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quincaillerie, coutellerie, ouvrages en cuivre, soieries, vins, eaux-de-vie, sucre, café, thé, épices, indigo, cochenille, bois de teinture, etc. Son exportation se compose de céréales, farines, riz, coton, viandes salées, poisson salé, fourrures, tabac, bois, etc. En outre, cette ville est le plus important marché de l’Amérique pour les bestiaux. Industrie très-active : raffineries de sucre, brasseries, distilleries, tanneries; fabr. de machines, mécaniques, armes à feu; fonderies de fer, de plomb; amidonneries , distilleries, raffineries de sucre, brasseries, tanneries, chapellerie, carrosserie, etc.; librairies colossales, 150 journaux environ, dont 30 quotidiens; papiers de tentures, dentelles, cotonnades, etc. Arsenal de la marine de l’Union. Nombreux bateaux à vapeur pour toutes les parties de l’Amérique, et 27 lignes pour l’Europe, en une traversée moyenne de 11 à 12 jours. Centre de B chemins de fer. Les canaux Erié et Champlain relient New-York à l’Ohio et au Mississipi à l’O. , et au g'-Laurent au N. — New-York fut fondé en 1621 par les Hollandais, sous le nom de Nieuw-Amsterdam. Les Anglais la leur prirent en 1664, et l’appelèrent New-York, de leur duc d’York (Jacques II). Repris en 1673 par les Hollandais, l’Angleterre la reconquit l’année suivante. Les Américains s’en emparèrent en 1783; le 1er congrès de l’Union s’y assembla en 1785. La ville fut ravagée par la fièvre jaune en 1795 et 1805. Le climat en est sain, quoique très-variable.
new-yoek, un des Etats-Unis de l’Amérique du Nord, borné au N. par le lac Ontario, le tieuve Sl-Laurent et le Canada, à l’E. parlesEtats du Connecticut, Massachussetts et Vermont, au S. par le New-Jei’sey et la Pensylvanie, à l’O. parle lac Erié; entre 40° 27' et 45° lat. N., 74° et 82° 10' long. O.; 117,000 kil. cnrr. environ; 480 kil. sur 460; 540, U0 hab. en 1790; 580,203 en 1800; 950,049 en 1810; 2,428,921 en 1840; 4,390,000 en 1865; ch.-l. Albany. Sol montagneux, arrosé par le Sl-Laurent, le Mohawk, l’Hudson, la Susquehannah, la Delaware, etc., les lacs Ontario , Erié , Champlain , le canal Erié, etc. Climat sain, mais très-variable; orages fréquents en été. L’ile de Long-Island, à l’O., dépend de cct Etat. Principaux produits agricoles : céréales, maïs , canne à sucre , tabac, houblon, excellents raisins de table, vins, etc. Vastes forêts ; mines de fer, de plomb et de sel. — Le pays a été exploré pour la première fois, en 1609, par Henri Hudson, navigateur anglais au service des Hollandais. Colonisé par ces derniers , il tomba , en 1664 , au pouvoir des Anglais. En 1788, il adopta la Constitution des Etats-Unis. On le divise en 59 comtés. Il est représenté au Congrès par 2 sénateurs et 31 membres de la Chambre des Représentants. La constitution intérieure qui le régit aujourd’hui date de 1846. Le gouverneur, chargé du pouvoir exécutif , est élu par le peuple pour deux ans , ainsi que le lieutenant-gouverneur qui préside le sénat. Celui-ci , composé de 32 membres élus pour 2 ans , forme , avec la Chambre des Représentants , composée de 128 membres nommés pour un an , la Législature ou assemblée générale. Tout citoyen blanc, résidant depuis un an dans l’Etat , ou depuis 4 mois dans le comté où il veut voter, est électeur. O.
NEXOE , v. de Danemark , sur la côte E. de l’île de Bornholm ; 1,300 hab. Petit port de commerce. Belles carrières de grès.
NEXON , ch.-l. de cant. (Haute-Vienne) , arr. et à 21 kil. N. de Sl-Yrieix; 670 hab.
