‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 212 sur 864 · NUM · texte numérisé non relu

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«t à 173 kil. E.-N.-E. de Tchernigov, sur la rive dr. de la Desna; 8,000 liab. Comm, de blé et de chanvre. Fours à chaux. — Jadis comprise dans la Sévérie, elle fut le eli.-l. «l’une principauté dépendante de Kiew, 1044-1523. Souvent prise par les Tartares, les Lithuaniens et les Polonais, le traité de Déoulma, 1618, l’unit à la Russie.

NOVOGRODEK, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 133 kil. S.-O. de Minsk; 1,200 hab. Jadis ch-1. d’un palatinat de Lithuanie.

NO V O-TSC H E RK ASK . V. Tscherkask.

N0\\’AIRI ( Schéhab-Eddyn- Ahmed ), historien etjurisconsulte arabe, né vers 1280 à Alnowairéh (Egypte), m. en 1331, a laissé une espèce d’encyclopédie historique, intitulée Niliayat alarab fi fonoun aladab (c.-à-d. tout ce qu’on peut désirer de savoir concernant les différentes branches des belles-lettres), en 10 vol., divisée en cinq fenn ou parties, de chacune cinq livres. Il y en a un exemplaire complet à la bibliothèque de l’université de Leyde. La partie qui concerne la Sicile, sous le gouvernement des Arabes, a été publiée en arabe et en latin par Rosario dans sa Collezione di jcose Ambo-Siciliune , Palerme, 1790, et traduite en français par M. Cnussin, Paris, an x (1802), à la suite du Voyage en Sicile de RiëJesel.

NOYAL-MUZILLAC, vge (Morbihan), arr. et à 30 kil. S.-E. de Vannes, petit port sur l’océan Atlantique; 418 hab.

noyal-pontivy , brg (Morbihan), arr. et à 7 kil. E. de Napoleonville ; 013 hab. Foires fréquentées.

noyal-suu-vilaine, brg (Ille-et-Vilaine), arr. et à 12 kil. E. de Rennes, sur la Vilaine; 354 hab. Toiles. Prés de là, vieux châteaux de Bois-Orcan et du Gué-de-Servon.

NOYANT, ch.-l. de cant. (Maine-et-Loire), arr. et à 17 kil. S.-E. de Rangé ; 601 hab.

NOYEN-SUR-SA RTHE , brg (Sarthe), arr. et à 23 kil.

N. de J a Flèche ; 1,86^ hab.

NOYERS , ch -1. de cant. | Yonne ), arr. et à 21 kil. S. de Tonnerre; 1,275 hab. Collège. Autrefois place forte, il possédait une abbaye de Bénédictins, et fut titre d'une seigneurie, qui appartint aux maisons de Coudé et de Luynes. Fabr. de lainages, toiles, chandelles. Comm. de vins, laines, grains. Restes de fortifications.

noyers, ch -1. de cant. (Basses-Alpes), arr. et à 12 kil.

O. de Sisteron ; 212 hab.

NOYON , Noriomngus, ch.-l. de cant. (Oise), arr. et à 24 kil. N.-E. de Compiègne, sur le chemin de fer de Paris à b* Quentin, sur la Vorse, près de la rive droite de l’Oise; 5,593 hab. La cathédrale, remarquable monument de l'art gothique, fut construite au xile siècle, sur l’emplacement d'une église élevée par Charlemagne, et détruite par un incendie en 1131. Fabr. de bonneterie, toiles et cuirs; connu, de grains, cendres pour engrais. Patrie de Calvin et du sculpteur Sarrazin. — C’était un poste militaire sous les Romains; S1 Médard y transporta, vers 53D, le siège épiscopal de Vermand (auj. Sl-Quentin) ; Charlemagne y fut couronné en 768, et Hugues Capet y fut élu en 987. Le 13 août 1516 , un traité d'alliance y fut signé entre François l"' et Charles d’Autriche , par lequel ce prince devait épouser la fille du roi, qui appotait en dot le royaume de Naples, et restituer la Navarre à la maison d'Albret, conventions qui ne furent pas exécutées.

NOYON-SUK- ANDELLE. V. CIIARLEVAL.

NOYUXNAIS, petit pays de l'anc. France, ch.-l., Noyon ; situé dans la Picardie orientale, mais compris dans le gvt de 1 Ile-de-France. C’est auj. le N.-E. du départ. de l'Oise.

NOZAY, ch.-l. de cant. (Loire-Inférieure), arr. et à 28 kil. S.-O. de Châteaubriant; 1,156 hab. Comm. de grains, graines, bestiaux, laines, lin, beurre. Près de là est la ferme-modèle de Grand-Jouan. Carrières de pierres schisteuses.

NOZEROY, ch.-l. de cant. (Jura), arr. et à 36 kil. E. -S. -E.de Poligtiy; 707 hab. Cette ville se forma autour d’un château des seigneurs de Châlons, dont les ruines la dominent encore. Vers 1520 , elle passa dans la maison d’Orange-Nassau ; LouisXIV laconfisqua sur Guillaume III. Belle église gothique^ Tanneries et fabr. tie souliers.

NL’BES , peuple d Ethiopie , qui faisait sans doute partie des NoUates, et qu'on rapporte aux Nubiens modernes.

