NIG
reçoit la Vilia, la Schara, et est lié par le canal d’Oginski au Dniéper, par celui d’Augustow à la Vistule. Sur la rive, près de Tilsitt, eut lieu une entrevue, le 25 juin 1807, entre Napoléon I« et Alexandre Ier, qui amena la paix de Tilsitt. L’armée française le traversa, le 23 juin 1812, pour entrer en Russie.
NIEMEYER (Auguste - Hermann ) , pédagogiste, né à Halle en 1754, m. en 1828, professeur de théologie en 1780, puis recteur de l’Université de sa ville natale, a laissé: Timothée, 1780, 3 vol., imitation de l'Emile de Rousseau , mais au point de vue chrétien ; la Théologie populaire et pratique, 4e édit., 1800, 2 vol.; Vues sur la pédagogique allemande et son histoire dans le XVIIIe siècle, 1801; Principes de l'éducation et de l'enseignement , 9e édit., 1834- 35, 3 vol.; Passages des classiques grecs et latins sur la théorie de l'éducation, 1813, etc.
NIEMS, v. des Etats autrichiens (Bohême), à 28 lui. N.-O. d’Iung-Bunzlau ; 3,400 hab.
NIENBURG, v. de la Prusse (Hanovre), sur le Wéser, à 44 kil. N.-O. de Hanovre, ch.-l. du comté de Hoya; 4,300 hab. Chicorée, toiles, bois. Ane. ville forte, démantelée par les Français en 1807.
N1EPCE ( Joseph-Nicéphore) , un des inventeurs de la photographie, né à Châlons-sur-Marne en 1765, m. en 1833, chercha le moyen de fixer sur des plaques métalliques, par l'action de la lumière, l’image des objets. Ses premières tentatives remontent à 1813. En 1822, il obtint uu résultat marqué: mais la durée de l’exoosition de la plaque était considérable. Enfin, en 1827, il communiqua à la Société royale de Londres, un mémoire qui doit être considéré comme le premier jalon d’une voie que Daguerre a parcourue depuis avec succès. Le nom de Daguerre doit être inséparable de celui de Niepce , car deux ans après la présentation du mémoire de Niepce à la Société royale de Londres, Daguerre, qui avait cherché la solution du même problème, vint à faire la connaissance de Niepce, et ces deux hommes signèrent un traité, 1829, pour s’oc- ■ cuper en commun du perfectionnement de la découverte qu’ils poursuivaient l’un et l’autre; mais Niepce mourut sans avoir assisté au succès de son invention. Daguerre continua seul les études, imagina l’ensemble de la mé-
îhü°iecauj°urd’hui en usa£e’ et annonça la découverte en 1839. Son procédé est resté intact dans ses parties les plus essentielles, et il est encore le seul que l’on suive quand ou veut des images photographique sur métal : les modifications qu’on y a introduites n’en ont pas changé la nature. V. Historique de la découverte improprement nommée
xu 'JP11' Par J • Niepce fils, Paris, 1841, br. in-8°. Y
NIEPPE brg (Nord), arr. et à 27 kil. E. d’Hazebrouck ; 817 hab. Blanchisseries.— Près de là, belle foret xlu meme nom.
N1ERSTEIN, Aquœ Neri, vge de la Hesse-Darmstadt
ionot vhe"ane) > sur le Rhin> à 2 kil. d’Oppenheim; ^,200 hab. Vins renommés. Prés de là, sources sulfureuses; bains de Sirona-Bad, sur l’emplacement des bains romains de Sirona.
°fi NESVIJ, V. de la Russie d’Europe, gvt et à^ 104 kil. S.-O. de Minsk; 4,000 hab. * ë
NIEUHOF (Jean) , voyageur, né à Usen (Westphalie) vers le commencement du xvne siècle, entra au service de la Compagnie hollandaise des Indes occidentales, et fut envoyé au Brésil en 1640. Après la perte de cette contrée, il passa dans la Compagnie des Indes orientales, et s’acquitta avec intelligence de diverses missions à Batavia, en Chine, et sur la côte de Coromandel II fut pendant trois ans gouverneur de l’ile de Ceylan. Euvoyé , en 1671 , sur la côte de Madagascar pour faire la traite, il ne reparut plus. Un a publié, d’après ses observations : Ambassade de la Compagnie hollandaise des Indes orientales au grand-khan de Tartarie Amsterdam , 1665 , in-fol., trad. en français par J. Le Carpentier, Leyde, 1664, 1 vol. in-fol., fig. ; Voyage curieux au Brésil, par mer et par terre, Amsterdam, iri!,-’ , V.° • ln'fol-> ; Voyages par mer et par terre à differents Iteux des Indes orientales , aveo une description de la utile de Batavia, Amsterdam, 1688-93, in-fol.