NEXUM, espèce d’esclavage volontaire et temporaire, dans l’anc. Rome : c’était celui du débiteur insolvable, qui avait demandé un délai fixe pour s’acquitter, et pendant lequel il s’était, devant témoins, donné en gage à son débiteur pour le servir. En cas de non-paiement à l’époque fixée , le citoyen neius était , par sentence du préteur, adjugé comme esclave à son créancier. Le Nexum produisit de graves abus; les plébéiens se révoltèrent deux fois à son occasion , et il fut aboli l’an 466 de Rome , 287 av. J.-C., à la suite de la retraite de la plèbe sur le mont Janieule. C. D — y.
NEY ( Michel ) , maréchal d’Einpire , né à Sarrelouis en 1769, m. en 1815, était fils d’un tonnelier, et fut placé chez un notaire. Il s’engagea en 1787 , et, dès la campagne de 1792, conquit le surnom d' Infatigable. Kléber, Jourdan et Hoche admirèrent ses premiers exploits , et il reçut un brevet de général de brigade avant le traité de Campo- Formio. Général de division après la prise de Manheiin, 1799 , il servit sous Masséna , puis sous Moreau , qu’il seconda puissamment à Ilohenlinden , 1800. Le 1er consul Bonaparte le nomma inspecteur-général de cavalerie , ministre plénipotentiaire en Suisse , 1801 , et après la proclamation de l’Empire , maréchal , 1804. En 1805 , il le fit grand-aigle de la Légion-d’IIonncur et duc d'Elchingen , en
mémoire d’une bataille gagnée par Ney sur les Autrichiens. Le maréchal multiplia tellement les actions d’éclat, à la prise d’Erfurt et de Magdebourg, aux batailles d’Iéna, d’Eylau, de Friedland, d’Amskerdorf, que l’armée l’appela le Brave des braves. Envoyé en Espagne, 1808, il y partagea la gloire et les revers de Masséna, et fut nommé, pour l’expédition de Russie, 1812, au commandement du 3e corps de la Grande-Armée. Dans cette campagne, il fit des prodiges de valeur, soit au temps de l’offensive, à Lyadi , àSmolensk, à la Moskowa, qui lui valut le titre de prince de la Moskowa , soit pendant la retraite, où, au milieu de cet immense désastre , il montra une fermeté d’âme surhumaine , et combattit souvent comme un simple soldat. Il ajouta encore à sa gloire à Lutzen, à Bautzen, à Dresde , à Leipzig , 1813, et dans la campagne de France, 1814. Après l’abdication de Napoléon Ier, qu’il avait conseillée, Louis XVIII le combla de faveurs , et le nomma pair de France. Appelé au commandement de la 6e division militaire , il partit , le 8 mars 1815 , pour marcher contre Napoléon , qui revenait de l’île d’Elbe. Des émissaires envoyés à Ney le déterminèrent à la défection dans la nuit du 14 mars; il fut, comme il l’a dit lui-même à ses juges , « entraîné. » Sa valeur ne put empêcher la perte de Waterloo. Alors il revint à Paris. Attaqué pour sa conduite à cette bataille , il se justifia dans une lettre au président du gouvernement provisoire. La capitulation de Paris , portant qu’aucun de ceux qui se trouvaient dans ses murs ne seraient inquiétés, ni recherchés pour leur conduite politique, le mettait à l’abri des recherches ; mais la Restauration fut impitoyable ; elle le comprit dans une liste de maréchaux et d’officiers supérieurs que devait juger un conseil de guerre. Ney s’était réfugié en Auvergne; il y fut arrêté et envoyé à Paris , où on le traduisit devant un conseil de guerre qui se déclara incompétent, le 10 novembre 1815. Dès le 11, une ordonnance royale l’appela devant la Cour des Pairs, qui , malgré les plaidoieries de Berryer père et de Dupin aîné, le condamna à la peine de mort, comme convaincu du crime de haute trahison et d’attentat à la sûreté de l’Etat. Il fut fusillé le 7 décembre, près de l’Observatoire , dans une avenue où s’élève aujourd’hui sa statue en bronze, érigée en 1854. Le 8 , sa famille le fit inhumer au cimetière du Père-Lachaise. Elle a publié ses Mémoires , 1833 , 2 vol. in-8°. Ney, général bouillant et impétueux dans l’attaque, était calme et impassible dans les retraites. V. Dumoulin , Histoire complète du procès du maréchal Ney , 1815, 2 vol. in-8°. — Ney laissa 4 fils : l’un , qui hérita du titre de prince de la Moskowa , né en 1803, pair de France en 1831, s’est fait un nom comme compositeur de musique; l’autre, duc d'Elchingen , général de brigade , a été enlevé par le choléra en 1854, à Constantinople, au début de l’expédition de Crimée, peu d’heures après avoir appris la mort de sa mère; les deux derniers sont Eugène et Edgar Ney. J. T.
