‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 213 sur 864 · NUN · texte numérisé non relu

NUN

lement forte par sa position , elle fut le centre d’opérations des Celtibériens soulevés par Viriathe contre Home ; 8,000 hommes seulement la défendaient. Pompéius Népos l'assiégea le premier, inutilement, en 141 av. J. - C. ; Mancinus, surpris avec 24,000 hommes dans un défilé , se soumit à 4,000 Numantins , et promit que Rome cesserait les hostilités, 137. Il n’en fut rien; deux autres consuls y furent battus. Enfin Scipion Emilien rétablit la discipline , 134 ; il bloqua Numance; la famine devint telle , que les assiégés se mangèrent entre eux ; ils finirent par incendier leur ville et se jeter dans les flammes. Numance fut rasée, 133. Les habitants d’une petite ville voisine, Lutia, qui lui avait promis du secours , eurent tous la main droite coupée. L’Espagne fut dès lors à peu près soumise aux Romains.

NUMAGA , nom latin de Nimègue.

NUMÉNIUS , philosophe grec et chrétien du il® siècle, né à Apamée en Syrie, suivait les opinions de Pythagore et de Platon, qu’il tâchait de concilier. Il prétendait que tout ce que Platon dit de Dieu et de la création avait été emprunté à Moïse, et définissait le philosophe grec un Moïse parlant athénien. On trouve des fragments de Numénius dans Eusèbe et Origène.

NUMÉRIEN ( Marcus-Aurelius-Numerianus ) , fils de l’empereur Carus , fut nommé César en même temps que son frère Carin, l’an 282 de J.-C. , et reconnu avec lui empepereur à la mort de son père, 283. Il venait de traiter avec les Perses, et il ramenait son armée vers le Bosphore, lorsqu’il fut tué. après un règne de 9 mois, en 284, par son beaupère, Arrius Aper, préfet du prétoire.

NUMÉROTAGE DES MAISONS. Il fut établi à Paris, en 1806, par l’administration municipale, et suivant ce principe : les rues sont classées en parallèles, et en perpendiculaires à la Seine; dans les lres, la série des numéros va de l’E. à l’O. ; dans les secondes , elle commence à la partie la plus voisine du fleuve. Tous les numéros pairs sont à droite, et tous les impairs à gauche. Ce système de numérotage , adopté dans toutes les communes de France , a remplacé, pour les boutiquiers, l’enseigne peinte, auj. superflue , et dont ils se dispensent généralement.

NUMICIUS ou NUMICUS, ruisseau de l’Italie ancienne (Latium I, qui coulait au fond d’un vallon au pied et à TE. de la colline de Pratica (Lavinium), et sejetait dans la mer Tyrrhénienne. C’est auj. le Rio di Pratica. Enée fut tué auprès du Numicius.

NUM1DIE, royaume indépendant, puis province romaine , au N. de l’Afrique , avait pour limites , avant la conquête des Romains, au N. la Méditerranée, à l’O. la Maloa, à l'E. la Tusca, qui la séparaient , la lre de la Mauritanie , la 2® du territoire de Carthage ou Afrique propre ; au S. , ses bornes étaient incertaines , et s’arrêtaient probablement aux confins du désert. Elle répondait exactement à notre Algérie. Le nom de Numides fut donné aux habitants de ce pays par les Grecs, à cause de la vie nomade qu’ils menaient, et cette appellation s’étendait, dans l’origine , à presque tous les peuples de la côte d’Afrique, depuis les Syrtes jusqu’aux Colonnes d’Uercule : les Romains la restreignirent aux populations qui habitaient entre la Tusca et la Malva. Les Numides appartenaient à la race libyenne indigène, qui occupait le pays avant l'arrivée des Phéniciens à Carthage, et qui depuis, tout en embrassant l’islamisme, se distingue encore , sous le nom de Kabyles et de Berbères , des Arabes issus des conquérants du vu» siècle. Les Massyliens et les Massés y lieni se partageaient la Numidie proprement dite, les premiers à l’orient , de la Tusca au cap Triton ( cap Bougaroni | , les seconds à l’occident, du cap Triton à la Malva. La Numidie orientale s’appelait aussi Métagonilide. Les Numides paraissent pour la première fois dans l’histoire , lorsque leur roi Iarbas veut empêcher Didon de fonder Carthage Mais ses successeurs ne peuvent arrêter les progrès de cette république, qui s’empare de la côte de Numidie, et y fonde ou y occupe les comptoirs de Tabraca, â l'embouchure de la Tusca, de Coltope ou Col’.u, près du cap Triton, de Jol, plus tard appelée Césarée |Cherehell),et deSiga, près de la Mal va. Mais les tribus de l’intérieur restèrent indépendantes, et se contentèrent de fournir aux Carthaginois et aux Romains tour à tour des cavaliers renommés. A l’époque de la 2® guerre Punique, la Numidie occidentale était au pouvoir de Syohax, la Numidie orientale était gouvernée par Massinissa. Après avoir servi dans les troupes de Carthage en Espagne, les deux rois s’étaient laissé gagner par Scipion. Mais Syphax était bientôt retourné à sa première alliance, avait dépouillé Massinissa, et réuni toute la Numidie. Après la bataille de Zaraa, 202, Syphax prisonnier fut emmené à Rome , une petite partie de son royaume laissée a son fils , et le reste donné à Massinissa , qui paraît avoir réuni

