565, en français par A. du Pinet, Lyon, 1561 , in-fol. Ses Œuvres complètes ont été publiées à Francfort, 1598 , et à Bâle, 1674, in-fol. D — g.
mattioli (Le comte Girolamo Magni ou), premier ministre du duc de Mantoue, né à Bologne en 1640, m. vers la fin du xvne siècle, fut chargé, moyennant finances, d’un traité secret entre le due de Mantone et Louis XIV ; il vendit ce secret à Turin, à Venise et à Mdan. Sa trahison connue, l’ambassadeur de France l'attira sur le territoire français; il fut arrêté, et incarcéré à Pignerol, où il passa le reste de ses jours. Les circonstances mysté- i
rieuses qui entourent ce personnage l’ont fait prendre quelquefois pour l’homme au Masque de fer.
mattioli (Louis), bon graveur à l’eau-forte, né à Crevalcuore (Etats de l’Eglise) en 1662 , m. en 1741 , a gravé beaucoup de tableaux de J.-M. Crespi , son ami , des Carraches et du Guerchin.
MAT TIUM , nom latin de Marbourg.
MATURIN (Ch. -Robert) , curé de S‘-Pierre à Dublin, né en 1782, m. en 1824, débuta dans les lettres par quelques nouvelles, Montorio , le Jeune Irlandais, le Chef milesien. Il doit surtout sa réputation à une tragédie de Bertram 1816 , trad. en franç. par Taylor et Ch. Nodier, 1821. On lui doit aussi des romans, Pour et Contre, Melmoth , les Albigeois, eto.
matuuin , un des départements de l’anc. Colombie , compris aujourd. dans la république de Vénézuéla; ch.-l. Cumana; entre la mer des Antilles au N., l’Atlantique au N.-E., les départements de l’Orénoque au S. et de Vénézuèla à TO. Il forme aujourd. les provinces de Cumana et de Bareelona. 1,100 kil. sur 900. Climat très-chaud. Sol arrosé par l’Orénoque, le Guarapiche et l’Urare. Beaucoup de bois et de marais; 102,000 hab.
MATU l’A , déesse qui , chez les Romains , était la même que Leucothée ou Ino chez les Grecs ( V. Ino). Lucrèce en fait la déesse de l’aube. Elle passait pour avoir été la nourrice de Bacchus.
MATZDÜRF, v. de Hongrie ( Zips) , à 21 kil. N. -O. de Neudorf , sur leConrad. Bains fréquentés d’eaux thermales. Fabr. de toiles de ménage.
MAUBERT DE GOUVEST (Jean-Henri), littérateur, né à Rouen en 1721 , m. en 1767, entra chez les Capucins, s’enfuit de son couvent en 1745 , et mena la vie la plus agitée en Hollande, en Angleterre et en Allemagne, tour à tour soldat , précepteur, directeur de théâtre. On a de lui : Testament politique du cardinal Alberoni , Lausaune, 1753 , in-12; Histoire politique du siecle , ibid. , 1754, 2 vol. in-12; Testament politique du chevalier de Waipole, 1767, 2 vol. in-12 , etc.
MAUBEUGE , Malbodium, ch.-l. de cant. (Nord), arr. et à 26 kil. N. d’Avesnes, sur la Sambre; 4,208 hab. Place de guerre. Collège. Avant 1835 , il y avait une manufacture d’armes. Clouterie, ferblanterie, quincaillerie. Filatures de coton , blanchisseries de toile ; fabr. d'huile , de savon, de sucre indigène. Comm. de marbres, ardoises, houille. — Fondée au vu» siècle, elle fut longtemps la cap taie du Hainaut. Prise par les Français en 1619, elle leur fut cédée au traité de Nimègue , 1678. Vauban la fortifia en 1680. Assiégée en 1793 par le prince de Cobourg, Jourdan la délivra.
MAUBOURGUET, ch.-l. de cant. (Hautes-Pyrénées), arr. et à 27 kil. N. de Tarbes , sur la rive g. de l'Adour ; 2,747 hab. Eglise remarquable, bâtie par les Templiers.