,, NIE UL, ch.-l. de cant. (Haute- Vienne), arr. et à 14 kil I N.-O. de Limoges ; 213 hab.
NI EU PO O RT (Guillaume-Henri), professeur d’histoire
ancienne a Ltrecht, né vers 1670, m. vers 1730, a laissé : 1 ttituum qui olim apud Bomanos obtinuerunl succincta explica- “o.-, G trecht, 1 7 1 2, 1716 et 1723, in-12, trad. en français par 1 aime Desfontaines sous le titre d 'Explication abré-
pL?e\oT\U"leSi<set c,eremonies observées chez les Romains, raris, 1741. m 1; c est un abrégé très-succinct des anti- I quites romaines, assez exact, mais élémentaire. On a en- ! coie de ce savant : Ihstorxa reipubucœ et tmperii homauorum, !
ab urbe condita ad imperium Augusti, contexta ex monumentis veterum, Utrecht, 1723, 2 vol. in-8°, avec des Dissertations sur les anc. peuples d’Italie et sur l’établissement des Romains dans cette contrée.
NIEUPORT. V. Niedwport.
NIEUW , c.-à-d. nouveau en hollandais: Nieu vrlcerk, église neuve, etc.
NIEU WENTYT ( Bernard ) , médecin et mathématicien, né en 1654 à Wastgraafdyk (Hollande), m. en 1718, fut bourgmestre de Purmerend, puis membre des Etats de sa province. Ses principaux ouvrages sont : Considerationes secundæ circà calcnli dijferentialis prine pia, réponse faite à Leibniz, Amst., 1696, in-4°; Traité sur un nouvel usage des tables des sinus et des tangentes, dans le Journal littéraire de La Haye de 1714; le Véritable usage de la contemplation de l'univers, pour la conviction des athées et des incrédules, en hollandais, Amsterdam, 1715, in-4°, trad. en français pat Noguez, Paris, 1725, 1740, in-4°, ouvrage estimable, mais diffus, dont on trouve un extrait dans le 5e livre de la lre partie du Génie du christianisme.
NIEUWKERK ou NYKERK , v. du royaume de Hollande (Gueldre), à 39 kil. N.-O. d’Arnheim, près du Zuyderzée, auquel son port est joint par un canal; 5,900 liab. Grande culture de tabac.
NIEUWERKERKEN , vge de Belgique (Flandre orientale), sur la route de Gand à Anvers, à 11 kil. S.-O. de Termonde; 2,200 hab. Fabr. de toiles.
NIEUWPORT, v. forte de Belgique (Flandre oceid.), à 16 kil. O.- S.-O. d’Ostende, sur l’Yser, à 2 kil. de la mer du Nord; 3,600 hab. Dentelles. Arsenal; entrepôt de douane. Petit port de commerce et de pêche , surtout pour le hareng. Construit sur l’emplacement du hameau Sandhove, qui dépendait de la ville de Lombarzide détruite en 1116 par une tempête. Philippe d’Alsace l'environna de murs. Brûlée en 1383, rebâtie en 1385 par Philippe le Hardi , duc de Bourgogne, cette ville résista aux Français en 1488, et se soumit à l’Espagne en 1583. Le 2 juillet 1600, Maurice de Nassau y battit l’archiduc Albert et les Espagnols. Elle fut occupée par les Français de 1745 à 1748, en 1792 et
NIÈVRE (la), riv. de France, non navigable, affluent dr. de la Loire à Nevers, naît de la réunion de deux ruisseaux à Guérigny ; cours de 45 kil., dans le département auquel elle donne son nom.
Nièvre (la) , département du centre de la France, formé de l’anc. Nivernais et d’une partie de l’Orléanais ; ch.-l. Nevers ; 3itué entre les dép. du Loiret et de l’Yonne au N., de la Côte-d’Or à l’E.,de Saône-et-Loire au S.-E., de l’Ailier au 3., du Cher à l’O. Superf., 686,619 hect.; pop. : 342,773 hab. Traversé par les montagnes du Morvan; arrosé au N. par l’Yonne, au S. par la Loire, qui y reçoit l’Ailier et la Nièvre. Les canaux du Nivernais et du Centre, et le canal latéral à la Loire, le sillonnent. Sol trèspauvre ; beaucoup de bois et de pâturages; écorces à tan; vins rouges et blancs, chanvre; peu de céréales; chevaux estimés, élève de porcs, d’abeilles. Exploitation import, de fer et de houille ; grès, pierres de taille, marbre. Forges, fonderies; manuf. de toiles, coutellerie, quincaillerie, verrerie, poterie, faïence estimée de Nevers. Grande exportation de charbons et de bois pour Paris. Sources minérales de Pougues et de Sl-Honoré. Ce départ, forme le diocèse de Nevers, et dépend de la cour impér. de Bourges.
