‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 136 sur 864 · MED · texte numérisé non relu

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Italie, et devint professeur d’anatomie et de physiologie à Halle. On lui doit beaucoup de travaux en anatomie comparée, sur les transfoi mations du fœtus, l’origine des monstruosités, etc. Il a laissé, entre autres ouvrages : Système d'anatomie comparée, Halle, 1821-1823, 8 vol. in-8°, trad. en français par Kiester et Sanson, Paris, 1836, 8 vol. in-8°; Manuel de l'analomie de l’Iiomme, Leipz., 1812-18; Tabulæ anatomico-patholoyicce , Leipzig, 1817, 1 vol. in-fol.; Descriptio monstrorum, Leipzig, 1826, 1 vol. in-fol. D — O.

MECKLEMBOURG, Meckelburgum , anc. duché de l’empire d'Allemagne, dans le cercle de la Basse-Saxe; borné au N. par la Baltique, à l’E. par la Poméranie, au S. par le Brandebourg, à l’O. par les duchés de Lunebourg, de Lauenbourg, et par la principauté de Lubeck; 1,365,000 hect. de superficie. Il fut habité primitivement par les Hérules et les Vandales, à qui succédèrent des peuplades slaves venues de l’Est, surtout des Obotrites et des Wilzes. Les Obotrites subjuguèrent les Wilzes vers 782. Charlemagne essaya en vain de les rendre tributaires. Au xii* siècle, Henri-le-Lion, après avoir dévasté le Mecklembourg, réussit à briser la résistance de ses habitants ; il se réconcilia plus tard avac Pribislaw, fils de Niklot, dernier prince des Obotrites, et lui restitua, en 1167, une partie de ses Etats, après avoir marié sa fille Mathilde à Burewin, fils de Pribislaw. Les fils de Henri Burewin II fondèrent les lignes de Mecklembourg, de Gustrow ou Werle, de Rostock, et de Parchim, dont les deux dernières s’éteignirent bientôt. Le fondateur de la ligne aînée de Mecklembourg est Jean le Théologien, créé docteur en théologie par l’université de Paris. Henri II, petit-fils de Jean, 1302-29, par son mariage avec la fille du margrave de Brandebourg, ajouta la seigneurie de Stargard à ses Etats. Les fils de Henri, Albert et Jean, fondèrent les lignes de Mecklembourg et deStargard.et furentcréés ducs par l’empereur CharlesIV, 1349. La ligne de Gustrow s’étant éteinte en 1436, et celle de Stargard en 147 1 , le Mecklembourg entier échut à Henri le Gros, arrière-petit-fils d’Albert. L’électeur de Brandebourg lui disputa d’abord la succession; mais enfin on conclut un traité à Wittstock, où il fut stipulé qu’à l’extinction de la maison de Mecklembourg, celle de Brandebourg en serait l’héritière. Le duc Jean-Albert Ier, 1547-76, introduisit la Réformation dans ses Etats. Ses petits-fils, Adolphe-Frédéric l«r et Jean-Albert II, fondateurs des lignes de Schwerin et de Gustrow, furent, à cause de leur alliance avec le Danemark, déclarés, par l’empereur Ferdinand II, déchus de leurs duchés, 1627, et le Mecklembourg entier fut donné à Wallenstein. Mais en 1632 les deux princes furent rétablis dans leurs Etats par le roi de Suède, Gustave-Adolphe. A la paix de Westphalie, 1648, ils durent céder à la Suède la ville de Wismar et quelques districts adjacents ; en échange, ils reçurent les évêchés sécularisés de Schwerin et de Ratzebourg , ainsi que plusieurs commanderies de l’ordre de S1 Jean. A Adolphe-Fredéric Ifr, mort en 1658, succéda, dans le Mecldcmbourg-Schwerin , son fils Christian-Louis, qui retourna à l’église catholique, et qui mourut sans enfants en 1692. Les frères puînés fondèrent les lignes de Mirow, de Grabow et de Strélitz, dont la première s’éteignit bientôt ( V. les art. suivants ). E. S.

mecklembourg -schxverin ( Grand-duché de | , Etat de la Conlédcr. allemande du N., borné au N. par la Baltique, à l’E. par la Poméranie, au S. par le Brandebourg et le Lunebourg, à l’O. par Lauenbourg et Ratzebourg. Superf., 1,339,360 hect. Pop., 551,844 hab.,la plupart protestants. Capitale, Schwerin; v. princip. : Rostock, Wismar, Gustrow, Parchim. Pays très-fertile en céréales; élève de chevaux «rès-estimés, et dont on exporte un grand nombre; élève important de bœufs et de moutons. Climat rude et changeant. Riches forêts. Il y a plus de 60 lacs , dont le plus grand est celui de Muritz. Le Warnow et l’Eide arrosent le pays. Peu d'industrie ; commerce maritime important. Le chemin de fer de Berlin à Hambourg traverse le Mecklembourg; il a des embranchements sur Schwerin et Rostock. L’université de Rostock et la cour d’appel de Parchim sont des institutions communes au grand-duché de Mecklembourg - Schwerin et de Mecklembourg-Strélitz. Revenu de l’Etat : 12,765,00u fr. ; dette publique: 34 millions defr. Armée : 5,380 hommes. — Au duc Adolphe-Frédéric I'r ( V. l'art, précédent), m. en 1658, avait succédé son fils Christian-Louis, avec qui B’éteignit, en 1692, la ligne aînée de Schwerin. De même s éteignit, en 1695, la ligne de Gustrow. Après de longues querelle;' entre les d fiérentes maisons héritières, il fut conclu, par 1 intermédiaire des commissaires impériaux , un accord à Hambourg, 1701, par lequel le duc F.-édérie- Guillaume, de la ligne aînée, reçut Grabow, Schwerin et

