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années, à faire de l’alchimie. Parmi ses tableaux, que distinguent la grâce du dessin et la douceur du coloris, on cite : le Mariage de Ste Catherine, à Rome; la Vierge au long cou, à Florence; Moïse, à Parme ; Si Koch, à Bologne; la Mort de Lucrèce, etc. On lui a attribué l’invention de la gravure à l'eau-forte; il est certain qu’il fut un habile graveur. B.
MÉACO, v. du Japon. V. Méako.
MEAD ( Richard }, médecin, né en 1673 à Stepney, prés de Londres, m. en 1754 , fit ses études en Hollande et à Padoue, pratiqua la médecine à Londres, et devint membre de la Société royale en 1704, et médecin de Georges 11 en 1727. L’un des premiers, il pratiqua l’inoculation de la petite vérole. Parmi ses ouvrages, on remarque : Meclianical account of poisons, Londres, 1702, in-B°; A short discourse concerning contagion , etc., Londres, 1720, in-8° , ouvrage tout en faveur des quarantaines et de l’isolement comme préservatifs de la contagion. Les Œuvres complètes de Mead ont été publiées en français par Coste , Bouillon, 1774, 2 vol. in 8». D— g.
MEADIA, brg de Hongrie. V. Mehadia.
MEAKO, MEACO, M1ACO, Ml Y A KO ou KIO, v. forte du Japon , la 2e de l’empire , sur la côte S. de l’île de Niphon à 400 kil. O.-S.-O. de Yédo; par 35» 24’ lat. N., et 153° 15’ long. E.; 600,000 hab. Elle a 30 kil. de long sur 15 de large. Là réside le Daïri ou Mikado, empereur spirituel du Japon, dans un palais qui est lui-même une ville, et au milieu d’une cour de plus de 50,000 moines et serviteurs. Il y a, dit-on, 500 temples. Là aussi sont le foyer littéraire et scientifique, l'entrepôt commercial et manufacturier, les imprimeries, et l’hôtel des monnaies du Japon. Une académie des lettres , sciences et arts, est chargée de rédiger les annales du pays et l’almanach impérial. Bibliothèque considérable. Fabr. de porcelaines, d’étoffes d’or, de soie et d’argent, de verreries, d'ouvrages en acier, de placage. Affinage de cuivre. B.
MÉANDRE, Meander, riv. de l’anc. Asie Mineure, arrosait la Phrygie, séparait la Lydie et la Carie, et passait à Apamée, Antioche et Milet. Il est célèbre par les sinuosités de son cours, et par les cygnes qui y vivaient. Auj. Meinder.
MEARIM ou MEARY. V. Miarim.
MEARNS, comté d’Ecosse. K. Kincardine.
MEATH ou EAST-MEATH , c.-à-d. Méat h oriental, comté d'Irlande (Leinster), entre ceux de Cavan au N., de West-Meath à l’O., de Kildare au S., de Louth au S.-E., de Dublin et la mer d’Irlande à l’E. ; 230,000 hect. ; 70 kil. sur 58; 110,609 hab. Ch. -1., Trim ; v. princip. : Kells, Navan. Climat sec et froid. Sol plat, arrosé par la Boyne. Bons pâturages. Agriculture arriérée. Fabr. de toiles. Elève de chevaux et de bétail.
meath (west-I, c.-à-d. Mealh occidental, comté d’Irlande I Leinster), entre l’Ulster au N., les comtés d'East- Meath à l’E., du Roi | King’ s-county ) au S., de Roscommon et de Longford à 10.; 157,000 hect.; 49 kil. sur 38; 90,856 hab. Ch.-l., Mullingar. Beaucoup de lacs et de tourbières. Elève de chevaux et de bétail. Fabr. de toiles et lainages. Exportation de grains.
MEAUX, Jatinum, Meldi, s.-préf (Seine-et-Marne), à 50 kil. N.-N.-E. de Melun, 44 E. de Paris par le chemin de fer de Strasbourg, sur la Marne, et près du canal de l’Ourcq; 8,688 hab. Evêché suffragautde Paris; tribunaux de lre instance et de commerce; église calviniste, bibliothèque, collège. Fabr. de tissus de coton, de vermicelle, de chocolat. Moulins à farine. Dessiccation de légumes. Coniin. très-important de grains, farines, bestiaux, volailles; de fromages de Brie (pour 3 à 4 millions de fr. par an |. — Capitale d’un petit peuple Gaulois, les Meldi, cette ville fit partie, sous les Romains, de la Gaule Belgique, puis de la Gaule Lyonnaise. Son évêché fut fondé en 375. Les Normands la prirent deux fois au IXe siècle. Ch.-l. de la Brie, elle dépendait du comté de Champagne, et obtint une charte de commune en 1 179. Philippe le Bel la réunit à la couronne. Les Anglais s’en emparèrent en 1420; le connétable de Richemont la leur reprit en 1438. Ce fut une des premières villes de France où la Réformation trouva des adhérents. Elle embrassa le parti de la Ligue en 1587, et n’ouvrit ses portes à Henri IV qu’en 1594. Bossuet en fut évêque de 1681 à 1704 ; son tombeau est placé dans la cathédrale de St-Etienne, bel édifice gothique, commencé au XJiie siècle et achevé au xvie.
MEBAI1REZ (El-), v. d’Arabie (Lahsa), à 53 kil. S. de Hedjer; 10,000 hab.
