NOV
d’Angleterre, cap. du comté de son nom, sur la Lecn, à sa jonction avec la Trent, sur le canal Great-Trunck, à 24 kil. E.-N.-E. de Derby, à 50 S. -O. de Lincoln, à 200 N.-O. de Londres; par 52“ 57’ 8" lat. N., et 3“ 28’ 52” long. O.; 74,531 lmb. Elle est dominée par le château moderne du duc de Newcastle; rues étroites. Grand centre de la fabrication des tulles de coton et de soie, développée depuis 1809. Le ltr métier à tulle y fut établi en 1768 ; il y en a 1,600 auj., et 10,000 métiers à bas de soie, de coton et de laine. Fabrique de bonneterie ; filatures, carrosserie; commerce important de grains, bestiaux, fromages. Fonderies; brasseries. Cette ville fut fortifiée par Guillaume le Conquérant. Plusieurs parlements y ont été assemblés. Richard 111 partit de là pour Bosworth, en 1483. La forteresse fut rasée par Charles IL — Le comté, au centre de l’Angleterre, a ceux d’York au N., de Lincoln à l’E., de Derby à l'O., de Leicester au S.; 293,784 hab. Sol varié, arrosé du S.- O. au N.-E. par la Tient, avec des restes nombreux de l’anc. forêt royale de Sherwood. Climat fort sec, peut-être à cause des monts de Derby qui arrêtent les vents d’Ouest. Houillères abondantes à l'O. Manuf. de bonneterie et de tulle. Céréales, légumes, houblon. Villes princip. : Newarlt, Mansfield. Il formait une partie du roy. saxon de Mercie.
NOTTINGHAM ( HOWARD, Comte de ). V. HOWARD.
NOTUS, vent du S., nom latinisé de Noto;, Sud. Chez les Romains, c'était l’Auster. Sur la tour des Vents, à Athènes, il est figuré par un jeune homme imberbe, épanchant l’eau d'un vase.
NOUA1LLE (la). V. Lanouaille.
NOUÉE (la ), brg (Morbihan ), arr. et à 19 kil. N.-O. de Ploërmel; 211 hab. Forges, hauts-fourneaux.
NOUKAHIVA, île de la Polynésie, la principale de l’archipel des Marquises, par 8® 59’ lat. S. et 142“ 45’ long. O.; 31 kil. sur 22; 18,000 hab. Sol fertile, mais mal cultivé. Dans la magnifique baie de Taio-hae, les Français ont élevé le fort Collet. On en a fait un lieu de déportation en 1850. — Le capitaine Marchand avait nommé cette île Beau. — V. Marquises (lies).
noukahiva (Archipel de). V. marquises.
NOUN, cap d’Afrique, dans le Maroc (Sous), àl’extrérnitéO. de l’Atlas; par 28“ 39’ lat. N. et 13° 35’ long. O. — Une rivière de même nom se jette dans l'Atlantique, à 40 kil. S. de ce cap. C’est aussi le nom d’une des branches du Niger, dans le centre du delta de ce fleuve.
noun, rivière de l’empire chinois (Mandchoure) , naît dans les monts Siolki, et se jette dans le Soungari; cours de H0' i kil. du N. au S.
NOUR-DJ1I1AN , femme de l’empereur mogol Géangir, née vers 1585, m. en 1645, était fille d’un officier tartare, grand-trésorier d’Akbar. Elle devint sultane en 1611, et n’usa de son influence que pour le b:en de ses sujets. Après la mort de Géangir, elle fut reléguée à Lahore, où l’on voit son tombeau. On lui attribue la découverte de l’essence de roses.
Nour-kdüyn-mahmoud ( Mélik-el-Adhel ) , dit Noradin par les Européens, sultan de Syrie et d’Egypte, né en 1118, succéda en 1145 à son père Omad-Edilyn-Zenghi , de la dynastie des Atabkes. 11 était maître d'Alep , d’Hems , et de Damas. Adhed, dernier calife d’Egypte, implora son secours contre les chrétiens. Nour-Eddyn lui envoya une armée, commandée par Saladin , qui s’empara de l’Egypte peu après, supprima le califat des Fatimites, et fit reconnaître Mostadhi l’Abbasside comme seul et légitime calife. Celui-ci combla Nour-Eddyn d’houneurs et de titres. Saladin prenant trop d’autorité en Egypte, Nour-Eddyn marcha contre lui, et le vainquit; mais, de retour en Syrie, il mourut d’une esquinancie, dans le château de Damas, 1173. Nour-Eddyn passe parmi les Musulmans pour un de leurs plus grands princes, et même pour un de leurs saints. 11 fut le premier qui établit une chambre de justice contre les violences que les grands seigneurs faisaient aux particuliers. Il ne se regardait que comme le dépositaire du trésor public , et dépensait très-peu pour sa maison. Il combattit plusieurs fois les Francs auprès d'Alep, défit et tua Josselin , prince d’Antioche. D.
