MIE
MIG
midi (Pic (lu) mont de la chaîne des Pyrénées (B. -Pyrénées), à 40 kil. S. d'Oloron; 2,877 mèt. de hauteur. Le gave d’Ossau en descend. — Montagne des Pyrénées , à 13 kil. S. de Bagnères; 3,000 mèt. de hauteur.
MIDI AH ou MIDJEH (anc. Satmydessus) , v. de la Turquie d’Europe (Andrinople), port sur la mer Noire, à 105 kil. N.-O. de Constantinople.
MIDYANITES , tribu des Hébreux, à laquelle fut vendu Joseph , tiré de la citerne.
M1DIE, Midia , anc. royaume d’Irlande, dans la Lagénie, forme au), les comtés d' F.ast-Meath et de West-Mealh.
MID-LOTHIAN. V. Edimbourg (comté d’).
MIDNAPORE, v. de l’Hindoustan anglais (Bengale), à 114 kil. O. -S. -O. de Calcutta. Ch.-l. d’un district fertile, qui a 21,470 kil. car., et 2,000,000 hab.
MIDOUZE, riv. de France, se forme à Mont-de-Marsan (Landes |, de la réunion du Midou et de la Douze, passe à Tartas , et se jette dans l’Adour, rive dr. , à 8 kil. audessous de cette ville. Cours de 43 kil., entièrement navigable.
MIDROÉ, Medianum Castellum,vge d’Algérie, à 225 kil. S. d’Alger, sur une riv. de son nom, qui se jette dans le lac Titterie.
MIDSHIPMAN , grade dans la marine anglaise , correspondant à celui d’aspirant, en France.
MIÉCISLAS 1er, duc de Pologne , de la famille des Piast, né en 931, m. en 991, succéda, en 962, à Ziémomysl, son père, fut le premier prince chrétien de la Pologne, et abolit l’idolâtrie, 965, à l’instigation de sa femme Dombrowka, fille de Boleslas Ier, roi de Bohême. Il fit hommage à l’empereur Othon I" pour les provinces entre l’Elbe et l’Oder.
miécislas il, fils de Boleslas Chrobry, et petit-fils du précédent, succéda à son père en 1025, mais n’hérita pas de son courage; il vit se soulever contre lui les Russes, les Bohémiens, les Moraves, et se constituer indépendantes les principautés de Mecklembourg, de Brandebourg, de Holstein, de Lubeck, etc. Il mourut des suites de ses débauches, 1034.
miécislas m , né en 1131, m. en 1201, succéda en 1173 à son frère Boleslas IV, se fit chasser en 1177 pour son orgueil et ses cruautés, et remonta sur le trône en 1190.
MIEL (Jean) , peintre. V. MÉel.
MIÉLAN, ch.-l. de caut. (Gers), arr. et à 13 kil. S. -O. de Mirande; 1,044 hab. Comm. de moutons et de vins.
M1EN-NING , 241e empereur de la Chine, le 6e de la race mandchoue et de la dynastie Ta-tsing, né en 1780, succéda , en 1820 , à son grand-père Ivien-loung ou Kaoutsoung ou Kia-king , et mourut en 1850. Sons son règne eut lieu la guerre contre les Anglais, qui s’obstinaient à introduire l’opium en Chine. Les hostilités s’ouvrirent le 3 nov. 1839 par le combat naval de Chouen-pi En 1840, l’ile Chusan fut envahie ; en 1841 , l’ile et le port de Hongkong furent cédés à l’Angleterre. La guerre éclata de nouveau un mois après : elle amena la prise des forts du Bogue , les combats de Canton , qui paya une rançon de 35 millions, la prise d’Emoy, le combat de Chei-pou, l’occupation deTing-haï, Chusan, Chili hai , Ning-po. En 1842, les Anglais , après le combat de Ning-po , prirent Tse-ki , Tcha-pou, entrèrent dans le fleuve Yang-tsé-kiang, prirent Wou-song, Chang-hai, Kiang-yin , Chouin-chan , Chinkiang, et arrivèrent devant Nan-king. Par le traité de Hou-moun-chaï , le 8 oct. 1843 , la Chine paya 125 millions de fr. , céda à l’Angleterre l’ile de Ilong-kong, ouvrit au commerce les ports de Canton, Chang-hai , Ning-po , Foutchou et Emoy , et consentit à un nouveau tarif de douanes. Mien-ning eut 7 fils; les trois aînés sont morts. Le 4e, I-tcbon ou Hieng-Foung régna de 1850 à 1861.
