‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 219 sur 864 · ODO · texte numérisé non relu

ODO

par une escadre à vapeur franco-anglaise, qui épargna la ville. L-y.

ODESSUS , v. de la Sarmatie européenne , avec un port fameux sur le Pont-Euxin, à l’embouchure de VAsiaces (Teligol); peut-être auj. OtchaUoff. — v. de la Mésie-Inférieure, avec un port sur le Pont-Euxin, colonie de Milet; peut-être auj. Varna.

ODET, riv. de France (Finistère), naît dans les Montagnes Noires , passe à Quimper, où il devient navigable, et se jette dans le golfe de Gascogne par l’anse de Benaudet. Cours de 66 kil.

ODEYPOUR, v. de l’H ’ndoustan, dans l’anc. Adjemir, cli.-I. d’une principauté de même nom, à 380 kil. S.- O. d’Adjemir. Travail du marbre etdu cristal. — La principauté d'Odeypour, dite aussi Meivar, s’étend dans la partie S. du Radjepoutanah , et fait partie de l’Inde anglaise médiate: 30,838 kil. carr. ; 300,000 hab. Sol montagneux, bien arrosé, fertile en canne à sucre, indigo, tabac, riz, froment, orge. Exploit, de houille, fer, cuivre, plomb, soufre. Le souverain , qui a le titre de Rana , es„ regardé comme le plus noble des princes Radjepoutes.

OD1HAM , brg et paroisse d’Angleterre (Kants) , à 33 kil. N. -O. de Winchester; 2,050 hab. Ruines d’un château, où David 1er, roi d’Ecosse, fut emprisonné.

ODILE (Sainte), fille d’un duc d’Alsace, et abhesse d’Hohenburg , m. en 090, est la patronne de l’Alsace. Fête, le 13 décembre.

ODILÜN (Saint), 5« abbé de Cluny, né en Auvergne en 902, m. en 1048, fut en relations avec l’empereur Henri II, les rois de France Hugues Capet, Robert et Henri Ier; ie roi de Bourgogne Rodolphe, les rois de Navarre Sanche et Garcias , le roi de Pologne Casimir, l’avaient en grande vénération. 11 refusa l’archevêché de Lyon. L’ordre de Cluny reçut de lui une sévère discipline. Fête, le lor janvier. On a de lui , dans la Bibliollieca Cluniacensis , des Vies de saints , des Sermons, des Lettres et des Poèmes.

ODIN, WODEN , WODAN, le premier des dieux Scandinaves, Al-Fadcr, le père de tous. Selon les légendes du Nord, selon Tortœus et Snorre Sturlcson, ce fut, de son vivant, un prince des Ases , tribu du Pont-Euxin vaincue au temps de Mithridate par les soldats de Pompée; peutêtre était-il le grand-prêtre du dieu Odiu. 11 traversa en conquérant la Germanie, distribuant les royaumes à ses fils, à l’un la Russie, à l’autre la Saxe occidentale ou Westphalie, à un troisième la Saxe orientale; il atteignit ensuite la côte de la Baltique, construisit dans Fionie la ville d’Odensée qui , dans son nom , conserve encore son souvenir, soumit le Danemark sans résistance, puis alla se fixer en Suède près du lac Mœlar; la Norvège fut sa dernière conquête. Odin transporta en Suède les mœurs de sa première patrie, imposa une taxe générale, établit un conseil de 12 pontifes, chargés, avec la justice, du gouvernement civil et religieux. Les morts furent brûlés désormais , et leurs richesses avec eux ; les cendres devaient être ensevelies ou jetées à la mer; un tertre serait élevé pour l’homme qui se serait rendu illustre, un monument en pierre pour les héros ; enfin des sacrifices solennels seraient célébrés au commencement de l’hiver pour une année féconde , au milieu de l’hiver pour une bonne saison. Arrivé au terme de sa carrière, Odin n’attendit pas la mort; entouré de ses compagnons d'armes , il se fit, avec la pointe d’une lance, neuf blessures en forme circulaire, et déclara qu’il allait en Scythie s’asseoir avec les autres dieux à un festin éternel , où il recevrait bien tous les braves morts au combat. Les chroniques ne tarissent pas d’éloges sur son merveilleux pouvoir . il consultait la tête embaumée d'un sage nommé Mimer; il était d’une éloquence irrésistible; poète et musicien , il avait inventé les caractères runiques ; enfin il pouvait, par la magie, traverser le monde en un moment, exciter ou apaiser les tempêtes, prendre toutes les formes, ressusciter les morts, prédire 1 avenir, guérir les maladies. Plusieurs auteurs ont nié son existence; d’autres ont distingué deux Odin avant lui. La mythologie Scandinave lui donne pour palais le Valhalla, et le figure avec 2 corbeaux sur ses épaules , Houyin (l’esprit) et Mounin (la mémoire), qui lui révèlent le passé et l’avenir. A. G.

