MOT
à son père Moktadi en 1094. Sous son règne eut lieu la lr° croisade. Il mourut en 1118, après avoir subi la loi de quatre émirs seidjoukides : Barkiarok , Mclik-Chah , Mohammed et Mahmoud. 11 aimait la justice, et était bon pocte. D.
MOSTAD1-BIAMRALLAH , 33e calife abbasside, succéda à son pere Mostandjed en 1170. Sous son règne, le grand schisme qui divisait l'islamisme cessa. La dynastie des Fatimites fut détruite par Saladin, 1171, et l’Egypte rentra sous fautorité spirituelle des califes de Bagdad. Mostadi mourut eu 1180; il fut juste, et fit fleurir les arts. D.
MOSTAGANEM, anc. Cartennn, v. d’Algérie, subdivision militaire de la province d’Oran, port à 1 kil. de ïu mer, près de l’embouchure du Chélif, à 80 kil. N.-E. d’Oran, 296 S. -O. d’Alger; par 35° 55' 57" lat. N., et 2° 14' 46" long. O.; 11,959 hab. Ch.-I. de subdivision militaire et de sous-préfecture. Beau haras; pépinière. La ville est défendue par la citadelle de Matemore, et bâtie en amphithéâtre, divisée en 2 parties par le ruisseau d’Ain- Sefra, et adossée, de 3 côtés, à des coteaux. Sol fertile; commerce de fruits secs, céréales, laines, peaux, etc. Tanneries, maroquineries, minoterie. Fabriques de bonnets brodés pour les Arabes, tapis, tissus de laine. — Les Français l’occupent depuis 1833.
MU'TAIN-BILLAH, 12e calife abbasside, nommé par la milice turque en 862, fit périr Abou’l-Hoçayn-Yâhia, de la race d’Ali, qui s’était révolté contre lui ; mais un autre chef alide, Haçan, s’empara de Tabaristan et du Djordjan, et l’eideva pour jamais aux Abbassides. Mostain fut déposé par les Turcs en 866. D.
MOSTANDJED B1LLAH, 32' calife abbasside, succéda à son père Moktafi en 1160, fit emprisonner son frère Abou-Ali, qui avait voulu le déposséder et même attenter à sa vie, régna avec beaucoup de sagesse et de justice, et mourut en 1 170. D.
MOSTANSEK-BILLAH , 36* calife abbasside, succéda à son père Dâher en 1226, surpassa ses prédécesseurs en clémence et en libéralité, bâtit plusieurs édifices publics et le fameux collège qui porte son nom. Ce fut sous son califat que les Mongols entrèrent dans les provinces musulmanes. Il mourut en 1243. B.
siosTANSKR-mi-LAii (Ahmed), 1er calife abbasside d’Egypte, frère du précédent, échappa aux massacres qui suivirent la prise de Bagdad par lloulagou en 1258 , se réfugia en Egypte, y fut reconnu calife par Bibars, et fut tué par les Mongols en voulant reconquérir les Etats de sa famille, 1260.
mostanseh-billah , roi de Tunis en 1249, eut à combattre Louis IX, roi de France, en 1270, ne dut son salut qu’à la peste qui désola le camp ennemi , conclut la paix avec Philippe le Hardi, et mourut en 1276.
MOSTAR, v. de la Turquie d’Europe (eyaletde Bosnie), sur la Narenta, à 80 kil. N.-O. de Trébigné, 77 S. -O. de Bosna-Seraï ; 10,000 hab. Cli.-l. du livah d'Herzégovine. Êvêchc grec. Fabr. d’armes. Ruines d’un petit pont romain. Commerce de blé, de bestiaux, et de vin.
MOSTARCHED B1LLAH , 29» calife abbasside, succéda à son père Mostadher en 1118, tenta de faire revivre la gloire militaire de ses ancêtres , fit sans succès la guerre au sultan seldjoukide Maç’oud, et fut assassiné par une troupe d’Ismaéliens en 1 135. Ce fut le dernier prince qui prononça la Kliotba du haut de la chaire de Bagdad. D.
MOSTAZHEM-BILLAU, 37» et dernier calife abbasside, succéda à son père Mostanser en 1243. Doux et affable , mais faible et indolent , il avait une confiance aveugle en son vizir Mnnwaïed-Eddin. Ce vizir, partisan des doctrines d’Ali, se crut blessé dans ses opinions par le fils même du calife, Abou'l-Abbas-Ahmed , et envoya des émissaires à Lloulagou, souverain des Mongols , à qui il proposa la conquête de Bagdad. Mostazhein ne crut à cette trahison que lorsqu’il vit i’armée des Mongols sous les murs de Bagdad . Il proposa inutilement la paix. Bagdad fut pris et saccagé. Tous les livres des collèges furent jetés dans le Tigre. Mouwaied-Eddin consomma son œuvre de trahison : par son conseil , le calife se rendit au camp de lloulagou, qui le fit emprisonner et tuer peu après , 1258. En lui s’éteignit le califat d Orient. D.