NEYPAL. V. Néi-al.
NEZ , terme géographique; c’est le Scandinave Nœsse , cap , Ness dans les noms anglais , Nez dans les noms français; Grisnez , Nez de Carierez ; Holderness , etc.
NÉZIB, anc. Nisibis , v. de la Turquie d’Asie ( Al- Djézirèh), dans l’evalet et à 160 kil. S.-E. de Diarbékir; 1,000 hab.
nézib, vge et plaine de Syrie, eyalet et à 100 kil. N.-E. d’Alep, non loin de l’Euphrate. Victoire dlbrahiiu, fils de Méhémet-Ali, pacha d’Egypte, sur les troupes du sultan Mahmoud II, le 24 juin 1839.
NGAN-HOEI ou AN-HOEI, prov. de la Chine propre, au centre; entre celles de Ho-nan au N. -O., de Hou-pé à l’O., de Kiang-si au S.-O., de Tché-kiang à l’E., et de Kiang-sou au N.-E.; par 29°-34° 10’ lat. N., et 112° 30'-117° 10' long. E.; 670 kil. sur 220; 40,000,000 d’hab. Ch.-l. Ngan-kiny. Sol fertile en céréales, riz, thé, plantes médicinales; récolte de coton et de soie. Mines de cuivre et de plomb.
NGAR1. V. Tiiibet.
NGO-YOU-KIANG, riv. de Chine (Kouang-si), naît à 24 kil. N.-E. de Sé-tsching , coule au S. , au S.-E. , et au N.-E., et se jette dans le Ta-kiang, à 8 kil. N. de Tsingtchéou. Cours de 750 kil.
NIAGARA , riv. de l’Amérique du Nord , entre les Etats- Unis et le Canada, unissant le lac Erié au lac Ontario. Ou la considère comme une partie du Sl-Lâurent. Elle forme, au milieu de son cours de 60 kil. , une chute offrant un des plus beaux spectacles naturels du monde. Les eaux, alors divisées par la petite ile des Chèvres , qu’un pont suspendu rattache à la rive américaine , se précipitent d’une hauteur de 50 mèt. environ en deux chutes : celle dite du Fer-à- Cheval , du côté du Canada , a 600 mèt. de large ; et celle du côté des Etats-Uuis, 200 mèt. La masse énorme et la
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rapidité des eaux, entraînant sans cesse des rochers du fond de leur lit , ont fait reculer la cataracte à 50 mèt. audessus de l’endroit où elle était il y a un demi-siècle.
Niagara , v. du Haut-Canada, fondée en 1792 par les Anglais, à qui elle appartient, à l’embouchure du Niagara dans l’Ontario ; 1,000 hab.
NIAS (POULO-), île de l'Océanie (Malaisie), à l’O. de Sumatra, par 0° 32' lat. N., et 95° 9' long. E. ; 80 kil. sur 35; 200,000 hab. Sol montagneux, mais fertile en riz et eagou; appartient aux Hollandais.