ODJAK , en turc foyer, marmite , titre d’honneur autrefois porté par le corps des Janissaires. Ce mot désigne encore auj. en Turquie la réunion des membres d’une même secte , d’une même corporation. D.

ODOAl’RE, roi d’Iialie, 470-943. Fils d’un ministre d Attila , il perdit son père vers 405, mena une. vie errante dans le Norique, passa avec quelques bandes de pillards eu Italie , se fit admettre dans la garde impériale à Ra-

venne , et devint chef des Hérules à la solde de l’Empire.

Il se mit à leur tête dans une insurrection contre Romulus Augustule, qu’il détrôna, en 476, et, supprimant le titre d’empereur d’Occident, gouverna l’Italie avec celui de patrice , que lui conféra l’empereur d’Orient. 11 distribua à ses compagnons le tiers des terres de l’Italie, respecta les lois , les mœurs , les usages de ses sujets , rétablit le consulat, chargea les magistrats de R ime de recueillir les impôts, écarta de ses frontières les Barbares de la Gaule et de la Germanie, battit les Rugiens dans le Norique, 487 , et soumit la Dalmatie. Attaqué par Théodoric, roi des Ostrogoths, il fut défait sur les bords de 1 ’lsonzo, 439, à Vérone et près de l’Adda , 490 , fit une défense opiniâtre dans Ravenne , et se rendit, à condition qu’il régnerait conjointement avec son rival. Mais , peu de jours après , Théodoric le fit massacrer dans un banquet. On a retrouvé près de Ravenne , en 1854 , le tombeau d’Odoacre. B.

ODON ( Saint ) , né en Angleterre vers la fin du IXe siècle, de parents danois d’origine, fut employé par les rois Alfred et Edouard dans les affaires les plus importantes, devint chapelain d’Athelstan , puis évêque de Wilton, archevêque de Cantorbéry, et mourut eu 961. Fête, le 4 juillet.

odon (Saint) , 2e abbé de Cluny en 927, né en 879 dans le Maine, m. en 942. Fête, le 18 novembre. 11 a laissé quelques écrits publiés dans la Bibliolkecu Cluniacensis de . Dont Marrier.

odon, frère utérin de Guillaume le Conquérant, fut nommé évêque de Bayeux en 1049 à l’âge de 14 ans, équipa 100 navires en 1066 pour participer à la conquête de l’Angleterre, gouverna ce royaume en l’absence de Guillaume, se livra à de fastueuses prodigalités, chargea le peuple d’impôts, se fit donner pour sa part, dans le partage de la terre conquise, 253 fiefs, outre le château de Douvres et le comté de Kent, conçut l’idée de se faire élire pape, et commit tant de concussions afin de pouvoir acheter les suffrages, qu’il fut jeté en prison à Rouen. Mis en liberté en 1087, il soutint Robert Courte-IIeuse contre Guillaume le Roux, fut dépouillé de tous ses biens en Angleterre , partit avec Robert pour la lre Croisade, et mourut en route à Païenne , 1096. B.

odon do deuil, Odo de Diogilo , né au commen "entent du xnc siècle à Deuil, village de la vallée de Montmorency, m. vers 1102 , fut chapelain et secrétaire du roi Louis VII le Jeune, l’accompagna en Palestine , et succéda à Suger comme abbé de S'-Denis. On a de lui : De Ludovici VII , Frnncorum regis, profectione in Orientem , opuscule intéressant pour l’histoire de la 2e Croisade, publié par P. -F. ChifHet dans le recueil S. Bernardi yenus illustre, Dijon, 1000, iu-4°, et traduit en français dans la Collect. de Além , sur l'hist. de France par M. Guizot.

