OHI
une part glorieuse aux luttes de la Pologne pour défendre son indépendance, depuis 1791 jusqu’à 1796. Il accepta malgré lui, en 1793, la place de grand -trésorier de la Lithuanie, donna sa démission l’année suivante , et se joignit au mouvement insurrectionnel de Kosciuszko ; après le triomphe des Russes , il se réfugia à Venise , et refusa d'implorer la clémence de Catherine II pour éviter la confiscation de ses biens et l’exil. Le traité de Campo-Formio lui fit regarder la cause de la Pologne comme perdue ; il demanda à rentrer dans sa patrie , mais n’en obtint la permission qu’en 1801, après avoir prêté serment de fidélité à l’empereur Alexandre Ier, qui lui rendit ses biens, et le nomma sénateur de Russie en 1810. Plus tard, il vint en France, puis alla se fixer à Florence, où il mourut. Il a laissé : Mémoires sur la Pologne et les Polonais depuis 1778 jusqu’à 1815 , Paris et Genève , 1826-27 , 4 vol. in-8°.
ogikski (Canal), dans l’anc. Pologne, part de la riv. «Tosiolda, traverse le lac de Swiencive (Jezioro Swiecickie), et aboutit à la riv. Szczara. Il lie le Dniéper au Niémen, et établit une communication navigable entre Kherson et Kœnigsberg.
OGIVE, reine de France, fille d’Edouard Ier, roi d’Angleterre , épousa Charles le Simple, dont elle eut Louis, dit A' Outre- Mer y parce que , quand son époux eut été fait prisonnier par le comte de Vermandois, elle s’enfuit audelà delà Manche, à la cour de son frère Athelstan, et y fit élever son fils.
OGLASA, nom anc. de Monte-Christo.
OGLETHORPE ( Jacques-Edouard général anglais, né à Londresen 1698, m. en 1785, servit sous Marlborough et le prince Eugène, entra ensuite dans une compagnie qui se proposait de former des établissements dans l’Amérique du N., 1732, fut le fondateur de la colonie de la Géorgie, fut envoyé plus tard en Ecosse contre les partisans de Charles-Edouard, 1745, encourut une accusation de négligence, dont il se disculpa, et, en 1750, prit une part active à la formation des pêcheries anglaises dans le Nord. A la fin de sa vie, il éprouva des revers de fortune, et fut réduit à exercer la médecine. B.
OCLlU, anc. Ullius, rivière du royaume d’Italie, prend sa source au N.-E. d’Edolo (prov. de Brescia), traverse le lac d’Iseo, reçoit la Mella et le Chiese, et se jette dans le Pô, près de Borgo-Forte. Cours de 265 kil.
OGMIUS ou OGHAM, dieu de l’éloquence, de la poésie et des arts libéraux, chez les Gaulois. On le représentait sous la figure d’un vieillard armé de la massue et de l’arc, et retenant, par des chaînes d’or et d’ambre qui sortaient de sa bouche, les oreilles captives de plusieurs auditeurs.
OONATE. V. Onate.
OGNON, riv. de France, naît dans le département de la Vendée, et se jette dans le lac de Grand-Lieu (Loire-Infcrieure); cours de 45 kil.
OGULIN (Régiment), division administrative des États autrichiens (Confins militaires de Croatie) ; 2,475 kil. carr.; 70,887 hab. Ch.-l. Ogulin, sur la Dobra, à 120 kil S. -O. d’Agram ; 2,300 hab.
OGYGÈS, roi de l’Attique et de la Béotie, 18 siècles av. J.-C. On le disait fils de Neptune. Il parait être venu de l'Orient, avec une colonie : une des portes de Thèbes d’Egypte était dite Ogygienne. Ogygès bâtit une ville qu’il appela Eleusis, du nom de son fils, et sa fille Aulis donna son nom à une autre ville. En ce temps , un déluge , dit d’Oyygès, inonda l’Attique et la Béotie; il était produit, sans doute , par l’engorgement des canaux qui conduisaient l’eau du lac Copaïs à la mer.