MOSYNEQUES, trosTNES ou mossynes, peuple qui habitait la côte N. de l’Asie-Mineure , sur les bords du Pont-Euxin. entre les Chalybes et les Tibarénieus , et près des villes grecques de Cérasonte et de Pharnacée. Ils n’avaient pour demeures que les arbres ou de petites tours de bois , du haut desquelles ils attaquaient les passants. Leur roi était électif , et gardé rigoureusement dans une tour isolée et plus haute que les autres ; s’il commettait
quelque faute dans l’accomplissement de ses devoirs , if était condamné à mourir de faim. Selon Xénophon , il» étaient les hommes les plus barbares que les Dix mille eussent rencontrés dans leur retraite ; ils mangeaient un pain fait de châtaignes bouillies, et se nourrissaient de la chair salée du dauphin, dont le suif leur tenait lieu d’huile t ils n’avaient aucun sentiment de la pudeur; ou les voyait parler, rire et danser, quand ils étaient seuls. C. P.
MOTA-DEL-CUERVO, v. d’Espagne, prov. et à 90 kil. S. -O. de Cuença; 3,800 liai). Toiles, lainages.
MOTADHED-B1LLAH , 16e calife abbasside , 892-902, traita les Alides avec beaucoup de faveur, vainquit les Karmathes ou Ismaéliens, éteignit la dynastie des Soffarides, et répara, en 894, à la Mecque, les désastres causés par l’invasion des Karmathes. Il fut modéré , juste , sévère , ami des sciences et des lettres. Il fit proclamer son fils Moktafi-Billah pour son successeur. D.
MUTADl-BILLAH, fils de Wâthik, 14' calife abbasside, 869. Juste, pieux, plein de courage et de bonnes intentions, il réforma beaucoup d’abus, et voulut abattre l’insolence de la milice turque ; mais ayant fait tuer le chef de cette milice, qui avait assassiné le vizir Salèh , il fut attaqué par les Turcs dans son palais , et périt bravement en défendant son trône , 870. D.
MÔTALA, v. de Suède (Gotliie) , entre le lac Wetter et le Boren , le canal et la riv. Motala , sur la grande route de Stockholm. Grand atelier de mécanique, fondé en 1822 sous la direction de l’ingénieur anglais D. Fraser : fabr. de machines à vapeur, moulins pour les grains , moulins à huile, machines pour apprêter le papier, presses à imprimer, coutellerie, etc. (Lan de Linkoepiiig.j
MUTAMED-BILLAH , fils de Motawakkel-Billah, 15® calife abbasside , succéda à Motadi en 870. Sous son régné, la Perse orientale et l’Egypte se détachèrent violemment du califat; l’une se soumit à la dynastie des Soffarides, l’autre à celle des Toulounides. Il laissa de fait lcr califat à son frère Mowaffek. La secte anti -sociale des Karmathes se forma sous son califat. D.
MUTASSEM-B1LLAH , 4' fils d’Haroun-al-Raschid , 8® calife abbasside, régna de 833 à 842. Il envoya des troupes dans l’Irak persique, pour y comprimer une révolte suscitée par l’imposteur Babek, chef des Ismaéliens , dont il extermina les partisans. Il repoussa l’empereur Théophile , qui' avait déjà parcouru en vainqueur plusieurs provinces musulmanes, et lui tua 30,000 Grecs. Il étouffa plusieurs conjurations, bâtit la ville de Sourramanraa (Sermenraï) en Syrie, et en fit sa résidence. Motassem créa la milice turque, qui, dans la suite, détrôna les califes. D.
MOTAWAKKEL-BILLAH , 10' calife abbasside , régna de 847 à 861 , soumit les chrétiens et les juifs aux avanies les plus dures et les plus humiliantes, se déclara l'ennemi d’Ali et de sa postérité, et défendit le pèlerinage à son tombeau. Son fils Montaçir, qu’il avait souvent maltraité , s’entendit avec la milice turque pour le faire périr. D.
motawakkel, dernier calife abbasside d'Egypte, régna sous la domination du mamelouk Kansou-al-Uhaury , combattit avec lui le sultan ottoman Sélim 1er en 1516, subit une captivité de 4 ans à Constantinople , dut renoncer à tous ses droits, et revint mourir en Egypte, 1538. Il fut le dernier qui porta le titre de calife.
MUTAZAL1 LES , sectaires musulmans qui , refusant de croire à la prédestination , professaient le dogme du libre arbitre. Ils sont aussi appelés Kadaris. D.
MOTAZ-B1LLAH , 13e calife abbasside , 866-69, tenta de s’affranchir de la tutelle de la milice turque , échoua , voulut abdiquer pour avoir la vie sauve , mais, plongé dans un cachot, y mourut de faim. D.
MOTHA, MUTA, signifient colline , fort , dans la basse latinité. De laies noms de La Motte , Lamothe , etc.
MOTHE (la|. V. LaMothe.
MOT1ERS ou MOT1ERS-TKAVERS , vge de Suisse, sur la Reuss, dans le Val de Travers, cant. et a 22 kil. S. -O. de Neuchâtel; 1,176 hab. J. -J. Rousseau l’habita de 1762 à 1765, et y écrivit les Lettres de la Monta ive; ou montre encore si chambre. Anc. château, converti eu prison.
MOT1 LE A-DEL- BALANÇA R, v. d’Espagne (Nouvelle- Castille), prov. et à 75 kil. S.-E. de t’uenca; 2,700 bab.
MUTIN (Pierre), mauvais poète, né à Bourges, m. vers 1615, et dont il ne reste que quelques pièces de vers dans les recueils du temps. Boileau s'en e»t moqué [Art iioélique, IV, 39-40).
