‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 188 sur 864 · NEU-STRÉL1TZ. V. STRELITZ (NEU · texte numérisé non relu

NEU-STRÉL1TZ. V. STRELITZ (NEU

NEUSTRIE, Neustria , du teuton Ne Oster-reich (pays de l’Ouest), dénomination vague, usitee dans les premiers siècles du moyen âge, pour désigner la Gaule occidentale. Après la mort de Clovis, 511, on l’appliqua à la portion de ses Etats qui échut à Clotaire Ier, et dont les limites étaient, approximativement, la Meuse au N., la Manche au N. -O., la Bretagne à l’O., la Loire au S., et, du côté de l’E., une ligne passant près de Reims et la forêt des Ardennes. La tribu des Franks Saliens y domina. Telles paraissent aussi avoir été les bornes du royaume de Neustrie ou de Soissons, domaine de Chilpéric 1er en 561.

Ce royaume se trouva encore séparé de l’Austrasie après Dagobert Ier, en 638, jusqu’à la bataille de Testry, en 687. Après Charlemagne, sous Louis le Débonnaire, le pays compris entre la Seine, l’Escaut et la Meuse fut séparé de Fane. Neustrie sous le nom de France, et, au Xe siècle, la Neustrie, de plus en plus réduite, ne fut que le pays cédé à Rollon, et que l’on appela Normandie.

NEUTRA, V. Neitra.

NEUVE-ÉGLISE, en flamand Nieuwlcerlte , vge de Belgique (Flandre occidentale), à 13 kilomètr. S. d’Ypres; 2,700 hab. Toiles.

neuve-église, vge (Cantal), arr. et à 20 kil. S. -O. de Sl-Flour; 247 hab.

NEUVIC, ch.-l. de cant. (Dordogne), arr. et à 24 kil. S.-E. de Ribérac, sur l’Isle ; 422 hab. — ch-1. de canton (Corrèze), arr. et à 25 kil. S. d’Ussel; 1,058 hab.

NEUVILLE ( Anne-Joseph-Claude Frey de), jésuite, né en 1693 dans le diocèse de Coutances, m. en 1774, mérita, par son talent oratoire, d’être placé à la tête des prédicateurs du xvme siècle. Il prêcha à Paris, pour la première fois, en 1736, avec le plus grand succès. Il a beaucoup d’imagination, une éloquence fleurie, un style vif et quelquefois pressant ; on lui reproche un peu de recherche et de roideur académique. Après avoir professé la philosophie 13 ans, et prêché 30 ans, quand il vit son Ordre dissous, il erra pendant sept ans en France sans vouloir prêter le serment exigé par les parlements; à la fin, il obtint l’autorisation de se fixer à S1- Germai n-en-Laye. Ses OEuvres ont été publiées en 1776, 8 vol. in-12. Il y a cinq vol. de sermons, et deux d’oraisons funèbres; parmi ces dernières, celles du cardinal de Fleury et du maréchal de Belle-Isle sont surtout estimées.

neuville, ch.-l. de cant. (Vienne), arr. et à 14 kil. N.- O. de Poitiers-, 1,505 hab. Près de là est une enceinte druidique, dite temple de Bellefoye.

neuville- aux-bois, ch.-l. de cant. (Loiret), arr. et à 24 kil. N.-E. d’Orléans; 1,254 hab. Elève de mérinos. Comm. de safran , bestiaux, chanvre, corderie.

neu ville-s ur-saône , autrefois Vimy, ch.-l. de cant. (Rhône), arr. et à 15 kil. N. de Lyon ; 1,830 hab. Fabr.. de ratines, laminoirs à plomb. Beau pont suspendu. Source d’eau minérale. Jadis ch.-l. du Franc-Lyonnais.

NEUVY-LE-ROI , ch.-l. de cant. (Indre-et-Loire), arr. et à 29 kil. N. de Tours 668 hab.

neuvï-saint-sépulcre, ch.-l. de cant. (Indre), arr. et à 17 kil. O. de La Châtre, sur la Bouzanne; 1,116 hab. Comm. de grains, laines, vins, bois, bestiaux.

NEUWIED, v. des Etats prussiens (prov. Rhénane), au confluent de la Vied et du Rhin, dans la régence et à 26 kil. N.-N.-O. de Coblentz; ch.-l. de cercle; 5,700 hab. (beaucoup de Moraves et de Mennonites). Château des anc. princes de Neuwied, avec collections d’antiquités et d'histoire naturelle. Maison d’éducation des frères Moraves. Filatures, soieries, cotonnades, horlogerie, bijouterie, quincaillerie; vins. — Fondée en 1648, elle fut toujours renommée pour sa tolérance religieuse. C’était la capitale d’une petite principauté, médiatisée en 1806, époque à laquelle elle passa au duché de Nassau , puis à la Prusse. Défaites des Autrichiens par les Français, le 8 septembre 1796, et le 18 avril 1797.