Gustrow; le duc Adolphe-Frédéric II eut Ratzebourg, Stargard, Mirow et Nemerow. Charles-Léopold, successeur de Frédéric-Guillaume, fut destitué par l’empereur, 1728, pour avoir empiété sur les droits des Etats. Frédéric-François, 1785-1637, acquit Wismar, les districts cédés autrefois à la Suède, et plusieurs villages de la principauté ie Lubeck. En 1807, il entra dans la Confédération du Rhin, s’associa en 1813 à la cause des alliés contre la France, et prit en 1815 le titre de grand-duc. Les deux duchés occupaient le 14' rang dans la Confédération. Ils sont régis en commun par la constitution de 1755, qui confèie à la noblesse de nombreux privilèges, n’accorde aux villes que quelques députés, et n’en accorde pas du tout aux campagnes. La Diète siège alternativement chaque année à Sternberg et à Malchin. En 1848, les deux gouvernements convoquèrent à Schwerin une Assemblée constituante, qui rédigea une nouvelle constitution. Mais finalement le grandduc de Strélitz, poussé par la noblesse, refusa de sanctionner cette constitution; celui de Schwerin la sanctionna comme charte spéciale de son pays. Des conflits s’élevèrent à ce sujet avec le gouvernement de Strélitz, avec la noblesse des deux Juchés, et avec les princes agnats. La noblesse porta sa plainte devant la Diète de Francfort, qui obligea le grand-duc de Schwérin d’annuler la charte proclamée, 1850. On a depuis commencé de reviser l’ancienne constitution , sans cependant arriver à un accord. ^ E. S.

mecklembourg-strélitz (Grand-duché de ), Etat de la Confédér. allemande du N., se compose de deux parties séparées , la seigneurie de Stargard et la principauté de Ratzebourg. La lre, bornée au N. par la Poméranie, à l’E. et au S. par le Brandebourg , à l'O. par le duché de Mecklembourg-Schwerin , a une superf. de 230,580 hect. La 2», située entre le lac de Dossow au N. , le Mecklembourg- Schwerin à l’E. , le duché de Lauenbourg au S. , le lac de Ratzebourg, et le territoire de la ville de Lubeck à l'O., a une superf. de 33,000 hect. Pop., 100,000 hab., protestants. Capitale, Neu-Strélitz. Sa condition agricole et industrielle est la même que celle du Mecklembourg-Schwerin. Revenu, 3,600,000 fr. ; dette publique, 7 millions de fr. ; force armée, 2,500 hommes. — Le duc Adolphe-Frédéric II (R. l’art, précédent | est le fondateur de la ligne de Mecklembourg-Strélitz, 1701. Le duc Charles-Louis-Frédéric, 1794- 1816, adhéra en 1807 à la Confédération du Rhin, s'en détacha après la bataille de Leipzig, 1813, et obtint du congrès de Vienne , 1815 , le titre de grand-duc ( Voyez, pour l'histoire , l’article précédent). E. S.

mecklembourg (Albert de), roi de Suède. V. albert mecklembourg (Adolphe-Frédéric de), fils aîné de Jean , duc de Mecklembourg, lui succéda dans le duché de Schwerin en 1592, se déclara pour l’électeur palatin Frédéric V contre l’Autriche, au début de la guerre de Trente Ans, fut dépouillé de ses Etats par Wallenstein, puis rétabli par le roi de Suède Gustave-Adolphe; prit la direction des affaires dans le comté de Gustrow après la mort de Jean-Albert, dont le fils était mineur, fit fleurir l’agriculture et l’industrie, et mourut en 1658.

MECQUE (La), anc. Macoraba, v. d’Arabie, ch-1. du grand shérifat de son nom, dans l’Hedjaz, à 90 kil. S.-E. de Djedda, qui lui sert de port de commerce sur la mer Rouge, et à 432 kil S. de Médine; par 21° 28’ 17" lat. N., et 37° 54' 45" long. E. ; 20,000 hab., et autrefois plus peuplée. Patrie de Mahomet; c’est une cité sainte pour les musulmans. Le pèlerinage en est prescrit à tout maliométan, au moins une fois en sa vie. La Mecque est bien bâtie; on y voit de belles mosquées, dont la plus célèbre est la Câlia ( V . ce mot), aux environs de laquelle est le pu ts de Zemzem, où Agar puisa, dit-on, de l’eau pour lsmaël. Trois bastions la protègent. Les Infidèles ne peuvent en approcher qu’à une distance de 30 à 40 kil. Foire importante de 12 jours au mois de juillet, à l’époque du grand pèlerinage, qui amène 40,000 pèlerins, portant 120 millions de fr. environ de marchandises. La Mecque et tout le shérifat de son nom | Belad-El-Aram, pays sacré), gouvernés auj. parun grand-schérif, sous la souveraineté de la Turquie, furent d’abord pris en 629 par Mahomet, puis ils passèrent aux Koraïchites, descendants du Prophète, et successivement, pendant -le moyen âge, aux Ismaéliens occidentaux, aux Fatimites et aux Turcs. La secte des Wahabites s’en empara en 1803 ; mais, en 1818, le pays fut repris sur eux par Ibrahim-Pacha, au nom de son père Méhémet-Ali, qui l’occupa jusqu’en 1841.

