K ER
KÉREK ou KAItAK , brg de la Turquie d’Asie (Syrie), dans l’eyalet de Damas, à 65 kii. S.-E. de Jérusalem, près de la mer Morte. Résidence d’un cheikh arabe et d’un évêque grec. Son territoire correspond en partie à l’anc. pays des Moabites.
KERENSK , v. de la Russie d’Europe, gvt et à 150 kil. N. -O. de Penza, sur la Kerenga; 4,400 hab. Fabr. de toile à voiles.
KÈRES , déesses grecques, personnification tantôt des destinées, tantôt de la mort. Filles de la Nuit, selon Hésiode, et compagnes des Parques, elles parcourent les champs de bataille, et se disputent les corps des mourants. Comme divinités vengeresses, on les fit apparaître aussi à côté des Furies. Les Grecs donnèrent encore le nom de Kères aux soucis qui abrègent la vie de l’homme et aux épidémies.
KERESOUN , anc. Cerasus , v. de la Turquie d’Asie (Arménie), dans l’eyalet et à 110 kil. O. de Trébizonde, au fond de la baie de Voua. Exportation de noisettes.
KERESZTUR , v. de Hongrie. V. Bodrog-Keresztur.
KERGUÉLEN-TRÊMAREC (Ives-Joseph de), marin français, ne à Qu'imper eu 1734, m. en 1797, commanda, dès 1767, une frégate dans les parages de l’Islande, et fut chargé, en 1771, d’aller à la recherche des Terres Australes; il découvrit dans la mer des Indes une île déserte, à laquelle il donna son nom. Nommé capitaine de vaisseau à son retour , il fut, après un second voyage, 1773, sur les dénonciations de quelques-uns de ses officiers, mis en jugement comme ayant abandonné une embarcation, et enfermé au château de Saumur, 1774. Il en sortit bientôt, et fit encore sur mer quelques courses peu importantes. Il a laissé : Relation d'un voyage dans la mer du Nord , Paris, 1771, in-4° ; Relation de deux voyages dans les mers Australes et dans les Indes, 1782, in-8° ; Relation des événements de la guerre maritime de 1778 entre la France et
I Angleterre , 1796, in-8°; des Cartes marines de la Manche, des îles Orcades, etc.
Kerguelen (Terre de), île de l’océan Indien, par 49° 54’ 30” lut. S. et 67° 62’ long. E.; 160 kil. sur 80. Environnée de glaces, stérile et inhabitée. Un port a reçu le nom de Havre de Noël. — Découverte en 1772 par Kerguélen; revue par Cook, 1776, qui la nomma Ile de la Désolation.
KÉRIM-KHAN, souverain de la Perse, né à la fin du XVIIe siècle, m. en 1779, était fils d’un chef de partisans.
II servit dans l’armée de Nadir-Chah, gouverna quelque temps au nom d’Ismaël, fils de ce prince, finit par usurper le .pouvoir en 1761, et se fit aimer par sa bonté et sa justice. Le commerce, l’agriculture, les lettres et les arts furent protégés ; Schiraz fut embellie de plusieurs monuments.
KERKA. ou TIZIO , anc. Titius, riv. des Etats autrichiens (Dalmatie), passe à Sebenico, et se jette dans l’Adriatique, vis-à-vis l'île de Slanira. Cours de 60 kil.
KERKAH. V. Kérah.
KERKE ouKERQUE, corruption flamande du germanique Kirche, église : Punit erque, S te in kerque , etc.
KERKÉNY, anc. Cercina, île de l’Etat de Tunis, dans la Méditerranée et le golfe de Cabès, à 15 kil. de la côte. Sol stérile et peu habité. On la nomme aussi Kerlcennah.
KERKILOVE (Joseph Van), peintre, né à Bruges en 1669, m. en 1724, fut le fondateur et le directeur de l’Académie de sa ville natale. Ses tableaux sont d’une composition noble et grande, d’un coloris vigoureux; ou distingue : la Vie de J.-C., dans l’église des Jacobins de Bruges; la Circoncision , dans l’église des Carmes; le Conseil des dieux , plafond de l’hôtel de ville d’Ostende.
KERKISIËH ou KARKISSA, Circesium, île de la Turquie d’Asie (eyalet d’Alep), au confluent du Khabour et de l’Euphrate, à 326 kil. S.-E. d’Alep.
KERKOUK, Corcura , v. forte de la Turquie d’Asie, ch.-l. d’un sandjak de l’eyalet de Bagdad, sur un afll. du Tigre, à 132 kil. S.-E. de Mossoul, 250 N.-N.-O. de Bagdad; 16,000 hab. Comm. de farines avec Bagdad et Bassora. On prétend y conserver le tombeau de Daniel. Près de là est la source de bitume de Memnis, qui fournit le ciment des murs de Babylone. — Victoire des Turcs sur les Persans, 1733. Prise par Nadir-Chah en 1741.
KERKRAEDE, brg de Belgique ( Limbourg), à 20 kil. E. de Maestrieht; 3,300 hab. Embranchement du chemin de fer pour Maestrieht et Aix-la-Chapelle. Houillères appartenant à l'Etat. Séminaire.
KERLON. V. Amour.
KERLOUAN, brg (Finistère), arr. et à 31 kil. N.-N.-E. de Brest; 3,406 hab.
