‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 192 sur 864 · NICOLAS DE CLÉMENGIS. V. CLEMENGIS · texte numérisé non relu

NICOLAS DE CLÉMENGIS. V. CLEMENGIS

Nicolas (saint-), v. de Belgique (Flandre orientale), à 29 k il. E.-N.-E. de Gand par le chemin de fer; 24,000 hab. Ville riche et industrielle. Marchés importants de grains et autres denrées. Filatures de coton ; fabr. de tissus de soie, laine et coton, châles tartans, baréges, toiles, rubans de fil, dentelles, savon, tabac; raffineries de sel.

nicolas-d’aliekmont (saint-), vge (Seine-lufér.), arr. et à 13 kil. S.-E. de Dieppe; 1,950 hab. Fabr. considérable de mouvements de pendules; serrurerie en fer poli.

nicolas-de-bourg ceil (saint-), vge ( Indre-et-Loire ) , arr. et à 18 kil. N. de Chinon ; 1,978 hab. Très-bons vins rouges.

nicolas-de-la-grave (saint-), ch.-l. de cant. (Tarnet-Garonne), arr. et à 8 kil. N. -O. de Castel-Sarrazin ; 1,267 hab. Culture de melons renommés.

nicolas-de-nÉda (saint-), brg d’Espagne, province et à 31 kil. N.-E. de la Corogne; 3,000 hab.

nicolas-dd-pelem (saint-) ou bothoa, ch.-l. de canton (Côtes-du-Nord), arr. et à 38 kil. S. de Guingamp; 300 hab.

nicolas-du-port (saint-), ch.-l. de cant. (Meurthe), arr. et à 13 kil. S.-E. de Nancy , sur la rive g. de la Meurthe ; 3,635 hab. Belle église gothique du xve siècle. Fabr. de toiles, calicots, ouates, bonneterie, broderies, etc.; filatures de coton et de laine, teintureries, tanneries, corderies. Fours à plâtre.

nicolas-de-redon (saint-), ch.-l. de cant. (Loirelhférieure), arr. et à 40 kil. N. de Savenay, sur la Vilaine; 1,018 hab.

nimolas-lez-granville (saint-), vge (Manche), arr. et à 23 kil. N.-O. d’Avranches ; 317 hab. Bouillerie d’eau-de-vie.

Nicolas (saint-) ou chefkétil, forteresse russe V gouvernement de Koutaïs), sur la mer Noire, à 50 kil. S.-E. de Kedout-Kalé , 40 N. de Batoun. Prise par les Turcs en 1854.

NICOLAY (Nicolas de), voyageur français, né en 1517 à la Grave-en-Oysans, m. en 1583, alla au siège de Perpignan en 1542, et voyagea dans les principaux pays de l’Europe et de l’Orient , pendant 16 ans, prenant quelquefois du service dans les armées de terre ou de mer des Etats qu'il visitait. A son retour, le roi Henri II le fixa près de lui par une charge de valet de chambre, et le nomma son géographe. Il l’envoya en mission à Constantinople avec Gabriel d’Aramon, son ambassadeur, Nicolay était commissaire d’artillerie, quand il mourut. On a de lui : l'Art de naviguer, de Pierre de Médina, traduit de l’espagnol, Lyon, 1554, iu-4°; Navigation et pérégrinations orientales de Nicolas de Nicolay, avec les figures et les habillements au naturel tant des hommes que des femmes, Lyon, 1568, in-fol.; la Navigation du roi d'Ecosse , Jacques V, autour de son royaume, Paris, 1583, in-4°.