MEDA (Ch. -André), était simple gendarme en 1794, et contribua au succès de la journée du 9 thermidor; chargé d’arrêter les proscrits à l’hôtel de ville, il cassa la mâchoire à Robespierre d’un coup de pistolet. Il reçut de

3’avancement pour sa conduite dans cette fameuse journée, devint capitaine, fit ensuite les guerres du Consulat et de l’Empire , devint chef d’escadron , 1807 , colonel et baron , 1808, et mourut général de brigade en 1812. Son vrai nom était Brunet de la Jubauoière.

MEDAI.G1CUS pagus , nom anc. des Mauges.

MÉDARD (Saint) , né en 457 à Salency, près de Noyon, m. en 545, fut élu , en 530, évêque de Vermand , que l’on conjecture être auj. S^Qnentin , et, après la destruction de sa ville épiscopale par les Barbares , transféra son siège à Noyon. Chargé, en outre, de l'administration du diocèse de Tournay, il sut obtenir par ses vertus une grande considération auprès des rois Clotaire Ier et Chilpéric 1er, dont il réprima souvent les passions violentes. Il fonda à Salency l’institution du couronnement delà Rosière ( V. ce mot). Les reliques de ce saiut, que l’Eglise honore le 8 juin, furent transférées à Soissons dans l’abbaye qui prit son nom.

ME DÉA11, anc. ad Médias, v. forte d’Algérie, ch.-l. d’une subdivision militaire, dans la prov. et à 90 kil. S. -S. -O, d’Alger, près du col de Mouzaïa; 10,495 hab. dans la commune en 1861, dont 2,500 Européens. Marché important pour les laines, les céréales et les bestiaux. Culture de la vigne. Forêts de pins. Ruines romaines. Anc. résidence des beys de Titery. Frise par les Français en 1830, et occupée définitivement en 1840 par le maréchal Valée. Une justice de paix y fut établie en 1849, etun commissariat civil en 1850. Depuis 1854, Médéah a été érigée en commune, dont font partie les colonies agricoles de Damiette et de Lodi, et l’exploitation industrielle de Mouzaïales-Mines ; elle a été déclarée s.-préf. eu 1858. B.

MEDECINE (Ecole de) de Paris, monument situé Tue et place de i’Ecole de Médecine , et qui se compose de 4 corps de bâtiments autour d’une cour quadrangulaire de 21 mèt. de profondeur, sur 31 de largeur. L’édifice présente sur la rue une façade de 57 mèt. , ornée de 16 colonnes ioniques sur un stylobate continu. A chaque extrémité, 4 colonnes sont adossées aux pieds-droits d’un massif de 3 arcades , et 4 à un massif qui accompagne une grande arcade servant, au centre, d’entrée principale. Les autres sont isolées, et forment , à droite et à gauche de cette entrée , un portique à quadruple rang, laissant voir la cour derrière une grille de fer qui remplit lesentre-colonnements sur la place. Toute cette colonnade est surmontée d’un étage en manière d'attique , percé de 12 fenêtres quadrangulaires , interrompues au-dessus du massif central par un grand bas-relief. Les bâtiments de la cour sont en portiques aussi, avec la même ordonnance de colonnes ioniques adossées aux pieds-droits , et le même attique. Au fond de la cour, vis-à-vis de la porte , s'élève , un peu en avant des portiques, un beau péristyle de 6 colonnes corinthiennes, un tiers plus grandes que celles de l’ordre ionique, et supportant un fronton dont la base se profile avec l’entablement général de la cour. Cette partie de l’édifice comprend un amphithéâtre demi-circulaire, qui contient 1,200 personnes.— L'Ecole de Médecine a été élevée en 1769, sur l’emplacement du collège de Bourgogne. Gondouin en fut l’architecte. Le plan du monument, inscrit dans un quadrilatère irrégulier d’une superficie de 2,767 mèt. , est fort habilement conçu ; l’architecture se distingue par un bel accord des proportions , un style pur et correct , où l’élégance s’allie avec la solidité. C’est un des beaux monuments de Paris, et le fini de l’exécution y répond au mérite de la conception. C. D — y.

médecine (Ecoles de). V. Écoles.