KERMAN, anc. Caramanie, prov, delà Perse, au S.-E.,
entre le Kouhistan au N., le Farsistan et le Laristan à l’O., le détroit d’Ormuz au S., et le Béloutchistan (Sigistan et Mekran ) à l’E. ; entre 25° 30’-32° lat. N. , et 52° 20’- 58° 40’ long. E. Superf., 170,000 kil. car. environ sur 600. Pop., 600,000 hab. Ch.-l., Kerman; v. principale : Ormuz.Sol montagneux au centre; vaste désert dans le N. Peu de sources. Culture de blé, maïs, coton, tabac, safran, dattes. Elève de vers à soie et de moutons. Exploit, de fer, cuivre et soufre. Fabr. d’essence de rose, lainages, tapis, châles en poil de chameau et de chèvre. Pêche abondante sur le littoral. — Le Kerman forma, de 1062 à 1187, un Etat seldjoukide, que détruisirent les Salgouriens. La partie S. est auj. tributaire de l’imam de Mascate [V. Moghostan ) .
kerman, serjan ou sirdjan, anc. Carmana, v. forte de la Perse, ch.-l. de la prov. de son nom, à 580 kil. S.-E. d’Ispahan, 450 E. de Schiraz, par 29° 50’ lat. N. et 53» 50’ long. E.; 30,000 hab. Manuf. de châles, tapis, armes à feu; filatures de laine. Comm. actif avec le Khoraçan, la Turquie, la Boukharie, l’Hérat et l’Hindoustan. — Prise et dévastée par Mohammed-Khan, en 1794.
KERMAN CHAH ou KA.RAMSIN , v. forte de la Perse, ch.-l. du Kourdistan, sur la rive dr. de la Kérah, à 378 kil. S.- O. de Téhéran, par 34° 20’ lat. N. et 44° 10’ long. E.; 30,000 hab. Manuf. d’armes blanches et de tapis. Comm. de coton, raisins, fruits, beurre et bestiaux. Près de là est le mont Bisoutoun ( V. ce mot). — Fondée, dit-on, par Bahram, fils de Sapor IL Thamas-Kouli-Khan la prit aux Turcs en 1730, et la fortifia.
KERMEIAN ou KERMIAN, sandjak de l’eyalet de Khodawendiguiar (Turquie d’Asie) ; ch.-l., Koutayèh.
KERMESSE, fête annuelle dans les villes ou villages de l’ancienne Flandre, et dans la Belgique. On la célèbre par des jeux, des mascarades publiques et des banquets. La plus grande magnificence est déployée dans les mascarades : ce sont souvent des représentations de faits historiques, avec tous les costumes du temps. On y mêle toujours une partie comique, en portant dans ces fêtes des géants figurés par des mannequins d’osier, hauts de 8 à 10 mètres. Kermesse vient de deux mots flamands signifiant compagnie d’église, réunion paroissiale, c.-à-d. fête paroissiale. F. Ducasse.
KERNÉVEL, vge (Finistère), arr. et à 28 kil. N. -O. de Quimperlé; 2,047 hab.
KERNOK, v. forte de Nigritie, capit. du pays de Loggoun, à 280 kil. S.-E. de Kouka; 15,000 hab.
KÉROULY, v. de l’Hindoustan, située à 130 kil. S. -O. de Bhertpour. Ch.-l. d’un Etat tributaire des Anglais depuis 1817.
KERRAPAY ou CREPI, pays de la Guinée septentrionale, sur la Côte des Esclaves, entre l’Anagou au N., le Dahomey et l’Ouiddah à l’E., le golfe de Guinée au S., l’Aquambou, l’Amina et l’Adampie à l’O. ; 225 kil. sur 140 ; v. principale, Quitta.
KERRY, comté d’Irlande, au S.-O., dans le Munster, entre le comté de Clarke, l’estuaire du Shannon au N., les comtés de Limerick et de Cork à l’E. et au S., et l’Atlantique à l’O. Superficie, 175,140 hect. Pop., 201,988 hab,, ne parlant guere qu'irlandais. Ch.-l. Tralee. Sol très-montagneux. Les Macgillicuddy-Reeks, les plus hauts inont3 d’Irlande, sont dans ce comté. Baies de Tralee, Dingle et Kenmare. Riv. : Feale, Maine, Laune etRoughty. Lacs de Killarney, Carra, Currane. Agriculture arriérée: culture de l’orge et des pommes de terre, dont se nourrit toute une population très-pauvre. Quelques pêcheries. Mines de fer, cuivre, plomb, quartz, houille et ardoises, fort négligées. Elève de gros bétail et de petits chevaux estimés. Export, de blé, beurre et jambons. — Créé comté en 1210, il donne le titre de comte au marquis de Lansdowne'
kerry, paroisse d’Angleterre (Galles), à 9 kil. S.-O. de Montgomery; 2,200 hab.
KERTCH, anc. Panlicapée ou Bospore, appelée au moyen âge Vospro et Aspromonle, v. forte de la Russie d’Europe (Tauride), dans la Crimée, sur le côté occidental du détroit de Kertch ou d’Iénikalèh, à 182 kil. E. de Simféropol, 80 N.-E. de Caffa, 11 S.-O. d’Iénikalèh; par 45° 21’ 6” lat. N., et 34° 9’ 30” long. E.; 13,106 hab. (19,012 avec la banlieue). Atelier de construction et de réparation militaire; fonderie. Hôpital, théâtre, bibliothèque. Douane; trib. de commerce. Eglise grecque du Xe siècle. Beau port construit sous Alexandre Ier. Cabotage actif avec Taganrog et Rostof. Les bâtiments y font quarantaine avant d’entrer dans la mer d’Azov. En 1853, le port reçut 1,689 navires. Comm. important de sel, pelleteries, étain, cire, miel, fruits secs, grains, caviar, chevaux. Sources de naphte. La ville, bâtie régulièrement en pierres, est au pied