NICOLE ( Pierre), moraliste et théologien, né à Chartres en 1625 , m en 1695 , était fils d’un avocat au parlement. Envoyé à Paris, en 1642, pour compléter ses études, reçu maitre-ès-arts deux ans après, il s’attacha bientôt aux solitaires de Port-Royal, où il avait deux tantes religieuses, enseigna les belles-lettres dans leur maison, et, bien qu’il n’adoptât pas sans réserve toutes les opinions des Jansénistes, les servit avec zèle. Controversiste infatigable et déterminé, il écrivit avec Arnauld et Pascal contre les jésuites, avec ceux-ci contre les calvinistes, avec Bossuet contre Fénelon, avec Mabillon contre l’abbé de Rancé. Enveloppé dans les poursuites dont les Jansénistes furent l’objet, il se cacha d’abord aux environs de Chartres et de Beauvais, 1677, sortit ensuite de France, 1679, vécut à Bruxelles et à Liège, et obtint enfin, par l’intervention de M. de Harlay, archevêque de Paris, la permission de re- j venir à Chartres , puis à Paris. On a de lui : Epigramma- ' lum delectus, c uni dissertatione de verâ pulchriludine , Paris, 1659, iu-12; Traité de la foi humaine , 1664; les Imaginaires et les \ isionnaires , ou Lettres sur l'hérésie imaginaire (celle des Jansénistes), Liège, 1667, 2 vol. in- 12, ouvrage publié sous le pseudonyme de Damvilliers; Essais de morale et Instructions tlwologiques , 1671 et suiv., 25 vol. in-12 , qui

sont le principal fondement de sa réputation , et dont M“® de Sévigné et Voltaire faisaient grande estime; c’est un recueil de traités, de réflexions, de méditations, de pensées, d’explications, et de lettres sur la religion et la morale. On a encore de Nicole une traduction latine des Provinciales de Pascal, publiée sous le pseudonyme de Guillaume Wendrock, Cologne, 1658, in-8°; il participa aussi à la composition des Méthodes grecque et latine, et de la Logique dite de Port-Royal ; selon l’abbé Goujet, il corrigea les 2e, 6e, 7e et 8e Provinciales, donna le plan de la 9e, de la 11e et de la 12®, revit la 13®, et fournit la matière des 16®, 17e et 18®. C’est à lui enfin qu’on doit rapporter presque tout l’honneur du grand ouvrage de la Perpétuité de la foi de l’Eglise catholique touchant l'Eucharistie, publié sous le nom d’Arnauld. Nicole écrivait en latin avec une élégante et rare facilité; esprit élevé et étendu, sévère dialecticien, écrivain correct et méthodique en français , il manque d’imagination et de chaleur ; il est un de ceux qui contribuèrent le plus à former notre prose. L’abbé Cerveau a publié l'Esprit de Nicole, Paris, 1765, in-12, et Mersan les Pensées de Nicole, Paris, 1816, in-18. V. Goujet, Vie de Nicole, 1732, in-12.

NICOLITES. V. Quakers.

NICOLO (Nicolas Isouard ou Isoard , dit), compositeur de musique, né à Malte en 1777, d’un père d’origine française, m. à Paris en 1818, élève de Sala et de Guglielmi, vint en France après la suppression de l’ordre deMalte, en 1798, et s’adonna au genre de l’opéra-comique. Il en a fait jouer 29 à Paris, dont les principaux sont : le Baiser et la Quittance, 1802 ; Michel- Ange, 1802 ; le Médecin turc, 1803 ; les Rendez-vous bourgeois, 1807; Cendrillon, 1810; le Billet de loterie, Lulli et Quinault, 1812; Joconde, Jeannot et Colin, 1814. La mort le surprit, avant qu’il eût achevé Aladinou la Lampe merveilleuse, en 4 actes, pour le grand Opéra ; la partition fut terminée par Benincori. Nicolo est un compositeur de l’école de Grétry, mais bien inférieur à ce maître. Son style est agréable, et quelquefois original. Plusieurs de ses ouvrages obtinrent beaucoup de succès.

nicolo |san-), anc. Tenos , v. capitale de l’ile de Tine, sur la côte O. ; 4,000 hab.

NICOMAQUE de Stagyre, père d’Aristote, fut médecin du roi de Macédoine Amyntas. Suidas dit qu’il avait composé 6 liv. sur la médecine, et un autre sur la physique. L'Ethique à Nicomaque, traité de morale écrit par Aristote, semble adressé au fils de ce philosophe plutôt qu’à son père.

Nicomaque , peintre grec, contemporain d’Apelle et de Mélanthe, est un des quatre peintres que Pline cite comme n’ayant employé que quatre couleurs ( le blanc, le jaune, le rouge et le noir). Ses principaux ouvrages étaient : V Enlèvement de Proserpine, placé depuis au Capitole dans le temple de Minerve ; une Victoire traversant les airs sur un quadrige ; Cybèle assise sur un lion.