OGYGIE, pays où régnait Ogygès (Attique et Béotie). — île où régnait Calypso , et qu’on suppose à l’E. du Brutium, au S. de Crotone.
ON Y RIS , nom anc. de l’îte d’ORMUZ.
OHIO, c.-à-d. beau fleuve dans la langue des aborigènes, riv. des Etats-Unis, affluent dn Mississipi prés de Cairo; formée delà réunion de l’AUeghany et de la Monongahela à Pittsbourg ( Pensylvanie ) ; cours de 1,600 kil., vers le S. -O., dans un pays généralement plat, par Cincinnati, Louisv lle ; largeur variable de 400 à 1,400 mèt. Ses principaux affluents sont le Beaver, la Muskingum, la Scioto, le Miami, le Kentucky, la Wabasli, le Cumberland, le Tennessee. Malgré de nombreux îlots et des rapides, il est la grande voie navigable pour les Etats du Sud et de l’Ouest. Chute à Louisville. L’Ohio est pris chaque année par les glaces. Il communique par deux canaux avec le lac Erié. '
Oiuo, un des Etats-Unis de l’Amérique du Nord, entre le lac Erié et l’Etat de Michigan au N., les Etats d’Iudiana à 10., de Kentucky au S., de Pensylvanie et de Vir<":nie à l’E., par 38° 30'-42° 9' lut. N., K3»-87° long. Ô. ; 103,520 kil. carr.; 336 kil. sur 300; 2,339,599 hab., la plu- I
part colons d’Europe. Ch.-l., Columbus. Il est divisé en 79 ; comtés.’ Climat tempéré; sol accidenté, arro é par l'Ohio J qui lui donne son nom. Vastes prairies; eu ture de la vigne, et vins estimés. Houillères, sources salines. Industrie active : fils de laine et de coton, draps, tapis, hautsfourneaux, verrerie. — L’Ohio , connu dés 1634, habité par des Européens en 1763, a été admis dans l’Union en 1802 Le pouvoir exécutif est confié à un gouverneur élu pour 2 ans, le pouvoir législatif à un Sénat de 34 membres, élus pour 2 ans, et à une Chambre des représentants, au nombre de 97, élus aussi pour 2 ans. L’Etat envoie au Congrès 2 sénateurs et 19 députés. Tout blanc ayant 21 ans accomplis, résidant depuis un an dans l'Etat, et payant l’impôt (County-lax) est électeur et éligible.
OHLAU. V. Olau.
OHMACHT, sculpteur, né à Rothweil (Wurtemberg) en 1761, m. en 1834, se fit connaître par quelques travaux à la cathédrale de sa ville natale, et par des portraits qu’il sculptait, à Bâle et à Manheim, dans des cailloux d’albâtre à teintes roses. Lié avec Klopstock et Lavater, il connut aussi, pendant un voyage de deux ans en Italie, le célèbre Canova, sous les yeux duquel il apprit tous les secrets de l'art plastique. Puis il parcourut l'Allemagne, ciselant partout des monuments, des bas-reliefs, des portraits. Après avoir exécuté les figures et les bas-reliefs du monument élevé entre Keh! et Strasbourg à la mémoire de Desaix, il fixa sa résidence à Strasbourg, 1801. Parmi ses œuvres, on remarque : le Jugement de Paris, dans le jardin royal de Munich; une statue colossale de Neptune , à Munster; une Vénus sortant de la mer, à Lisbonne; le Mausolée de l’empereur Bodolplie, dans la cathédrale de Spire; la statue de Luther , à Wissembourg; un Christ et deux statues de la Foi et de la Charité , qui décorent la chaire de l’église protestante de Carlsruhe ; 6 Muses de grandeur colossale, qui ornent la façade du théâtre de Strasbourg , le monument d’Oberlin ; celui de Koch ; les bustes d'Holbein , d’Erwin de Steinbach , de Klopstock,etc. ; deux Hébé; une V énus sortant du bain ; un Antinous, etc. Ohmacht a la grâce et la pureté idéales, la correction du style; c’est le Cortège des statuaires. B.