NIBELUNGEN. V. Niebelungen.
NICAISE (Saint), Nicasius, apôtre de la Neustrie au IIIe siècle, et considéré comme le 1er archevêque de Rouen , souffrit le martyre avec S1 Mellon. Fête, le 11 octobre. — évêque de Reims au ye siècle, martyrisé par les Vandales vers l’an 406, fonda dans sa ville épiscopale la première église qui fut consacrée, en France, à la sainte Vierge, et sur les débris de laquelle s’élève la cathédrale actuelle. Fête, le 14 décembre.
nicaise (Claude), antiquaire, né à Dijon en 1623, m. en 1701, chanoine de la Ste- Chapelle de Dijon, voyagea en France et en Italie pour étudier les antiquités et les arts, et entretint pendant 20 ans un commerce épistolaire avec Leibniz, Huet, Bayle, etc. On a de lui : Dissertation sur les Syrènes, Paris, 1691, in-4°. Sa Correspondance, formant 5 vol. in-8°, est conservée manuscrite à la Bibliothèque impériale de Paris. M. Cousin a donné, dans la 3e édit, de ses F ragmenls philosophiques , la Correspondance de Nicaise avec Leibniz sur l’amour de Dieu.
NICANDER, de Colophon, médecin, poète et grammairien grec, vécut au temps d’Attale, roi de Pergame. Ses nombreux ouvrages sur la matière médicale sont perdus ; mais on a de lui deux poèmes sur les animaux venimeux et les poisons: Theriaca et A lexipharmaca , publiés en grec, Venise, 1499, in-fol., et Halle, 1792, in-8° (par Schneider), et trad. en français par Jacques Grevin, Anvers, 1567, in-4°. Nicander avait aussi écrit des poésies ethnographiques et historiques, des ouvrages étendus sur l’Etolie et sur la Béotie , un poème des Métamorphoses ( ÈrepoiGÙ(J.sva ) , dont Ovide a sans doute profité, et des Géorgiques , dont nous avons 150 vers environ. V. Poelæ bucolici et didaclici, Paris, Didot, 1846.
NICANDRO (SAN-), v. du royaume d’Italie, dans la province et à 40 kil. N. deFoggia: 8,186 hab.
NICANOR, général des armées d’Antiochus Epiphane, roi de Syrie, fut envoyé en Palestine contre Judas Macchabée ; deux fois vaincu, il périt dans la seconde rencontre. Judas lui fit couper la tête et la main droite, qui furent portées à Jérusalem.
NICARAGUA, v. de l’Amérique centrale (Etat de Nicaragua), sur la rive S. -O. du lac de son nom, à 220 kil. S. -O. de Léon; 10,000 liab.; appelée aussi Rivas.
Nicaragua (san-juan de), v. de l’Etat de Nicaragua, port à l’embouchure du San-Juan dans la mer des Antilles, est aux Anglais, qui la nomment Greytown; 1,200 hab.
Nicaragua (Lac de), lac de l’Amérique centrale (Nicaragua), joint à la mer des Antilles par le San-Juan , et très-voisin du Grand-Océan : 193 kil. sur 77.11 est parsemé d’iles habitées (Gatapéra, Momobacho, Pensacola, etc.).
Nicaragua (Etat de), république de l’Amérique centrale, située entre celles de Honduras au N., de San- Salvador à l’O., de Costa-Rica au S., le Grand-Océan au "S. -O., et la mer des Antilles à l’E. ; 119,462 kil. cnrr. environ; 580 kil. sur 290; 350,000 hab. Capitale, Léon (le siège du gouvernement est Managua). Sol très-volcanique, fertile en fruits exquis, cacao, indigo, coton, gomme. Climat très-chaud et humide. Elève de gros bétail. — De 1824 à I b39, le Nicaragua fit partie de la Confédération ■du Guat mala ou de l’Amérique centrale.
NK ’A RUS, nom latin duNECKAR.