MAUBU1SSON, célèbre abbaye de, femmes, près du vge de S‘-Ouen (Seine-et-Oise), à 8 kil. environ, au N.-E. de Pontoise. Fondée par la reine Blanche, qui y mourut en 1252, elle fut vendue comme bien national, pendant la Révolution, et démolie.
MAUCROIX (François), poète et littérateur, né à Noyon, en 1619, m. en 1708, ami de La Fontaine pendant plus de 50 ans, fut secrétaire de la fameuse assemblée du clergé de 1682. Ses premiers ouvrages furent des poésies diverses, odes, élégies, églognes, épigrammes et madrigaux, d'un style généralement doux, facile, enjoué, et quelque fois délicat. Il s’exerça ensuite à traduire, et donna successivement les Homélies de S'-Chrysostome au peuple d’Antioche, 1671 et 1689; T Histoire du schisme d Angleterre, sur le latin de Sanderus, 1675 et 1683, 2 vol.; les Vies des cardinaux Pôle et Campége, d’après le latin de Rereastel et de Sigonius, 1677; le traité de Lactance de la Mort des persécuteurs, 1679 et 1699; VAbrégé chronologique de l'Histoire universelle, tiré du Rationarium lemporum du P. l’étau, 1683 et 1690; les Philippiques de Démosthène; le De signis de Cicéron, et 3 dialogues de Platon, 1685, etc., Homélies, d’Astérius, 1695; et dans ses OEuv. posthumes, le Dialogue des orateurs de Tacite, les Catilinaires , le Pro Marcello, les traités de la Vieillesse et de l'Amitié de Cicéron, des Satires, des Épi très , et de l’Art poétique d’Horace , etc. Les Poésies de Maucroix ont été publiées par Valckenaer avec les Nouvelles œuvres diverses de La Fontaine, Paris, 1820, in-8*, et en 1825 avec les Poésies diverses d’Antoine de La Sablière. M. L. Paris a donné, en 1854, 2 vol. in-12, une édition des OEuvres diverses et des Lettres de Maucroix, augmentées de quelques poésies inédites et familières, et des Mémoires presque uniquement relatifs aux démêlés du chapitre de Reims avec sou archevêque le cardinal Antoine I Barberiui. ^8.
MAU
MAUDOUD ( Aboul-Fethah) , sultan de la dynastie des Gaznévides , 1041-49 , attaqua , sous prétexte de venger la mort de sou pere Mas’oud , son oncle Mohammed , qu il accusait d’en être l’auteur, le prit dans une bataille sur les bords du Sind, et le fit périr. C’est en mémoire de cette victoire qu’il bâtit la ville de Feth-Abad.
maudoud (Eddaulah), roi de Mossoul, 1106-14, était d’abord général de Mohammed, sultan de Perse. Envoyé contre les chrétiens de Syrie , en 1111 , il battit près de Tibériade, en 1113, Josselin, comte d’Edcsse, et Baudouin, roi de Jérusalem. Un fanatique ismaélien l’assassina.
MAUDUIT (Antoine-François) , architecte, né à Paris en 1775, m. en 1854, s’engagea dans l’arme du génie, combattit à Valmy, IJondschoote, Maubeuge et Landau, quitta le service pour s’adonner à la pratique de l’architecture , passa en Russie en 1808 , et fut nommé architecte d’Alexandre Ier. Il a rectifié le tracé de la résidence impériale de S'-Pétersbourg, construit le grand théâtre, l’église de Sl-Isaac , et suggéré l’idée de créer un conseil des bâtiments. De 1811 à 1813, il visita l’empire ottoman et la Grèce , puis parcourut l’Italie. Pendant un séjour à Paris, 1814-15 , il fit partie de la commission de consolidation des fondements du Panthéon. Il retourna à S‘-Pétersbourg en 1816 , fut nommé correspondant de l’Institut de France rn 1821, quitta définitivement la Russie en 1827, et fut, de 1830 à 1835, secrétaire-bibliothécaire de l’Académie de France à Rome. Son principal ouvrage est intitulé : Découvertes dans la Troade, en 4 parties, Paris, 1840-46, in-4°. B.