toute la Numidie, puisqu’à sa mort , en 148 , sdfi empires’étendait à TO. jusqu’à la Malva ; à TE. , il s’était agrandi de plusieurs provinces que le sénat lui avait permis d’usurper sur les Carthaginois, entre autres, celles d’Empories et de Tysca ; au S. , il avait pénétré au delà de l’Atlas jusque chez les Gétules. Une telle puissance inquiéta Rome, devenue voisine des Numides depuis la prise de Carthage , 146. A la mort de Micipsa ,119, fils de Massinissa , la Numidie fut partagée entre ses deux fils et son neveu. Hiempsal régna à Thermida, Adherbal à Cirta, et Jugurtha à Capsa. Mais bientôt Jugurtha s’empare des Etats d’IIiempsal, qu’il fait assassiner, en 118, puis force Adherbal à se réfugier en Italie, 113, et réunit toute la Numidie sous ses lois. Vaincu par les Romains, il s’enfuit dans la Mauritanie , dont le roi Bocchus , pour l’avoir livré à Sylla , 106 , obtient la Numidie occidentale. La partie orientale est divisée en trois portions : deux sont assignées à Hiempsal et Mandrestal, arrière-petits-fils de Massinissa; la 3®estréunie à la province romaine d’Afrique. Les Etats de Mandrestal sont , après la défaite de son fils Iarbas par Pompée, réunis à ceux d’Hiempsal, et toute cette partie de la Numidie tombe sous la domination romaine, 46 , lorsque César eut vaincu Juba Ier à Thapsus. La province romaine de Numidie s’étendit alors de l’Ampsagas à la Tusca. Quoique son père eût été Pompéien, Juba II reçut d’Octave, avec la main d’une fille d'Antoine et de Cléopâtre, la Mauritanie et la Numidie occidentale qui y était jointe, -avec quelques portions de la Gétulie au S. La Numidie propre fut donnée au sénat, dans le partage que fit Auguste des provinces de l’Empire. Quant à la Numidie occidentale, devenue province de la Mauritanie, elle fut réunie à l’Empire avec tout ce royaume, 42 ans ap. J.-C. , sous le nom de Mauritanie Césarienne ( V. Mauritanie). Dans l’organisation postérieure de l’Empire, la Numidie fit partie de l’Empire d'Occident, de la préfecture d’Italie, et du diocèse d’Afrique. Ses villes principales étaient, sous l’Empire : Cirta ou Conslanlina (Constantine) , sa capitale; Mileeis (Milvah ) , sur TAinpsagas; Hippo-RegiUs ou Hip]>one ( Boue) ; Tagasie, Aplirodisium , colonisée parles Romains; Tibilis , Tipasa , Tebesle, Bagasis, et Lambœsa. Cette partie de l’Afrique fut très-florissante sous l’Empire; le territoire était renommé pour sa fertilité, et devint le grenier de Rome. Après avoir été conquise par les Vandales avec le reste de la côte d’Afrique, 430, la Numidie fut rendue à l’Empire par Bélisaire, 534, mais pour devenir la proie des conquérants arabes à la fin du vu® siècle. C. P.

NUMITOR, fils de Procas, descendant d’Enée et roi d’Albe-Ia-Longue , fut le père de Rhéa Sylvia. Chassé du trône par son frère Amulius, il y fut replacé par scs deux petits fils, Rornuluset Rémus, à qui il permit, en récompense , de bâtir une ville sur les bords du Tibre.

NUMMUS , terme qui , chez les anciens Romains, désigna d’abord le denier d’argent, et qui conserve souvent cette signification dans les auteurs. Souvent aussi ils le prennent comme terme générique de toute espèce de monnaie, en le faisant suivre du nom propre de chaque monnaie.

NUNDINES, Nundinæ, jours de marché, dans l’anc. Rome, et nommés ainsi de ce qu’ils revenaient chaque 9e jour. A cette époque, les campagnards venaient vendre leurs denrées à la ville, s’occuper de leurs procès devant les tribunaux, prendre connaissance des projets de lois, destinés à être proposés plus tard aux comices, voir et entendre les candidats aux diverses magistratures. Les uns fixent l’origine des Nundines à l’époque de la réunion des Sabins aux Romains; les autres pensent qu’elles furent établies par Servius Tullius; d’autres, que leur institution eut lieu après l’abolition de la royauté, opinion qui nous semble plus vraisemblable. — Sur le calendrier romain, les Nundines sont supputées par les lettres A B C D E F G H ; la lettre A est la lettre numlinale. La série des huit lettres se répétait perpétuellement sans interruption , et comme elle ne recommençait pas avec Tannée, les Nundines ne tombaient jamais les mêmes jours d’une année à l’autre. C. D — v.

NUNEATUN , brg et paroisse d’Angleterre (Warwick), à 14 kil. N.- E. de Coventry, sur TAulçer ; 7,600 hab. Fabr. de rubans. Houille aux environs.

NUNEZ (Jean)., peintre espagnol, né vers la fin du xv® siècle, élève de J. Sanchez de Castro, se distingue par l’exécution soignée des draperies et la finesse des détails. Ses meilleurs tableaux ornent la cathédrale de Séville.

nunez ( Rierrel, peintre d'histoire et de portraits, né à Madrid vers 1614, m. en 1654 , élève de J. Soto, exécuta une partie des portraits des rois d’Espagne, destinés à orner le théâtre du palais de Madrid.

nunez de sepulveda ( Mathieu) , peintre du roi d’Es-

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