O’DONNELL ! Don Jose-Enrique) , comte de l’Abisbal , né dans l'Andalousie en 1770, m. en 1834, prit la carrière militaire dès l’âge de 15 ans , servit dans la guerre de 1795 contre la République française , et plus tard dans celle de l’Indépendance , où il montra de l’énergie , du talent et de la résolution , gagna le grade de maréchal-de-camp , et le titre de comte de l’Abisbal pour un succès remporté près du village de ce nom sur le général Schwartz, 1810. En 1812, les Cortès le nommèrent membre de la Régence; mais, peu de mois après, il donna sa démission. A la restauration de Ferdinand VII, 1814, ce prince le nomma capitaine-général de l’Andalousie. En 1819, il déjoua une conspiration militaire, dont on l’accuse d’avoir été d’abord complice; puis il se prononça pour le mouvement insurrectionnel de Riégo en 1820 , eut le commandement de l’armée du Centre , en 1823 , et ne s’opposa pas à l’invasion française. Il essaya alors de proposer des modifications à la Constitution de 1812, et de se rallier autour du roi ; mais cette combinaison étantmal accueillie, il se déclara partisan exclusif de la Constitution. Ces tergiversations, et plusieurs de ses actes passés , indisposèrent son armée contre lui ; il fut contraint de donner sa démission , et, n’osant plus se retourner vers le roi, se réfugia en France, à Limoges, où il mourut dans l'oubli.

ODRYSES, Odrysi , peuple de l’anc. Thrace, vers le centre. Les poètes ont souvent appelé la Thrace entière Odrysia tellus. Quand Darius Ier envahit l’Europe pour porter la guerre en Scythie, les Odryses, au milieu de leurs montagnes, échappèrent au joug des Perses. A la faveur des guerres Modiques, Térès , leur roi, fonda un empire que son fils Sitalcès étendit de Byzance à l'embouchure de l ister, et de l'Hellespont au Strymon. et qui. du coté de 10., était séparé des Peonien» et des Iriballes par le Strymon, le mont Scomios, et i’Oseios, affluent du Danube. Ils pouvaient mettre sur pied 150,000 hommes, dont un

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tiers de cavalerie. Sitalcès et Seuthès furent alliés d’Athènes pendant la guerre du Péloponèse. Philippe, père d’Alexandre le Grand, enleva au roi Kersobleptès, en 343, le pays entre le Strymon et le Nestus, et, pour maintenir les Odryses sous sa dépendance, fonda Philippopolis au milieu de leur territoire. Après Alexandre, ce peuple se souleva souvent contre ses successeurs ; les Romains le laissèrent libre , bien qu’il eût fourni des secours à Persée; à la suite de quelques révoltes sous Auguste et sous Tibère, Claude l'incorpora à l’Empire. C. P.

Œ , affixe de plusieurs noms danois , norvégiens , etc. , signifie ile.

CEA , nom anc. de Tripoli d’Afrique.

ŒAG RE , père d'Orphée , régnait sur la Thrace.

ŒASO , auj. Macliicano , cap d’Hispanie , près de Fontarabie. — Nom latin d’OïARZUN.

CEBAL1E , OEbalia , nom donné à la Laconie, à cause d’Œbalus, un de ses anciens rois. — canton de la Messapie, occupé par des Lacédémoniens, qui y fondèrent 'Parente.

Œ-BEGA. V. Bega (Œ-).

ŒCHAL1E, OEchulia , v. de l’Etolie septentrionale, chez les Eurytanes ; détruite , suivant Homère , par Hercule , à cause du refus qu’Eurytus avait fait au héros de lui donner sa fille lole. — v. de l’Eubée, regardée par quelques auteurs comme celle que détruisit Hercule. — v. de Messénie, qu’on a aussi confondue avec les précédentes, était au N.-E., sur la frontière d’Arcadie; elle prit plus tard le nom de Carvasïon , puis celui de la ville d'Andania , à laquelle elle fut réunie. C. P.