MOTR1CO, v. d’Espagne, prov. de Gnipuzcoa, et à 22 1 kil. O. de Sl-Sébastieu; 3,385 hab. l’etit port sur le golfe , de Biscaye.
j MOTRIL, Firmum Julium , v. d’Espagne (Andalousie),
! prov. et à 58 kil. S.-E. de Grenade, 8 E. de Malaga, port
MOU
MOU
sur la Méditerranée. Mines de plomb et salines; culture de la canne à sucre. Pop de la commune : 13,970 hab.
MOTTAK1-B1LLAH , 21e calife abbasside, succéda à son frère Radhi en 940. Voulant se conserver l'affection de la milice turque, il donna la charge d’émir- al-omara à Tonzoun , lieutenant d’un des chefs turcs, qui finit par le déposer en 944 , et lui fit crever les yeux. D.
MOTTA-SANTA-LIJl’IA, v. du roy. d’Italie (Prov. de Catanzaro), arrondissement de Nicastro; 1,938 hab.
MOTTE |laI. V. La Motte.
MOTTEV1LLE (Françoise Beutaut, dame de), née en 1621 en Normandie , m. en 1689, fille d’un gentilhomme delà chambre du roi , et d’une Espagnole attachée à Anne d’Autriche , fut disgraciée par le cardinal de Richelieu, et reléguée en Normandie. Pendant cet exil, elle épousa, en 1639 , Nicolas Langlois, seigneur de Motteville, 1er président de la Chambre des Comptes de Normandie, et devint veuve deux ans après. A la mort de Louis Xlll, en 1643, Anne d’Autriche, devenue régente, rappela Min® de Motteville , qui vécut dès lors dans son intimité , sans exercer aucune des charges de sa maison. La jeune veuve observait beaucoup et parlait peu; confidente de la reine-mère et d’Henriette d’Angleterre , elle fut initiée à tous les secrets de la politique pendant la Fronde. Elle écrivit des Mémoires, qui embrassent toute la période comprise entre le mariage de Louis NUI avec Anne d’Autriche , et la mort de cette princesse. C’est, avant tout, un panégyrique de la reine, auquel l’auteur mêle le récit des événements de cette époque agitée, et des anecdotes recueillies à la cour. Ils sont d'ailleurs écrits avec beaucoup de sincérité , de grâce et d’esprit, mais quelquefois avec une abondance un peu prolixe. Depuis la mort d’Anne d’Autriche, Mm® de Motteville partagea son temps entre la rédaction de ses Mémoires, des retraites, des œuvres de piété, et quelques relations avec plusieurs personnes distinguées , telles que M01® de Sévigné et Mm® de La Fayette. Les Mémoires ne parurent qu’en 1733, Amsterdam, 6 vol. in-12; ils ont été souvent réimprimés, notamment dans les collections de Mémoires relatifs à l’histoire de France. Une nouvelle édition en a été publiée, avec des notes, par M. F. Riaux, et une Notice sur M1”® de Motteville, par M. Sainte-Beuve, Paris, 1855, 4 vol. in-12. On a encore de M111® de Motteville quelques Lettres à M11® de Montpensier, dans le Recueil de pièces nouvelles et galantes , Cologne, 1667. F — T.
MOTTRA, v. de l’Hindoustan. V. Mathoura.
MOI U PRÜPR10, c’est-à-dire par un mouvement spontané, nom donné, depuis Innocent VIII, à toute constitution que le pape donne de sa pleine autorité. Elle ne porte pas de sceaux, comme le bref, mais seulement la signature du pontife, et n’énonce que le jour du mois, à la manière d’une bulle, sans mention de l'année.
MOTYA, anc. v. de Sicile, sur la côte O., au S. du cap Drepanum et du mont Eryx, dans une île à 6 stades de la terre ferme, à laquelle l’unissait une chaussée. Possédant un bon port , elle devint florissante par son commerce, et, dans les guerres des Carthaginois et des Siciliens, se distingua par sa fidélité aux premiers. Denys l’Ancien s’en empara en 392 av. J. -G., et la livra au pillage. Elle fut bientôt reconquise par le carthaginois Himilcon, qui, désespérant de la défendre, l'abandonna, et eu transporta les habitants à Lilybée. C. P.
MOTYCA, nom anc. de Modica.
MOUCHERON (Frédéric), peintre hollandais, surnommé l' Ancien pour le distinguer de son fils, né à Embden eu 1633, m. en 1686, étudia dans l’atelier de Jean Asselyn, qui en fit un habile paysagiste. A 22 ans, il vint habiter Paris, où il composa des tableaux, dont Helmbreker peignait les figures. Après une longue absence, il retourna dans son pays natal, et choisit Anvers pour séjour. Sa manière se distingue par la vivacité du coloris, les teintes claires des premiers plans, la brume des lointains, la délicatesse des feuillages, et la liberté de la touche. 11 abuse quelquefois du jaune et du vert. Adrien Van de Velde et Jean Lingelbaeh peignaient souvent les animaux et les personnages de ses toiles. 11 a fait beaucoup de dessins à l'encre de Chine. On connaît aussi une seule gravure exécutée par lui, et figurant une campagne pleine de grands arbres d’un aspect bizarre. A. M.
moucheron (Isaac ), dit le Jeune, peintre et graveur, fils du précédent, né à Amsterdam en 1670, m. en 1734, peignit aussi le paysage. Sa couleur est harmonieuse et transparente, et il rend très-bien la perspective et l’architecture. 11 a gravé le genre de paysage, et a laissé un grand nombre de planches remarquables par une pointe très-délcate.