NEVA , fleuve de la Russie d’Europe, sort du lac Ladoga, coule au S.-O., puis au N. -O., passe à S*-Pétersbourg, et se jette dans le golfe de Finlande. Cours de 75 kil. , entièrement navigable. Ses eaux gèlent vers le 15 nov., et la débâcle a lieu vers le 20 avril ou le Ier mai.

NEVADA (SIERRA-), c.-à-d. chaîne neigeuse , montagnes de l’Espagne, au S., prolongement de la chaîne centrale, depuis Alhama jusqu’à Baza, sur une longueur de 150 kil. Le Cerro de ilulhacen, son point culminant et le plus élevé de la péninsule, a 3,555 mètres de hauteur.

nevada-de-tgluco (sierra-), chaîne de montagnes du Mexique (Mexico) ; point culminant: ieFrayle (4,750 mèt.).

nevada-de-illimani,desouata. F.ili,imani,sorata.

NEVELE, v. de Belgique (Flandre occidentale), à 13 kil. Ü. deGand; 3,800 hab. Toiles, produits agricoles.

NEVERS, Noviodunum, Ambivnrelum in Æduis , ch.-l. du département de la Nièvre , à 236 kilomètres S.-E. de Paris, 302 par chemin de fer, bâti en amphithéâtre sur la rive droite de la Loire, au confluent de la Nièvre; 16,745 habitants. Evêché suffragant de Sens. Tribunaux de lre instance et de commerce, collège, écoles de dessin linéaire, de géométrie et de mécaidque; bibliothèque p musée archéologique et céramique. Société d’agriculture. Succursale de la Banque de France. Fonderie de projectiles creux et de clous pour la marine; fabriques de porcelaine, faïence, tanneries. On remarque : la cathédrale de

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SLCyr, du xm* et du xive siècle; l’église de S‘-Père, du xvii® siècle; celle de S'-Etienne, du XIe siècle; le portail de l’anc. couvent des Minimes ; les restes de l’anc. château des ducs de Nivernais, transformé en hotel-de-ville ; la porte duCroux; la porte de Paris, arc-de-triomphe élevé en mémoire de la bataille de Fontenoy; la promenade du Parc. Fabriques de draps, cordages, ouvrages en émail, faïence estimée, porcelaine, cordes à violon; fonderies de cuivre, usines à enclumes et étaux, chaînes, instruments aratoires, essieux, etc. Patrie d’Adam Billaut et de Chaumette. — Cette ville existait avant l’invasion romaine; elle eut un évêché peut-être dès l’an 506. Au ixe siècle, elle devint la capitale du comté do Nevers ou Nivernais. Elle obtint une charte de commune en 1231 ; le comte Louis II de Flandre y institua un tribunal des Grands- Jours en 1329. Elle fut érigée en duché-pairie, 1538, en faveur de François de Cléves. V. le Nivernais , par MM. Morellet, Barat, et Bussière, Nevers, 1838, 2 vol. in-fol. nevers (Comté de). V. Nivernais, nevers (Louis de Gonzague, duc de), célèbre capitaine, 3e fils de Frédéric II, duc de Mantoue , né vers 1540, m. en 1595, fut élevé à la cour du roi de France Henri II , entra fort jeune au service , et fut fait prisonnier à la bataille de S^-Quentin, 1557. Il devint duc de Nevers en 1565 par son mariage avec Henriette de Clèves , héritière du duché, reçut ensuite le gouvernement du marquisat de Saluées , se signala dans le parti catholique pendant les guerres de religion, assista au siège de La Rochelle en 1573 , accompagna le duc d’Anjou (Henri 111 ) en Pologne, fit quelque temps partie de la Ligue , combattit les calvinistes dans le Poitou en 1588, se déclara pour Henri IY, prit part à la bataille d’Ivry , et fut envoyé à Rome pour négocier la réconciliation du roi avec le Saint-Siège. A son, retour, il fut nommé gouverneur de la Champagne, et combattit le prince de Parme en Picardie. On a de lui des Mémoires , de 1574 à 1595, publiés par Gomberville et Cusson , Paris, 1665 , 2 vol. in-fol. B.

nevers (Charles Ier de gonzague, duc de), pair de France, gouverneur de Champagne et de Brie, né à Paris en 1580, m. en 1637, à Mantoue, succéda au duché de Nevers à la mort de sa mère Henriette de Clèves, 1601, et devint, en 1627, duc souverain de Mantoue et du Montferrat, par la mort de son cousin Vincent de Gonzague.