MEDECINS DU ROI. Dès les premiers temps de la monarchie française, il y eut des médecins attachés à la maison des rois; Clovis en eut, et, pour la lre race seulement, on compte 54 médecins des rois de France. Dans ce temps-là, et encore au xive siècle, on les appelait physiciens. On croit que la charge de 1er médecin du roi fut créée sous Charles VIII; elle exista jusqu’à la Révolution. Ce médecin avait, au moins aux xvne et xvme siècles, l’inspection générale sur le service sanitaire de la Maison du roi ; la surveillance de tous les médecins , chirurgiens et apothicaires du royaume; l’intendance du Jardin du roi à Paris; la surintendance de tous les jardins des maisons royales et des eaux minérales du royaume. Sous Louis XI V, il y avait 8 médecins du roi , tour à tour de service par quartier auprès du prince, en quelque pays qu’il fût. Leurs charges étaient vénales, et se payaient jusqu’à 70,000 livres. Cependant eues ne rapportaient presque rien , ou rien , car les gages , comme on disait alors , en étaient fort modiques , et le roi les acquittait rarement : les plus favorisés Menaient quelquefois une abbaye. Ces abus, indignes de la maj ‘sté royale, prirent fin en 1670, époque où la charge ’e médecin du roi cessa de se vendre.

MÉDÉE , fille d’Æétés , roi de Colchide , et de la magicienne Hypsée, conçut une vive passion pour Jason ( V. ce mol), qui venait avec les Argonautes ( V. ce mot) pour enlever la Toison-d’Or, lui fournit les moyens de i éussir dans cette entreprise , et le suivit en Thessalie. Elle y rajeunit Eson, son beau-père, et se vengea de son oncle Pélias, usurpateur du trône d’Iolcos , en poussant les filles de ce prince à l’égorger, dans l’espoir qu’il serait aussi rajeuni. Abandonnée pour Créuse ou Glaucé , fille de Créon, roi de Corinthe , elle empoisonna sa rivale et Créon , mit à mort les enfants qu’elle avait eus de Jason, et s’enfuit en Attique sur un char attelé de deux dragons ailés. Elle eut du roi Egée un fils nommé Médus; pour assurer le trône à son enfant, elle essaya d’empoisonner Thésée, qui la chassa. Elle retourna alors en Colchide; selon les uns, elle y rendit le pouvoir à Æétès dépossédé; selon les autres , elle fit régner Jason , avec qui elle s’était réconciliée. L’histoire de Médée a fourni des sujets de tragédie à Euripide. Sénèque, Corneille, Longepierre, et M. Legouvé.

MEDELETENSIS pagus, nom latin du Mélantois.

MEDEL1C1UM , nom latin de Melic.

MEDELLIN , anc. Metellinum , v. d’Espagne (Estrama- Jure ) , prov. et à 61 kil. E. de Badajoz , près de la rive g. de laGuadiana; 1,250 hab. Comm. de laines. — Cette ville fut fondée par Q. Cécilius Métellus. Le 28 mars 1809, 12,000 F' lançais, commandés par le maréchal Victor, y battirent 36,000 Espagnols. Patrie de Fernand Cortez , dont on voit encore la maison.

médellin, v. de la Nouvelle-Grenade, située dans l'Etat d’Antioquia , à 53 kil. S. d’Antioquia , 225 N.-O. de Bogota ; 15,000 hab. Collège. Récolte de café.

MEDELPAD, anc. contrée de Suède, dans le Norrland. On la divisait en Medelpad septentrional , ch.-l. Sundwall, et Medelpad méridional , ch.-l. Touna. Réunie à l’Angermanland , elle forme auj. le làn de Wester-Norrland.

MEDENBLICK, v. du royaume de Hollande (Hollande septentrionale ) , bon port sur la côte O. du Zuyderzée , à 14 kil. N. de Hoorn , 49 N.-E. d’Amsterdam; 2,500 hab. Comm. de fromages et de bois de construction. Restes du château de Radbod , duc des Frisons. Ce furent les habitants de cette ville qui entreprirent les premiers voyages en Guinée.

MÊDÉRIC (Saint). V. Merry.

MÈDES. V. Médie.

MEDFORD , v. des Etats-Unis (Massachusetts), à 6 kil. N.-O. de Boston, surlaMystie, près de son embouch. dans la baie de Massachusetts; 2,500 hab. Petit port; chantiers de construction.

MEDIASCH ou MEDWISCH, en hongrois Megyes , v. forte de Transylvanie, sur la rive g. du Gross-Kockel , à 61 kil. E.-N.-E. de Karlsbourg; 6,000 hab. Récolte de vins. Elle donne son nom à un district du pays des Saxons, d’une étendue de 648 kil. carrés.

MEDIASTJNUS, esclave employé chez les anc. Romains aux plus bas offices, soit à la ville, soit à la campagne.

MEDIATISATION. A la dissolution de l’empire d’Allemagne, en 1806, et à la suite de la formation de la Confédération du Rhin, la plupart des petites principautés, dites jusque-là immédiates, c -à-d. en dépendance directe de l’Empire, furent incorporées dans les principautés voisines. Cet acte fut appelé Médiatisation. Depuis le congrès de Vienne, en 1815, aucune médiatisation n’a eu lieu. Les princes des territoires médiatisés en sont restés les propriétaires, sans exercer les droits de souveraineté. Ils ont d’abord gardé quelques privilèges, dont cependant la plupart ont été abolis eu 1848. E. S.

