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MO Y

— 1862 — MOZ

de division, se distingua de nouveau dans les campagnes de 1813 et de 1814, se fit remarquer par son patriotisme comme représentant pendant les Cent-Jours, fut chargé, le 2 juillet 1815, du commandement de Lyon, et mis, le 31, sur la liste des proscrits. Arrêté au mois de mars suivant, il fut condamné à mort par un conseil de guerre, et fusillé. J. T.

MOUTON-NOIR (Dynastie du), dynastie turcomane, qui portait un mouton noir sur ses étendards. Maîtresse de l’Arménie et du Diarbékir au xiv® siècle, elle envahit, en 1407, la Perse que se disputaient les Ilkhaniens et les descendants de Tamerlan, et fut renversée par la dynastie du Mouton-Blanc en 1468. Elle compte : Tour-Ali-Beg, 1360; Kountlubeg; Kara-Youçouf-Othman, 1380; Eskander, 1407 ; Géangir, 1435.

mouton-blanc I Dynastie du), dynastie turcomane, remplaça la précédente en Perse, 1468, et fut renversée par les Sophis, 1499. Ses princes sont : Ussum-Cassan, 1468; Kalil-Beg, 1478: Yacouf, 1479; Djoulaver, 1485; Béisankour, 1488 ; Roustam, 1490 ; Alvend, 1497 ; Mourad- Beg, 1497.

MOUTONNET CLAIRFONS ( Julien-Jacques) , traducteur, né au Mans en 1740, m. en 1803 , occupait un emploi dans l'administration des postes à Paris. 11 a publié, entre autres ouvrages , les traductions suivantes : les Baisers de Jean Second. 1771 , in-8°; Anacréon , Sapho , Bion, Moschus , 1779 , 2 vol. in-12 ; l’ Enfer du Dante , 1776 , in-8°. Ces traductions sont exactes, et encore estimées aujourd’hui.

MOUTTRA. V. Mathoura.

MOUTYPOLLAM, v. de l'Hindoustan anglais (Madras), à 28 kil. de Kaddalor. Victoire des Anglais sur Haider- Ali, 1781.

MOUVANCE, dépendance d’un fief à l’égard d'un autre. Elle était dite noble ou féodale, quand on devait foi et hommage; roturière , quand ou n’était tenu qu’à des redevances.

MOU VEAUX, vge (Nord), arr. et à 8 kil. N.-E. de Lille; 876 hab. Fabr. de sucre indigène.

MOU Y, ch.-I. de cant. (Oise), arr. et à 10 kil. S.- O. de Clermont, sur le Thérain; 2, 860 hab. Fabr. de laines filées, draps, mérinos, etc. Carrières de pierres de taille.

MOUZAIA , mont. d’Algérie, dans l'Atlas septentrional, entre Blidah et Médéah ; 1,560 mèt. de hauteur. Mines de fer et de cuivre, produisant 7,500 quintaux en 1855. Chênes-lièges et chênes à glands doux. Au pied est un co. too.opi , loice par ica Français eu 1840.

MoUZAlA VILLE, v. de l’Algérie, arr. d’Alger, canton de B1 dah ; 6,972 hab.

MOUZANGAYE, v. de l’ile de Madagascar, sur la côte N. -CL; par 15" 6’ lat. S., et 45" 20’ long. E. Capitale des Sakalaves; 6,000 hab.

MOUZON, Mosomngvm, ch-1. de canton (Ardennes), arr. et à 18 kd. b.-E. de he lan, sur la rive dr. de la Meuse ; 1,708 hab. Fabr. de draps, tanneries, filature de laines. Donné par Clovis II à l’évêché de Reims; autrefois fortifié, plusieurs fois assiégé aux xvie et xvne siècles, démantelé en 1653. 11 y eut une riche abbaye de bénédictins, dont il reste une belle église.

MOUZON-MEUSE. V. NEUFCII ATEAU.

MOXOS, peuple indigène de l’Amérique du S., dans les Andes de la Bolivie, départ, de Santa-Cruz de la Sierra.

MO Y ou MOUY, ch. -1. de cant. (Aisne), arr. et à 13 kil.S.-S.-E. de Sl-Quentin; 1,328 hab. Commerce de toiles et de lin.

MOYA (Pierre de) , peintre d’histoire et de genre, né à Grenade en 1610, m. en 1666 , étudia à Séville dans l'atelier de Jean del Castillo , puis alla faire la guerre dans les Pays-Bas. Les tableaux qu'il vit en Flandre ranimèrent son goût pour la peinture : il employa ses moments de loisir à copier les chefs-d'œuvre qui ornaient les églises. Quelques toiles de Van-Dyck le transportèrent d’admiration , à un tel point qu’il abandonna le service pour se rendre en Angleterre auprès de l’habile artiste , dont il reçut les leçons pendant six mois. 11 revint en Espagne, où sa manière causa un vif étonnement : Murillo surtout en fut frappé, et voulut partir pour les Pays-Bas, afin d’y étudier les œuvres de Vau-Dyck. Comme les peintres néerlandais, Moya est un réaliste, qui prend la nature et l’observation pour guides. Séville et Grenade renferment ses principales toiles. A. M.

moya, brg d'Espagne (Prov. de Barcelone), à 26 kil. E. de Manrc-a; 2,950 hab.