MECENE (Caïus-Cilnius-Mæcenas), conseiller et ami de l'empereur Auguste, né à Arretium, en Etrurie, d’une famille qui avait régné autrefois dans ce pays, m. l’an 741 I
de Rome, 9 av. J.-C. Il se lia avec Octave pendant qu’il étudiait en Grèce, et, depuis, s’attacha à sa fortune : il l’accompagna dans toutes ses guerres, mais le seivit surtout dans les négociations et dans le gouvernement, et fut son principal ministre, son conseiller le plus influent, quoiqu’il ait toujours voulu rester simple chevalier romain. Ami de Virgile, d’Horace, de Varius, de Properce, il est resté le type de la protection éclairée pour les lettres et pour les arts. Lui-même avait composé une Histoire naturelle, un journal de la vie d’Auguste, un traité sur les pierres précieuses, et deux tragédies ( Oclavie et Prométhée). Quelques fragments conservés de ses poésies, que l’on trouve dans le Corpus poetarum de Maittaire et dans V Anthologie latine, prouvent que si Mécène jugeait bien, il écrivait fort mal : son style était recherché jusqu’à l'afféterie. La Vie de Mécène a été écrite en latin par Meibom, 1653, en français par Richer, 1746, en allemand par Bennemann, 1744, et par Frandsen, 1843. Sous le titre de Mœcenatiana, Goettingue, 1825 et 1846, in-8°. A. Lion a recueilli tout ce qu’on connaît de sa vie et de scs ouvrages. Un beau buste en marbre de Mécène a été trouvé vers 1837 dans les ruines de Carseoli. D— R.
MÉCHAIN ( Pierre-François-André), astronome illustre, né à Laon en 1744, m. en Espagne en 1805. Lalande, son premier guide, lui fit obtenir la place d’astronomehydrographe du dépôt des cartes de la marine. Méchain traça la description de cent lieues de côtes, de Nieuport à Sl-Malo; ensuite il tut occupé au calcul des observations faites dans la Méditerranée par le marquis de Chabert. Malgré ses pénibles occupations, il faisait, pendant la nuit, des observations astronomiques, que Lalande communiquait à l’Académie. 11 s’est spécialement occupé de la recherche des comètes et du calcul de leurs orbites. La planète découverte par Herschell fut d’abord considérée généralement comme une comète; Méchain, le premier, la traita comme une planète. Il concourut avec Cassini et Legendre à la vérification de la position relative des observatoires de Paris et de Greenwich, et, dans cette circonstance, il fit usage du cercle répétiteur de Borda, dont la supériorité fut bien reconnue. Lorsque l’Assemblée constituante décréta l’établissement du nouveau système des poids et mesures, Méchain fut un des savants chargés des opérations astronomiques et géodésiques nécessaires. Il eut pour lui la partie comprise entre Rodez et Barcelone. Les observations et les calculs que ce travail exigeait occupèrent ses dernières années. Méchain a publié les volumes de la Connaissance des temps , de 1786 à 1794, et quelques Mémoires sur les comètes. Ses autres travaux se trouvent dans la Connaissance des temps et dans la Base du système métrique décimal, ouvrage rédigé par Delambre, 1806-7-10, 3 vol. in-4°. V.
MECHED. V. Meschehed.
MECHELEN, MEC1IELN, MECHLIN, noms flamand, allemand, et anglais de Malines.
MÉCHITAR, MÉCHITARISTES. V. Mekhitar, Me-
KH1TAR1STES.
MECHOACAN, dép. du Mexique (division de Toluca), entre celui de Guanaxuato, et le Valle de Mexico à l’E., les dép. de Guerrero au S., de Xalisco à 10 , et d Aguas- Calientes au N. Ch.-l., Morelia (l'anc. Valladolid). ( limât sain et tempéré. Sol montagneux (volcan du Jorullo), généralement fertile en céréales, coton, cannes à sucre. Mines d’argent. Elève de bétail et d'abeilles. Les indigènes sont industrieux à travailler le bois; 554,585 hab-
MECKEL (Jean-Frédéric), anatomiste, né en 1714 à Wetzlar, m. à Berlin en 1744, élève de Haller à Gœttingue, fut professeur à Berlin, membre de l’Académie royale des sciences de cette ville , et chirurgien du roi de Prusse. On lui doit beaucoup de travaux sur les nerfs crâniens, les veines, les vaisseaux lymphatiques, et la découverte du ganglion sphéno-palatin. 11 a laissé, entre autres ouvrages : Dissertalio de quinto pare nervorum, etc., Gœttingue, 1748, in-4°, avec 2 planches; de Vasis lymphalicis glandulisque conglobalis , 1757, in-4°; Erperientia et obser vationes de sitiibus venarum , 1771, in-8°. Il forma un beau muséum anatomique. D — G.
meckel I Philippe-Frédéric), fils du précédent, né à Berlin en 1756, m. à Moscou en 1803, élève et prosecteur de Lobstein, professeur d’anatomie à Halle en 1799, à Strasbourg en 1783, fut appelé en 1795 à S‘-Pétersbourg comme inspecteur des hôpitaux, et médecin de l'impératrice. On a de lui: de Labyrintliis auri contentis , Strasb., 1777, in-4°; Nouvelles archives de médecine pratique, Leipsick, 1789-1790, 2 vol. in-8°. D— G.
meckel (Jean-Frédéric), le Jeune, fils du précédent, né 1 à Halle eu 1781, m. en 1833, voyagea en Allemagne et en