MOUUHY (Antoine de), dit Démocharès, docteur en
Sorbonne, né à Ressons (Picardie), m. en 1574, professa la philosophie et la théologie à la Sorbonne, dont il fut docteur en 1540, assista au concile de Trente en 1562 comme chanoine et pénitencier de l’église de Noyon, fut plus tard un des juges d'Anne du Bourg, et se signala par son zèle ardent contre les calvinistes. Selon Mézeray, on appela de son nom mouchards les espions qu'il employait à découvrir les hérétiques.
mouchy (Philippe de noailles, duc de), maréchal de I rance, 2® fils d’Adrien-Maurice de Noailles, né à Paris en 1715, servit avec distinction sous les maréchaux de Saxe, d'Estrées, de Richelieu, sauva l’armée à la retraite d’IIilkersperg, et fut nommé lieutenant-général en 1748. Commandant de la Guyenne, il s’y fit aimer, et regretter lorsqu’il se démit de cette charge en 1785. Nommé membre de 1 Assemblée des notables en 1787, il ne parut point, à cause de son grand âge, aux Etats-Généraux, mais ne cessa, pendant les derniers jours de la royauté, notamment au 20 juin et au 10 août 1792, de prouver à Louis XVI le dé' ouement le plus complet. Arrêté en 1794, il périt sur l’éi hafaud, avec son épouse Anne-Claude d’Arpajon.
MOUCON. P. Mo.nçon.
MOUDANIA, v. de la Turquie d’Asie (Khodawendiguiar), à 31 kil. N. -O. de Brousse, sur le golfe de son nom (anc. Cianus sinus) ; 20,000 hab.
MOUDON , en allemand Milden, anc. Minodunum, v. de Suisse (Vaud), sur la Broyé, à 26 kil. N.-N.-E. de Lausanne; 2,450 hab. Antiquités romaines. Plusieurs châteaux. Elle fut longtemps la capitale de la baronnie de Vaud.
MOUHY (Charles de Fieux, chevalier de), romancier, né à Metz en 1701, m. à Paris en 1784, a écrit environ 80 vol. de romans, in-12, tous oubliés auj. Le moins mauvais, est la Mouche, ou les Aventures de IJigand, 1736, 6 vol. in-12. H fut pendant quelque temps le correspondant payré de Voltaire à Pans, et son chef de cabale au théâtre. Il a laissé encore, sous le titre d’Histoire du théâtre français depuis son origine jusguen 1780, Paris, 1780, 3 voi. iu-8°, une compilation dont le 1er vol. est un Dictionnaire des pièces, le 2® un Dictionnaire des acteurs et des actrices, le 3® l'Histoire du théâtre; le tout fort mal écrit, rempli d’inexactitudes, et d’omissions.
MOUKDEN ou FUUNG-THIAN, v. de l’Empire^ chinois (Mandchourie), capitale de la prov. de Ching-King, par 41“ 50’ lat. N. et 121“ 18’ long. E. Les derniers souverains Mandchoux y résidaient. Magnifique mausolée de Choun-tchi.
MOULE (le), v. de la Guadeloupe, dans la Grande» Terre, à 32 kil. N.-E. de la Pointe-à-Pltre; 10,000 hab. Vastes plantations de cannes à sucre.
MUULI11ERNE, vge (Maine-et-Loire), arr. et à 14 kil. S.-E. de Baugé; 2,104 hab. Fabr. considérable de sabots. Autrefois fortifié.
MOULIN, général, né à Caen en 1752, m. en 1810, appartint au corps des ponts-et-chaussées jusqu’en 1789, devint adjudant-général de la garde nationale de Paris, fut employé comme général de division à l’armée des Côte— du-Nord , puis à ceiie des Alpes , qu’il commanda quelque temps en chef en 1794. Appelé à Paris, il fut nommé membre du Directoire en 1799, y fit partie de la minorité franchement républicaine, vécut quelque temps dans la retraite apres le 18 brumaire, puis accepta le commandement de la place d’Anvers. B.
MOULINES (Guillaume), littérateur, né à Berlin en 1728, d une famille française, m. en 1802, fut pasteur protestant à Bernau, accepta en 1783 l’emploi de résident du iluc de Brunswick à la cour de Berlin, et donna des leçons de philosophie au prince royal de Prusse. On lui doit des traductions estimables d’ A mmien Marcellin, Berlin, 1773, 3 vol. in-12, et des écrivains de V Histoire Auguste, ibid. , 1783? 3 vol. in-12, et Paris, 1806.