NICOMÈDE,nom de trois rois deBithynie. NicomèdeIe®, fils de Zypœtès, et roi de 278 à 249 av. J.-C., fit massacrer tous ses frères, dont un seul , Zybœus , échappa. Menacé par Antiochus Ier, roi de Syrie, il s'allia avec les Héraeléens, et fit un traité avec les Gaulois, maîtres de Lysimachie et de la Chersonèse , à qui il dut céder la contrée appelée de leur nom Galatie. Protecteur des arts et du commerce, il bâtit Nicomédie.

nicomède il, roi de 148 à 90 av. J.-C., détrôna et fit mourir son père Prusias qui, après l’avoir relégué à Rome, avait voulu le faire périr, à l’instigation de sa seconde femme. Allié à la famille de Mithridate, il essaya en vain de s’agrandir, malgré les Romains. Sa vie a fourni à Corneille le sujet d’une tragédie.

nicomède m, fils du précédent, et roi de 90 à 75 av. J.-C., eut pour compétiteur son frère cadet, Socrates, que protégeait Mithridate ; deux fois dépossédé par le roi de Pont, il fut rétabli par les Romains. En mourant, il leur légua son royaume. César, dans sa jeunesse, avait vécu quelque temps à la cour de ce Nicomède.

NICOMÉDIE, Nicomedia, auj. Ismid, v. d’Asie-Mineure (Bithynie), à l’E. de la Propontide, au fond du golfe Astacénus ; célèbre par la naissance d’Arrien et la mort d’Anriibal. Sous l’Empire romain, elle fut le ch.-l. de la province de Bithynie; Dioclétien y fixa sa résidence.

NICON, né en 1613 dans les environs de Nijui-Novogorod, m. en 1681, fut successivement archimandrite, archevêque de Novogorod, et patriarche de l’Eglise russe en 1652. 11 jouit d’un grand crédit auprès du tzar Alexis, qui le chargea, en 1655, de reviser la liturgie russe; plus tard, il tomba en disgrâce, et fut relégué dans un monastère. Là il composa, en langue slavone, un Corps d' Histoire de Russie, collection de chroniques depuis Nestor jusqu’en

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1630 ; Schlœzer en a publié 2 vol. in-4°, Sl-Pétersbourg, 1767-68; le premier s’étend jusqu’en 1094, et le second jusqu'en 1237.

NICOPOLI, c.-à-d. ville de la victoire, en bulgare Nebol, anc. Nicopolis, fondée dans la Mésie-Inférieure par Trajan après sa victoire sur les Daces, v. forte de la Turquie d’Europe, sur la rive dr. du Danube, eyalet ot à 160 kil. S.-E. de Widdin ; 12,000 liab. Archevêché grec; évêché catholique; synagogues; mosquées. Grand commerce sur le Danube. Célèbre par les deux victoires qu’y remporta le sultan Bajazet 1er, en 1393, sur Sigismond, roi de Hongrie, et en 1396 sur les barons français, venus au secours des Hongrois sous les ordres de Jean -sans -Peur et de Philippe d’Artois. Prise parles Russes en 1810.

NICOPOLIS, anc. v. d’Asie-Mineure, dans le Pont, au S , sur le Lycus. V. Devrighi.

nicopolis , anc. v. de Cilicie , la même qu’issus ( V. ce mot).

nicopolis ou juliopolïs , anc. v. de la Basse-Egypte, sur la Méditerranée, à l’E. d’Alexandrie; auj. Kassiera.

nicopolis , anc. v. de Palestine, élevée par Vespasien sur l’emplacement d’Emmaüs ( V. ce mot) , qu’avait brûlée Quintilius Varus, gouverneur de Syrie.

nicopolis, v. de l’anc. Grèce, en Epire, dans la Molosside, à l’entrée du golfe d’Ambracie ; fondée ou agrandie par Auguste, en mémoire de la victoire d’Actium; auj . Prévésa.

NICOSIE ou LEUCOSIE, v. forte, capitale de l’ile de Chypre, anc. Tremitus; par 35° 13’ lat. N., et 31° 6’ long. E.; 12,000 hab. Siège d’un archevêque grec. Une de ses mosquées, jadis dédiée à S1 Dominique, renferme les tom beaux des Lusignan, alic. rois du pays. Fabr. de tapis, maroquins, toiles de coton imprimées. — Prise aux Vénitiens, en 1570, par Sélim H, elle est depuis soumise aux Turcs.