Il prit part à la guerre de Hongrie, 1602, fut envoyé à Rome par Henri IV pour prêter l’obédience au Saint-Siège, 1608, et, à son retour, entoura de murs kl ville d’ Arches, qui prit le nom de Charleville. De 1612 à 1618, il conspira avec les Maïnotes dans le but d’affranchir la Grèce, et même prêta serment comme croisé au P. Joseph, qui l’avait excité à cette entreprise, 1619, maiss’arrêta en chemin. B.

nevers (Philippe-Julien mancini-mazarini , duc de), neveu du cardinal Mazarin , né à Rome en 1641, m. à Paris en 1707, se distingua à la cour de Louis XIV par ses talents agréables et l’aménité de son caractère. Il écrivit d’assez jolis vers, et soutint Pradon contre Racine. On cite particuliérement ses vers satiriques contre l’abbé de Rancé. nevers (Louis-Jules , duc de). V. Nivernais. NÉVIANSK (NIJNI-) , v. de l’empire russe (Perm), à 53 kil. O. d’Irbit ; 12,000 hab. Fabr. de tôle.

néviansk (verknéi-) , v. de l’empire russe (Perm), à 16 kil. N.-O. de la précédente ; 3,600 hab.

NEVILL’S CROSS. V. Durham.

NEV1S, île, une des Petites-Antilles , au S.-E. de celle de Sl-Christophe . dont elle n’est séparée que par un détroit de 3 kil. , fait partie du groupe des Iles-sous-le-Vent ; par 17° 14’ lat. N. et 62° 22’ long. O.; 62 kil. carr. ; 13 kil. sur 9; 9,571 hab. Ch.-l. Charleslown. Cette île forme une montagne circulaire , haute de 835 mèt. Découverte par Christophe Colomb, elle appartient aux Anglais depuis 1628, excepté de 1706 à 1713, et de 1782 à 1783, époques où les Français l’occupèrent.

NEW , c.-à-d. nouveau en anglais : NEW-Casiie , corrélatif de Neufchâteau.

NEW-ALBANY. V. A lu an y (New-).

NEWARK , v. d’Angleterre, comté et à 27 kil. N.-E. de Nottingham , sur le chemin de fer du Nord et sur la Newark , branche navigable de la Trent; 11,562 hab. Le château , bâti par Etienne , démantelé par l’armée du Long-Parlement, est auj. une belle, ruine. Le roi Jeansans-Terre y mourut en 1216. Belle église Sle-Marie- Madeleine. Manuf. de draps , fonderies de fer et cuivre ; exportation de blé, laine, etc. Carrières de pierres.

newark, v. des Etats-Unis (Nevr-Jerseyl, à 14 kil. O de New- Y ork, sur la Passaic,à 4 kil. de la baie de Newark sur l’Océan; 71,900 hab. Ch.-l. du comté d’Essex. Ecole | pour l’instruction des nègres , fondée par Kosciusko. Fon- i

deries, selleries, carrosseries, tanneries, coutellerie, etc.; fabr. de cuirs vernis, chaussures, habits confectionnés, bonneterie, joaillerie. Chemin de fer sur New-York.

newark , v. des Etats-Unis (Ohio) , à 53 kil. E.-N.-E. de Columbus; 3,000 hab. Ch.-l. du comté de Licking.

NEW-BEDFORD. V. Bedford (New-).

NEWBERN , v. des Etats-Unis (Caroline du Nord) , au confluent de la Neuse et de la Trent; 5,450 hab. Ch.-l. du comté de Craven. Académie, bibliothèque. Petit port de commerce.

NEW-BRUNSWICK. F. Brunswick (Nouveau-).

NEWBURG , v. d’Ecosse (Fife) , port sur la Tay , à 14 kil. S.-E. de Perth ; 2,500 hab. Filatures de lin ; grains, toiles et charbons. Paquebots pour Perth et Dundee. Fondée au xne siècle par les abbés de Lindores ; les ruines de ce monastère , qui date de 1178 , sont dans le voisinage.

newburg, v. des Etats-Unis ( New-York), sur l’Hudson, à 90 kil. N. de New-York; 15,200 hab. Ch.-l. du comté d’Orange. Florissante et bien bâtie. Banque. Fonderie de canons. Papiers , lainages.

NEWBURY, v. d’Angleterre (Berks), sur le Kennet, à 27 kil. O.- S.- O. de Readirig, sur un embranchement du chemin de fer de l’Ouest; 6,161 hab. dans la paroisse. Quarter-sessions du comté. Eglise du temps de Henri VII. Manuf. de rubans. Ses manuf. d’étoffes de laine ont disparu. Les armées de Cromwell et de Charles Ier s’y rencontrèrent en 1643 et 1644. La partie N. de la ville, Speenhamland, était l’ancienne Spinœ.

newbur y-port, v. des Etats-Unis (Massachussetts), port sur la Merrimack et à 5 kil. de son embouchure dans l’Océan, à 51 kil. N. -N.-E. de Boston ; 13,400 hab. Trèscommerçante ; filature et tissus de coton; fabriques de chaussures, chapeaux, toiles, cordages; tanneries, chantiers de construction, forges, etc. Pêche du maquereau et de la morue.