MEDIC1NA, v. du roy. d’Italie, prov. et à 23 kil. E. de Bologne; 11,024 hab.

MEDlciS (Sylvestre de), d’une illustre famille de Florence, que l’on fait remonter au gonfalonier Evrard, 1314 , et qui avait obtenu , par ses richesses acquises dans le commerce, une grande influence sur le peuple, fut gonfalonier en 1378, souleva le peuple contre la famille noble des Albizzi, mais fut renversé en 1381, et relégué à Modène. — Son fils , Jean de Médicis , fut aussi gonfalonier de Florence en 1421, et mourut en 1429.

médicis (Cosmede), dit l'Ancien, né en 1389, m. en 1464, surnommé le Père de la patrie pour avoir nourri le! peuple pendant une famine, succéda , en 1429 , à son père Jean de Médicis dans la charge de gonfalonier de Florence, protégea les lettres, les sciences et les ans, fut exilé en 1433 par l’influence des Albizzi, mais reprit, dès l’année suivante, une autorité presque absolue, dont il n’usa que pour le bien de son pays. Il fit acheter en Orient beaucoup de manuscrits précieux, éleva de nombreux monuments dans Florence , commença la bibliothèque dite

Laurentien ne, et fonda une Académie pour l’enseignement de la philosophie platonicienne. V. Fabroni , Magni Cosmi Medici vita, Pise, 1789, 2 vol. in-4°. B.

médicis (Pierre 1er de), fils du précédent, né en 1414, m. en 1469, commença d’administrer les affaires à Florence en 1464, protégea les lettres et les arts, mais mécontenta beaucoup de citoyens, en réclamant l’argent que son père leur avait prêté, et en mariant son fils Laurent avec une fille de la famille noble des Orsini. Il faillit être victime de deux complots, 1466-67 . B.

MÉdicis (Laurent de), dit le Magnifique, fils du précédent, né en 1448, m. en 1492, exerça l’autorité dans Florence, conjointement avec son frère Julien, 1469-78. Il prit un grand empire sur ses concitoyens par son éloquence entraînante, la franchise et la noblesse de son caractère, le charme de ses manières, et sa générosité sans bornes. La prise de Volterra, qui s’était révoltée en 1472, révéla encore en lui des talents militaires. Cependant le pape Sixte IV , ennemi des Médicis , engagea le roi de Naples Ferdinand, le comte d’Urbin, plusieurs seigneurs de la Romagne et la ville de Sienne , à entrer dans une ligue contre Florence ; un complot fut tramé par les familles des Pazzi et des Salviati. Lee conjurés assassinèrent Julien dans la cathédrale pendant la messe, 1478; Laurent réussit à s’échapper, appela le peuple aux armes, et vengea la mort de son frère sur les principaux conjurés ; François Salviati , archevêque de Pise , fut pendu. Victorieux de ses ennemis près du lac de Pérouse , mais battu à Poggibonzi, Laurent détacha de la ligue le roi de Naples; une descente des Turcs à Otrante, 1480, et la mort de Sixte IV, 1484, le délivrèrent de tout péril. Il aima et cultiva les lettres , honora de ses bienfaits et de son amitié Pic de la Mirandole, Ange Politien, Michel-Ange, etc. Les prédications de Savonarole ( V. ce mot) et la turbulence du parti démocratique troublèrent ses dernières années. Il a laissé des Poésies , les unes religieuses, les autres badines, remarquables par la grâce et l’élégance du style, et qui dénotent un grand poète. Elles n’ont été publiées qu’en 1763, Bergame, in-8°, par l’abbé Serassi. V. Fabroni, Lau, renia Medicis Magnifici vita, Pise, 1784, 2 vol. in-8° ; W . Roscoë, Vie de Laurent de Médicis, trad. en français par Thurot, 1799 , 2 vol. in-8°. Laurent le Magnifique laissa trois fils : Pierre et Julien, qui lui succédèrent, et Jean, qui fut pape sous le nom de Léon X ; ainsi qu’un neveu , Jules, pape sous le nom de Clément VII.. B.

médicis ( Pierre II de ) , fils de Laurent le Magnifique , lui succéda dans l’administration de Florence en 1492, mais ne fit preuve que d’incapacité. Lors de l’invasion de Charles VIII , roi de France , en Italie , 1494 , il laissa prendre Fivizzano et Sarzane, se rendit au camp du vainqueur pour traiter de la paix, céda encore Sarzanello, Pietra-Santa, Pise, Livourne, et, de retour à Florence, fut chassé par les habitants indignés. Il vécut à Bologne et à Venise, tenta inutilement par trois fois de rentrer dans sa patrie, 1496-97-98, ne réussit pas mieux avec l’appui de César Borgia, 1501, suivit quelque temps les troupes françaises dans le royaume de Naples, assista à la défaite du Garigliano, 1503, chercha à fuir sur une galère trop chargée, fit naufrage en vue de Gaëte, et périt. B.