MÔUL1NS, Molime au moyen âge, ch.-l. du département de l’Ailier, à 288 kil. S. -S.-E. de Paris, 312 par chemin de fer, sur l’Ailier; par 46° 33’ 59” lat. N., et 0° 59’ 46” long. E.; 15,471 hab. Evêché sufiragant de Seus. Tribunaux de lr® instance et de commerce. Lycée, école normale primaire , bibliothèque contenant de curieux ma* nuscrits. Théâtre, musée , pépinière départementale. Sociétés d'Agrieulture, d’Emulation, sciences, arts et belleslettres. La ville est agréable et bien bâtie. On y remarque: la cathédrale, du xv« siècle, inachevée; l’anc. couvent de la Visitation (auj. le lycée), qui renferme le tombeau élevé au duc Henri U de Montmorency; la nouvelle église du Sacré-Cœur; la tour üe l'horloge; le pont sur l’Ailier, l’hôtel de ville, les casernes, etde belles promenades. Patrie de Lingendes et de Villars. Fabr. de cordes d’instruments; câbles et cordages pour les mines, blanc de baryte ;
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comm. de houille, cuirs, bonneterie, fers, coutellerie, ébénisterie. — Les sires de Bourbon élevèrent en ce lieu, au x' siècle, un château qui devint leur principale résidence ; la ville se forma autour du château, qui fut plusieurs fois reconstruit avec une grande magnificence, et dont il ne reste plus qu’une tour dite la Mal-Coiffée, qui sert de prison. Moulins devint la capitale du Boui llonnais et de tout le duché de Bourbon. Catherine de Médicis y convoqua, en 1566, une célèbre assemblée, à la suite de laquelle fut rendue, sur la demande du chancelier L'Hôpital, une ordonnance dite de Moulins, qui ôtait aux gouverneurs de province le droit d'accorder des lettres de grâce, et de lever des impôts sans l'autorisation du roi, déclarait le domaine royal inaliénable, fixait le mode de nomination et d'examen des juges, régularisait la hiérarchie des tribunaux et la procédure, reconnaissait aux parlements le droit de remontrances, enlevait aux magistrats municipaux la connaissance des causes civiles, interdisait les banquets et assemblées de confréries, etc. B.
moulins-enoilbert, ch.-l. de cant. (Nièvre), arr. et à 16 kil. S.-S. -O. de Château-Chinon, au pied des montagnes du Morvan; 1,399 hab. Cette ville appartenait aux seigneurs d’Angilbert, et était bien fortifiée; elle fut prise par Charles le Téméraire en 1474, et reprise par Louis XI en 1475. Fabr. de chapeaux, draperies et toiles; tuileries, moulins à farines. Comm. de bestiaux, grains, bois, cuirs. Église paroissiale de Saint-Jean, avec souterrains communiquant aux ruines d’un ane. château. Aux environs, carrières de marbre noir, jadis exploitées par les Romains, et le lac du Lieutmer, occupant le cratère d’un volcan éteint.
moulins-la-marche, ch.-l. de cant. (Orne), arr. et à 20 kil. N. -N. -O. de Mortagne; 789 hab. Épingles, mercerie, chanvre.
moulins-bille, ancien brg (Nord), arr. et à 2 kilom. de Lille, à laquelle il a été annexé en 1860; 7,4 L8 hab. Fabrique considérable d’huiles, vinaigre, bière, genièvre, eaux de-vie et sucre de betteraves, blanc de céruse, briques, chaux, rubans de cardes, toiles cirées, colle forte; filatures de coton et de lin, etc.
MOULMEIN, v. de l’Indo-Chine anglaise, située sur le Salouen. Ch.-l. de la ptov. de Tenasserim. Comm. considérable de riz, sésame, cachou , bois de construction.
MOULON, brg (Gironde), arr. et à 10 kil. S. de Libourne, sur la Dordogne ; 1,249 hab. Tumulus connu sous le nom de La Motte. Au S. est la tour d’Ansouette, de construction fort ancienne.
MOULOUIA ou MALOLHA, ane. Malva, Mulucha, riv du Maroc (Fez), naît dans l’Atlas, coule au N.-E.,et se jette dans la Méditerranée, au S.-E. de Melilla. Cours de 460 kil. Les grandes chaleurs de l’été la mettent à sec.
MOULTAN , Urbs Mallorum , v. forte de l’Hindoustari anglais, à 8 kil. de la rive g. du Trimab, à 300 kil. S. -O. de Lahore; par 30° 10’ 10" lat. N., et 69° 14’ long. E. ; 70,000 hab.. Université mahométane. Nombreux minarets; beau temple hindou. Tapis, indiennes, soieries renommées. Elle appartint longtemps aux roi.-' de Delhi, auxquels la prit Tamerlan en 1398: soumise par les Mongols dans le siècle suivant, elle eut encore beaucoup à souffrir de l'invasion de Runjeet-Singh, sultan de Lahore, en 1818. Les Anglais l’ont prise en 1849. — La prov. de Moultan, bornée à l’O. par le Béloutchistan et le Kaboul, arrosée par le Sindh et le Setledje, et fertile en coton et en noix de galle, a 840 kil. sur 400, et 1,400,000 hab. Ou en tire des chameaux, des chevaux, et des moutons.
MOUNIEll (Jean-Joseph), né à Grenoble en 1758, m. en 1806, avocat distingué, mais forcé par la faiblesse de sa voix à renoncer à la plaidoirie, se livra à l’étude des écrits politiques, et fut élu, en 1788, secrétaire des Etats du Dauphiné. Il rédigea leurs griefs et leurs vœux, et leur fit réclamer la double représentation du tiers-état. Député aux Etats-Généraux de 1789, il y montra beaucoup d’activité et de fermeté, et contribua aux résolutions énergiques, à l’établissement des idées constitutionnelles; mais, épouvanté par les événements des 5 et 6 octobre, prévoyant les ravages du torrent révolutionnaire , il donna sa démission de député, quitta la France en 1790, y revint après le 18 brumaire, fut nommé préfet d’Ille-et-Vilaine, puis conseiller d’Etat en 1805. Parmi ses ouvrages, tous remarquables par le style et par la pensée, on distingue : Considérations sur les gouvernements, et principalement sur celui qui convient à la France, Paris, 1789, in-8®; Recherches sur les causes qui ont empêché les Français de devenir libres, Genève, 1792, 2 vol. in-8® ; De l’influence attribuée aux philosojihes, aux francs-maçons et aux illuminés sur la révolution de France, Tubingue, 1801, in-8®. J. T.