N E W C AST LE -U N DE R- L Y M E , v. d'Angleterre, comté et à 24 kil. N. -N. -O. de Stafford, sur la Lyme, un des bras de la Trent, et à 7 kil. N.-E. de Whitmore, station du chemin de fer de l’Ouest ; 12,938 hab. Houillères, manufactures de chapeaux, fonderies, fabr. très-importante de poteries de grès Cette ville donne le titre de duc à la famille Pelham-Clinton. Quelques restes duchâteau (Castle) construit par le comte de Chester en 1180, et qui a donné son nom à la ville. Près de là est Trenlham, résidence du duc de Sutherland.

Newcastle-upon-TYNE, Pons Ælii, puis Monkchesler, cité-comté d’Angleterre, cap. du comté de Northumherland ; port vaste et commode sur la rive gauche de la Tyne, à 13 kil. de son embouch. dans la mer du Nord, à 450 kil. N. -N. -O. de Londres par chemin de fer; 120,000 hab. Siège des assises et quarter-sessions ; succursale de la Banque d’Angleterre; gymnase; sociétés littéraire et philosophique, médicale, et d’antiquités; bibliothèque. Hôpital de 800 lits. Fabr. de minium, céruse, plomb de chasse, acier, fil de fer, chaînes de fer et ancres pour la marine, aluminium; raffineries de plomb argentifère, filât, de chanvre, tissus de toiles, savonneries, produits chimiques, papeteries, brasseries; construction de machines, locomotives , bateaux à vapeur en bois et en fer ; centre du grand commerce de la houille du N. de l’Angleterre. Paquebots pour Londres, Hull , Berwick, Leith, etc., Hambourg, Rotterdam, etc. Chemins de fer sur Londres, Shields, Carlisle, et par embranchement sur Liverpool. — Newcastle, bâtie sur l’emplacement de la Girviorum regio des Romains, à l'extrémité orientale du mur d’Adrien, a encore quelques tours romaines servant auj. de magasins. Elle prit son nom moderne après la fondation , par Robert, fils de Guillaume le Conquérant, d’un châteaufort aujourd’hui en ruines. Autrefois ville mal bâtie et sale , elle est , depuis 1830 , environ , une des belles villes d’Angleterre, grâce aux constructions faites par M. Grainger pour une somme de près de 40 millions. Le marché, la bourse, le théâtre, etc., sont de lui. Patrie de Bède le Vénérable.

Newcastle (William Cavendish, duc de), né en 1592, m. en 1676, jouit d’une grande faveur à la cour de Jacques Ier et de Charles Ier, conserva une fidélité inviolable à ce dernier dans le malheur, sacrifia toute sa fortune pour entretenir la guerre en Ecosse, et supporta stoïquement un exil de 18 ans. Après la restauration des Stuarts, il fut nommé chef de justice des comtés au N. du Trent. On a de lui : Méthode nouvelle de dresser les chevaux, Anvers, 1657, in-fol et 42 pl., et Londres, 1743, 2 vol. in-fol.; Méthode . nouvelle e inv-. lion extraordinaire pour dresser les chevaux, | Londres 1667, ii fol.; plusieurs comédies, etc. — Sa 2e i femme, m. en 1673, avait été fille d’honneur de la reine

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Henriette-Marie en France. Elle s’occupa beaucoup de littérature, et laissa, entre autres ouvrages; Opinions philosophiques et physiques, Londres, 1663, in-fol.; Observations sur la philosophie expérimentale , 1666, in-fol. ; Lettres philosophiques, 1664, in-fol.; Poèmes et fantaisies, 1653 et 1664; Pièces de théâtre , 1668.

NEWCOMMEN (Thomas), forgeron de DarmouthfDevonslnre), s’associa en 1705 à John Cawley, plombier de la meme ville, et au capitaine Savary, et construisit la lre grande machine à vapeur qui ait rendu de véritables services à l’industrie. Cette machine était à simple effet, et à condeusation dans le cylindre même. On l’appela machine atmosphérique , parce que c’était le poids de l’atmosphère qui poussait le piston en bas, quand la vapeur qui l’avait soulevé, condensée par un jet d’eau froide, avait produit le vide. On la nomma aussi machine de Newcommen. Elle fut en usage jusqu’en 1769 sans modifications notables. Watt y introduisit ensuite des perfectionnements considérables, qui en firent une machine presque nouvelle. (F. Watt.)

NEW-ENGLAND , c.-à-d. Nouvelle-Angleterre. V. Angleterre (Nouvelle-).

NEWEL, v. de la Russie d'Europe, gvt et à 100 kil. N. de Vitebsk; 4,600 hab.

NEWENT, brg et paroisse d’Angleterre, comté et à 14 kil. N. -O. de Gloucester; 2,700 hab. Mines de houilie.

NEWF1ELD, v. des Etats-Unis (New-York), à 336 kil. O. d’Albany; 4,000 hab.

