NOSI-1BRAHIM. V. MARIE (SAINTE
NOSSIRABAD, v. de PHindoustan anglais (Bombay) , dans l’anc. Kandeisch, en face d’Adjmir; 10,000 hab.
NOSTRADAMUS (Michel de Nostredame, dit), astrologue, né en 1503 à Sl-Remi (Provence), d’une famille juive, m. en 1566, étudia la médecine à Montpellier, s’établit à Agen, parcourut ensuite pendant douze ans la Guyenne, le Languedoc et l’Italie, et enfin se fixa à Salon. Requis par les autorités d’Aix et de Lyon , où régnaient des épidémies, il combattit heureusement le mal par des remèdes secrets, dont il a donné la recette dans un traité des Fardements. Fuyant alors ses confrères jaloux, il s’éloigna de la société, se crut le don de prédire l’avenir, et composa des quatrains énigmatiques, dont il publia sept Centuries à Lyon, en 1555. Ces espèces de prédictions obtinrent d’autant plus de crédit , qu’on crut trouver dans un quatrain l’annonce de la mort d’Henri IL Catherine de Médicis lui fit tirer l’horoscope des princes, et le combla de présents ; le duc de Savoie et sa femme vinrent exprès
à Salon pour le voir, et Charles IX en fit son médecin ordinaire. Les éditions les plus recherchées de ses Centuries et Prophéties sont celles de Lyon, 1568, in-8°, et de J. Janson , Amsterdam , 1668 , petit in-12 ( collection des Elzeviers). De 1550 à 1567, Nostradaraus publia un Almanach, contenant des prédictions sur le temps et les saisons les plus favorables à l'agriculture : de là sont venues un grand nombre de superstitions populaires. — Un de scs fils, Michel, dit le Jeune, voulut aussi prédire l’avenir; mais l’événement démentit presque toujours ses prophéties. Ayant annoncé que la ville du Pouzin en Yivarais, alors assiégée par les troupes royales, périrait par les flammes, il y mit lui-même le feu pour avoir raison; mais il fut surpris et tué, 1574. On a de lui un Traité d'astrologie, Paris, 1563. — César, frère de Michel le jeune, né à Salon en 1555, m. en 1622, a laissé une Histoire et chronique de Provence, Lyon, 1614, in-fol., un recueil de Pièces héroïques et Poésies, 1608, in-12, et un Discours sur les ruines et misères de la ville de Salon, 1598, in-12. — Jean de Nostredame, frère de Michel l’ancien , procureur au parlement d’Aix , m. en 1590 , est auteur des Vies des plus célèbres et anciens poêles provençaux , etc., Lyon , 1515, in-8°.
NOTA (Alberto), poëte comique italien, né à Turin en 1775, m. en 1847, fut d’abord brillant avocat , puis secrétaire du duc de Carignan, et intendant des provinces de Pignerol et de Coni. Son Théâtre a été traduit en français, avec celui du comte Giraud, par Bettinger, 1839, 3 vol. in-8»; ce n’est qu’un choix des meilleures pièces. Quelques-unes ont été aussi traduites dans la Collection des théâtres étrangers. On y trouve une peinture fidele des mœurs, l’entente de la scène, et un style correct. Parmi les comédies de Nota, on distingue la Foire, qui passe pour son chef-d’œuvre, et les premiers pas vers le mal, dont l’Ecole des vieillards de C. Delavigne est une imitation.
NOTABLES (Assemblée des). V. Assemblée.