mounier ( Claude-Philippe-Edouard , baron), fils du
précédent, né à Grenoble en 1784, m. en 1843, fut auditeur au conseil d’Etat, intendant de la principauté de Saxe-Weimar en 1807, administrateur-adjoint de la Silésie pendant l’occupation française, secrétaire du cabinet de Napoléon 1er en 1809, intendant des bâtiments de la couronne en 1813, conserva cette dernière fonction à la Restauration, fut choisi, en 1817, comme président de la commission mixte créée à Paris pour liquider les créances étrangères, suivit le duc de Richelieu au congrès d’Aix-la- Chapelle en 1818 , devint pair de France en 1819, directeur-général de l’administration départementale et de la police en 1820 et 1821, et se tint presque complètement à l’écart sous le gouvernement de 1830. Mounier avait le plus honorable caractère, et fit preuve d’une haute capacité dans tous les emplois importants qui lui furent confiés. B.
MOUNIN-S1MA ou BONIN, groupe de 89 îles ou îlots, qu’habitent des Japonais.
mo uni n— volcanique ( Archipel ) , nom proposé par Balbi pour désigner la réunion de 4 groupes d’iles de la Polynésie; les groupes de Mouniu-Sima, Volcanique, Oriental, et Occidental.
MOUN1S , nom donné, chez les Hindous, aux solitaires, aux savants , et aux poètes dont les écrits passent pour inspirés.
MOUNT, signifie mord en anglais: MoUNT-pleasarU, corrélatif de Beaumont.
mount-mellick, brg d'Irlande (comté de la Reine), à 9 kil. N. de Maryborough; 3,056 hab., dont beaucoup de Quakers.
mount-morris , brg des Etats-Unis (New- York), dans le comté de Livingston ; 4,600 hab.
motjnt-pleasant, v. des Etats-Unis, dans l’Etat et à 57 kil. N. de New-York , sur l’Hudson; 7,500 hab.
mount-sorrel , brg d’Angleterre, comté et à 13 kil. N . de Leicester, sur la Soar ; 1,600 hab. Ane. châteaufort.
mocnt-vernon , v. des Etats-Unis (Virginie), à 8 kil. d’Alexandrie, renferme l’habitation et le tombeau de Washington.
mount-vernon , v. des Etats-Unis (Ohio), ch.-l. du comté de Knox, à 70 kil. N.-E. de Columbus ; 2,400 hab.
MOURA, Nova civitas Aruccituna, v. de Portugal (Alentéjo), au confluent de la Guadiana et de l’Ardilla, à 31 kil. N.-E. de Béja ; 4,000 hab.
MOURAC'HKIN , v. de la Russie d’Europe, gvtetà 80 kil. S.-E. de Nijni-Novogorod ; 6,000 hab. Tanneries de peaux d’agneaux.
MOURAD, le même nom qu’AMURAT.
mourad-bey, célèbre cher de Mamelouks, né en Circassie vers le milieu du xvine siècle, m. en 1801, fut amené esclave en Egypte , devint un des 24 beys de cette province, s'unit à Ibrahim, l’un d’eux, pour renverser les autres, et se rendit indépendant de la Porte en 1776. L’administration des deux beys fut violente ; des négociants français et le consul de la nation ayant subi des avanies de la part de Mourad, la République française en prit motif pour envoyer le général Bonaparte conquérir le pays, 1798. Mourad et Ibrahim lui disputèrent l’Egypte avec la plus grande bravoure. Mourad, vaincu à la bataille des Pyramides , se retira dans le Said ( Haute- Egypte), revint avec de nouvelles troupes, et fut vaincu encore au combat de Sedyman. Après la défaite d’Aboukir, désespérant de conserver son pouvoir, il fit alliance avec Kléber contre les Turcs , et reçut le gouvernement de la Haute-Egypte. Depuis ce moment, il resta l’allié fidèle des Français, même dans les revers que le général Menou eût évités en acceptant ses secours. Il mourut de la peste. Mourad était d’une bravoure pleine d'audace et d’impétuosité, et d’un caractère naturellement noble et généreux, mais souvent cruel.
MOURADGEA D’OFISSON (Ignace), diplomate et écrivain suédois, arménien d’origine, né à Constantinople en 1740, m. en 1807. Son père, consul de Suède àSmyrne, le forma de bonne heure à la diplomatie : il fut longtemps interprète de l’ambassade de Suède , et devint, en 1782, chargé d’affaires, puis ministre de cette puissance près de la Porte en 1795. Versé dans les langues de l'Orient , à portée d’en connaître les mœurs et les lois, il a publié, pendant un séjour très-prolongé qu’il fit à Paris: Tableau général de T Empire ottoman, 1787-90, 2 vol. in-fol., avec 137 ph, ouvrage fondé sur le code universel rédigé sous Soliman Ier, mais accompagné d 'Observations historiques, didactiques, ou descriptives, sur les coutumes, les mœurs, les fêtes, les institutions, et les sacrifices des Ottomans. Un 3® vol., contenant les codes civil, politique, criminel et militaire, fut publié après sa mort par son
MOU
MOL
fils, en 1821. On lui doit encore : Tableau historique de l’Orient, 1804, 2 vol., contenant l’histoire des anciens Perses, niais qui ne devait être qu’une introduction à celle des Ottomans depuis Othnian 1er jusqu’au sultan mort en 1758. — Son fils, Constantin, né vers 1780 à Constantinople, ministre de Suède à La Haye en 1814, à Berlin en
1834, a laissé : Des peuples du Caucase et des pays au N. de la mer Noire et de la mer Caspienne dans le Xe siècle, Paris, 1828, 1 vol. in-8°; Histoire des Mongols, La Haye,
1835, 4 vol. in-8®.