NUBIE, anc. Ailhiopia supra Ægyplum , contrée de l’Afrique orientale, dans la région du Nil, entre 1 Egypte au N., le désert de Libye à PO., le Kordofan, le pays du Bahr-el-Abiad et l’Abyssinie au S., et la mer Rouge à l’E.; par 10o-24° lat. N.. et25°-37° long. E.; 800,000 kil. carr.; 1,540 kil du N. au S., 580 de l’E. à PO.; 2, 00U,000 d'hab. Le Nil la traverse du S. au N., et décrit dans sa partie centrale un grand circuit; il s’y forme du Bahr-el-Abiad,

du Bahr-el-Azrak, et reçoit l’Atbarah ou Tacazzé. Climat très-chaud, mais sain. Le sol produit le blé, l’orge, les pois, les lentilles, le tabac, la canne à sucre. L’éléphant, l’hyène, le crocodile, l’autruche et la girafe sont assez communs. Il y a de terribles invasions de sauterelles; quelques habitants lés mangent grillées, d'où leur vient le nom d'Acridopliayes. La partie orientale de la Nubie, entre le Nil et la mer Rouge , n’offre que des déserts de sable et de rochers, semés d’un petit nombre d’oasis ( Olba, Atbarah, Gosredjab, etc. ). Dans l’O., sont les pays de Sennanr, d 'llalfay, ieScliendy, de Damer, de Dongolah ( V. ces mois), etc., presque tous tributaires de l’Egypte, depuis la conquête dTbrahim-Pacha, fils de Méhéinet-Ali, en 1822. ‘ La Nubie fait un commerce de transit très-important avec l’intérieur de l’Afrique et de l’Egypte , par caravanes à travers le désert, ou sur les bateaux du Nil: les principaux objets de négoce sont les esclaves, la poudre d’or, le séné, les plumes d'autruche.

NUCERIA ALFATERNA , auj. Nocera de'Pagani, v. de l'Italie ancienne (Campanie) , sur le Sarnus et la voie Appienne; détruite dans la guerre du Samnium. Sous Auguste, elle devint une colonie de vétérans , et Pompe! lui servait de port.

NUCEiti a camellaria, v. de l’Italie ancienne (Ombrie) ; auj . Nocera.

NUCERiA apulorum , v. de l’Italie ancienne , la même que Luceria (V. ce mol).

NUCK (Antoine), célèbre anatomiste allemand, né vers 1660, m. en 1692, exerça d’abord la médecine et la chirurgie à La Haye, puis fut professeur à Leyde. On lui doit l'invention de plusieurs instruments pour l’extraction des dents, des observations utiles sur les maladies des yeux et de l’oreille, sur le cancer, sur les meilleurs procédés pour la ponction de la poitrine et de l’abdomen, et des découvertes savantes relatives aux glandes et aux vaisseaux lymphatiques. Ses Œuvres ont été réunies à Lyon, 1722, 3 vol. iu-12, excepté un traité de Vasis aquosis oculi, publié à Leyde, 1685.

NÜECES iRio de las) , riv. de l’Amérique du N., naît dans laSierrade Guadalupe, arrose le S.-O. de l’Etat de Texas, et se jettedans le golfe du Mexique. Cours de 550 kil.

NUD1PEDALIA, sacrifice extraordinaire, chez les anc. Romains, offert à Jupiter, pour obtenir de la pluie quand la sécheresse désolait la terre. On faisait une procession où les magistrats assistaient sans pourpre ni faisceaux, et dans laquelle tout le monde était nu-pieds. La cérémonie finissait par un sacrifice. C. D — y.

NUESTRA -SENORA-DE-LA-VEGA, v. d’Espagne, prov. et à 40 kil. de Santander; 4,000 hab.

nuestra-senora-de los-dolokes, v. d’Espagne (Alicante), à 16 kil. E d’Orihuela ; 3,000 hab.

NUGENT I Thomas) , littérateur, né en Irlande, m. à Londres en 1772, est auteur d’un Dictionnaire porlatif français-anglais et anglais-français , qui a eu un grand nombre d’éditions, et d’une Histoire de la Vandalie , 1776, 3 vol. in-4°, qui contient des recherches importantes sur l’histoire ancienne de la Poméranie.

NUIT (La), Nox , divinité allégorique des anciens , fille du Chaos , ou , selon d’autres, du Ciel et de la Terre , eut de l’Erèbe l’Ether et le Jour, et de l’Achéron les Furies. On la représentait assise sur un char, et couverte d’un voile semé d’étoiles; ou bien, avec des ailes de chauve-souris, ou précédée d'un enfant portant un flambeau. On lui sacrifiait des brebis noires. Le hibou lui était consacré ; elle a aussi des pavots pour attribut.

NUITS , v. de France. V. Nuyts.

NULES, v. d’Espagne (Valence), prov. et à 10 kil.

S. de Castellon-de-la-Plana , près de la Méditerranée; 4,800 hab.

NUMA POMPILIUS, second roi de Rome , 713-671 av. J.-C. , ou 39 à 82 de Rome , né à Cures , chez les Sabins , et , dit-on , gendre de Tatius , quitta la campagne et l’étude, pour succéder à Romulus après un interrègne d’un an. Il introduisit ou confirma dans Rome les coutumes sabines, construisit le temple de Janus , institua ou organisa les Flamines, les Vestales, les Féciaux, les Pontifes, confondit les Romains et les Sabins en les divisant par corps d’arts et métiers, imagina le dieu Terme, réforma le calendrier, et fit l'année de douze mois. La nymphe Egérie lui dictait, disait-il, toutes ces réformes. On raconte que des écrits furent retrouvés longtemps après dans son tombeau , et brides comme dangereux à faire connaître. Plutarque a écrit une Vie de Numa, et ce personnage a fourni a Florian le sujet d’un roman poétique.

NUMANCE, Numuntia, v. d’Hispanie ( Tarratoriaise ) , chez les Arévaques , près des sources du Durius, Naturel-

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