MAULÉON (LOYSEAU DE). V. LOYSEAU
MAULTROT ( Gabriel-Nicolas | , jurisconsulte, né à Paris en 1714, m. en 1803 , fut reçu avocat au parlement de Paris en 1733. C’était un ardent janséniste. On a de lui : les Droits de la puissance temporelle , 1765, in-12; Maximes du droit public français , 1772; Dissertation sur le formulaire, 1775, in-12; Mémoires sur la nature et l autorité des assemblées du clergé de France , 1777 , in-12; l Institution divine des curés et leurs droits au gouvernement général de l Eglise ,
1778 . 2 vol. in-12 ; de l’Usure relativement au droit naturel ,
1787 . 2 vol. in-12; Examen des décrets du concile de Trente et de la jurisprudence française sur le mariage, 1788, 2 vol. in-12 ; Discipline de T Eglise sur le mariage des prêtres , 1790 , in-8°; Origine et justes bornes de la puissance temporelle, 1789-90, 3 vcl. in-12, etc.
MAUMUSSON (Pertuis ou Passe de), canal entre l’îlc d’Oléron et la côte du départem. de la Charente-Inférieure.
MAUNOIR (Jean-Pierre), chirurgien, né à Genève en 1770, m. en 1830 , étudia la médecine à Paris, et devint professeur d'anatomie à l’Académie de Genève et membre de la Société de médecine de Paris. On lui doit une méthode pour l’opération de la pupille artificielle. Il a laissé, entre autres ouvrages : Mémoire sur l'organisation de l iris, Genève et Paris, 1812 , in-8<> ; Mémoires sur les amputations, l’hydrocèle du cou, etc., Genève, 1825, in-K». D — G.
MAUPEOU (René-Charles de), magistrat, né à Paris en 1688, m. en 1775, devint conseiller au parlement de Paris en 1710, président à mortier en 1717, premier président en 1743, garde-des-sceaux en 1766, chancelier de France en 1768. Il avait épousé une petite-fille de Lamoignon de Basville. Mêlé aux disputes du parlement et du clergé, il ne montra que faiblesse.
maupeou (René-Nicolas-Charles-Augustin de), fils du précédent, né à Paris eu 1714, m. en 1792, s’éleva par la faveur de Mme Dubarry, et succéda à son père, en 1768, dans les fonctions de chancelier de France. Pour mettre fin aux querelles qui divisaient la magistrature et la cour, il exila le parlement de Paris et celui de Rouen, janv. 1771. Mais les avocats refusèrent de plaider devant le conseil du roi, que l’on installa à la place des magistrats absents; quatre d’entre erx, qui consentirent à comparaître, furent surnommés les quatre mendiants ; le procès de Beaumarchais contre le conseiller Goezman acheva de rendre méprisable le parlement Maupeou. Sous Louis XVI, le 12nov. 1774, les anciens parlements furent rappelés, et Maupeou exilé dans ses terres. B.
MAUPERTUIS (Pierre-Louis Moreau de), géomètre et astronome, né à Sl-Malo en 1693, m. à Bâle en 1759, entra d’abord dans la carrière militaire, mais, entraîné par sa passion pour les sciences , l’abandonna , et tut élu membre de l’Académie des Sciences à 25 ans, 1723. En 1736, Maurepas l’ayant envoyé dans le Nord, avec d’autres académiciens, pour déterminer la figure de la terre, il exécuta cette difficile entreprise avec le plus heureux succès, dans le court espace d’une année. L’immense réputation dont il jouit, principalement à la suite de cette expédition , séduisit Frédéric II, qui le nomma président de l’Académie de Berlin, 1740. Maupertuis alla prendre possession de cette dignité, reprit un moment les armes pour combattre sous son nouveau maître à Mollwitz, et fut tait prisonnier, 1741. Rendu à la liberté par l’empereur, il fit un voyage en France, puis revint en 1745 à Berlin, où il se fixa. Là, il se trouva engagé dans de vives querelles, d’abord avec Koenig , au sujet, du principe de la moindre action , sur lequel Maupertuis fondait toute la mécanique, et dont Koenig lui disputait la découverte, ensuite avec Voltaire, qui prit parti pour Koenig et accabla son adversaire des plus cruelles plaisanteries. Maupertuis en fut bien vengé. Mais la protection éclatante de Frédéric et la disgrâce du philosophe de Ferney ne guérirent jamais les terribles blessures que la Diatribe du docteur Akalàa avait faites à son orgueil et à sa susceptibilité. Il était savant et bon écrivain, mais avait peu de littérature, et là, comme ailleurs, il ne figure pas au premier rang. Ses ouvrages ont été publiés à Lyon , 1768, 4 vol. in-8°; ils sont de genres fort divers. Parmi ceux qui sont imprimés à part, on distingue : Commentaires sur les principes de Newton, 1732; Voyage au cercle polaire, 1738; Mémoire sur la moindre action, 1744; Essai de cosmologie, 1748; Essai de philosophie morale, système de la nature, 1751, etc. C. N.
maupertuis, vge (Seiue-et-Marne), arr. et à 7 kil. S.
MAU
MAU
de Coulommiers ; 350 hab. Il y eut jadis un beau château , qui a été détruit pendant la Révolution.
maupertuis (Champ de), plaine à 15 kil. N. de Poitiers, où se livra la bataille dite de Poitiers, en 1356.
MAUR (Saint), Maur us , disciple de S1 Benoit de Nursia, fut envoyé, dit-on , par lui dans la Gaule au vie siècle, pour y établir des monastères de sa règle. Fête, le 15 janvier. Une congrégation de Bénédictins prit, au xviie siècle, le nom de S1 Maur ; c’était une réforme que le pape Grégoire XV approuva en 1621. V. Bénédictins.