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qu’elle l’avait annoncé; mais elle ne put le guérir, et le suivit de près au tombeau.
œnonk , anc. nom de l’ile d’ÉGiNE.
ŒNOPIDE de Chio, mathématicien et philosophe, fut contemporain d’Anaxagore, et probablement un peu plus jeune. En philosophie, il fut l’imitateur et le plagiaire des pythagoriciens. En géométrie, on lui doit la découverte de quelques problèmes importants. En astronomie, il fut un des premiers à s’occuper de la position du zodiaque, et le premier à lui donner le nom de cercle des fiiures. 11 imagina un cycle lunisolaire de 21,557 jours, formant 59 années solaires. H. M,
(ENOTR1DES , nom de 2 petites îles de la Méditerranée, sur les côtes de l'Italie méridionale, où plusieurs Romains furent exilés du temps des empereurs.
ŒNOTRIE , OEnotria , nom donné par les anciens, en mémoire d’Œnotrus, tantôt à l’Italie entière, tantôt à la partie S. depuis Posidonie jusqu’à Tarente, appelée ensuite Lucanie.
ŒNOTRUS, le plus jeune des fils de Lyeaon , roi d’Arcadie, s’établit dans le S. de l’Italie au xvm« siècle av. J.-C., et donna son nom à l’Œnotrie. Quelques-uns font d’Œnotrus un roi des Sabins ; d’autres l’identifient avec Janus.
ŒNUSES ou ŒNUSSES, îles de la mer Egée, sur la côte E. de Cliios, et à 10. de la presqu’île de Clazomènes. Selon Hérodote, elles produisaient du vin en abondance. Auj. S]iermndnri ou Egonuses. — Iles dans le golfe de Messénie; les deux plus grandes se nomment auj. Cabrera et Sapienza.
CEN US, nom anc. de I’Inn.
ŒREBBO, v. de Suède (province de la Suède propre), ch-1. du là i de son nom, a 166 kdoin. U. de Stockholm, vers l’extrémité E. du lac Hielmar; 7,740 hab. Manufacture d’armes; bonneterie de laine; forges et affiueries de fer. Château royal ; eaux minérales d’Adolfsbrrg. La diète suédoise y conféra, en 1540, l’hérédité du trône à la famille Wasa. Des traités y furent conclus, le 12 et le lS’juillet 1812, entre l’Angleterre, la Suède et la Russie. — Le lân d’Œrebro, entre ceux de Stora-Kopparberg au N., de Karlstadt à l’O., de Nykœping et de Westerâs à l’E. , la Gothie au S., est formé surtout de l’anc. Néricie; 8,300 kil.carr. ; 146,043 hab. Appuyé au lac WetterauS., au lac Hielmar à l’E. Céréales, pommes de terre, légumes ; élève de bétail. Exploitation de fer, cuivre, cobalt, alun, soufre, vitriol, chaux. B.
ŒRNH1ELM (Claude), en latin A rrhenius , historien suédois, né en 1625, ni. en 1695, professeur d’histoire à Stockholm, secrétaire du roi, historiographe du collège des antiquités, a laissé : S. Anscharii vila yenuina, Stockholm, 1677, in-4°; Sueonum Gothorumque liistoriæ ecclesiasticœ libri IV, ibid , 1689, in -1 ; Vita lierais Ponti de la Gardie, Leipzig, 1690, in-4°; Butlarium Romnnum , hoc est Compuges epistolarum quus pontifices romani ad reges Sueciœ scripserunt , Stockholm, sans date; Hisloria linguœ sanctœ, Upsal . 1683.
ŒRNSCHŒLD ( Pierre- Abraham , baron d’1 , m. à Nykœping vers 1770, introduisit dans le Nordland (Suède), dont il fut gouverneur pendant 20 ans, la culture du lin, éleva des fabriques de toile, et procura ainsi à la Suède une économie d’importation de plusieurs millions par an. Il administra ensuite la Sudermanie.
ŒRSTEL) (J.-Chr.) , physicien , né à Rudkjobing (Danemark j en 1777, m. en 1851, professeur à l’université de Copenhague, On lui doit une expérience qui a servi de fondement à une branche importante de la physique, celle de l’action produite par un courant électrique sur l’aiguille aimantée. Il a imaginé aussi l’instrument nommé p iézomeire , pour mesurer la compression des liquides. Œrsted fut élu associé étranger de l’Académie des Sciences de Paris en 1842. On a de lui : Mécanisme de la propagation des forces électrique et magnétique , 1806; Considérations sur l’histoire de la chimie , 1807 ; Recherches sur l’identité des forces chimiques et électriques, 1812 ; Expériences sur l'effet du conflit électrique sur l’aiguille aimantée, 1820 ; l'Esprit de la nature, 2e édition, 1851.
ŒSCUS, nom latin de I’Isker. — v. de la Mésie-Inférieure, sur l’Œscus, chez les Triballes ; auj. Igigen.
ŒSEL, en esthonien Kurre-Saar, en latin üsilia, île de la Russie d'Europe (Livonie), dans la Baltique, au S. de Dago et à l’entrée du golfe de Riga; 2,500 kil. carr.; 100 kil. sur 48; 35,000 hab. Ch.-l., Arensbourg. Récolte de seigle, froment et orge. — Cette île, sainte pour les anc. Livoniens, fut conquise par les chevaliers Teutoniques, puis, en 1583, par les Danois, qui la cédèrent à la Suède. Elle fut annexée à la Russie en 1721. B.
