‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 16 sur 864 · KEN · texte numérisé non relu

KEN

du diocèse de Pologne, puis de la prov. de Clèves-et-Berg. I Victoire du maréchal de Guébriant sur les Impériaux, | 17 janvier 1642. Les Français y gagnèrent une autre bataille en 1760.

ke.mpen , v. des Etats prussiens , duché et à 132 kil. S.-E. de Posen ; 6,000 hab. Comm. de chevaux et tabqc.

KEMPEIi ( Jean-Melchior), jurisconsulte hollandais, né â Amsterdam en 1776, m. en 1821, professa le droit civil et le droit naturel à Ilarderwick , 1799, à l’Athénée d’Amsterdam , 1806 , à Leyde, 1809 , et devint, en 1813 , recteur de l’université de cette ville. Ennemi de l’influence française, il fut, après la chute de la famille de Napoléon, comblé d’honneurs par le nouveau gouvernement. L’organisation des universités et des collèges en Hollande fut en partie son ouvrage. Il rédigea aussi le projet de code civil pour le royaume des Pays-Bas, et fut député aux États-Généraux en 1817. On a de lui : de Jure naturæ immulabili et æterno , Harderwick, 1799, in-4°; de Populorum lecjibus , optimis increscenlis vel decrescenlis humanitatis indiens, Amsterdam, 1806, in-4°, etc.

KEMPTEN, Cambodunum, Campidona, v. de Bavière (cercle de Souabe), sur la rive g. de Piller, à 83 kil. S.- O. d’Augsbourg ; 9,000 hab. Chemin de fer pour Augsbourg et Lindau. La ville est divisée en deux parties, la Stifstadt ou Ste-Hildegarde, sur une hauteur, et l’anc. ville impériale, dans la vallée. Fabr. de toiles, cotonnades. Comm. de bois, bière, fromages.

KEN, en anglais Cane, le Cainas de Pline? rivière de l'Hindoustan , naît dans les monts Vindhya, et se jette dans la Djoumnah. Cours de 400 kil.

KENDAL ou KIRKBY-IN-KENDAL , v. et borough d’Angleterre ( Westmoreland) , à 64 kil. S. de Carlisle, sur la Kent, et à la tête d’un canal qui conduit à Lancastre; 12,000 hab. Belle église de la Trinité. Bibliothèque . institut de mécanique , théâtre , musée d’histoire naturelle. Tissus de laine et de coton, flanelle, serges, draps, chapeaux. Ecole classique ; cours de sciences appliquées. Maison de correction du comté. Grands marchés lux grains. Beaux marbres aux environs.

KENDI (AL-), philosophe arabe. V. Al-icendi.

KÉNÊH , anc. Cœne , Cœnopolis ou Neapolis , v. de la Haute-Égypte, sur la rive dr. du Nil, à 580 kil. S.-E. du Caire; 5,000 hab. Ch.-l. d’une prov. de même nom. Entrepôt du commerce entre le Caire et Djiddah, et passage des caravanes qui vont à la Mecque par Cosséir. Fabr. de jarres et de bardaques pour faire rafraîchir l’eau. Soufrière abondante, exploitée depuis 1850, à Bahar-el-Sefingue.

KENGOUN ou ZENGHOUN, v. de Perse (Farsistan), sur le golfe Persique, à 220 kil. S. -S. -O. de Schiraz ; 6,000 hab. Bonne rade.

KENHAWA, nom de 2 rivières des Etats-Unis : Great- Kenhawa, qui naît dans les Alleghany ( Caroline du Nord) , arrose la Virginie, et se jette dans l’Ohio à Point-Plaisant ; cours de 450 kil. ; — et Little-Kenhawa, qui arrose aussi la Virginie, et se jette dans l’Ohio à Parkersburg; cours de 150 kil. On écrit aussi Kanawha.

KENILWORTH , v. d’Angleterre , comté et à 7 kil. N.-O. de Warwick ; 4,000 hab. Fabr. de peignes en corne, ammoniaque, bleu de Prusse. Ruines d’un château bâti par Jean de Gaunt , embelli par le comte de Leicester, détruit sous Cromwell , et immortalisé par un roman de Walter Scott.

KENMARE, vge d’Irlande (Kerry), au fond d’une baie de même nom; 1,500 hab. Château des marquis de Lansdowne.

KENNEBEC, fleuve des Etats-Unis (Maine), prend sa source dans le lac Moose-Head , passe â Norridgewock , Bloomtield, Waterville, où il devient navigable, Augusta, Hallowell, Gardiner, Bath, et se jette dans l’Atlantique. Il donne son nom à un comté.

KENNETH, nom de trois rois d’Ecosse. Le 1er régna de 604 à 605; le 2e, de 833 à 857, régna le premier sur toute l’Ecosse; le 3e, de 976 à 984, vainquit les Danois, et donna, dit-on, le premier un code de lois à l’Ecosse ; il mourut assassiné.

KENNICOTT (Benjamin), théologien et hébraïsant, né en 1718 dans le Devonshire, m. en 1783, était maître d’école à Totness , sa patrie , lorsque le succès d’une de ses pièces de vers lui valut d’être admis à l’université d’Oxford, 1744. Son immense érudition le fit nommer successivement professeur au collège d’Exeter, conservateur de la bibliothèque de Radcliffe , chanoine de l’église du Christ, et membre de la Société royale de Londres. On lui doit un grand travail sur l’Ancien Testament, pour lequel, à l’aide d’une souscription accueillie avec enthousiasme, il collationna ou fit collationner plus de 600 textes et ma-

nuscrits hébreux, chaldaïques, samaritains et autres, tirés de toutes les bibliothèques de l'Europe. Il publia chaque année, à dater de 1762, le produit de ses immenses recherches sous le titre de : The annual accounts of the old Testament. En 1776 , il fit paraître le 1er vol. de sa Bible hébraïque, et le 2e en 1780, in-fol.

