‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 20 sur 864 · KHI · texte numérisé non relu

KHI

KHAI-FOUNG, v. de l’empire chinois (Chine propre), ch.-l. de la prov. de Ho-nan ; par 34° 52’ lat. N. et 112» 12’ long. E. ; 200,000 hab. Située sur la rive dr. du Hoangho, mais au-dessous du niveau de ce fleuve, elle est protégée par des dignes contre l’inondation. Il y a une synagogue de juifs, qu’on dit être venus dans le pays 600 ans av. J.-C.

KHAI-SANG, dit aussi Wou-tsoung , empereur chinois de la dynastie des Mongols, 1308-11 , né en 1281 , protégea les lettres , et réunit en code les lois de ses prédécesseurs.

KHALAF , souverain du Sigistan , de la dynastie des Soffarides, régna pendant 40 ans, presque toujours en guerre avec Mansour, chef des Samanides, avec les Gazné ■ vides et les Bouides. Il égorgea son cousin Taher, en faveur duquel ses ennemis l’avaient contraint d’abdiquer, fut chassé pour ce crime , et mourut en 1008. Il avait fait faire une copie correcte du Coran, à laquelle étaient joints les commentaires , les versions diverses, les explications des plus fameux docteurs, les traditions, et les corrections grammaticales.

KHALDOUN (IBN-). F. Ibn-Khaldoun.

KHALED, célèbre général arabe, fut un des Koreischites de la Mecque qui se déclarèrent contre Mahomet et le battirent à Ohod. Bientôt s’étant rangé sous les étendards du Prophète , il devint son officier le plus dévoué , et conquit , sous le califat d’Omar, la Syrie en 6 ans. Son courage et ses talents militaires l’avaient fait surnommer l’Epée de Dieu. Il mourut en 642.

KHALGAN, nom mongol de la ville de Chang-Kiakéou.

KHALIFES. F. Califes.

KHALIL. F. Kalil.

KHALKA, riv. de la Russie d’Europe (Iékatérinoslav), se jette dans le Dniéper, près de son embouchure. Victoire des Mongols sur les Russes , en 1223.

KHALKAS, peuple mongol de l’Empire chinois, au S. de la Sibérie, à l’E. de la Dzoungarie , habite la partie N. de la Mongolie, qu’arrosent la Sélcnga, l’Orkhone, l’Amour et riénisséï , dans un espace de 2,200 kil. sur 800. Ch.-l., Ourga ou Kouren selon les uns, Oulia-Soutaï suivant d’autres. Us sont nomades et pasteurs. Gengis-Khan est sorti de leur sein.

KHAMÉFIS, e.-à-d. gardiens de l'Egypte, nom commun de trois dieux de l’anc. Egypte formant une sorte de Trinité, comme Brahma, Vischnou et Siva dans l’Inde. On suppose que ces dieux sont Knef , Phtha et Phré.

KHAN , c.-à-d. seigneur, titre que prennent les chefs des tribus tartares. Il s’ajoute presque toujours au nom propre : Gengis-Khan , Thamas-Kouli-Khan , etc.

KHANDEISCH. F. Kandeisch.

KIIANG-HI, empereur de la Chine. F. Kang-hi.

KHARADJ. F. Charadj.

KHARAN, v. forte du Béloutehistan , au Sud de la prov. de Saraouan, à 100 kil. S.-E. de Saraouan. Chameaux renommés.

KHAREK , île du golfe Pcrsique. F. Karak.

KHARGÈH (El). F. Kargèh.

KHARISM ou KHOWARESM, contrée du Turkestan occidental , au S. de la mer d’Aral, à l’E. de la mer Caspienne , et à l’O. du khanat de Boukhara. Arrosée par le Djihoun ; entremêlée de steppes et de plaines fertiles en céréales , coton , mûriers , plantes oléagineuses , et où l’on élève beaucoup de gros bétail et de chevaux. On y comprend le khanat de Khiva et le pays des Turcomans. — Habité primitivement par les Chorasmiens, le Kharism forma, de 994 à 1231, un Etat indépendant, fondé par un prince turc aux dépens des Samanides , et dont les souverains , après avoir renversé en 1 193 les Seldjoukides de la Perse , s’emparèrent encore de Samarkand en 1197. Cet Etat fut renversé par Gengis-Khan. D’autres princes du Kharism renversèrent en 1213 les Gourides de l’Hindoustan, et régnèrent à Delhi jusqu’en 1398. Le Kharism, quelque temps compris dans l’empire du Kaptchak, s’en détacha vers la fin du xve siècle.

kharism ( Lac de ) , nom donné quelquefois à la mer d’Aral.

KHARIZI. F. Charizi.

