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KHO
6es pères, il proscrivit toujours l’exercice de la religion chrétienne dans ses Etats. La Bibliothèque impériale de Paris possède 24 vol. de poésies composées par lui.
IvHILCAN (1BN-), historien arabe. V. Ibn-Khilcan.
KH1LKOF ou II1LCOF (le prince André-Jacovlévitch), 1er maître d’hôtel de Pierre le Grand, fut envoyé, en 1700, comme ministre résident auprès du roi de Suède Charles XII. Incarcéré dès le début de la guerre entre les deux princes, il mourut à Vesteras en 1718. Pendant sa captivité, il avait écrit un Précis de l'histoire de Russie , imprimé à Moscou en 1771; il y a peu de critique dans le choix et l’emploi des matériaux.
KFIILOK , riv. de la Russie d’Asie (Sibérie), afil. de la Selenga, à 35 kil. N. de Selinginsk. Cours de 650 kil.
KHIMIAROLI , nom actuel des monts Acrocérauniens des anciens.
KHIOUNG-TCHÉOU , v. de l’empire chinois, ch.-l. de Pile d'Haï-nan, sur la côte N. et sur le détroit d’Haïnan, qui la sépare du continent, à 250 kil. S.- O. de Canton; par 20“ de lat. N. et 108“ 2‘ de long. E.;
200.000 hab. Coram, actif avec Macao, le Tonkin, la Cochinchine, Singapour; ouverte aux Européens en 1858.
KHIRPÜUR, v. de l’Hindoustan anglais, dans le Sindhy, anc. ch.-l. de principauté, sur un canal dérivé de l’indus, au N.-E. d’Harderabad ; 15,000 hab.
KHIU-TCHÉOU, v. de la Chine (Tohé-Kiang) , ch.-l. du départ, de son nom; par 29° 2' lat. N., et 116“ 42' long. E. Comm. actif avec la prov. de Fou-Kian.
KHI VA, v. forte du Turkostan, cap. du khanat de son nom, sur un canal dérivé du Djihoun, à 560 kil. N.-E. d’Asterabad; par 41“ 40' lat. N., et 58” 20' long. E. ; 12,000 hab. Il y a 30 mosquées, un médressèh ou collège célèbre. Grand marché d’esclaves. — Le khanat de Khiva, entre la mer d’Aral et les steppes des Kirghiz au N., le Djihoun à l’E., les Tureomans à l’O., et la Perse au S. ; par 39°-44° lat. N., et 53°-61° long. E., a une superf. de
380.000 kil. carrés environ, et 900,000 hab. Ch.-l., Khiva; ville princip., Ourghendj. Il comprend la plus grande partie de l’anc. Kharism, est occupé par de vastes déserts, et arrosé par le Djihoun , dont on a dérivé beaucoup de canaux d’irrigation. Culture de céréales, lin, sésame, et même de mûrier et de coton, quoique le climat soit froid. Les Khiviens sont avides, avares, pillards; ils appartien nent à la secte Sunnite. Ils font commerce par caravanes avec l’Afghanistan , la Perse , Astrakan et Orenbourg. ' KHODAWEND1GUIAR, eyalet de la Turquie d’Asie au N.-O., entre ceux de Kastamouni et de Bozoq à l’E., de Karaman et d’Aïdin au S., l’Archipel , les Détroits et la mer de Marmara à l’O., et la mer Noire au N ; environ 400 kil. de l’O. à l’E., et 300 du S. au N. Ch-1., Brousse; 7 sandjaks : Kodja-lli, ch.-l. Ismid; Khodawendicjuiar, ch.-l. Brousse; Karassi, Bijlia, ch.-l. Kale-Sultanieh ; Kidonie ou tlafvnli, Kermeian , Afium-Kara-Hissar; environ
1.500.000 hab. Il correspond à l’ancienne Mysie et à la plus grande partie de la Bithynie et de la Phrygie. C. P.
KHODJEND, v. du Turkestan, dans le khanat et à 100 kil. N.-O. de Khokand, sur la rive g. du Sir-Daria; par 41° 50' lat. N. et 67° long. E. ; 50,000 hab. Grande fabr. de toiles de coton exportées en Russie. Passage des caravanes qui vont d'Orenbourg en Boulcharie. — Elle occupe l’emplacement de l’anc. Cyreschala ou Alexandria ultima.
KrlOI, anc. Artaxata? v. forte de Perse ( Aderbaïdjan) , à 130 kil. N.-O. de Tauris , au N. du lac d’Ourmiah, sur un affl. de l’Aras ; 25,000 hab. On remarque le palais du khan et le caravansérail. Les rues sont droites et bordées d’arbres. Récolte de céréales , vins et fruits. Fabr. de lames de sabre, d’étoffes de laine et de coton. — Victoire du sultan Sélim 1er sur Chah-Ismaïl, en 1514.
KHOKAND, v. forte du Turkestan, capitale du khanat de son nom, près du Sir-Daria, à 270 kil. N.-E. de Samarkand; par 68“ 14' long. E., et 41" 20' lat. N. , 100,000 hab. On y compte, dit-on, 400 mosquées. Fabr. de cotonnades et de soieries brochées d’or et d’argent, qu’on échange en Boukharie contre des marchandises tirées de la Russie (fer, peaux de loutre, cochenille, sandal ). Résidence principale de Gengis-Khan. Le mariage des petits-fils de Tamerlan y fut célébré, et l’on y vit 500 ambassadeurs de peuples soumis. — Le khanat de Khokand, partie de l’anc. Scyihie en deçà de l'Imaüs , est situé entre le Turkestan russe au N., le khanat de Boukhara à l’O., la Chine à l’E., et les Kirghiz au S. ; par 40”-45» lat. N., et 62“-73“ long. E. ; 200,000 kil. carrés environ; 560 kil. sur 200;
3 à 400,000 hab. Il comprend les territoires de Ferganah, de Tounkat, de Tachkend et de Tarez. Sol montagneux, arrosé par le Sir-Daria, riche en mines d’or, de lapis-lazuli, de cuivre, fer, houille, etc., et très-fertile en grains, fruits.