NICAV1RO, Neocastrum, Aquœ Angæ, v. du royaume d’Italie, d ms la province et à 26 kil. O. -N. -O. de Catanzaro; 12,400 hab. Evêché. Sources thermales; comm. d’huiles. Château où fut enfermé le fils du roi Frédéric II.
NICE, en italien Nizza, anc. Nicœa, v. forte et port sur la Méditerranée; ch.-l. du département des Alpes- Maritimes, à 1,055 kil. S.-E. de Paris, et 125 kil. N.-E. de Toulon, au pied des Alpes, et à 8 kil. de i’emboucliure du Var; 50,180 hab. Evêché; sous-arrondissement d’un quartier maritime ; tribunaux; bibliothèque; lycée, école d’hydrographie depuis 1860. Consulats étrangers. Fabr. impériale de tabac. Climat tempéré, et très-salubre, qui attire un grand nombre d’étrangers en hiver. On remarque la cathédrale, l’hôtel de la préfecture, les promenades du Château et de la Terrasse. Soieries, parfumeries, vin, huile, fruits confits, etc. Pêche d’anchois
et de thons. Bon port de commerce. — Bâtie par les Marseillais, en mémoire d’une victoire (en grec nilcè ) sur les Liguriens, Nice fut ensuite achetée par les Romains, qui en firent leur arsenal maritime des Gaules. Capital d’un comté au xil* siècle, elle dépendit de la maison de Savoie de 1388 à 1538; Charles-Quint l’occupa, et y signa, en 1538, une trêve avec François Ier, sous la médiation du pape Paul III. Elle fut assiégée par les Turcs en 1543, prise en 1691 par Catinat, en 1706 par Berwick, et encore par les Français en 1792; elle devint alors le ch.-l. du département des Alpes-Maritimes. Elle fut rendue aux Etats sardes en 1814, et cédée à la France en 1860. Patrie de Carie Vanloo.
NICE (Intendance de), anc. division administrative des Etats sardes, entre celles de Coni au N., de Savone à l’E.,
I la Méditerranée au S., et la France (Var) à l’O., 4,202 kil. carrés environ; 250,000 hab.; sol fertile en oliviers, orangers, citronniers. Divisée en trois provinces : Nice, Oneille, et San-Remo. En 1860, la province de Nice a été cédée à la France, où elle forme le département des Alpes- Maritimes avec l’arrondissement de Grasse, détaché du département du Var. — Les provinces d’Oneille et de San-Remo ont formé, avec quelques parties des territoires voisins, la Province de Port-Maurice ( Porto -Maurizio ), dans la nouvelle division du roy. d’Italie (1860). C. P.
NICÊE, Nicœa, auj . Isnilc, anc. v. d’Asie-Mineure (Bithynie), au S. de Nicomédie, sur le lac Ascanius. Fondée par Antigone sous le nom à’Antigonie, elle prit bientôt celui de Nieée, femme de Lysimaque, qui l’agrandit. 11 s’y tint deux conciles œcuméniques : l’un, en 325, par les ordres de Constantin le Grand , et où 300 évêques condamnèrent l’hérésie d’Arius, et dressèrent la profession de foi dite Symbole de Nicée; l’autre, en 787, dans lequel les Iconoclastes furent condamnés, et le culte des images expliqué et autorisé. Nicée, prise, en 1076, par les Seldjoucides, devint la capitale de la sultanie d’Iconium. Les Croisés s’en emparèrent en 1097. Après l’occupation de Constantinople par les Latins, Théodore Lascaris, gendre d’Alexis III, fonda en 1026 un Empire de Nicée, qui comprenait la Bithynie, la Lydie, une partie de la Phrygie, et sur lequel régnèrent, après lui: Jean Ducas Vatace, 1222; Théodore Lascaris II , 1255; Jean Lascaris, 1259; Michel Pa- Iéologue, 1260. Les Turcs Ottomans prirent Nicée enl333.
nicée, v. de l’Inde ancienne, sur l’Hydaspe, près de Bucephalie. Fondée par Alexandre le Grand , en mémoire de sa victoire sur Porus.
nicée , anc. v. de la Corse, fondée par les Etrusques. Marius y envoya une colonie romaine, et lui donna le nom de Mariana. *
nicée , nom anc. de NICE.
