‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 141 sur 864 · MEILHAN (SENAC DE). V. SENAC · texte numérisé non relu

MEILHAN (SENAC DE). V. SENAC

ME1LLANT (CHATEAU-). V. Ciiateau-Meillant.

MEILLERAIË, et mieux Mei.lehay, improprement appelé La Meilleraie , vge (Loire-Inférieure), arr. et à 18 kil. S. de Chàteaubriant , à 46 kil. N.-O. de Nantes; 1,671 hab. Abbaye de la Trappe, fondée, en 1145, par des religieux de l’ordre de Cîteaux, soumis à la règle de S* Benoît. Une partie de l’église de cette époque subsiste encore ; la façade et le chevet sont du xve siècle ; les autres bâtiments ont été construits au xvine. La Trappe est un grand établissement religieux et agricole, qui a des colonies en Afrique, en Angleterre, en Irlande, et aux Etats- Unis.

meilleraie ( la ) , vge (Vendée), arr. età43 kil. N. de Fontenay-le-Comte; 840 hab. Mines de fer.

meilleraie (Charles de la porte, duc de la), né en 1602, m. en 1664, cousin-germain du cardinal de Richelieu, sc signala en 1629 à l’attaque du Pas de Suze, et, en 1630, au combat de Carignan. Nommé grand-maitre de l’artille-

rie, il servit en cette qualité sur la frontière des Pays-Bas, gagna le bâton de maréchal de France en emportant Hesdin , 1639, prit aux Espagnols Aire, La Bassée et Bapaume, 1641 , participa à la conquête du Roussillon , 1642, retourna aux Pays-Bas, et enfin fut envoyé en Italie, où il s’empara de Porto-Longone et de Piombino, 1646. On le regardait de son temps comme le général le plus habile dans l’art des sièges. Surintendant des finances en 1648, il renonça à cette charge dès l’année suivante. — Son fils épousa Hortense Mancini , nièce de Mazarin, dont il prit le nom et les armes. B.

ME1LLERIE , vge sur le bord S. du lac de Genève (départem. de la Haute-Savoie, arr. de Thonon), à 10 kil. E. d’Evian. Près de là sont les rochers rendus célèbres par J.- J. Rousseau ME1MAC. V . Meymac.

ME1N , en allemand ,1/ain, en latin Manus ou Maganus, rivière d’Allemagne, naît en Bavière, à la réunion du Mein- Blanc, venant du Fichtelgebirge, et du Meiu-Rouge, venant du Thuringer-wald. Elle se jette dans le Rhin , rive dr., vis-à-vis de Mayence. Cours de 450 kil., à l’O. , par Baireuth, Wurzbourg, Aschaffenbourg et Francfort; navigable sur 300 kil. — Avant 1837, le Mein donnait son nom à 2 cercles de la Bavière : 1° le Haul-Mein, ch.-l., Baireuth, qui est auj. celui de la Haute-Franconie; 2° le Bas-Mein t ch.-l., Wurzbourg, remplacé aussi par celui de la Basse- Franeonie.

mein-et-tauber, un des 6 anc. cercles du gr. -duché de Bade, à l’E. de celui du Neckar; 50 kil. sur 50; 1,380 kil. car.; 96,000 hab. Ch.-l., Wertheim. Sol montueux, boisé, peu fertile. Exploit, de marbres et de pierres à bâtir.

MEINAM ou MENAM , ou Bivière de Siam, fleuve d’Asie, naît en Chine dans la prov. d’Yun-nan. Cours de 1,400 kil., au S.-S.-E., par l'empire Birman, Siam et Banlcok, où il se jette dans le golfe de Siam ; navigable sur 600 kil.

MEINDER, anc Méandre, fleuve de la Turquie d’Asie (eyalet d'Aidin), naît dans les montagnes d’Isbarta. Cours sinueux de 270 kil., à l’O. 11 se jette dans l'Archipel, eu face de File de Samos.

MEINDER (KODTCHOGK-). V. CAYSTRE.

MEINERS (Christophe), historien , philosophe et littérateur, né en 1747 à Warstade, près d’Otteindorf (Hanovre ), m. en 1810, fut professeur de philosophie, 1771, puis pro-recteur à l’université de Gœttingue. 11 reçut de l'empereur Alexandre Ier la mission de lui désigner les professeurs les plus capables d’Allemagne, qu’il désirait appeler dans les universités russes. Philosophe éclectique, esprit indépendant, il refusa toute direction étrangère, toute opinion d’école, voulut ne devoir sa science qu'à son travail , remplit ses livres d’une prodigieuse variété de citations, fruit d’immenses recherches, mais se trompa souvent, malgré la sagacité de son jugement, dans ses hypothèses. Son style est clair, élégant et chaleureux. Ses principaux ouvrages sont : Histoire de l’origine, des progrès et de la décadence des sciences chez les Grecs et les Romains, Lemgo, 1781 et 1802, 2 vol., trad. en français en 1799 par I.aveaux et Chardon de la Rochette ; Histoire universelle des doctrines morales, 2 vol., 1801 et 1802, où il attaque la philosophie de Kant; Tableau comparatif des moeurs et de l’organisation sociale, des lois et de l’industrie , du commerce et de la religion , des sciences et des établissements d'instruction, dans le moyen âge et dans notre siècle, Hanovre, 3 vol., 1793 ; Histoire de la fondation et du développement des universités d’Europe, Goetlingue, 4 vol., 1802-1805 ; Essai sur l'histoire de la religion des plus anciens peuples, particulièrement des Egyptiens, 1775; Fies d'hommes célèbres de l'épogue de la restauration des sciences, 1795 et 1796; Histoire de l'humanité, 1796 et 1811, 4 vol.; Histoire de la décadence des mœurs et des institutions politiques chez les Romains, Leipzig, 1782, trad. en français par Binet, 1796 ; Histoire critique de toutes les religions, Hanovre, 1806, 2 vol.; Histoire du luxe chez les Athéniens, trad. en français par Solvet, Paris, 1823, in-8°; Lettres sur la Suisse, trad. en français par Michel, Strasb., 1786. Meiners a publié aussi avec Feder, la Bibliothèque philosophique, Gœttingue, 1788-91, 4 vol.; et, avec Spitler, le Magasin historique de Gœttingue, Hanovre, 1787-90, 8 vol., et 1791-92, 3 vol.

MEININGEN ou MEINUNGEN, v. capitale du duché de Saxe-Meiningen, entre deux bras de la Werra, à 78 kil. S -O. de Gotha; 7,000 hab. Le vieux château ducal est assez remarquable; près de là, le château du Haut-Landsberg contient des collections d’art et scientifiques, des archives, une bibliothèque. Commerce important de futaines.

MEININGEN ( Duché de SAXE-). F. SAXE-MEININGEN.

MEIS, anc. Telmissus, v. de la Turquie d’Asie (Caraman). bon port sur le golfe de Macri, à 270 kil. S.-E. de Smyrue.

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