MAUERMUNSTER. V. Marmoutier.
MAUGARD (Antoine), littérateur, né dans le diocèse de Metz en 1739, m. en 1817, fut employé en 1774 en qualité de commissaire du roi pour la recherche et la vérification des anciens monuments de droit et d’histoire. En 1795, il fut compris par la Convention au nombre des gens de lettres ayant droit aux récompenses nationales. On a de lui : Code de la noblesse , 1789 , in-8° ; Annales de France , 1790, 2 vol. in-8°; Cours de langues française et latine , 1815 , in-8°, etc.
MAUGES (Les) , Medalgicus pagus , petit pays de l’anc. France (Anjou et Poitou), où étaient Beaupréau , Pin-en- Mauges , Sl-Philibert-en-Mauges , Sl-Quentin-en-Mauges , S*-Remi-en-Mauges ( Maine-et-Loire ) .
MAUGRABINS ou MOGRABINS, nom qu’on a donné aux habitants du Magrab (corruption de Maghreb).
MAUGUIN (François), avocat, né à Dijon en 1785, m. en 1854, débuta a.u barreau de Paris en 1811 ; s’y fit remarquer par un esprit fin, délié, pénétrant, par une parole brillante, incisive, une ironie spirituelle, une verve contenue, et par un geste d’une élégante sobriété. Avec plus de mesure que d’abandon , moins de chaleur que d’élévation et d’éclat, il possédait au suprême degré cette netteté que Yauvenargues appelait le vernis des maîtres. Manguin défendit , en 1815 , le général Labédoyére ; en 1816, Pleignier, un des chefs obscurs de la conspiration de l'Epingle noire ; en 1818, le colonel Fabvier, à la suite des troubles de Lyon; en 1827 , M. Mignet, qui venait de publier une Délation historique des obsèques de Manuel ; en 1830 , le journal le National. Peu de temps après , il était nommé bâtonnier. Le barreau n’a point oublié ses éloquents plaidoyers pour les héritiers de Thésignies, pour Frédéric Descoutures, et pour le duc de Bassano contre le duc d’Orléans. Député en 1827, il fut bien accueilli dans les rangs de l’opposition. Après la révolution de 1830, il ne tarda pas à reprendre un rôle momentanément oublié, et devint un ardent adversaire de Casimir Périer. Sa prédilection pour les questions de politique extérieure semblait trahir chez lui d’ambitieuses espérances , que son talent justifiait peut-être, mais que l’avenir ne devait pas réaliser.
MAUGUIO , ch.-l. de cant. ( Hérault ) , arr. et à 12 kil. 32. de Montpellier, près de l’étang de son nom ; 1,863 hab.
MAULBRONN , vge du royaume de Wurtemberg ( Neekar), sur la Salzach, à 30 kil. N.- O. de Ludwigsburg; 800 hab. Séminaire évangélique. Belle église et beaux restes d’une abbaye de cisterciens fondée vers 1142.
MAULE , vge (Seine-et-Oise) , arr. et à 28 kil. N.-O. de Versailles; 1,362 hab. Papeteries. Ccmm. de grains, farines et volailles. On remarque l’église, le château, et des restes de fortifications.
maule, rivière du Chili, sort des Andes, coule àl’O., et se jette dans le Grand-Océan. Cours de 225 kil. Elle donne son nom à une prov. du Chili, ch.-l. Coquenès ; 156,000 hab.
MAULEON, s.-préf. (Basses-Pyrénées), à 44 kil. O.-S.- O. de Pau, sur le Gave de Mauléon; 1,352 hab. Autrefois ch.-l. du pays de Soûle. Collège. Château-fort du moyen âge. Le tribunal de lra instance est à S'-Palais. Bains de St-Christau aux environs.
MAU
mauléon, brg des Deux-Sèvres. V. chatillon-sursèvre.
mauleon-barousse, ch.-l. de cant. (Hautes-Pyrénées), arr. et à 50 kil. S.-E. de Bagnères-de Bigorre; 708 hab. Ali» trefois ch.-l. de la vallée cle Barousse.