MID
prématurée, resta, deux ans après, seul roi, titre qu’il avait reçu des Romains. En mourant, il divisa son empire entre Adherbal et Hiempsal , ses fils, et Jugurtha, son neveu, qu’il avait adopté dans l'espoir de rattacher aux jeunes princes pour qui il redoutait en lui un rival dangereux, 119 av. J.-C.
* MICKIEWICZ (Adam), prononcez MitziciÉvitsch , poète polonais, né à Nowogrodek (Lithuanie) en 1799, m. en 1855, fut nommé, à 21 ans, professeur de littérature latine et polonaise au collège de Kowno ( Samogitie) . Compromis dans une association littéraire dite des Pkilarètes , qui donna de l’ombrage au gouvernement russe, il fut interné en Crimée, 1824, d’où, après deux ans, il put venir à Moscou et à Sl-Pétersbourg. En 1829, il obtint la permission de voyager à l’étranger, fit la connaissance de Gœthe à Weimar, alla en Suisse, en Italie, vint à Paris en 1831, fut nommé, en 1838, professeur de littérature latine à l’Académie de Lausanne , et revint à Paris , de 1840 à 1844, où il occupa la chaire des littératures slaves au Collège de France ; il reçut, en 1852, une place de bibliothécaire à la bibliothèque de l’Arsenal, et mourut pendant une mission scientifique en Orient. Mickiewicz est le poète moderne le plus populaire de la Pologne, où ses poésies eurent une grande influence, parce qu’elles reproduisent les légendes historiques du pays, conservées seulement dans la mémoire des habitants, et transmises d’âge en âge. Ses débuts furent des Romances et ballades , publiées en 1822, dans le genre romantique. Pendant son séjour en Crimée, il composa des Sonnets, genre qu’aucun poète polonais n’avait encore abordé, et dont il fit de délicieux petits tableaux de fantaisie. Ses poésies les plus remarquables furent inspirées par ses malheurs et l’amour de la patrie : incarcéré préventivement comme Philarète , il écrivit une Ode à la Jeunesse; expatrié en France, il composa le Livre des Pèlerins, plein des douloureux souvenirs de la Pologne. Le style de Mickiewicz appartient au beau temps de la langue polonaise; il est énergique, savant, nourri de l’antiquité , que le poète connaissait bien , et on peut le comparer à celui d’André Chénier. On doit encore à Mickiewicz les Aïeux, espèce de poème-drame, politiqne, fantastique, rempli d’allégories sur l’asservissement de la Pologne, et dans lequel il se montre émule de Gœthe et de Byron. Les poésies de Mickiewicz ont été traduites dans toutes les langues de l’Europe ; M. C. Ostrowski en a donné une traduction française, Paris, 1841-1845, 2 vol. in-12. Son cours de littérature slave du Collège de France a été sténographié en 5 volumes. C — o.
MICON, peintre grec du ve siècle av. J.-C., émule de Polygnote, peignit avec lui le portique du Pœcile, à Athènes. On le critiqua vivement pour avoir représenté, dans un tableau de la bataille de Marathon , les Perses d’une taille plus élevée que les Grecs. Il décora aussi le temple de Thésée.
MICRONÉSIE , c.-à-d. petites lies, une des grandes divisions de l’Océanie, entre la Malaisie à l’O., la Mélanésie au S., et la Polynésie à l’E. Ses principaux archipels et groupes d’iles sont ceux des Mariannes, des Carolines, Marshall , et Gilbert.
MICUIPAMPA, v. du Pérou (Libertad) , à 150 kil. N.- O. de Truxillo. Riches mines d’argent, dites de Chota.
MIDAI, v. de l’empire birman (Ava) , à 2 kil. N. d’Umerapura, sur l’Iraouaddy. Entrepôt de commerce avec la Chine.
MIDAS, roi de Phrygie, accueillit à sa cour le vieux Silène, et propagea le culte de Bacchus. Ce dieu , pour le récompenser, lui accorda, sur sa demande, le don de changer en or tout ce qu’il toucherait; mais, voyant ses aliments même se transformer en or, Midas demanda à Bacchus de perdre son pouvoir funeste, et l’obtint en se baignant dans le Pactole, qui commença alors à rouler du sable d’or. Dans le célèbre combat de la lyre et de la flûte, entre Apollon et Pan , Midas donna son suffrage à Pan ; Apollon se vengea, eu changeant ses oreilles en oreilles d’âne. Midas parvint à cacher sa difformité à tous, excepté à son barbier, qui, ne pouvant garder le secret, le confia à la terre, dans un fossé qu’il se hâta de combler; mais à cette place crûrent des roseaux qui , au moindre souffle du vent , répétaient les paroles du barbier, et révélaient la secrète difformité du roi. On montrait le trône de Midas dans le trésor de Delphes.