MOYEN AGE , nom donné, en histoire , à l’époque qui tient le milieu entre les temps anciens et les temps modernes. On s’accorde généralement à en fixer le commencement à la mort de Théodose le Grand , en 395, et la fin

à la prise de Constantinople par les Turcs Ottomans, en

MOYENMOUTIER, vge (Vosges), arr. et à 16 kil. N. de Sl -Dié; 1,157 hab. Eaux minérales. Blanchisseries et apprêts, tissus de coton, etc.

MOYENNEVILLE, ch.-l. de cant. (Somme), arr. et à 5 kil. S.-O. d’Abbeville; 1,108 hab.

MOYEN-R1VER, riv. des Etats-Unis ( Missouri), affluent du Mississipi. Cours de 500 kil., au S.-E.

MOYEN V1C, vge (Meurthe), arr. et à 8 kil. S.-S.-E. de Château-Salins, sur la Seille; 1,300 hab. Salines. Autrefois place forte, réunie à la France en 1648.

MOYEUVRE-LA-üRANDE, vge (Moselle), arr. et à 17 kil. S.-O. de Thionville, au confluent du Conroy et de l’Ornes; 2,49 L hab. Hauts-fourneaux datant du xive siècle; fabr. de tôles, tréfilerie, feux d’aflinerie, etc.

MOYOBAMBA, v. du Pérou (Amazones), sur une riv. de sou nom, à 420 kil. E.-N.-E de Truxillo; 13,000 hab. Fabr. de chapeaux dits Panamas. — La rivière Moyobamba aftiue au lluallaga, apres un cours de 400 kil.

MOZAMBIQUE, capitainerie-générale ou gouvernement colonial des possessions portugaises sur la côte E. de l’Afrique; vaste pays compris entre 10» et 26° lat. S., 30° et 38" long. E., et dont les limites sont au N. le cap Delgado, et au S. la baie de Lorenzo-Marquez; 729,000 kil. carrés environ ; 1,800 kil. sur 400 ; 300, OuO hab. Ch.-l., Mozambique. Divisée en 7 gouvernements : Querimbé ou Cabo-del-Gado , Mozambique, Quilimane, Sena, Sofala, Inhambane, Lorenzo-Marquez. La souveraineté du Portugal sur ces contrées est presque vaine, et les peuplades qui les habitent sont gouvernées par leurs propres chefs. Climat malsain. Mines d'or. Vastes forêts, pleines d’éléphants. Commerce düvoire et de riz.

Mozambique, v. forte, capitale de la capitainerie-générale de son nom (Afrique orientale), sur une petite île, dans le canal aussi du même nom; par 15° P lat. S., et 38° 20' long. E. ; 8,000 hab. Evêché; port sûr et étendu. Maisons en pierre de corail. Commerce actif en or, ivoire, ambre, peaux, écaille, gomme, cornes, cire, riz, tapioca, etc. La traite des noirs était très-active autrefois sur ces côtes. Vasco de Gaina, qui, le premier, y était venu eu 1498, fut obligé de prendre la fuite. Mais, en 1506, Allmquerquey fonda les premiers établissements portugais.

Mozambique (Canal de), détroit de la mer des Indes, entre [ Afrique à PO. et Pile de Madagascar à l’E. Navigation difficile à cause des écueils et des vents; 900 kil. de large. Les Américains y pèchent le cachalot.

MOZARABES , c.-à-d. Arabes mélangés ou etrangers, nom donné par les Maures aux chrétiens d'Espagne qui, tout en conservant leur religion et leurs lois , acceptaient la domination musulmane. Ces chrétiens avaient une liturgie particulière, dite rit mozarabique, arrangée au vie siècle par S1 Léandre, archevêque de Séville, et complétée par S1 Isidore.

MOZART ( Jean-Chrysostôme-Wolfgang-Amédée), trèsillustre compositeur de musique, né à Salzbourg le 27 janvier 1756, m. le 5 décembre 1791, étonna l’Europe par la précocité de son génie. Dès l’âge de 6 ans, il fut présenté à l’empereur François Ier; il composait déjà des pièces de clavecin , exécutait des concertos à livre ouvert, et improvisait sur les thèmes qui lui étaient présentés. A 8 ans, il publia ses deux premiers œuvres de sonates. Il parut à la cour de Versailles en 1763, et à celle de Londres en 1764. Les plus grands maîtres, le 1J. Martini , liasse, Jomelli, Haydn, reconnaissaient sa supériorité. L’empereur Joseph II, pour qui il eomposa, à 12 ans, son 1er opéra, la h'inta simplice, et une messe à 4 voix, avec accompagnement d’orchestre, l’attacha à sa personne. Aucun musicien n'a possédé comme Mozart le génie universel de l’art. 11 a été le premier pianiste de son temps en Allemagne, le fondateur de l’école de Vienne continuée par Beethoven et Uummel, le rival de Clementi : ses œuvres complètes pour le piano ont été publiées à Paris par l’ieyel et Carli. Il a écrit une quantité prodigieuse de musique de chambre pour le chant, de quintettes, de quatuors, de trios, de symphonies, où il égale Haydn. Dans la musique religieuse , dont il saisit admirablement le caractère , il a laissé des messes, des motets, un oratorio, David pénitent, et surtout un magnifique llequiem , entrepris à la demande d'un personnage inconnu, et composé avec le pressentiment qu’il servirait à ses propres funérailles , ce qui eut lieu en effet; il n’eut pas même le temps de le terminer, et il a été achevé par son élève Siissmayer. Dans l’art i dramatique, Mozart a créé les formes et les moyens sur lesquels vit toute la musique depuis 60 ans ; il a l’avantage sur tous les compositeurs allemands de faire chanter les

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