NEW-FOREST, forêt d’Angleterre ( Southamptou ) ; 31 kil. sur 17. Guillaume II le Roux y fut tué.

NEW-FOUNDLAND, nom anglais de Terre-Neuve.

NEW-HAMPSHIRE. F. Hampshire.

NEWHAVEN, petit port d’Angleterre (Sussex), à 10 kil. S. de Lewes, à l’embouch. del'Ouse; 1,000 hab. Chantiers de construction. Paquebots à vapeur pour Dieppe.

Newhaven , v. des Etats-Unis, l’une des deux capitales du Connecticut; port sur une baie du détroit de Long- Island, à 95 kil. N.-E. de New-York; 39,277 hab. Uni- j versité; écoles de théologie, de droit et de médecine; bibliothèque, musée de minéralogie ; carrosserie, horlogerie, cordonnerie, quincaillerie. Fonderie de cuivre. Trois chemins de fer sur les principales villes de l’Etat. Aux environs, carrières de marbre serpentin. — Newhaven fut prise et pillée par les Anglais en 1779.

NEW-JERSEY, un des Etats-Unis de l’Amérique du Nord, sur la côte E.; ch.-l. Trenton ; borné au N. parle New-York, à l’O. par la Pensylvanie et la baie de Delaware, au S. et à l’E. par l’océan Atlantique; 17,400 kil. carr.; 672,031 hab. Pays montagneux et froid au N., arrosé par la Delaware et l’Hudson, et fertile en céréales, légumes, fruits, maïs, tabac, etc. Mines de fer, cuivre, zinc, houille ; carrières de marbre, argile, etc. Filatures de coton, forges, hauts fourneaux. L’Etat est divisé eu 18 comtés. — Le 1er établissement sur ce territoire fut formé par des Hollandais en 1614. Colonisé en 1627 par les Suédois , conquis par les Hollandais en 1655 , il fut soumis aux Anglais en 1664. En 1776 , le New- Jersey se donna une constitution , remplacée en 1844 par celle qui le régit aujourd’hui. En 1787, il adopta la constitution des Etats-Unis. Il envoie au Congrès 2 sénateurs et 5 membres de la Chambre des représentants. Le gouverne- ! ment se compose d’un gouverneur élu pour 3 ans , d’un sénat de 21 membres élus pour le même temps , et d’une assemblée générale composée de 60 députés nommés pour 1 an. Tout citoyen blanc, âgé de 21 ans et résidant depuis 1 au dans l’Etat , depuis 5 mois dans le comté où il veut voter, est électeur. O.

NEWMARKET, v. d’Angleterre (Suffolk et Cambridge), à 21 kil. E.-N.-E. de Cambridge, à 105 N.-N.-E. de Londres, sur le chemin de fer de l’Est; 2,143 hab., presque tous maquignons , cochers et jockeys. Bâtie avec luxe à l’E. d’une belle plaine de 7 kil. de long , appartenant au Jockey-Club, et où ont lieu , sept fois l’an , des courses célèbres de chevaux, chacune durant 3 jours.

newmarket, v. des Etats-Unis ( New -Hampshire ) , à 17 kil. O. de Portsmouth; 3,000 hab.

NEW-PALTZ, v. des Etats-Unis (New-York), à 24 kil. de Kingston ; 5,500 hab.

NEWPORT, v. d’Angleterre (Southampton) , capit. et au centre de l’ile de Wight, sur la Médina (navigable), à 17 kil. S.-O. de Portsmouth; 7.934 hab. Situation délicieuse. Ane. église, où fut ensevelie Elisabeth, fille de Charles 1er, qui y mourut prisonnière au château de Carisbrook, après le supplice de son père. Ecole fondée par Jacques 1er, et dans les bâtiments de laquelle Charles 1er et les commissaires du Parlement conclurent le Traité de

Newport. Ancien palais-de-justice; joli théâtre, belle bibliothèque publique; sociétés littéraires. Près de là, les casernes de Parkhurst sont devenues une prison modèle. Siège des quarter-sessions et de la Cour du gouverneur, anc. juridiction dominant toute l’île. Manuf. de tulles.

newport, v. d’Angleterre, comté et à 38 kil. S. -S. -O. de Monmouth , bon port, accessible aux grands navires, sur l’Usk , à 6 kil. de son embouchure, et sur le chemin de fer de Monmouth à Cardiff; 23,248 hab. dans la paroisse. Douane. Houillère et forges importantes. Ruines du château construit par Robert Fitzroy, fils de Henri 1er.

newport, brg d’Angleterre (Shrop), à 26 kil. O. -N. -O. de Shrewsbury ; 2,800 hab. dans la paroisse.

newport, vge d’Angleterre (Galles), dans le comté de Pembroke, petit port sur la Nefern et près de son embouchure, à 23 kil. N. de Haverford-West; 1,700 hab. Exportation de beurre, grains et ardoises.