KHARKOW, v. de la Russie d’Europe (Petite-Russie), ch.-l. du gvt de son nom, sur le Lopan et la Kharkowa, à 1,405 kil. S.- S.-E. de Sl-Pétersbourg , 710 S.- S. -O. de Moscou, par 49° 59' 27" lat. N., et 33° 53' de long. E.; 52,000 hab. Chemin de fer pour Odessa. Evêché ; tribunaux; université fondée en 1804; biblioth., jardin botanique, cabinets de physique, de minéralogie et de médailles; école vétérinaire. Comm. de transit; 4 foires importantes

par an, surtout pour le commerce des laines et des chevaux ; grands lavoirs de laines, fonderies de suif, savonneries. Fabr. de chapeaux de feutre, tapis, cuirs, etc. — Kharkow fut fondée en 1650, sous le tzar Alexis, par Chmielnicki, hetman des Cosaques. — Le gouvernement de Kharkow, entre ceux de Kourslc au N., de Poltava à l’O., d’Iékatérinoslav au S., et de Voronèje à l’E., a 53,298 kil. carrés, 380 kil. sur 110, et 1,528,571 hab. Il comprend le pays nommé les Slobodes de l’Ukraine. Sol plat, peu boisé, généralement fertile. Récolte de vins; élève considérable de chevaux, de bestiaux, et de vers à soie.

KHASPOUR. F. Khospour.

KIIATANGA, riv. de la Russie d’Asie (Sibérie), naît dans le gvt d’inisseisk, coule à l’E., puis au N. et auN.-E., et arrive à l’océan Glacial arctique, dans le golfe de Khatanga. Cours de 1,000 kil.

KHATIL. F. Kabr-ibrahim.

KHAZARES , peuple scythique de l’Europe orientale. Campé, au v® siècle, près de la mer Caspienne, sur les deux rives du Volga inférieur, il s’avança vers l’O. après les invasions des Barbares dans le monde romain, et prit aux Avares, en 534, la Russie actuelle jusqu’au Dniéper et à l’Oka. Allié d’Héraclius , il fit une diversion en sa faveur, en attaquant la Perse, 626. Quand l’empereur Justinien II eut été chassé, les Khazares le ramenèrent, 715. Une de leurs princesses épousa Constantin Copronyme. Us embrassèrent le christianisme en 858. De 862 à 885, les Varègues conquirent une partie de leur territoire; les progrès des Petchenégues ne leur laissèrent même que la Crimée, d’où Sviatopolk Ie® les chassa en 1016. Leur nom disparut alors de l’histoire ; il se perpétua seulement dans celui de Gazarie, que les Génois donnèrent longtemps à la Crimée.

khazares (Mer des ), nom donné quelquefois à la mer Caspienne.

KHAZARIE , nom désignant tantôt tout l’empire des . Khazares, tantôt la Crimée seulement.

KHERASKOFF, poëte russe. F. Cheraskoff.

KHERSON, v. forte de la Russie d’Europe, au S., ch.-l. du gvt de son nom, sur la rive dr. du lim; n du Du;éper, et à 75 kil. de son embouch. dans la mer Noire, à 1,787 kil. S. -E. de S'-Pétersbourg, 1,297 S. -S. -O. de Moscou; par 46° 37' 46" lat. N. et 30® 17' 32" long. E.; 40,400 hab., Grecs, Juifs, Russes et Allemands. Port militaire : chantiers de construction, magasins de vivres et arsenal pour la marine ; fonderie de canons , hôtel des monnaies. Tribunaux. Gymnase, séminaire catholique arménien, école de navigation, école pour les fils d’employés civils. Corderies, lavoirs de laine, fonderies de suif. Kher- ,son, bâtie en 1778 par Potemkin, eut un accroissement rapide; la plupart de ses édifices ont été élevés par des architectes français. Le développement de Nikolaieff et d’Odessa a beaucoup diminué son importance , et l’amirauté, que Catherine II y avait établie, a été transportée à Sébastopol. — Le gvt de Kherson ou de Nikolaieff, formé, en 1802, avec quelques districts de celui d’Iékatérinoslav, une partie de la prov. de Kiev, et la steppe d’Otchakov, est situé entre le gvt de Kiev au N., la Podolie et la Bessarabie à l’O., la mer Noire au S., le gvt de Tauride au S.-E., et celui d’Iékatérinoslav à l’E. ; 72,846 kil. carrés, 375 kil. sur 200; 1,083,852 hab. Les Cosaques du Bong , qui ont une administration particulière, et le petit gvt d’Odessa , y sont enclavés. Sol ondulé et couvert de forêts au N., rempli de prairies ou steppes dans l’E., fertile à l’O. ; arrosé par le Boug, et limité à l’O. par le Dniester, à l’E. par le Dniéper. Culture de grains, lin, chanvre, tabac, safran, mûriers, vignes. Elève considérable de bétail. Salines. Fabr. de toiles, lainages, cuirs, chandelles, etc.

KHETA, riv. de la Russie d’Asie (Iénisséisk), affi. de la Khatanga. Cours de 450 kil.

KHIAN-LOUNG ou KIEN-LOUNG, empereur de la Chine, de la dynastie des Mandchoux, 1736-1795, né vers 1709, réprima, en 1755, une révolte des Tartares, conquit tout leur pays jusqu’à la Perse, donna des terres, en 1770, à près de 400,000 Torgouts qui vinrent se soumettre à sa domination, et anéantit la tribu des Miaotseu révoltés, 1775. La Chine atteignit alors un haut degré de prospérité. Khian-Loung encouragea l’étude des sciences et des arts, composa lui-même en vers l 'Eloge de la ville de MouUden , trad. en français par le P. Amiot, Paris, 1770, réunit une bibliothèque de 600,000 vol., et entreprit de faire imprimer un choix des œuvres de la littérature chinoise, d’environ 180,000 vol.; ce travail était déjà fort avancé à sa mort. Défenseur ardent de la foi de

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