MIERES (san-juan de), brg d’Espagne (Asturies) , prov. et à 13 kil. S. d’Oviédo, sur la Lona ; 3,500 hab. Ecole de maîtres mineurs , créée en 1854.
MIEREVELT ou MIRVELT (Michel), peintre hollandais, né à Delft en 1567, m. en 1641 , élève de Willem Willemsz, prit ensuite les leçons d’un artiste peu connu , nommé Augustin, puis entra dans l’atelier de Blokland, et cultiva d’abord l’histoire ; mais le portrait lui ayant mieux réussi, il s’y consacra entièrement. Quoiqu’il n’égale ni Van-Dyck, ni le Titien , il mérite sa brillante réputation : il observait finement la nature , peignait avec vi gueur, et savait très-bien rendre le caractère des individus. Presque toutes les galeries contiennent de ses toiles : le Louvre possède de lui deux portraits d’homme et un portrait de femme. A. M.
M1ERIS (François van) , dit V Ancien , peintre hollandais, né à Leyde en 1635, m. en 1681 , eut pour maîtres
Abraham Tarenvliet et Gérard Dow. Ses dons naturels et son ardeur au travail lui permirent d’éclipser tellement ses camarades, que le chef d’atelier le nommait le Prince de ses disciples. Nul n'a su mieux s’approprier la manière de Gérard Dow : son dessin est plus libre cependant , et son exécution moins minutieuse. Il reproduisait habilement le velours, le satin et les fourrures, dessinait bien , composait spirituellement ; son coloris est brillant , énergique, et sa touche moelleuse. Le Louvre possède 4 de ses tableaux : une Femme à sa toilette , servie par une négresse ; Deux dames , vêtues de satin, prenant le thé; un Homme enveloppé d'un manteau rouge. A. M.
mieris (Jean van), peintre hollandais, fils aîné du précédent, né à Leyde en 1660, m. en 1690, travailla d’abord dans l’atelier de son père , puis sous la direction de Gérard de Lairesse. On ne connaît guère de lui que des portraits de petites dimensions. A. M.
mieris ( Guillaume van ) , peintre hollandais , frère du précédent, né à Leyde en 1662 , m. en 1747 , élève de son père , représenta , comme lui , des scènes de la vie journalière , mais choisit ses personnages dans un rang moins élevé : ses fonds de tableaux sont des boutiques, des échoppes pleines de fruits , de légumes , de gibier, d’épiceries et de faïence; il n’y paraît guère que des gens du commun , vendeurs ou acheteurs. Guillaume peignait avec beaucoup de vérité; mais il n’est pas comparable à son père pour l’élégance du dessin, l’habileté de la composition , la splendeur du coloris, la finesse du clair-obscur et l’effet général. Il copiait trop mécaniquement la nature. Le musée du Louvre possède trois de ses tableaux : un Jeune garçon faisant des bulles de savon , le Marchand de gibier , une Cuisinière accrochant une volaille d sa fenêtre. A. M.
mieris ( François van), dit le Jeune , peintre hollandais, né à Leyde en 1689, m. en 1763, élève de son père Guillaume, a peint des intérieurs de ménages , des boutiques de fruitières et des magasins, où se trouvent de petites figures en harmonie avec les lieux : le dessin en est pur, le coloris agréable , et l’exécution fort soignée. II a fait aussi de petits tableaux d’histoire et quelques portraits. Joignant aux talents du peintre les connaissances d’un antiquaire et d'un numismate, il a publié plusieurs livres d’archéologie : Description des monnaies et des sceaux des évêques d'Utrecht, Leyde, 1726,in-8°; Histoire (métallique) des princes des Pays-Bas , La Haye, 1732-33-35, 3 vol. in-fol. ; Mémoire sur la féodalité du comté de Hollande, Leyde, 1743; Grand recueil des chartes de Hollande, de Zélande et de Frise , ibid. , 1753-56 , 4 vol. in-fol. ; Chartes , privilèges ,... de la ville de Leyde, 1759, in-fol. ; Description et histoire de la ville de Leyde , 1762-70, 2 vol. in-fol., etc.