médicis (Julien de), 3e fils de Laurent le Magnifique, né en 1478, m. en 1516, suivit son frère Pierre II dans l’exil en 1492, fut ramené à Florence et placé à la tête du gouvernement par le pape Jules II en 1512, abdiqua, l’année suivante, en faveur de son neveu Laurent II, épousa, en 1515, une princesse de Savoie, tante de François Ier, roi de France , et reçut à cette occasion le titre de duc de Nemours. B.

médicis (Laurent II de), né en 1492, m. en 1519, suivit son père Pierre II en exil, 1494, rentra à Florence, en 1512, avec son oncle Julien, qui lui remit ses pouvoirs l’année suivante , et se rendit odieux par son despotisme. Le pape Léon X, qui était aussi son oncle, lui donna, en 1516, le duché d’Urbin, enlevé à la famille de la Rovère. Du mariage de Laurent II avec Madeleine de La Tourd’ Auvergne naquit la fameuse Catherine de Médicis. B.

médicis (Jean de), dit le Grand Diable ou Jean des Bandes noires , descendant de Laurent , frère de Cosme l’Ancien , né en 1498, m. en 1526, fut employé par le pape Léon X à soumettre les petits tyrans de la Marche d’Ancône, servit, en 1521, la république florentine contre le duc d’Urbin, combattit les Français en Lombardie dans la campagne de 1524, commit d’horribles cruautés à Caravaggio et à Biagrasso avec les bandes qu’il commandait, et reçut près de Mantoue une blessure mortelle. B.

médicis (le cardinal Jean de). V. léon x. médicis (Jules de). V. clément vu.

médicis (Catherine de), reine de France. V. Catherine, médicis (Alexandre de), fils naturel de Laurent II, ou , selon d’autres, de Jules de Médicis (depuis Clément VII), fut imposé comme chef à Florence, en 1530, par les troupes réunies de Clément VII et de Charles-Quint. Il exerça la tyrannie, prit le titre de duc en 1532, désarma le peuple, éleva une forteresse pour dominer la ville, fit empoisonner son cousin le cardinal Hippolyte , et se souilla des plus honteuses débauches. Il épousa Marguerite d’Autriche, fille illégitime de Charles-Quint, n’en eut pas d’enfant, et ne laissa qu’un fils naturel, nommé Julien. En 1537, Alexandre fut assassiné par Lorenzino de Médicis, descendant de Laurent , frère de Cosme de Médicis , et avec lui s’éteignit la postérité directe de Cosme. B.

médicis (le cardinal Hippolyte de), fils naturel de Julien de Médicis, duc de Nemours, né à Urbin en 1511, m. en 1535, bit revêtu de la pourpre en 1529. Il eût été mis à la tête du gouvernement de Florence en 1530 , si son cousin Alexandre ne lui eût été préféré par le pape Clément VII. Sa maison, à Rome, devint l’asile des Florentins qui fuyaient la tyrannie, et Alexandre, qui le redoutait, le fit empoisonner à Itri. B.

médicis (Cosme Ier de), 1er grand-duc de Toscane, né en 1519 de Jean de Médicis ( le Grand Diable ), m. en 1574, fut élevé au pouvoir en 1537, après le meurtre d’Alexandre de Médicis. Exécrable tyran, il se défit de ceux même qui avaient contribué à sa fortune, acheta la protection de Charles-Quint en permettant qu’il mît des garnisons à Florence, à Pise et à Livourne, et en prenant femme dans la maison des ducs d’Albe, supprima les magistratures républicaines , ruina le commerce en s’en attribuant le monopole, se fit céder Sienne par Philippe II, roi d’Espagne, introduisit en Toscane les tribunaux de l’Inquisition, et obtint du pape Pie V, en 1569, le titre de grandduc. B.

médicis (François de), 2e grand-duc de Toscane, fils et successeur du précédent, 1574-87, fut associé au pouvoir par son père dès 1564, et le surpassa encore par ses vices. Il se dévoua à Philippe II, obtint de l’empereur Maximilien II qu’il lui confirmât le titre de grand-duc, accabla le peuple d’impôts, vendit la justice, et s’enrichit par la confiscation des biens des grandes familles. Vivant dans son laboratoire de chimie, il abandonna le soin des affaires â ses ministres ou ses favoris, et se laissa dominer par une intrigante de Venise ( V. Capello). Du moins, il prit rang parmi les protecteurs des lettres et des arts : il fonda, en 1580, la célèbre galerie de Florence, et vit se former l’Académie délia Crusca ( V. ce mot). Il fut le père de Marie de Médicis. B.

médicis (Ferdinand Ier de), frère du précédent, né en 1551, m. en 1609, était cardinal en 1587, quand il fut élevé au rang de grand-duc, et renonça aux ordres sacrés, deux ans après, pour épouser Christine, fille de Charles II de Lorraine, et petite -fille de Catherine de Médicis. Il remit les lois en vigueur, fit refleurir le commerce, l'agriculture et les arts, et protégea Jean de Bologne, Jules Romain, Galilée. Il secourut à la fois l’empereur Rodolphe II, attaqué par les Turcs, et Henri IV conquérant son royaume ; il s’employa pour obtenir du Saint-Siège l’absolution de ce prince, mais se sépara de lui, quand la France eut fait la paix avec le duc de Savoie, ennemi de Florence. Sous son règne, Livourne prit de l’importance.