NOURRIT (Louis), chanteur de l’Opéra de Paris, né à Montpellier en 1780, m. en 1832, entra au Conservatoire de musique île Paris en 1802, y reçut les leçons de Garat, et débuta à l’Opéra en 1805 dans le rôle de Itciiauit. II tint l’emploi de 1er ténor, de 1112 à 1826. Ses principaux rôles étaient ceux d'Orpliée, d '.iladin, de Harem (dans la Caravane , de Colin ( dans le Devin de village ) . 11 y montrait une belle qualité de voix, un chant large et correct, mais était un peu froid.
nourrit ( Adolphe ) , fils du précédent , né à Montpellier en 1802, m. en 1839, débuta en 1821 à l’Académie royale de musique. Bien supérieur à son père, il fut tout à la fois un grand chanteur, un habile tragédien , et un charmant comédien. Plein d'âme et de sensibilité, il eut tes créations les plus heureuses et les plus variées dans le Siège de Corinthe, Motse, le Comte Ory, la Muette de Portici , le Philtre, Guillaume Tell, Boberl le Diable , la Juive, et les Huguenots. Il était dans tout l’éclat de ses succès, lorsqu’on engagea Duprez; blessé de la rivalité qu’on lui suscitait, il prit sa retraite en 1837, et se rendit à Naples, où il voulait faire jouer un opéra de Polyeucle, musique de Donizetti ; on ne le lui permit pas, à cause du sujet. Il débuta dans un autre ouvrage, ne fut pas content du succès qu’il obtint, crut sa voix altérée , perdit un instant la raison , et mourut dans un accès de fievre chaude.
NOUTKA ou NOOTKA | Baie de), baie formée par le Grand-Océan sur la côte N.-O. de l’ile Quadra-et- Vancouver (Amérique du Nord), par 49“ 33’ lat. N., et 128“ long. O. Commerce de pelleteries. — Visitée par Cook en 1778 ; les Anglais y fondèrent un comptoir en 1786.
NOUVEAU (Homme), Homo novus; c’était, chez les ano. Romains, un citoyen qui , le premier de sa race, entrait dans les grandes magistratures. Il était nouveau, à perpétuité, même après avoir été plusieurs fois magistrat; la nouveauté ne cessait qu’à la seconde génération. C. D — Y.
NOUVELLE (la), vge (Aude), arr. et à 20 kil. S. de Narbonne, à l’entrée de l’étang de Sigean et sur la Méditerranée ; 1,510 hab. Construction de petits bât ments. Raffinerie de soufre. Commerce de grains, vins, eaux-devie, poisson, bois, oranges.
NOUVION - EN - PONTHIEU ;le), ch.-l. de cant. (Somme), arr. et à 15 kil. N. d’Abbeville; 882 hab.
nouvion-en-porcien |le), ch.-l. de cant. (Ardennes), arr. et à 12 kil. N.-E. de Réthel; 852 hab.
nouvion-en-tiiiérache (le), ch.-l. de cant. (Aisne), arr. et à 30 kil. N. -N. -O. de Vervins, près de la forêt du même nom ; 2,017 hab. Fabr. de tissus de laine et de coton, mousselines, fil à dentelle. Fromages dits de Marolles.
NOUZON, vge (Ardennes), arr. et à 7 kil. N. de Mézières ; 2,527 hab. Haut-fourneau et forges importantes, dans l’emplacement de l’anc. manufacture d’armes de Charleville.
NOVALIS (Frédéric-Louis de LIardeniîerg, dit), écrivain allemand, né en 1772 dans le comté de Mansfeld (Saxe), m. en 1801 , cultiva avec un égal succès la poésie, le droit, la philosophie, les sciences mathématiques et naturelles, et fut lié avec les plus grands littérateurs de son temps. Dans ses Œuvres, publiées à Berlin, 1816, 2 vol. in-8“, en remarque des Hymnes à la nuit , et deux romans, les Disciples de Zals, et Henri d’Uftcrdingen. Il a de l’imagination, une sensibilité profonde, une tendance au mysticisme, mais point de génie créateur.
NOVAKE, anc. Novaria , v. forte du royaume d’Italie, ch.-l. de la prov. et de Parrond. de son nom, entre la Mora et l'Agogna, à 83 kil N.-E. de Turin ; 26,963 hab. Evêché suffragant de Verceil. Collège de Jésuites, école de droit, bibliothèque, direction de douanes. Un remarque la cathédrale, l’église Sl-Gaudenzio , la statue, de marbre de Charles-Emmanuel III sur la place du théâtre. Comm.de riz, blé, vins. Fabr. de soieries, toiles de lin, tanneries.— Cette ville fut cédée à la Savoie par le traité de Vienne, 1738. La bataille de Novare, en 1513, arracha l’Italie aux Français; Charles-Albert, roi de Sardaigne, fut vaincu à Novare par Radetzky, le 23 mars 1849. Sou-- le 1er roy. d'Italie, Novare éta.t le ch.-l. du dép. de l’Agogna.
novare (Rrov. de), division administrative du royaume d’Italie, entre le canton suisse du Valais au N., les prov. de Turin à l'O., d’Alexandr e et de Ravie au S., de Milan, de Conte, et le canton suisse du Tessin à PE 6,s43 kil. carr. ; 579,392 hab. Elle comprend les 6 arrond. de Novare, Rallanza, Val di-Sesia, Ossola, Verceil, et Biella.
Novare (Arr. de), subdivision du roy. d’Italie, dans la province de même 'ont; 138,000 hect. ; 190,659 hab. Sol généralement plat, fertile en grains, légumes, vins, huiles. Elève de bestiaux et de vers à soie Exploit, de marbre, granit, pierres, tourbe, etc. Fabr. de toiles, coton , chapeaux, papier; usines à fer.
NOVAT, Novatus, hérésiarque du m« siècle, était diacre de l’église de Carthage, et avait déshonoré son caractère sacré en s'appropriant les revenus des pauvies. Cité devant un synode par S1 Cyprien, il s enfuit à Rome, eu 251, fut excommunié, se lia avec Novatien, et renouvela avec lui l’hérésie de Montanus.
NOVATIEN, antipape du me siècle, avait été philosophe avant d’être chrétien : renouvelant l’erreur des Mon-