MIERS, vge (Lot) , arr. et à 36 kil. N.-E. de Gourdon;
l, 250 hab. Eaux minérales.
MIES ou SILBERSTADT, c.-à-d. ville d’argent, v. des Etats autrichiens (Bohême) , à 25 kil. O. de Pilsen , sur la Mies; 3,000 hab. Tribunal des mines; exploitation de plomb argentifère : papeteries.
MIGNARD (Nicolas) , peintre, né à Troyes en 1608,
m. en 1668 , sentit s’éveiller son talent devant les tableaux du Primatice à Fontainebleau , et alla étudier en Italie. Il se fixa ensuite à Avignon , où il peignit, dans une galerie d’amateur, les Amours de Théagène et de Chariclée. Appelé par Mazarin à Paris, il fut chargé de décorer le rez-dechaussée des Tuileries. Ses compositions sont ingénieuses, ses attitudes pleines de grâce , son dessin assez correct , et son coloris brillant. Reçu à l’Académie, 1663 , il en devint recteur. Il a laissé cinq planches gravées, d’après les peintures d'Annibal Carrache , dans la galerie Farnèse. B.
mignard ( Pierre) , frère du précédent . né à Troyes en 1610 , m. en 1695 , reçut les leçons de Vouet , et partit ensuite pour Rome. 11 y fit le portrait d’Urbain VIII, et exécuta, pour le cardinal Du Plessis, 12 dessins d’après les tableaux d’Annibal Carrache dans la galerie Farnèse : ils sont anj. au musée du Louvre. A Venise, Mignard peignit les portraits du doge et de plusieurs patriciens : puis il revint à Rome faire celui d’Alexandre VIL Après 22 ans d’absence , il rentra en France. Louis XIV le chargea de peindre à fresque la coupole du Val-de-Grâce de Paris, magnifique ouvrage célébré par Molière , et que le temps n’a pas respecté. Mignard décora aussi, dans la même ville, et conjointement avec Lafosse, la chapelle des Fonts à St-Eustache. Il orna la petite galerie de Versailles et l’ancien cabinet du grand dauphin de peintures qui ont été détruites. Après la mort de Lebrun , qui fut son ennemi , il devint directeur de l’Académie et premier peintre du roi, 1690. Parmi ses tableaux on cite : la Vierge à la grappe; Jésus sur le chemin du Calvaire, succombant de fatigue; St Luc peignant la Vierge; Ste Cécile chantant les louanges
Au Seigneur; les portraits du grand Dauphin, de Jl/me de Maintenon , de la marquise de Feuquieres , le sien , en pied (tous au Louvre) ; St Charles Borromée donnant la communion à des mourants; les peintures de Sl-Cloud, etc. Mignard ;:e distingue par le naturel, la vérité de l’expression, et par un coloris gracieux et séduisant. Plusieurs de ses œuvres ont cependant quelque chose de froid , ou une certaine mollesse , une affectation qu’on a appelée mignardise. B.
mignard (Pierre), fils de Nicolas et neveu du précédent, né à Avignon en 1640, m à Paris en 1725, se livra à l’architecture. 11 restaura l'abbaye de Montmajour près d’Arles, et la façade de l’église S1- Nicolas, à Paris. Il fut un des six fondateurs de l’Académie d’architecture en 1671.