médicis (Cosme II de), 4e grand-duc de Toscane, 1609- 21, né du précédent en 1590, développa la marine de Florence, réprima les pirateries des Barbaresques, donna des secours aux Druses contre les Turcs, forma des établissements à Tyr et à Sidon, et encouragea tous les arts de la paix. C’était, du reste, un prince de médiocre mérite.

médicis (Ferdinand H de ) , 5e grand-duc de Toscane, 1621-70, fils du précédent, né en 1610, vécut sous la tutelle de sa mère et de son aïeule jusqu’en 1628. Quand il gouverna seul, il se fit aimer par sa générosité et sa douceur, mais ne montra aucune énergie : il laissa le pape s’emparer du duché d’Urbin, dont l’héritière était sa fiancée Il fut l’ami de Galilée , de Torricelli , de Redi ei de Vïviaui. B.

médicis (Cosme III de) , 6e grand-duc de Florence, 1670-1723, né du précédent en 1643, avait l’esprit faible, le caractère sombre et jaloux. Il accabla ses sujets d’impôts , laissa dépérir le commerce et l’agriculture , et déploya un faste insensé. Marguerite - Louise d’Orléans, nièce de Louis XIV, qu’il avait épousée en 1661 , témoigna toujours pour lui une aversion invincible. Il eut d’elle deux fils : Ferdinand, qui mourut en 1711; Jean-Gaston, qui devait lui succéder; et une fille, Anne, qui épousa Guillaume, prince palatin. B.

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médicis (Jean-Gaston de), 7e grand-duc de Toscane, 1723-37, né du précédent en 1670, montra peu de goût pour le pouvoir suprême, diminua les impôts, abolit les monopoles, et adoucit la pénalité judiciaire. Il ne laissa point d’enfants. Sa sœur, Anne, princesse palatine , fut écartée par les puissances européennes, qui disposèrent de la Toscane en faveur de François, duc de Lorraine ; elle mourut en 1743, et avec elle s’éteignit la famille des Médicis. B.

médicis (Marie de). V. marie.

médicis ou medici (don Louis, chevalier de), ministre d'Etat napolitain, né à Naples en 1759, m. en 18.30, était destiné à la carrière ecclésiastique, mais, se sentant peu de vocation, obtint de venir faire son droit à Paris, de 1784 à 1787. De retour dans sa patrie en 1791, le roi lui confia la direction générale de la police, où il commença de montrer son aptitude aux affaires, et acquit un crédit immense. Acton , premier ministre, en fut jaloux, et, pour le perdre, l’impliqua, en 1794, dans une conspiration républicaine. Il subit une détention préventive de 4 ans dans une forteresse, fut enfin mis en jugement, et acquitté malgré les intrigues de son ennemi. Lors de l’invasion française de 1799, il refusa de prendre part au nouveau gouvernement. Ferdinand IV, après son retour, le nomma vice-président du conseil des finances, 1800, où il montra une haute capacité. Médicis suivit la famille royale dans son 2° exil , 1806, devint ministre des finances en 1810, donna sa démission l’année suivante , fut envoyé au congrès de Vienne, 1815, pour y réclamer le trône de Naples, et réussit dans sa négociation secrète. Après la chute de Joachim Murat, il reprit le ministère des finances, et, dans ces moments fort difficiles, fit preuve d’une rare habileté. Il quitta les affaires à la révolution de 1820, y rentra de nouveau, après la 2e restauration de Ferdinand par les Autrichiens, et fut à la fois ministre des finances, des affaires étrangères, et de la police. Le roi François Ier le conserva près de lui; il suivit ce prince à Madrid, où il mourut d’un excès de travail.

MÉDIE, Media, auj. Âderbaïdjan et IraU-Adjémi , anc. contrée d'Asie, entre l’Hyrcanie au N., l’Assyrie à l’O., la Susiane au S., la Parétacène et l’Hyrcanie à l’E.; divisée en Médie propre au S., ch.-l., Echatane, et Atropaténe au N., ch.-l., Gazaca. On y comprenait aussi quelques tribus nomades, voisines de la mer Caspienne, les Supuri , les Gelœ, les Mardi, les Pausici , etc. Le sol était très-fertile, excepté à l’E., où s'étendait un désert sablonneux. — Les Mèdes, d’après la Bible, étaient de la race de Japhet , et descendaient de Madaï. Soumis aux Assyriens, à l’époque de Ninus et de Sémiramis, ils s’affranchirent en 759 av. J.-C.; leur gouverneur Arbacès prit alors le titre de roi. Après sa mort, il y eut quelques années d’anarchie. La royauté fut rétablie, vers 733, en faveur de Déjocès. Puis régnèrent : Phraorte, 690, qui subjugua les Perses; Cyaxare Ier, 655; Astyage, 595; et Cyaxare II , 560. Cyrus fonda la grandeur des Perses, 536 ; l’usurpation de Smerdis le Mage, sous Cambyse , fut un essai tenté par les Mèdes pour recouvrer la prééminence ; mais le massacre des Mages et l'avéneinent de Darius Ier, fils d’Hystaspe, firent prévaloir les Perses sur les Mèdes. La Médie suivit les destinées de la Perse. Après Alexandre le Grand , elle échut à. Pithon , un de ses généraux, fut bientôt enlevée par Antigone, et enfin appartint aux Séleucides. La faiblesse de ces princes encouragea les insurrections ; il y eut de nouveaux rois de Médie et d’Atropaténe : Timarque, vers 162; Mithridate, en 89; Artavasde, 36-31 . L’Atropatène fut soumise par les Parthes, en 31.