NICÉPHORE, c.-à-d. qui porte la victoire, surnom de Jupiter, qui est souvent représenté, par exemple sur les monnaies d’Antiochus Epiphane, portant sur sa main droite une Victoire. Hypermnestre éleva dans Argos, en mémoire de son acquittement, une statue à Vénus Nicéphore.
nicÉphore Ier, le Logothète (grand-trésorier), empereur grec, 802-811 , né à Séleucie, renversa Irène et prit sa place, fit crever les yeux au patrice Bardanes, son compétiteur, mais ne put relever l’empire abaissé par ses deux puissants voisins, Charlemagne et Haroun-al-Raschid. Avec l’un, il rê£la les limites des deux empires; mais il se fit battre par le second , et lui paya un tribut humiliant, 806. Plus malheureux encore contre les Bulgares, il perdit la vie en combattant Crum , leur roi. Il était d’ailleurs haï par le parti orthodoxe, contre lequel il favorisait les Iconoclastes et les Manichéens. S.
nicÉphore h , dit Phocas , empereur grec , né en 912, fils du patrice Bardas , fut élevé dans les camps, gagna bravement tous ses grades militaires, fut nommé généralissime des troupes pendant la minorité des fils de Romain II, et se laissa couronner empereur en 963. II reprit aux Sarrasins la Cilicie , l’île de Chypre et la Syrie , mécontenta ses sujets par des augmentations d’impôts, et fut assassiné, en 969, par Jean Zimiscès, amant de l’impératrice Théophano.
nicÉphore mBotoniate, empereur grec, 1078-1081. Général de l’armée d’Asie , l’odieuse administration de Michel VH le poussa à prendre la pourpre, 1077, dans le même temps que Nicéphore Bryenne était proclamé en Ulyrie. Soutenu par les Turcs seldjoucides , il entra dans Constantinople, et s’y fit couronner, 1078. Devenu maître de la personne de Bryenne, il lui fit crever les yeux. Mais après avoir surmonté deux révoltes , il fut obligé de céder le trône à Alexis Comnène, et se retira dans un monastère, où il mourut quelque temps après. S.
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nicéphore (Saint), patriarche de Constantinople en 806, déchu comme partisan des images en 815, m. dans un cloître en 828. Fête, le 13 mars. On lui doit : une bonne Chronologie , depuis la Création jusqu’à la mort de l’auteur, continuée après lui , et publiée par C.-A. Credner, Giessen, 1832-39 , in-4“ ; et une précieuse Histoire abrégée des années 602 à 770, Paris, 1618, in-8°, et 1648, in-fol.
nicéphore basilaca , rhéteur du temps d’Alexis Comnène (xne siècle), a laissé des Exercices , que l’on trouve dans le tome Ier des Rhetores græci , de Walz.
nicéphore blemmides , abbé du mont Athos, m. vers 1259, a laissé une Géographie synoptique , qui n’est qu’une paraphrase prosaïque de Denys le Périégète, une Description de la terre , et d’autres ouvrages manuscrits. Les deux écrits géographiques ont été publiés par F. -A. -G. Spohn, Leipzig, 1818, in-4°.
NICÉPHORE BRYENNE. V. BRYENNE.
nicéphore carliste , moine grec , m. vers 1350 , a compilé dans Eusèbe, Socrate, Sozomène, une Histoire ecclésiastique en 23 livres, dont il ne reste que les 18 premiers, comprenant depuis J.-C. jusqu’en 610, et les sommaires des livres 19 à 23. Elle a été publiée, avec trad. latine de Lang, par Fronton du Duc, Paris, 1630, 2 vol. in-fol. Son style est élégant, mais sa narration mêlée de détails fabuleux. Quelques morceaux d’auteurs perdus s’y retrouvent.