MOURAV1EF (Michel-Nikititsch), littérateur et poëte russe, né à Smolensk en 1757, m. en 1807, servit d’abord comme officier dans la garde impériale sous l’impératrice Catherine II , fut choisi par elle pour précepteur de ses petits-fils Alexandre et Constantin, et nommé, par l'empereur Alexandre Ier, sénateur, conseiller privé, puis adjoint du ministre de l’instruction publique. On a de lui : Lettres d’Emile, Dialogues des morts ; Essais d'histoire, de morale et de littérature , 1796, ouvrages composés pour l’éducation des princes ses élèves ; une Géographie de la Russie. Ses Œuvres complètes ont été publiées à Sl-Pétersbourg, 1820.
MOURCH1D-ABAD , v. de l’Ilindoustan anglais ( Bengale), à 180 kil. N. de Calcutta, sur le Gange, par 24° 10’ lat. N., et 85° 58' long. E. ; 170,000 hab. Rues étroites et sales. Résidence du dernier nabab de Bengale , dont elle fut la capitale de 1704 à 1757. Collège anglais, fondé en 1826. Manuf. de soieries, châles, toiles, objet d’un commerce considérable. — Pillée par les Mahrattes en 1742.
MOUKET ( Jean- Joseph ) , compositeur de musique, né à Avignon en 1682, m. en 1738, surintendant de la musique de la duchesse du Maine, a composé, pour les fêtes de Sceaux, un assez grand nombre d’opéras et de divertissements auj. complètement oubliés. Mais il créa le petit genre des airs de chansons et de vaudevilles, qui devinrent populaires, parce qu’ds étaient pleins de naturel, de caractère, et de gaieté : tout le monde les chantait, les appliquait sur d’autres paroles que celles pour lesquelles il les avait écrits d’abord, et ils avaient en quelque sorte la valeur de proverbes.
MOURGUES (Michel), savant jésuite, né vers 1642 à Sl-Flour, m. en 1713 , enseigna avec distinction la rhétorique et les mathématiques dans l’université de Toulouse. Ecrivain fécond, il publiait presque chaque année un volume de poésie et un volume de philosophie, d’histoire ou de mathématiques. Il mourut emporté par une épidémie qui ravagea Toulouse. Son meilleur ouvrage est un Traité de poésie française, Toulouse, 1695, dont trois éditions, revues et modifiées par le P. Brumoy, ont été publiées en 1724, 1729 et 1754. On doit encore au P. Mourgues des Eléments de mathématiques , un Parallèle de la morale chrétienne avec celle des anciens philosophes 1701, un Plan théologique du pythagorisme et des autres sectes savantes de la Grèce, 1712, 2 vol. in-8®. F — T.
MOUROM , v. de la Russie d’Europe , gvt et à 118 kil. E.-S.-E. de Vladimir, surl’Oka; 6,500 hab. Tanneries et maroquineries. — Soumise d’abord à des princes particuliers, puis à ceux de Kiev, de Vladimir et de Rostov, elle fut saccagée par les Bulgares, en 1038, puis par Batou- Khan.
MOURRE. V. Mica.
MOURZOUK, v. forte, capitale du Fezzan (Afrique septentrionale), à 926 kil. S. de Tripoli, par 25“ 54' lat. K., et 11“ 49' long. E.; 3,000 hab. Résidence d’un pacha tributaire de celui de Tripoli. Nombreuses mosquées. Commerce important par les caravanes qui vont de l’Egypte à Tripoli , ou du Bournou à Kachem. Climat très-chaud (jusqu’à 60® centigr.).
MOUSA ou MUSA , fils de Bajazet 1er, reçut de Tamerlan le gouvernement de l’Asie-Mineure , fut renversé par ses sujets au profit de son frère Soliman, qui régnait sur les provinces turques d’Europe, voulut reprendre le pouvoir après la mort de ce prince , mais fut attaqué par un autre frère, Mahomet, et périt en se défendant, 1413.
mousa-ben-nasser, général du calife Walid Ier, et viceroi d Afrique, en 705, envoya au secours du comte Julien, en 710, son lieutenant Tarik-ben-Zeiad, qui enleva une partie de l’Espagne aux Wisigoths, passa lui-même dans ce pays en 712, et en acheva la soumission jusqu'aux Pyrénées. Aux villes qui se soumettaient, il laissa leurs privilèges et leurs lois. Il éleva une mosquée à Saragosse, et ouvrit aux vaisseaux de Syrie le port de Barcelone. Puis, il franchit les Pyrénées, et pénétra jusqu’à Carcassonne. Jaloux de la gloire de Tarik, il le maltraita, et 1 accusa auprès du calife. Rappelé en 715 avec Tarik, convaincu de calomnie par lui devant Soliman, successeur de Walid, il fut condamné à une amende de 200,000 dinars
d’or (2,000,000 defr. environ) , battu de verges, et exilé à la Mecque, où il mourut de douleur en apprenant la mort de son fils Abdel-Aziz, 718.