ŒCOLAMPADE (Jean), célèbre théologien réformé , né en 1482 à Weinsberg (Franconie) , m. en 1531 , changea, suivant l’usage des érudits du temps, son nom d'Ilavsschem ( lumière domestique) en celui d’Œcolampade, qui a la même signification en grec. Destiné au commerce, puis à ia jurisprudence, mais préférant la théologie, il étudia l'hébreu et le grec à Stuttgard , se livra ensuite à la prédication, vint à Bàle, 1515, où il se lia avec Erasme, puis entra au couvent d’Alten-Munster près d'Augsbourg. Les prédications de Luther l’en firent sortir; il alla séjourner deux ans dans un château d’Alsace, obtint une chaire de théologie et une cure à Bàle en 1522 , se déclara ouvertement pour la Réformation , et se maria. Il prit part aux querelles entre Carlostadt et Luther, et finit par s’attacher à Zvvmgle. Il assista aux conférences de Bade, 1526, île Berne, 1528 , et de Bâle, 1529. On a de lui : un traité de Vet o intellectu verborum : Hoc est corpus meam , où il adopte le sens de Zwingle contre celui de Luther; des Comuientaires sur divers livres de la Bible ; des traductions latines de quelques ouvrages de S1 Jean Chrysostôme; des Lettres , 1777 , in-8°, etc. V. sa vie par S. Hess, Zurich, 1793. B.

ŒCUMÉNIQUES (Conciles). V. Conciles.

ŒCUS. V. Maison romaine.

ŒDENBUKG, en hongrois Soprony, anc. Sopronium, ville des Etats autrichiens (Hongrie), sur l'Ikva, entre la Leitba et la Raab , à 5 ldi. O. du lac de Neusiedeln , ch.-l. du comitat de son nom, à 220 kil. O. de Bude ; 18,898 hab. Gymnase catholique , lycée luthérien. Grains, miel, cire, fruits secs; draps, coutellerie, raffineries de sucre; vins renommés ; grandes foires à bestiaux; houillères de Breimberg; eaux minérales. — Le comitat d’Œdcnburg, peuplé de 212,580 hab. allemands et croates, se trouve entre l’archidnché d’Autriche au N. -O. , les comitats de Raab et de Wieselburg à l’E., d’Eisenburg au S.; traversé par le mont Schlag-, arrosé par la Raab et la Leitha, les lacsdeBreunbergetdc Neusiedeln. Vins, fruits, grains ; houillères; 3,240 kil. carr. ; 90 kil. sur 40.

Q.DIl’E , fils de Laïus, roi de Thébes , et de Jocaste, fut exposé dès sa naissance sur le mont Cythéron, parce qu’un oracle avait prédit qu’il tuerait son père et épouserait sa mère. Un berger le trouva suspendu à un arbre par les pieds , que lui traversait une courroie (de là le nom de l’enfant, qui signifie pieds eti/lés) , le recueillit, et l’emmena à Corinthe, où le roi Polvbe le fit élever comme son 'propre fils. Œdipe, devenu grand, apprit le fatal oracle, et, pour en éviter l’accomplissement, s’éloigna de Corinthe et de celui qu’il croyait être son père. Ayant rencontré Laïus dans un chemin de la Phoeiile, il le tua dans une querelle sans le connaître, délivra du sphinx la ville de Thèhes , et reçut, en récompense de ce service, le trône et la main de Jocaste. Etéocle, Polynice, Antigone, et Isméne naquirent de cette union incestueuse. Les dieux, irrités de tant de crimes, frappèrent les Thébafns d'une peste , qui ne cessa que lorsque le berger qui avait sauvé Œdipe eut été appelé par le devin Tirésias et eut révélé toute la vérité, Jocaste se pendit de désespoir; Œdipe

se creva les yeux, et vécut quelque temps caché dans son palais , fut chassé par Créon , et, conduit par Antigone, alla mourir dans un bois des Euménides au bourg de Colone , en Attique, où Thésée lui avait accordé un asile. La fable d’Œdipe , que l’on place au xiv* siècle av. J.-'C., a inspiré à Sophocle deux tragédies ( OEdipe roi , OEdipe à Colone ) , imitées par Voltaire. B.

ŒFELS (André-Félix d’ ) , en latin Evelius , historien allemand, né à Munich en 1706, m. en 1780, étudia à Ingolstadt et à Louvain, visita la France, les Pays-Bas et diverses parties de l’Allemagne, fut chargé de l’éducation des princes Maximilien et Clément de Bavière, devint conservateur en chef de la bibliothèque de Munich en 1746, et membre de l’Académie des Sciences de cette ville en 1759. Il a publié, entre autres ouvrages, un recueil intitulé : Iicrum boicarum scriptores, Augsbourg, 1763, 2 vol. in-fol.