NOTAIRES, Notarii, fonctionnaires publics établis pour recevoir tous les actes et contrats auxquels les parties doivent ou veulent faire donner le caractère d'authenticité attaché aux actes de l’autorité publique , et pour en assurer la date, en conserver le dépôt, en délivrer des grosses et des expéditions. Dans les premiers temps de la monarchie française, on donnait le plus souvent le nom de notaires à des écrivains en notes, espèces de sténographes, quelquefois à des greffiers et à des secrétaires. Certains d’entre eux furent appelés référendaires, et, plus tard, chanceliers ; leur chef avait la garde du sceau du roi. On attribue à Louis IX l’institution des notaires comme officiers publics: en 1270, il en créa 60, attachés au Châtelet de Paris, et leur conféra le droit de recevoir les actes volontaires, qui appartenait précédemment aux juges et à leurs greffiers. Les Tabellions, créés par François Ier, en 1539, n’avaient d’autre fonction que de mettre en grosse et de sceller les actes des notaires. Les Notaires royaux, officiers inférieurs de la chancellerie, faisaient partie de la maison du roi. Sous Philippe le Bel, en 1287, ils n’étaient encore que 13; sous Philippe le Long, le nombre s’en éleva à 30. Ce prince décida que chaque notaire serait forcé de tenir un registre des pièces qu’il expédierait, et d’en envoyer un double au contrôleur de la chancellerie; on établissait , d’après ce registre, le montant des émoluments qui lui étaient dus. Les notaires royaux formaient un collège ; exempts de tailles, de redevances personnelles, de corvées, ils durent encore à Louis XI d’être soustraits à la juridiction des cours souveraines ; Charles VIII les déclara nobles et barons. L’un d’entre eux avait la charge d’audiencier à la chancellerie de France, et portait le nom de notaire audiencier ; on appelait notaire au Châtelet celui qui était reçu et immatriculé dans un siège qui avait le titre de Châtelet (Paris, Orléans, Montpellier); le notaire de sang ou sanguin était celui qui faisait, près des cours, fonction de greffier au criminel^ et qui rapportait les lettres de grâce, dites lettres de sang. En 1597, Henri IV supprima tous les offices de notaires, tabellions et gardenotes, pour en créer de nouveaux qui fussent égaux en qualité dans tout le royaume. Une loi du 6 octobre 1791 transforma les notaires royaux en notaires publics, et une autre loi, du 25 ventôse an xi (16 mars 1802), organisa le notariat tel qu’il est aujourd’hui. Il y a trois classes de notaires : lra classe, dans les villes sièges d’une cour impériale ; 2e classe, dans les villes sièges d’un tribunal de lre instance; 3e classe, dans les villes où il n’y a ni cour impériale, ni tribunal de lre instance. Les deux premières classes instrumentent dans le ressort judiciaire où elles sont; la 3e dans l’étendue du canton de la résidence. Le gouvernement fixe le nombre des notaires : il y en a un au plus, par 600 hab. dans les villes de 100,000 âmes ou
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au-dessus; et dans toutes les autres villes, bourgs, ou villages, 2 au moins ou 5 au plus par arrondissement de justice de paix. Les charges de notaires sont vénales; cependant ces officiers sont nommés à vie par l’empereur, sur la présentation de leur prédécesseur.
notaires apostoliques , hommes chargés par S1 Clément d’écrire les Actes des martyrs. Plus tard, on a donné le même nom aux notaires chargés par les papes et les évêques de recevoir les actes passés en matière spirituelle.
NOTARAS (Chrysanthe), patriarche de Jérusalem , m. en 1733, fit rebâtir l'église du Sl-Sépulcre en 1719. On a de lui : Recueil de traités concernant les rils et les dogmes de l' Eglise orientale , Tergovist, 1715; Introduction à la géographie et à la sphère, en grec moderne, Paris, 1716, in-fol.; Lettres pastorales et Homélies, en latin , Alep, 1711.
NOTASIE ( de Notus, vent du midi ) , partie de l’Océanie, la même que la Malaisie I V. ce mot).
NOTI CORNU, c.-à-d. pointe du Notus, cap de l’Afrique, sur la côte S.-E.; auj. le cap das Baxas.
NOTO (Val di), une des 3 anc. divisions de la Sicile., au S.-E., ch.-l. Catane, a formé en grande partie les prov. actuelles de Catane , de Noto , de Caltanisetta, et de Girgenti.
noto-nuovo, v. deSicile, ch.-l. delà province du même nom, à l’embouchure du Noto (anc. Asinarus ) dans la mer Ionienne; 12,529 hab. Bâtie à quelque distance de Noto- Vecchio (anc. Neœlhum), qui fut détruit par un tremblement de terre en 1693. — noto (Prov. de). V. Supplém.
NOTRE-DAME, nom par lequel on désigne la Ste Vierge Marie. Beaucoup d’égliseo lui ont été consacrées sous ce titre.
notre-dame (chandelle-), bougie roulée, dont, jusqu’au commencement du xvne siècle, les magistrats municipaux de Paris faisaient hommage, chaque année, à Notre-Dame. Cette chandelle était aussi longue que l’enceinte de Paris. Les bourgeois de cette ville l’avaient vouée, en 1357, pour obtenir de la Sainte-Vierge qu’elle mît un terme aux rigueurs du froid, et hâtât la délivrance du roi Jean, alors prisonnier des Anglais. Vers la seconde moitié du xvie siècle , la Chandelle-Notre-Dame cessa d’être entretenue. En 1605 , le prévôt des marchands, Miron, la remplaça par une belle lampe d’argent en forme de navire, que la ville se chargea d’entretenir perpétuellement allumée devant l’autel de la Vierge.