newport, v. des Etats-Unis, 2' capitale de l’Etat de Rhode-lsland, sur la côte S. de l’ile de Rhode-Island, et le chemin de fer de Boston à Stonington, à 92 kil. N.-E. de Boston , et à l’embouchure de la rivière Providence; 12,000 hab Bon port, une des principales stations de la marine militaire (les Etats-Unis. Fabr. de machines à vapeur, de tissus de coton et de laine. Commerce étendu avec tous les Etats-Unis et les colonies européennes. Pêche des phoques au détroit de Magellan. Bains de plaisance très-fréquentés.

newport, v. des Etats-Unis (Kentucky) , sur l’Ohio, vis-à-vis Cincinnati. Ch.-l. du comté de Campbell. Arsenal de l’Union.

newport -pagnell, brg d’Angleterre, sur l’Ouse , comté et à 21 kil. N.-E. de Buckingham ; 3,400 hab. dans la paroisse. Fabr. de dentelles.

newport- pr att, vge d’Irlande (Mayo), bon port sur la baie de Clew, à 14 kil. O. de Castlebar; 1,200 hab.

NEWRY, v. d’Irlande (Down), sur une riv. de son nom, près de son embouch. dans la baie de Carlingford , à 38 kil. S.-O. de Downpatrick , 48 de Belfast; 11,426 hab. dans la paroisse. Fabr. de toiles, fonderies, brasseries, distilleries. Comm. de grains, lin , chanvre, coton, beurre. Il y eut une abbaye de Cisterciens, fondée au XIIe siècle, supprimée en 1543.

NEWSTEAD, hameau d’Angleterre, comté et à 14 kil. N.-O. de Nottingham , près de la forêt de Sherwocd. Anc. abbaye de chanoines noirs, fondée en 1170; propriété et résidence de la famille de Lord Byron depuis la Réformation. Lord Byron l’a réparée et embellie ; on y conserve beaucoup de souvenirs de lui.

NEWTON (Isaac), très-célèbre mathématicien, physicien et astronome, né à Woolsthorpe (Lincoln), où sa famille possédait un domaine , le 25 décembre 1642 (vieux style), l’année même de la mort de Galilée, m. le 20 mars 1727. Il perdit son père à l’âge de trois ans, fut envoyé à de petites écoles de village, puis, à 12 ans, à l’école publique de Grantham, où il se fit remarquer par un goût très-vif pour les inventions mécaniques, et exécuta divers modèles avec des outils qu’il avait achetés sur ses économies. Sa mère, qui le rappela pour diriger ses propriétés, reconnut qu’il était peu propre à cet emploi, et, le voyant dévoré de l’ardeur de s’instruire, le laissa continuer ses études. En 1660, il entra au collège de la Trinité à Cambridge. Là , sous la direction de Barrow , un des plus éminents mathématiciens de son siècle, l’esprit de Newton se développa rapidement. Par ses études sur l’arithmétique des infinis de Wallis, il fut conduit à l’expression, sous forme algébrique, des coefficients du binôme, à l’extension de la formule à tous les exposants, à des quadratures, des rectifications, etc. Cette formule, aujourd’hui si souvent employée, est connue sous le nom de Binôme de Newton. Ce fut aussi vers la même époque, 1665, qu’il conçut la méthode des fluxions. Ce travail des premières années de Newton resta caché jusqu’au moment où Mercator publia sa Logaritlimotechnia, 1668. L’importance de cet écrit, où se trouvait exposé un des secrets de Newton pour les quadratures, frappa Barrow : Newton, à qui il le communiqua , lui montra immédiatement le manuscrit d’un ouvrage qu’il avait composé , trois ans auparavant, sous ce titre : Analysis per œquatianes numéro terminorum infinitas, et dans lequel se trouvaient cette découverte et plusieurs autres plus importantes. Malgré les instances qui lui furent faites, il ne livra cet ouvrage à l’impression qu’en 1711. En 1666, Newton quitta Cambridge pour habiter son domaine de Woolsthorpe, et dirigea ses méditations vers le système du monde. I a chute d’une pomme attire son attention sur la pesanteur : il se demande si c’est la même cause qui retient la lune dans l’orbite qu'elle décrit au-