Nicosie, v. de Sicile, anc. Herbila, à 66 kil. N. -O. de Catane; 13,000 hab. Evêché. Comm. de grains et bestiaux.

NICOT (Jean), seigneur de Villemain, né à Nîmes en 1530, m. à Paris en 1600, secrétaire du roi Henri II, ambassadeur de François II en Portugal, publia une bonne édition d ’Aimoin, 1566, in - 8°, et écrivit un Trésor de la langue [ rançoise , 1606, in-fol., ouvrage précieux pour l’étude du vieux langage. Ce fut lui qui apporta en France le tabac, appelé d’abord de son nom nicotiane. J. T.

NIOOTERA, v. du royaume d’Italie (Province de Catanzaro), à 17 kil. S.-S. -O. de Monleleone, près du golfe de Gioja; 6,894 hab. Evêché. Ravagée par le tremblement de terre de 1783.

N1DAROS. V. Drontiieim.

NIDHAMI, poëte persan. V. Nizami.

NIDUM, nom anc. de Neatii.

N1EBELUNGEN (Les), célèbre poëme épique de l’Allemagne du moyen âge. Le sujet est la lutte des Burgondes, et pa"tieulièrement de la famille des Niebelungen, contre Etzel ou Attila, et la destruction de cette famille, victime des passions de Siegfried et de Guuther, qui en sont les principaux chefs. On conjecture que cette épopée fut écrite ou coordonnée au xiile siècle par Henri d’Ofterdingen. Des éditions en ont été données par Christophe Muller, Berlin, 1782; Von der Ilagen, ibid. , 1810 et 1820; Zeune, 1815; Lachman, 1826. Mn,e Moreau de la Meltière l’a traduite en Français, 1837, 2 vol. in-8°. V. notre Dictionnaire des lettres , au mot Niebelungen.

NIEBLA, v. d’Espagne (Andalousie), prov. et à 20 kil. d’Huelva; 7,000 hab. Elle fut, sous la domination mauresque, la capitale d’un petit Etat du même nom, conquis par Alphonse le Sage en 1257, et érigé en comté en 1369. .Ruines d’un palais des rois maures.

NIEBUHR (Carstens), voyageur danois, né en 1733 à Lüdingsworth ( Lauenbourg ) , m. en 1815, entra dans le corps des ingénieurs hanovriens , fut chargé par le gouvernement danois, en 1761, conjointement avec l’orientaliste Van Haven, le naturaliste Forskal, le médecin Cramer et le peintre Baurenfeind, d'aller explorer l’Arabie, consacra 6 années â ce voyage, et, à son retour, quitta le service militaire. En 1778 , il accepta la place d’administrateur à Meldorf (Ditmarsie). Il fut associé étranger de l’Institut de France. On a de lui, en allemand : Description de l'Arabie, d’après les observations faites dans le pays même , Copenhague, 1772, in-4“, avec cartes et fig., trad. en français par Mourier, 1773 ; Voyage en Arabie et d’autres pays circonvoisins, ibid. , 1774-78, 2 vol. in-4°, cartes et fig., trad. en français, 1776-80, 2 vol. in-4° ; Etat politique et militaire de l’Empire turc, inséré dans le Musée germanique de 1789. Les Voyages de Niebuhr contiennent des relations fort exactes