NIFFE ou TAPPA, royaume de la Nigritie centrale, sur la rive g du Ivouarra; v. principales : Tabra, Koulfa, Rabba, Egga.
N1FFLHEIM, l’enfer des Scandinaves, était habité par les femmes, les enfants, et les hommes morts de maladie.
NIFO , philosophe scolastique. V. Niphus.
NIFON, île du Japon. V. Niphon.
NIGER ou DJOL1BA , grand fleuve de l’Afrique, prend sa source dans le pays des Mandingues, parcourt les roy. de Bambarra et de Tombouctou, du S.-O. au N.-E., ceux de 'Libtakou, de Zaberma, de Gourma, de Borgou, de Noufi du N.-O. au S.-E., baigne les roy. d’Yarriba et de Founda, et se divise enfin en plusieurs branches qui aboutissent au golfe de Bénin dans l’océan Atlantique. Cours d’environ 3,700 kilom., par Ségo, Djenny, Tombouctou, ûaouri, Boussa et Kacunda. La mention faite par Hérodote, sur le témoignage des Grecs de Cyrène, d’un grand fleuve coulant de i’O. à l’E., a longtemps fait croire que le Niger, dont l’existence près de ses sources avait été révélée d’abord, était la partie supérieure du Nil. Clapperton, Caillié, Mungo-Park et les frères Lânder sont les exolorateurs qui ont réDandu le plus de lumières sur le cours du Niger, et plus récemment Banh, eu 1853.
Niger (Pescenniusj. V. pescEnnius.
NIL
NIL
NIGIDIUS FIGULUS (Publius), savant romain , contemporain et ami de Cicéron , préteur en 694 de Rome, 59 av. J.-C. , embrassa le parti de Pompée, et, malgré les efforts de Cicéron auprès de César, mourut en exil , l’an 70H. Ses ouvrages consistaient surtout en traités sur les animaux, sur la sphère, sur les vents, sur les augures, sur les dieux, et en un traité complet de grammaire en 30 liv. Rutgersius a rassemblé les fragments de Nigidius dans ses Varice lectiones. Burigny a donné un Mémoire sur cet écrivain ( Acad, des inscriptions, t. 29). D — R.
NIGISSAR, v. de la Turquie d’Asie. V. Niksar.
NIGRITIE, grande région de l’Afrique, bornée par le Sahara au N., le Dar-Four à l’E., la Sénégambie etla Guinée septentrionale à l’O. et au S.;^ntre 17“ lat. N. et 18“ lat. S , 20® long. O. et 24“ long. E. Elle commence à être connue des Européens; la surface en est généralement plate, excepté à l’O. La partie centrale est occupée par les bassins intérieurs des lacs Tchad, Fittée, et de leurs affluents. Le climat est excessivement chaud et pernicieux, même pour les indigènes, dans les régions basses ; mais, dans certaines parties élevées, on éprouve des froids trèsvifs. Les richesses minérales de la Nigritie sont peu connues; mais on doit supposer, à la quantité de poudre d'or qui s’en exporte, que ce métal y abonde. Elle est arrosée par des cours d’eau, qui tous se rendent à l’Atlantique, et dont les plus importants sont : le Sénégal, la Gambie, la rivière de Sierra-Leone ou Rokelle, le Volta, le Niger, le Couango ou Zaïre, et le Coanza. Le sol est presque partout fertile, et il étale tout le luxe de la végétation tropicale; on y cultive le mais, le riz, le café, les dattes, les ignames, les patates, l’indigo, le tabac, etc. Les animaux utiles sont le chameau, le buffle et le gros bétail ; les solitudes sont peuplées de lions, hyènes, panthères, léopqrds, serpents, etc.; tous les cours d’eau sont infestés de crocodiles. Les nègres et quelques Mores composent la population de ces contrées. L’arabe et le mahométisme sont la langue et la religion des tribus les moins barbares ; les autres parlent une infinité d’idiomes et adorent des fétiches. On divise la Nigritie en quatre parties ; Nigritie centrale ou Soudan, la plus grande et qui s’avance jusque dans le centre de l’Afrique; Nigritie occidentale ou Sénégambie; Nigritie maritime ou Guinée; et Nigritie méridionale ou Congo. C. P.