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tour de la terre, et les planètes dans leurs orbites autour du soleil. Une des lois de Ivépler lui fait découvrir que, pour les planètes , la force centrifuge varie en raison inverse du carré de leur distance au soleil ; il en conclut qu’il en est de même de la pesanteur solaire. Pour appliquer ces résultats à la lune, il avait besoin d’une mesure exacte du rayon terrestre: cet élément lui manqua jusqu’en 1682 , et il s’arrêta , sans communiquer ses pensées à personne. Vers le même temps, des expériences sur la réfraction de la lumière à travers les prismes lui firent découvrir la composition de la lumière. Détourné pendant quelques années de ses recherches en optique, il y revint en 1669, lorsque Barrow lui abandonna sa chaire à Cambridge. Newton l'occupa jusqu’en 1695. En 1672, il entra à la Société royale de Londres , en lui présentant la description du télescope qui porte son nom, et dans l'inven tion duquel il avait été précédé, sans le savoir, par Gregory et Cassegrain. Lorsque Picard eut donné la mesure d’un degré du méridien, Newton reprit ses anciens calculs sur le mouvement de la lune ; cette fois, l’accord entre sa théorie et l’observation ne laissa rien à désirer. Généralisant son principe , il eut la satisfaction d’en voir découler l’explication d’une foule de vérités qui n’avaient pu jusqu’alors être démontrées; il vit la cause des marées, donna une solution du problème de la précession des équinoxes, et prépara plusieurs découvertes qu’il ne put qu’ébaucher à cause de l’état d’imperfection où se trouvait alors l’analyse infinitésimale. Le manuscrit de l’ouvrage qui renferme ces belles découvertes de Newton fut présenté à la Société royale le 28 avril 1686, et publié, l’année suivante, sous ce titre: Philosophiœ naturalis principia mathematica. Une autre édition, avec commentaire paT Leseur et Jacquier, parut à Genève, 1739, 3 vol. in-8° ; il en existe une traduction française par Mm® Du Châtelet, 1759, avec notes attribuées à Clairaut. En 1688, Newton représenta l’université de Cambridge au parlement. Nommé gardien de la Monnaie en 1695, il abandonna sa chaire à Whiston. Entre ces deux époques, ses facultés furent un instant affaiblies, à la suite d’un incendie de notes et de manuscrits que son chien avait occasionné en renversant une bougie allumée. En 1699, il fut nommé directeur de la Monnaie, et, en 1701, ses collègues de Cambridge l’envoyèrent de nouveau au parlement. Elu président de la Société royale en 1703, il fut réélu continuellement jusqu’à sa mort. Dans un court Mémoire inséré en 1701 dans les Transactions philosophiques, on trouve 3 découvertes de Newton : l’une est la manière de rendre les thermomètres comparables en fixant les thermes extrêmes de l’échelle par des phénomènes de températures constantes; l’autre est une loi de refroidissement, suffisamment approchée pour de petits excès de température; la 3e est l’observation de la constance de température dans la fusion et l’ébullition. Newton avait aussi projeté un instrument à réflexion permettant d’obtenir les hauteurs en mer : en 1731, Hadley eut la même idée et la mit à exécution. Les découvertes de Newton en optique sont renfermées dans le traité d 'Optique publié en 1704; on y trouve : la théorie de l’arc-en-ciel; l’étude des couleurs des lames minces déjà observées par Hooke et Boyle, et leur explication d’après son système de l'émission, auj. abandonné; celle de la couleur engendrée par des plaques épaisses; celle des phénomènes de la diffraction, découverts par Grimaldi, etc. A l 'Optique se trouvaient jointes deux dissertations, intitulées : Tractatus de quadraturâ curvarum, et Enumeratio linearum terlii ordinis. Le premier de ces écrits renferme les éléments de la méthode des fluxions et les applications qu’il annonce; l’objet du second est indiqué par son titre. L 'Optique a été écrite en anglais; Clarke en donna une traduction latine en 1706, et il en parut des traductions françaises par Coste, 1722, et par Marat, 1787. L'Arithmétique universelle, en latin, a été publiée en 1707 par Whiston, sans l’assentiment de Newton ; une 2e édition plus complète parut en 1722 ; cet ouvrage a été traduit en français par Baudeux, 2 vol. in-4°. En 1711 parut le petit ouvrage qui a pour titre : Methodus differentialis, où Newton donne la formule d’interpolation qui porte son nom. Tels sont les principaux ouvrages de ce grand génie : ils sont presque tous d’une date bien antérieure à celle de leur publication; car il mit toujours une très-grande réserve à communiquer ses découvertes ; il redoutait les discussions, qu’il ne put cependant éviter. Hooke, son collègue à Cambridge , doué d’une activité d esprit incroyable et d’une fertile imagination, mais peu familier avec les mathématiques, manquant, par conséquent, de cet instrument qui permet de vérifier les théories par leurs conséquences, et ne pouvant donner à ses systèmes que des formes un peu vagues, lui disputa plu-