et de précieuses observations sur les pays qu’il a visités, niebuhr ( Berthold- Georges ) , fils du précédent, né à Copenhague en 1776, m. en 1831, étudia à Meldorf, à Hambourg, où il se lia avec Voss et Klopstock, à Kiei et à Edimbourg, entra dans la carrière administrative, sans cesser de cultiver les lettres, car à 20 ans il était déjà un très-savant érudit. Il devint successivement secrétaire du ministre des finances de Danemark, 1796, sous-bibliothécaire, et l’un des directeurs de la Banque, où, à l’âge de 25 ans, il se montra habile financier. Lors de l’invasion des Français en Allemagne, il passa en Prusse, et y fut nommé directeur du commerce de la Baltique, 1806, puis conseiller d’Etat, 1808. Des dissentiments avec le prince de Ilardenberg sur le système de finances lui firent donner sa démission en 1810 ; alors il accepta, à l’université de Berlin, une chaire d’histoire, où il commença un cours de lectures publiques sur les anciens peuples italiotes. Ce fut là l’origine d’une Histoire romaine, dont il publia le 1er vol. en 1811 , et qui devait faire sa réputation. En 1812, il fit paraître, avec Arndt, le Correspondant prussien, journal dont le but était d’animer les Allemands contre la France, et il prit lui-même part à la guerre de la coalition contre notre pays. Chargé, en 1816, d’une mission auprès du Saint-Siège, il s’arrêta à Vérone, où il découvrit, dans la bibliothèque du chapitre, les Inslitules de Gaïus. Il ne quitta Rome qu’en 1823, et, après un voyage à Naples, alla passer le reste de sa vie à Bonn. En 1826, il commença une réimpression des auteurs de la collection Byzantine, et fonda un recueil périodique, intitulé le Musée du Rhin. L 'Histoire romaine de Niebuhr, plusieurs fois remaniée par l’auteur, et traduite en français par do Golbéry, 1830-39, 7 vol. in-8«, est un des ouvrages d’érudition les plus remarquables du xix* siècle. Les faits de l’histoire primitive de Rome y sont critiqués avec une rare sagacité, dont Lévêque et Beaufort lui avaient donné l’exemple, un siècle auparavant ; mais le scepticisme des savants français n’avait rien mis à la place des faits qu’ils retranchaient de l’histoire comme fables : Niebuhr essaya de réédifier ; dans ce travail , où il montra souvent une sagacité de génie, il s’égara plus d’une fois, et prit ses convictions conjecturales pour des certitudes. Son Histoire s’arrête un peu après la 2e guerre punique : c’est une série de dissertations plutôt qu’une histoire, au sens propre du mot. La mort l’empêcha d’achever ce vaste travail, qu’il voulait conduire jusqu’à l’époque d’Auguste. Niebuhr possédait la plupart des langues vivantes. Il a laissé encore une Vie de son père, Iviel, 1817, in-8°, des Dissertations et des Mémoires sur divers points de l’histoire grecque ou romaine, une édition de Fronton, etc.

NIEDER, c.-à-d. inférieur, situé au-dessous, en allemand, désigne la position de plusieurs lieux relativement à leurs homonymes.

NIEDERBRONN, ch.-l. de cant. (Bas-Rhin), arr. et à 35 kil. S.-E. de Wissembourg ; 3,008 hab. Eaux minérales salées et ferrugineuses. Bel établissement de bains. Papeteries, forges.

NIEJIN. V. Nejin.

NIELLA , nom latin de Nivelle.

NIEMCEWICZ ( Julien-Ursin) , littérateur et patriote polonais, né en Lithuanie en 1757, in. à Pari^ en 1841 , élevé au corps des Cadets de Varsovie, fut nommé nonce du palatinat de Livonie à la diète constituante de 1788, fit la campagne de 1794 en qualité d’aide de camp de Kosciuzko, fut blessé et pris avec son général à Macijowice, sortit des prisons de Sl-Pétersbourg à l’avénement de Paul 1er, se retira aux Etats-Unis, revint en 1807, lors de l’érection du grand-duché de Varsovie, occupa la place de secrétaire du sénat jusqu’en 1813, et celle de membre du conseil de l’instruction publique jusqu’en 1821, reçut de la diète, eu 1831, la dignité de sénateur-castellan, et, étant allé demander des secours en Angleterre , ne put rentrer dans sa patrie, occupée par les Russes. 11 était président de la Société des Sciences de Varsovie. On a de lui : des pièces de théâtre tirées de l’histoire de la Pologne, le Retour du nonce, Casimir le Grand, Ladislas à Varna, Kochanowski, les Pages de Sobieski , etc.; des Fables et des Contes ; des Chants historiques , Varsovie, 1816; divers romans, Jean de Tenczyn, les Deux Sieciech, Leybé et Siova ; des Lettres lithuaniennes , feuilles satiriques contre les tzars, 1812; le Règne de Sigismond III, 1829, 3 vol. in-8° ; des Mémoires histori/pies sur l'ancienne Pologne, 1822 et suiv., 5 vol., etc.

NIÉMEN ou MEMEL, fl. de la Russie d’Europe, a sa source près de Neswich, au S. -O. de Minsk, arrose Grodno, Kowno, Tilsitt, et vient, en Prusse, près de Windenburg, se jeter dans le Kurische-Haff , affluent de la Baltique, après un cours tortueux de 830 kil., navigable sur 750. Il

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