MIGNON (Abraham ), peintre de fleurs, né à Francfortsur-Mein en 1639, m. en 1679, élève de J. Murel, artiste et marchand de tableaux, qui le conduisit ensuite en Hollande et le mit sous la direction de J. David de Ileem. Ses tableaux, peints avec patience, dessinés avec une grande précision, et d’un coloris vigoureux, ont un peu de roideur. Néanmoins l’agencement des diverses parties prouve un goût très-délicat et une imagination inventive. Le musée d’Amsterdam possède deux tableaux de Mignon ; celui de La Haye, un seul; le Louvre en renferme cinq, de la plus grande beauté. A. M.
MIGNONS , nom par lequel le peuple désignait les jeunes favoris du roi Henri III , compagnons de ses débauches. Tels étaient Qnélus , Maugiron , Livarot , Saiut- Mcgrin, le marquis d’O, les ducs de Joyeuse, et d’Epernon.
MIGNOT (Jean), architecte français du xive siècle, continua la construction du Dôme de Milan, commencée par Bonaventure de Paris.
mignot (Jacques), fameux traiteur de Paris, demeurant rue de la Harpe, et que Boileau a rendu célèbre par ces Meux vers :
Car Mignot, c’est tout dire, et dans le monde entier,
Jamais empoisonneur ne sut mieux son métier.
Par représailles, il fit imprimer une satire de Cotin contre Boileau, et s’en servit comme d’enveloppe pour ses biscuits. Bette idée fit sa fortune.
mignot (Etienne), docteur de Sorbonne , né en 1698 à Paris, m. en 1771, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, a laissé : Discours sur l’accord des sciences et des belles-lettres arec la religion, 1753, in-12; Traité des droits de l’Etat et du prince sur les biens du clergé, 1755 etsuiv., 6 vol. in-12; Mémoires sur les libertés de l’Eglise gallicane , 1756, in-12; Histoire du démêlé de Henri II avec St Thomas de Cantorbéry , 1756, in-12; Histoire de la réception du concile de Trente dans les Etats catholiques, 1756, 2 vol. in-12, etc.
mignot (Vincent), littérateur, neveu de Voltaire, né à Paris en 1730, m. en 1790, entra dans les ordres sacrés, et obtint une charge de conseiller-clerc au Grand-Conseil. On a de lui: Histoire de l'impératrice Irène, Paris, 1762, in-12; Histoire de Jeanne Ire, reine de Naples, 1764, in-12; Histoire des rois catholiques, Ferdinand et Isabelle, 1766, 2 vol. in-12; Histoire de l'Empire ottoman depuis son origine jusqu'à la paix de Belgrade, 1741, 4 vol. in-12; ouvrage estimé; des traductions , des traités de Cicéron sur l'Amitié et sur la Vieillesse, 1780, et de l'histoire de Quinte-Curce, 1781.
MIGUEL (SAN-), la plus grande île de l’Archipel des Açores, dans l’Atlantique, et qui appartient au Portugal; 70 kil. sur 20 ; par 37° 43’ 58” lat. N. et 28° 1’ 24" long. O.; 80,000 hab. Ch.-l., Ponta-Delgada. Commerce important. Sol montagneux et volcanique (Pic de Vara, haut de 1,623 mèt.), fertile en grains, fruits, vin, mais mal cultivé. — - Elle fut occupée au nom du Portugal par Gonzalès Velho de Cabrai, en 1444.
Miguel (San-), v. de l’ Amérique centrale, république et à 144 kil. E. de San-Salvador, à 35 kil. O. du golfe de Fonséca, dans le Grand-Océan; 10,000 hab. Climat malsain. — Fondée en 1530.
miguel (san-), v. du Brésil, prov. de Ste - Catherine ; petit port vis-à-vis l’ile de Ste - Catherine ; 3,000 hab.
migdel (SAN-), rivière de l’Amérique méridionale (République de l’Equateur), descend des Andes, et se jette dans le Putumayo, après un cours de 450 kil. — Riv. de l’Amérique méridionale (Bolivie), naît sur les confins du Chiquitos et du Moxos , coule du S. au N. -O., et se jette dans le Guapore, après un cours de 1,400 kil.; on la nomme aussi Ubay.