sieurs découvertes. L’invention du calcul différentiel fut encore un sujet de contestation entre Newton et Leibniz; ce dernier prit la Société royale de Londres pour juge, et la commission chargée de l’examen des titres publia, en 1712, le Commercium epistolicum , recueil de lettres sur 1 analyse infinitésimale ; le jugement de la Société fut défavorable à Leibniz. La postérité a été plus juste envers ces deux grands hommes qu’ils ne l’ont été l’un envers l’autre; elle ne croit au plagiat ni de l’un ni de l’autre. Newton ne s’est pas livré seulement à la culture des sciences physiques et mathématiques : il a proposé un Système chronologique, publié après sa mort, 1728, et que Fréret a réfuté. Il écrivit aussi des Observations sur les prophéties, particulièrement sur Daniel et l’Apocalypse, ouvrage plein d’interprétations bizarres. “ Comme géomètre et comme expérimentateur, dit M. J. -B. Biot, Newton est sans égal ; par la réunion de ces deux genres de génie à leur plus haut degré, il est sans exemple... Sa gloire repose tout entière sur ses travaux scientifiques, qui ont reculé les bornes de l’esprit humain ; ses écrits sur la chronologie et les prophètes sont des tours de force d’érudition sans résultat : les premiers sont impérissables ; des autres, il ne reste rien. » Une édition presque complète des œuvres de Newton a été donnée par Horsley, Londres, 1779-85, 5 vol. in-4°. En 1744, Castillon publia à Lausanne et à Genève, en 3 vol. in-4°, les opuscules mathématiques, philosophiques et philologiques de Newton. L’Eloge de ce savant a été écrit par Fontenelle. Une Vie de Newton parut à Londres en 1728 ; on en a une plus récente du docteur Brewster. V.

newton, v. des Etats-Unis (Massachusetts), à 14 ldi. O. de Boston, sur la Charles-River ; 3,350 hab.

newton-stewart, autrefois Listas, v. d’Irlande (Ulster), dans le comté de Londonderry, sur la Mourne, à 8 kil. O. de Gorton; 1,405 hab. Restes d’un château du v® siècle. A 2 kil. au S. -O. est Baron’s Court , résidence du marquis d’Abercorn.

newton-stewart, brg d’Ecosse, comté et à 20 kil. N. de Wigton, sur la Créé; 2,300 hab. Fabr. de coton, tapis, cuirs.

NEWTOWN, brg d’Angleterre (Galles) , comté et à 12 kil. S.- O. de Montgomery, sur la Severn ; 6,000 hab. dans la paroisse. Lainages, flanelle, poterie commune.

newtown, brg des Etats-Unis, Etat et à 12 kil. E. de New-York, dans la Long-Island; 5,000 hab. — Brg des Etats-Unis (Connecticut), à 40 kil. O.-N. -O. de Newhaven; 3,200 hab.

newtown-ardes, brg d’Irlande (Down), à 29 kil. N. de Downpatriek, sur le lac de Strangford; 9,521 hab. Toiles, mousselines, broderie.

newtown-limavady, vge (Irlande), comté et à 24 kil. N.-E. de Londonderry, sur la Roë; 2,734 liai). Toiles.

NEW-YORK, v. des Etats-Unis, dans l’Etat et ch.-l. du comté de même nom, la plus importante de l’Union par sa population et son commerce; située à l’extrémité S. de l’île de Manhattan, sur l’océan Atlantique et à l’embouchure de l’Hudson, à 350 kil. N.-E. de Washington, 210 S. d’Albany ; par 40° 42' 45” lat. N., et 76° 20' 27" long. O.; 4,302 hab. en 1697; 22,750 en 1774; 33,131 en 1790; 60,489 en 1800; 123,706 en 1820 ; 203,00 > en 1830; 312,710 en 1840; 1,003,270 en 1865. La ville, grande et belle, est divisée en 22 quartiers, et défendue par 9 forts; les rues sont souvent bordées de peupliers : celle de Broadway a 4 kil. de long, et 26 mèt. de large. Archevêché catholique , évêché anglican ; beaucoup de sectes dissidentes; tribunaux. Deux écoles supérieures : le Columbia College, fondé en 1754, et l’ Université, fondée en 1831. Ecole de médecine, avec jardin botanique; 2 écoles de théologie protestante. American muséum, collection d’histoire naturelle, d’armes et instruments indiens, et galerie de tableaux. Sociétés littéraire et philosophique, linnéenne, d’agriculture, d’histoire, de médecine; Académie des beaux-arts; 20 bibliothèques, soit publiques, soit appartenant à des établissements d’instruction ou à des associations. Les principaux monuments de New-York sont : la Bourse , la Douane , toutes deux en marbre blanc, l’église gothique de la Trinité, l’aqueduc de Crolon, long de 72 kil., et par lequel la ville est abondamment pourvue d’eau excellente, l’hôtel-de-villo, le Pénitentiaire, les hôpitaux de New- York et de Bellevue. En 1858, on comptait à New-York 54 banques, ayant, ensemble, un capital de 1 milliard 37 millions de fr., 83 compagnies d’assurances contre l’incendie, 11 maritimes, et 16 caisses d’épargne. Ville de commerce et de navigation avant tout, New-York est le grand entrepôt de l’Union pour l’im- I portation ; elle reçoit des cotonnades , lainages , toiles ,

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