MÉDIMNE, du grec médimnos , mesure grecque de capacité, valant 52 litr. 01 c.

MEDINA ou MANAMA, v. d’Arabie (Oman), sur la côte N.-E. de l'ile de Bahrein, à 48 kil. N.-E. de Lahsa, 90 kil. E. d’El-Katif; 5,000 hab. Port de commerce.

MEdixa, poste fiançais au Sénégal, sur la Gambie, arrond.de Bakel ; 14° 20' 10” lat. N., et 13° 44’ 9" long. O.

MEDINA-CELI, Arbobriga, Melhymna Celia, v. d’Espagne (Vieille-Castille), prov. et,â 54 kil. S. de Soria, sur la rive g. du Xalon ; 1,500 hab. Érigée en comté par Henri II en faveur de Bernard , fils naturel de Gaston de Foix, et en duché par Ferdinand VI.

MEDlNA-DE-l,AS-TORRE8,anc. Julia Contributa, Melhxjmna turrium , v. d’Espagne (Estramadure | , prov. et à 68 kil. S.-S.-E. de Badajoz, à 26 N.-O. de Llerena; 3,300 hab. Antiquités romaines.

medina-dei.-campo, Melhymna campestris, v. d’Espagne (Vieille-Castille), prov. et à 44 kil. S.-S.-O. de Valladolid , sur le Zapardiel ; 4,500 hab. (60,000 au xvne siècle). Bons vins.

MEDINA-DE-BIO-SECO , Melhymna sicca , Amallobriga, v.

d’Espagne (Vieille-Castille), prov. et à 31 kil. N.-O. de Valladolid, sur le Seco ; 5,000 hab. Filatures de laine ; fabr. de tissus. Comm. actif, autrefois beaucoup plus important, et qui l’avait fait surnommer la Petite Inde. Victoire des Français, commandés par le maréchal Bessières, sui les Espagnols, en 1808.

medina-sidonia, Melhymna Cahana,v. d’Espagne (Andalousie), prov. et à 31 kil. E.-S.-E. de Cadix; pop. de la commune : 12,860 hab. Titre d’un duché. Fabr. de poteries. Ruines romaines.

medina-sidonia (Gaspar-Alonzo-Perez de güzman, duc de ), était gouverneur de l’Andalousie, quand Jean de Bragance, son beau-frère , se mit à la tête de l’insurrection du Portugal contre l’Espagne, en 1640. A son exemple et d’après ses sollicitations, il voulut soulever sa province et se rendre indépendant. Le complot ayant été découvert, il fut mandé à Madrid , avoua sa faute, et obtint son pardon , à condition de provoquer en duel le duc de Bragance, qui n’accepta point.

MÉDINE, en arabe Medinet-El-Nabi (la ville du prophète), anc. Yalreb, v. d’Arabie (Hedjaz), à 432 kil. N.-O. de La Mecque; par 25° 20’ lat. N., et 37° 3’ long. E. ; 6,000 hab. La seconde ville sainte des musulmans. Elle est entourée de murs hauts de 30 mèt. et flanqués de 40 tours. Château-fort. Mahomet, fuyant de la Mecque, s’y réfugia en 622, et y mourut en 632. Son tombeau , suspendu par des cordons de soie, et gardé par 40 eunuques, est placé à côté de ceux d’Abou-Bekr et d’Omar, dans une grande et riche mosquée. Pèlerinage fréquenté. Capitale de l’empire sous Mahomet et les Alides, les Ommiades lui préférèrent Damas, et les Abbassides, Bagdad. Prise par les Wahabites en 1803 , elle leur fut enlevée, en 1818, par Ibrahim-Pacha. Elle est auj. ch.-l. de l’eyalet d'Haremi-Nabevi (P. ce mot au Supplément),

MED1NET-ABOU , vge de la Haute-Egypte, sur les ruines de l’anc. Thèbes. En 1855, M. Greene y a déblayé un magnifique palais, un colosse de Ramsès lïï , haut de 19 mèt. , et découvert le calendrier égyptien , dont Champollion n’avait pu copier que les premières lignes.

médinet-el-fayoum , anc. Crocodilopolis et Arsinoé, y. de la Moyenne-Egypte, ch.-l. de la prov. de Fayoum, près de l’anc. lac Mceris, sur le canal Joseph, à 83 kil. S.-S.-O. du Caire; 15,000 hab. Comm. actif.

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