MOUSCRON, v. de Belgique (Flandre occidentale), à 10 kil. S. de Courtrai ; 6,120 hab. Filatures de coton; fabr. d’étoffes en laine, en lin et en coton ; tanneries, huileries, etc.
MOUSO, v. de l’Afrique australe (Cafrerie), ch.-l. des Barolous, à 200 kil. N.-E. de Litakou; 12,000 hab.
MOUSQUET , arme à feu , dont l’introduction en France date de 1527. Lourd et grossièrement fait, on ne l’employa d’abord qu’à l’attaque et à la défense des places, sous le nom d 'arquebuse à mèche ou mousquet biscaien. Perfectionné en 1567, il remplaça complètement l’ancienne arquebuse. Pour s’en servir, on l’appuyait sur un bâton ferré enfoncé dans terre , et ayant à son autre extrémité une fourchette destinée à recevoir le canon de l’arme. On imagina bientôt le mousquet à rouet , à la platine duquel était attaché un chien portant une pierre comme le fusil moderne ; quand on appuyait sur la détente , la pierre frottait un rouet d’acier cannelé, et produisait les étincelles qui mettaient le feu à l’amorce. B.
MOUSQUETAIRES, soldats armés du mousquet ( V. ce mot). On donna le même nom à un corps de cavalerie d’élite, qui faisait partie de la Maison militaire du roi. 11 se composait de 2 compagnies : la lre, instituée en 1622 par Louis XIII ; la 2e, en 1661, par Louis XIV. Elles se distinguaient par la robe de leurs chevaux : de là les Mousquetaires gris et les Mousquetaires noirs. Ces deux compagnies, supprimées en 1775, rétablies en 1789, licenciées en 1791, reparurent en 1814, pour être définitivement supprimées en 1815. B.
MOUSSE , enfant de dix ans , au moins , qui débute dans le métier de la mer, soit sur les bâtiments de l’Etat, comme mousse auxiliaire , jusqu’à 13 ans révolus, soit sur ceux du commerce. Au-dessous de 10 ans, un enfant n’est porté sur les rôles que comme mousse surnuméraire ; à 16 ans, il passe novice ( V. ce mot).
MOUSSONS, vents périodiques qui, dans la mer de l’Inde, soufflent alternativement pendant six mois, à partir de la fin de décembre, ou du commencement de janvier, du S.-E., et, pendant six mois, du N. -O. Sur la côte de Coromandel ; la mousson du S. -O. commence vers le 15 mars, et finit vers le 15 octobre. Pendant le reste de l'année , la mer du Bengale n’est agitée que par une brise légère. Les mous sons furent découvertes par le pilote grec Hippalus (F. ce nom ) .
MOUSSOUR , chaîne de mont, de l’empire chinois, sur la limite de la Dsoungarie et du Turkestan chinois. — riv. de l’empire chinois, affluent du Tarim; cours de 400 kil. au S.-E.
MOUSTAGH. V. Mustagh.
MOUSTAPHA. V. Mustapha
MOUST1ERS, Monastcrium , ch.-l. de cant. (B.-Alpes), arr. et à 44 kil. S. de Digne, au pied de rochers élevés; 873 hab. Il doit son origine à un monastère de Servîtes. Fabr. de faïence, de porcelaine et de papier; tanneries. Pèlerinage de Notre-Dame de Beauvezet.
MOUTE, MOUTAGE ou MOULAGE, droit que, dans l’anc. France, les vassaux payaient pour moudre leurs blés au moulin banal de leur seigneur. C’était généralement le 16e de la quantité moulue.
MOUTII , signifie bouche en anglais, et, dans les noms géographiques, signale l’embouchure d’une rivière ; Falmouth, PlyMOUTH, sont situés à l’embouchure de la Paie, de la Ply, etc.
MOU'i'HE , ch.-l. de cant. (Doubs), arr. et à 38 kil. S.-O. de Pontarlier; 913 hab. Fromages dits de Gruyère; tanneries.
MOUTHOUMET, c’n.-l. de cant. (Aude) , arr. et à 55 kil S.-E. de Carcassonne; 354 hab.
MOUTIER ou MOUSTIER, dérivé français du latin monaslerium, est devenu la finale ou la préfixe de plusieurs noms, tels que Noirmoutier , Marmoutier, etc.
MOUTIERS-EN-TARENTAISE, Darantasia , sous-préfecture (Savoie), située à 66 kil. S.-E. de Chambéry, sur l’Isère; 1,692 hab. Evêché. Ecole de minéralogie; exploit, de sel gemme; fonderie royale de plomb de chasse. — Patrie du pape Innocent V.
moutiers-les-maufaits (les), ch-1. de canton. ( Vendée), arr. et à 27 U il. E. des Sables-d’Olonue; 627 hab.
MOUTON, comte de Lobau. V. Lobau.
mouton-du ver n et (Le baron Regis-Barthélemy), né au Puy en 1779, m. en 1816, engagé à 19 ans, capitaine adjudant-major au siège de Toulon, se distingua par sa I bravoure en Italie et en Espagne, où il fut nommé général