MIDDELBOURG, Medioburgum,x. du roy. de Hollande, ch.-l. de la prov. de Zélande, au milieu de l’ile de Walcheren, à 136 kil. S.-O. d’Amsterdam; par 51° 29’ 59” lat. N., et 1° 16’ 44” long. E.; 16,000 bab. Uni à l’Escaut par un beau canal de 2 kil., au bout duquel est le petit port le Ramkens. C’est une ville pittoresque et bien bâtie. Il y
eut un évêché de 1561 à 1574. Tribunaux civil et de commerce; athénée; séminaire; Académie des beaux-arts, musée , cabinet d’histoire naturelle, bibliothèque. On remarque l’hôtel-de-ville, l’hôtel de la compagnie des Indes, une belle église gothique, l’arsenal, et la fonderie de canons. Chantiers de construction, eorderies, fabr. de cigares, fonderies de cuivre, etc.; passementeries, tanneries. Commerce actif en grains, sel, soieries, amidon. Importation de vins de Bordeaux. — Prise en 1574 aux Espagnols par les Hollandais, et à ceux-ci, en 1795, par les Français, elle fut réunie à la France en 1810, comprise d’abord dans le dépt. de l’Escaut, et ensuite ch.-l. de celui des Bouchesde-l’Escaut. Ses anc. fortifications sont démolies.
middelbourg, île de l’Océanie. V. eoua.
MIDDLE, signifie milieu eu anglais : middle sex , Saxe du milieu.
MIDDLEBURY, v. des Etats-Unis (Vermont), sur l’Otter-river, à 53 kil. O.-S.-O. de Montpellier ; 4,000 hab. Collège. Exploit, de marbre.
MIDDLEFIELD, v. des Etats-Unis (New-York), à 155 kil. O. de Boston; 4,000 hab.
MIDDLEHAM, vge d’Angleterre, comté et à 60 kil.
N. - O. d’York (North-Riding); 900 hab. Ruines d’un château-fort, résidence favorite du roi Richard IL
MIDDLESBOROUGH , v. d’Angleterre (York, North- Riding), sur la Tees, à 25 kil. E.-N.-E. de Darlington ; fondée, il y a 20 ans, par une compagnie pour le chargement des houilles du comté de Durham, qui y arrivent par le chemin de fer de Stockton à Darlington; 5,709 hab. dans la paroisse. C’est le port de Stockton.
MIDDLESEX, comté d’Angleterre; capitale, Londres-, entre ceux de Hertford au N. , d’Essex à l’E., de Kent et de Surrey au S., de Buckingham à l’O. Aréa : 75,192 hect.; 40 kil. sur 27. Pop. en 1361 : 2,205,771, y compris les quartiers de Londres qui appartiennent à ce comté. Rivières : Tamise, Brent, Colne, Lea. Les fermes de ce comté fournissent à Londres le lait et le foin. Elève de porcs. Jardins maraîchers. Nombreuses maisons de campagne. Villes principales : Uxbridge, Staines.
MIDDLETON (Conyers), théologien et littérateur anglais, né à Richmond en 1683, m. en 1750, embrassa l’état ecclésiastique après de brillantes études à Cambridge, y fut nommé docteur en théologie en 1717, et débuta dans la carrière littéraire par de violents pamphlets contre Bentley. Son penchant à la controverse l’entraîna dans une foule de discussions, et lui suscita d’ardents ennemis. Quelques écrits , où il professait des idées antichrétiennes , firent scandale; tels furent la Lettre sur Rome, 1729, où il prétend montrer la conformité du catholicisme et du paganisme; les Libres recherches sur le don des miracles, 1747 ; et l’Examen des Discours de Sherlock sur l’usage et l'esprit des prophéties, 1750. Son œuvre capitale est une Vie de Cicéron , Dublin, 1741, 2 vol. in-8», ouvrage estimé, traduit librement en français par l’abbé Prévost. Toutes les productions de Middleton, excepté la Vie de Cicéron, ont été recueillies sous le titre à'OEuvres mêlées, 1752, 4 vol. in-4°.
middleton, brg d’Angleterre, comté et à 22 kil. S.-O. de Durham, sur la Tees ; 2,900 hab. Riches mines de plomb et fonderies.
middleton, brg et paroisse d’Angleterre, comté et à 66 kil. S.-E. de Lancastre, à 7 kil. N. de Manchester; 15,000 hab. Mines de houille. Fabr. de cotonnades, nankin, guingamp, soieries; teintureries, blanchisseries.
MIDDLETüWN, v. des Etats-Unis d’Amérique, dans l’Etat et sur la rivière du Connecticut, à 24 kil. S. de Hartford; 4,500 hab. Université fondée en 1831; port de commerce. Fabr. de coton, lainages, papier, armes, plomb.
middletown , v. des Etats-Unis (New-Jersey), à 68 kil. E.-N.-E. deTrenton; 6,000 hab.
MIDDLEWICH, brg et paroisse d’ Angleterre, comté et à 28 kil. E. de Chester; 4,800 hab. Sources salées. Fabr. de coton et soieries.
M1DÉE, anc. v. de la Grèce (Argolide), au N.-E. de Tirynthe. Les Spartiates y gagnèrent, en 367, sur les Arcadiens et les Argiens, la bataille Sans larmes, ainsi nommée parce qu’elle ne leur avait coûté , dit-on, aucun homme.
M1DENOS, anc. v. d’Afrique (Numidie), à l’extrémité
O. de la chaîne du Papua (auj. Edough). C’était la dernière ville numide du côté de la Mauritanie.
MIDHURST, brg et paroisse d’Angleterre (Sussex), sur l’Arun, à 17 kil. N. de Chichester; 5,600 hab. Restes du beau château de Cowdry-House.
MIDI (Canal du). V. Languedoc.
midi, un des points cardinaux. V. sud.