ŒHLENSCHLÆGER (Adam), poëte danois, né en 1778 à Copenhague, m. en 1850, était fils d’un régisseur du château royal de Fredericksborg. Lors du siège de Copenhague par les Anglais, il se battit bravement, et célébra par ses chants la victoire des Danois. Il donna en 1803 un vol. de poésies qui le firent remarquer, et il fonda sa réputation par le poème dramatique d ’Aladin ou la Lampe merveilleuse. Il visita l’Allemagne, puis se rendit à Paris, où il composa sa tragédie de Palnatoke, et plusieurs autres. De là il passa en Suisse et en Italie. Rentré à Copenhague après une absence de quatre ans, 1805-1809, il fut nommé professeur de belles-lettres à l’université. Œhlenschlæger s’est exercé dans tous les genres, tragédie, poésie épique, drame, idylle, opéra. Ses meilleurs ouvrages, outre le poème d’Aladin, sont: les Dieux du Nord , poème sur la mythologie Scandinave; la Mort du Corrège , drame, trad. en français par X. Marinier, 1834; Hakon- larl , Axel et Valborg , tragédies. Son grand mérite est d’avoir créé un théâtre national , qui rappelle aux Danois cette race de demi-dieux et de héros, dont parlent l'Edda et les Sagas Scandinaves. 11 a composé un Art poétique. Il appartenait à l’école romantique ; un parti lui opposa Baggesen , autre poëte danois. Les tragédies d’Œhlensehlæger ont été réunies en 10 vol. , Copenhague, 1848. Il a traduit lui-même en allemand une grande partie de ses compositions danoises, Breslau, 1830, 18 vol. in-16. On a aussi ses Mémoires, Leipzig, 1850, 4 vol. in- 12. V. OEhlensclilæger , Etude biographique et littéraire, par Le Fèvre- Deumier, Paris, 1855. G. D.

ŒHRINGEN. V. Ohringen.

OEIRAS, v. de Portugal ( Estramadure ) , sur le Tage, à 17 kil. O. de Lisbonne; 3,400 hab. Château, hôpital, eaux thermales. — Erigée en seigneurie pour le marquis de Pombal.

oeihas , v. du Brésil (Piauhy), à 1,600 kil. N. de Rio- Janeiro. — Appelée d’abord Mocha, elle tire son nom actuel du marquis de Pombal , comte d’Oeiras ( Portugal ).

ŒLAND, c.-à-d. terre du foin, ile de Suède, dans la Baltique, près de la côte du lân de Calmar, dont elle dépend et dont elle est séparée par le canal de Calmar; 120 kil. sur 12; 30,000 hab. Ch.-l. Dorghnlm. Belles forêts, beaucoup de foin, grès, schiste alumineux. Elève de bétail.

ŒLS , en polonais Olcsznica, v. des Etats prussiens (Silésie), à 26 kil. E.-N.-E. de Breslau , sur l’Œlsa, affinent de l’Oder; 6,000 hab. Gymnase, château ducal, bibliothèque. Fabr. de draps, toiles, bonne erie, cordonnerie. Ch.-l. d’une petite principauté médiate, qui appartient an Brunswick, et qui compte 90,000 hab.

ŒLSCHL.-EGER. V . Oi-earius.

ŒI.SNITZ. V Olsnitz.

ŒNÉE , üEneus , roi de Calydon, eut d’Althée, sa lre femme, Méléagre et Déjanire; de Péribée, la 2e, Tydée, père de Diomède.

ŒNIADES, OEniadœ, v. de l’anc. Grèce (Acarnanic|, sur ’.a rive dr. et à l’cmbouch. de l’Achéloiis, entourée de marécages. Les Athéniens la prirent pendant la guerre de Péloponèse. Philippe 111. roi de Macédoine, l’enleva âux Etoliens, et la fortifia. Le vge de Trigardo est auj. bâti sur ses ruines. C. P.

ŒNOMAUS, roi de Pise, père d’Ilippodamic et beaupère de l’élops. V. Hii'podamie, Myrtjle.

ŒXüMANCIE , divination par le vin , soit qu’on en considérât la couleur, soit qu’en le buvant on tirât des présages des moindres circonstances.

ŒNUNE , nymphe du mont Ida, fut l’amante d’Apollon, qui lui donna le don de prédire, puis de Paris, dont elle fut abandonnée. Quand celui-ci eut été blessé à mort par Philoctète d’une des flèches d Hercule, il revint à elle, ainsi

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