ŒSTERBY. V. Danemora.
ŒSTERSUND, v. de Suède (Nordland), ch.-l. du lân d làmtland , à 476 kil. N. -N. -O. de Stockholm, sur la rive E. du lac de Stor, vis-à-vis la petite ile de Frôson; 1,571 hab.
ŒSTRYMNICUS sinus , nom ancien du golfe de Gascogne.
ŒSTRYMNIDES , un des noms anciens des îles Sob-
lingues.
ŒTA, auj. Commaita ou Kalavothra, chaîne de montagnes de l’anc. Grèce, sur les confins de la Thessalie et de la Phocide, près du golfe Maliaque. Selon la Eable, Hercule y monta sur le bûcher. Elle donnait son nom à un district de Thessalie, OElaea , v. principale : Mgpata, et. dont les habitants s’appelaient OEteens. Entre les derniers escarpements de l’Œta et le golfe Maliaque, se trouve le défilé des Thermopyles.
ŒTINGER (Fréd.-Christophe), savant allemand, né dans le Wurtemberg en 1702, mort en 1782, fut un des chefs des P étistes, traduisit en allemand les OEuvres mystiques de Swedenborg, Leipz., 1765, 2 vol. in-8°, et écrivit lui-même, entre autres ouvrages : Le droit jugement de Dieu dans la traduction , l'analyse , etc., du livre de Job , Esslingen, 1718, in-8°; la Vérité du sens commun dans l explication des Proverbes et de C Ecclésiaste de Salomon, Stuttgard, 1751, in-8"; la Philosophie terrestre (de Swedenborg, de Mulebranche, de Newton, de Cluver, etc ) comparée avec la philosophie céleste d’Ezéchiel, Tnbingue, 1765, in-H°; Dictionnaire biblique et emblématique, Heilbronn, 1776, in-8°.
ŒTTINGEN, v. de Bavièie (Moyenne-Franconie), à 60 kilom. S -O. de Nuremberg; 2,300 hab. Résidence des princes d’Œttingen. Près de là est le vge de Wallerslein, où habitent les comtes d’Œttingen-Wallerstein. — Victoire des Français sur les Anglais en 1743.
ŒUF ORPHIQUE, symbole mystérieux dont se servait Orphée pour désigner la force intérieure, le principe de fécondité dont toute la terre est pénétrée. Les Grecs, par respect pour Orphée, assignèrent à la terre la forme ovoïde.
ŒUFS DE PAQUES, présents faits aux enfants, le jour de Pâques, et consistant en œufs durs, de poule, teints en violet, en jaune, et plus ordinairement en rouge, ou bien en œufs de sucre, imitant les œufs rouges. Anciennement, on avait coutume d’aller faire bénir, à la grand’messe de Pâques, des œufs, dont, aussitôt le retour à la maison, on faisait des cadeaux aux enfants, aux domestiques, aux voisins et amis. Ce don avait une saveur de nouveauté, parce qu’alors l’abstinence desœufs était rigoureusement observée pendant le carême. Le roi de France conserva cet usage jusque vers le milieu du xvme siècle : au sortir de la grand’inesse de Pâques, il distribuait à scs courtisans des œufs peints et dorés. Dans ce temps-là, on appelait encore OEufs de Pâques de petits cadeaux de diverses sortes faits aux enfants et aux valets. Dans plusieurs provinces, les campagnards portaient des œufs à leur curé.
ŒUFS DE SERPENT. V. Duüides.
ŒX. MELIN (Alexandre-Olivier), voyageur flamand, fut conduit eu 1668 à l’île de la Tortue comme engagé de la Compagnie des Indes, y fut vendu 30 écus à un habitant, prit parti avec les Flibustiers en 1669 et en 1674. Plus tard, il fit trois autres voyages en Amérique. 11 a laissé une Histuire des aventuriers qui se sont signalés dans les Indes, avec la vie, les mœurs et les coutumes des boucaniers , Paris, 1686, 2 vol. in-12, et Trévoux, 1775, 4 vol. iu-12.
OFANTO, anc. Aufidus ou Ufens, petit fleuve du roy. d’Italie, sort du mont uùletto (Province d’Avellino), et, après un cours de 140 kil., se jette dans l’Adriatique entre Barletta ei le lac Salpi. Il limue la province d’Avellino, ce les de Potenza, de Foggia et de Bari, et reçoit lh Jivento et le Loccone.
OFEN, nom allemand de Bude.
OFFA, roi anglo-saxon de Mercie, 757-796. Célèhre par ses guerres contre les rois ses voisins et contre les Gallois, il fit tuer Ethelbert, roi d’Est-Anglie, 793, et prit ses Etats. Son voyage à Rome, 794, lui valut des indulgences; il augmenta alors le tribut ap elé plus tard Denier de St Pierre ( V . ce mot). Ou retrouve ses lois dans le Code publié par Alfred le Grand. On a plusieurs lettres d’Uffa à Charlemagne. V. H. Mackensie, Essai sur la vie et les institutions d'Offa, Londres, 1810, in-8°.
OFFENBACH, v. de la Hesse-Darmstadt, sur la rive g. du Mein, à 25 kil. N. de Darmstadt et 5 kil. S.-E. de Francfort; 16,686 hab. Progymnase; douanes. Filât, de coton; soieries, toiles cirées, carrosserie, papiers peints, indiennes, cuirs vernis , tabac , rubans , bijoux , iustru-