KENRICK (William), poète et critique anglais, m. â Londres en 1777 , soutint, avec beaucoup d’esprit et de. goût , un grand nombre de querelles littéraires , traduisit l 'Emile et la Nouvelle Héloïse de J.-J. Rousseau, donna une édition des œuvres de R. Lloyd , fonda le Morning-Chronicle , et fit jouer une comédie, les Noces de Falslaff, qu’il prétendit être de Shakspeare, et qui est une habile imitation de la manière et du style de cet auteur.

KENSINGTON, paroisse et v. d’Angleterre (Middlesex), à 5 kil. O. de Londres, dont elle forme un des faubourgs ; 21,000 hab. Château royal, avec galerie de tableaux, et vaste parc servant de promenade aux habitants de Londres. Nombreuses maisons de campagne , entre autres, Holland-House, où mourut Addison.

KENT (d’un mot celtique signifiant projection), Cantium, comté d’Angleterre, à l’extrémité S.-E., entre la Tamise et le comté d’Essex au N., la Manche au S., les comtés de Middlesex, Surrey et Sussex à l’O., et le Pas-de-Calais à l’E.; aréa : 400,592 hect., dont 363,000 susceptibles de culture; 733,675 hab.; ch.-l., Canlorbéry ; v. princ.: Maidstone, Chatam, Rochester, Greenwich, Douvres, Sheerness. Riv. : la Medway, Agriculture très-avancée ; élève de bétail. Le Gavel-Kind des anciens Bretons, c.-à-d. le partage égal de la terre entre tous les fils, y est encore pratiqué. Peu d’industrie.

kent (royaume de), un des 7 Etats de l’Heptarchie anglo-saxonne; ch.-l., Canlorbéry. Fondé en 455 par le saxon Hengist , il comprenait , outre le comté actuel de Kent , ceux de Norfolk, Suffolk, Essex, Middlesex. Rétréci par la fondation du royaume d’Essex en 526, il conserva néanmoins , sous Ethelbert , 585-615 , la supériorité sur les Etats saxons de Wessex, Sussex et Essex. Puis, de 645 â 687, il fut soumis aux rois de Wessex, Cenwall et Cedwalla. En 773, Ofla, roi de Mercie, le réunit à ses domaines. Enfin , en 823, Baldred , dernier roi de Kent , fut détrôné par Egbert, roi de Wessex.

kent, nom de plusieurs comtés des Etats-Unis : l’un, dans l’Etat de Delaware, ch.-l., Dover, a 25,000 hab.; un autre, dans le Maryland , ch.-l., Cliesler, en a 15,000.

kent (Edouard- Auguste, duc de), quatrième fils du roi d’Angleterre George III, né en 1767, m. en 1820 , fit son éducation militaire en Allemagne, prit part, en 1791, à l’expédition de sir Charles Grey contre les possessions françaises de l’Amérique, fut nommé commandant de la Nouvelle-Ecosse en 1796, entra à la Chambre des Lords en 1799, et reçut le gouvernement de Gibraltar en 1803. Il se fit rappeler en 1809, pour avoir, par trop de sévérité, causé une révolte des troupes. Il épousa, en 1818, une fille du duc de Saxe-Cobourg. Sa fille Victoria est auj. reine d’Angleterre. Ce fut lui qui introduisit les écoles régimentaires dans les différents corps de l’armée. B.

kent ( William ), peintre et architecte, né dans le Yorkshire en 1685, m. en 1748, est regardé comme l’inventeur des jardins anglais.

KENTUCKY, riv. des Etats-Unis (Kentucky), formée par le North-Fork et d’autres cours d’eau qui viennent des monts Cumberland, passe à Francfort, et se jette dans l’Ohio, rive g., à Port-William. Cours de 400 kil., navigable sur 200.

kentuckt, un des Etats-Unis de l’Amérique septentrionale, borné au N. par les Etats d’Illinois, d’Indiana et d’Ohio, à l’O. par le Missouri, à l’E. par la Virginie, au S. par le Tennessee; par 36° 30’-39° 10’ lat. N., et 81° 25'-91° 39’ long. O. Superf., 95,688 kil. carr. ; 640 kil. de l’E. à l’0.,sur 250. Pop., 1,155,713 hab., dont 225,490 esclaves jusqu’en 1865. Ch.-l., Frankfort ; v. princ., Louisville. Climat sain, excepté sur les bords du Mississipi. Cet Etat est arrosé par le Mississipi, l’Ohio, la Kentucky, qui lui donne son nom, la Cumberland, et la Big-Sandy, formant , avec les monts Cumberland, la frontière de l’E. Sol fertile, surtout au centre, en céréales, chanvre, tabac, maïs, coton, etc. Mines de houille, fer; sources salées; vastes forêts. Industrie très- développée. Il est divisé en 90 comtés. — Le Kentucky fut exploré en 1754 par James Macbridge, en 1770 par John h inlay et Daniel Boone. Réuni d’abord à la Virginie , il en fut séparé en 1789, et admis dans l’Union en 1792. Il est représenté au Congrès par 2 sénateurs et 9 membres de la Chambre des Représentants. Sa première constitution fut décrétée en 1790 ; celle qui le régit aujourd’hui est de

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