raisins, melons, grenades, coton, mûriers. Elève considérable de chevaux, ânes, chameaux, bêtes à laine, vers à soie. L’usage de la houille comme combustible y était connu du temps d’Aboulféda, en 1300. Comm. actif par caravanes avec Boukhara, l’Afghanistan, l’Hindoustan et la Chine. Les limites de la Russie (pour le territoire des Kirghiz) et du Khokand ont été fixées par un traité en 1828, mais modifiées à l’avantage de la Russie en 1865. V. Turkestan russe, au Supplément.
KHOLMOGORY, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 72 kil. E.-S.-E. d’Arkhangel , dans une ile de la Dvina; 1,600 hab. Elève de bêtes à cornes, d’origine hollandaise et anglaise. — Elle fut la capit. du royaume de Biarmie.
KHONDÉMIR , historien persan du xve siècle , fils de Mirkhond, fut protégé, comme son père, par Aly-Chir, qui lui confia la garde d’une bibliothèque. Ses deux ouvrages historiques , le Khilasset el akhbar (pureté des histoires), depuis la création jusqu’en 1500 , et le Habib El sayyar ( l’ami des biographies), jusqu’en 1524, sont d’une grande importance pour l’histoire politique et littéraire de la Perse. Ce dernier est en grande partie l’abrégé du Rouzat Essafa de Mirkhond; mais il donne de plus, à la suite du règne de chaque prince, des renseignements sur les grands hommes qui ont vécu à cette époque, et il contient des détails sur quelques dynasties dont Mirkhond n’a point parlé. Ces deux ouvrages , réunis au Khilasset alakhbar, forment un corps complet d’histoire persane. D.
KHONDS, tribu de l’Hindoustan, à 400 kil. O. de Calcutta. Ils sacrifient des hommes à leurs idoles, et se nourrissent des victimes égorgées.
KHONSAR, v. de Perse (Irak-Adjémi) , à 131 kil. O.-N.-O. d’Ispahan; 13,000 hab.
KHOPER, riv. de la Russie d’Europe, naît dans le N. du gvt de Saratov, traverse celui de Voronèje et le pays des Cosaques du Don , et se jette dans le Don , rive g. Cours de 750 kil.
KHORAÇAN ouKHORASSAN, anc. Parthiène, Margiane et partie de l’Ane, prov. de la Perse, au N.-E., entre le Turkestan au N., le Mazendéran et Irak-Adjemi à l’0., le Kouhistan au S., le roy. d’Hérat à l’E., et le khanat de Boukhara au N.-E.; 200,000 kil. carrés; 1,900,000 hab. Ch.-l., Meschehed; v. princ. : Yezd,Nichapour,Tebbes, Kabouchan. Sol sillonné par des ramifications de l’Hindou- Kho, arrosé au nord par le Tedjend, fertile à l'O. Mines de cuivre, plomb, fer, sel gemme, albâtre, turquoises et rubis. Culture de céi’éales, riz, vignes, chanvre, tabac; élève de chameaux et de chèvres. Fabr. d'étoffes de soie et de coton, châles, tapis, papier, cuirs. — Le Khoraçan persan est appelé quelquefois Khoraçan occidental, par rapport au Khoraçan afghan ou oriental (roy. d’Hérat).
KHOROBCJT, historien persan, secrétaire de Sapor H, roi de Perse, vivait au IVe siècle. Fait prisonnier et conduit à Constantinople par l’empereur Julien, il y apprit le grec, et composa en cette langue l’histoire de Sapor, de Khosrov (Chosroès) , roi d’Arménie, et de Julien l’Apostat. Il traduisit aussi dans la même langue les écrits historiques de son compatriote Barsuma. Il est cité par Moïse de Khoren.’ C — A.
KHORREMABAD, Corbiena , v. forte de Perse (Khouzistan ), ch.-l. du Louristan, près de la Iverkah, à 110 kil. S.- O. dTIamadan.
KHORSABAD , vge de la Turquie d’Asie, à 20 kil. N. -N.-E. de Mossoul. C’est là qu’a été faite, en 1843, par M. Botta, consul de France, la découverte d'un palais assyrien de l’antique Ninive. Des bas-reliefs et des inscriptions cunéiformes en ont été rapportées en France par M. Flandin, en 1845.
K1IOSPOUR, v. de l’Inde transgangétique , cap. du Katchar.
KHOSREW-PACHA , homme d’Etat turc, né en Circassie vers 1769, m. en 1855, fut d’abord esclave, et s’éleva par sa capacité et son mérite aux plus hautes dignités de l'Empire. Après l’expédition des Français en Egypte, il fut nommé gouverneur de cette province, que l’insurrection de Méhémet-Ali l’obligea bientôt d’abandonner. Il fut ensuite tour à tour capitan-pacha , gouverneur de Constantinople, ministre de la police, commandant en chef des troupes régulières, président du grand conseil d’Etat , et enfin grand-vizir. Malgré les revers qu’il essuya à la tête des armées, et les accusations de ses ennemis, il conserva toujours la faveur du sultan Mahmoud, qu’il aida dans ses réformes. Il obtint les deux filles aînées du sultan pour Hali! et Saïd, ses fils adoptifs.
KHOSROY. V. Chosroès.
KHOTAIS. V. Kotatis.
KHOTAN ou KHOTIAN, v. de l’empire chinois (Thian-
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