OHOD, montagne d’Arabie, près et à l’O. de Médine. Défaite de Mahomet par les habitants de la Mecque, en 625.
OHOSAKA. V. Osaka.
OHRDRUFF, v. du gr .-duché de Saxe-Cobourg, à 13 kil. S.-E. de Gotha, sur l’Ohre, affluent de l'Elbe; 4,500 hab. Lycée; château. Fabr. d’ouvrages en fer. Eglise fondée par S1 Boniface, en 724.
OFIR1NGEN, Ara Flavia, v. du Wurtemberg I laxt) , à 53 kil. N.-E. de Stuttgard, sur l’Ohr; 3,300 hab. Archives et château des princes de Hohenlohe. Drap , bijoux.
OHSSON (Mouradgea d’). V. Mouradgea.
OIGNON, riv. de France, naît dans le départent, de la IIle-Saône (arr. de Lure), passe à Lure, forme, sur une partie de son cours, la limite des départent, de la Hlc-Saône, du Doubs et du Jura, et tombe dans la Saône, rive g., au-dessus de Pontailler (Côte-d’Or). Cours de 150 kil.
OIGOURS, peuple tartare de la famille ouralienne. Comme les Huns, ils émigrèrent du N. de l'Asie en Europe, vers le ve siècle de notre ère. Ait moyen âge, on les appelait Ogors et Ogres. Les Hoitgrois-Madgyars soûl un rameau de leur race.
OIHENART (Arnauld), né à Manléon vers la fin du xvie siècle, avocat au parlement de Navarre sous Louis XIII, est auteur d’un ouvrage historique estimé : Xol lia utriusque Vasroniœ, Paris, 1638, in-4°. Il a publié aussi un recueil de Proverbes et poésies basques, Paris, 1657, m-8°, 2 parties.
OIL Langue d’). V. Langue d’oc.
OlLEE, roi des Loeriens, un des Argonautes, fut le père de l’un des deux Ajax.
OIRSCHOTjV. du royaume de Hollande t Brabant septentrional |, à 14 kil. N.-Ô d'Eindhoven ; 5,500 hab. Château.
OISANS. V. Oysans.
OISE, OEsis, Isara, riv. de France, prend sa source en Belgique, à Sélogne (Hainaut), près de Cliitnay, entre en France après un cours de 4 kil., arrose les départements de l'Aisne, de l’Oise, et de Seine-et-üise, p s-e a Nuise, La Fère, Chaiinv, où elle devient navigable. Nuyon, Compïègne, Verberie, Pont-Sle-Maxence, Creil , Beaumont, Pontoise, et se jette dans la Seine, par sa rive droite, près de Conflans-Sle-Honorine ; cours de 245 kil Elle reçoit la Serre, la Nonette, et l’Aisne, ses principaux affluents, et communique avec le canal de Sl-Quentin : sa navigation a été améliorée au moyen de barrages étahl.s dans la plus grande partie de son cours. Il y a un canal latéral à l'Oise, creusé de 1826 à 1828, entre Longueil et Janv.lle |28 kil.).
OKN
OLA
OISE (t,’ ), département du N. de la France, ch.-l. Beauvais ; situé dans les anc. prov. de l’Ile-de-France et de la Picardie; entre ceux de la Somme au N., de l’Aisne à l'E., de Seine-et-Marne et de Seine-et-Oise au S., de l’Eure et de la Seine-Inférieure à l’O. Superf. 585,650 hect.; pop. : 401,417 hab. Entrecoupé de plaines, de vallées, de collines; arrosé par l’Oise, l'Aisne, l’Ourcq, l’Epte, le Thérain. Sol assez fertile en grains, betteraves, légumes secs, fruits à cidre, vins communs Belle forêt de Compiégne. Exploit, de tourbe, marbres, pierres dites de Sl-Leu, grés, etc. Elève de bétail, volaille et abeilles. Fabrication de draps, tapisseries, lainages, toiles, tabletterie, poterie, etc. Il forme le diocèse de Beauvais, et dépend de la cour impériale d’Amiens.
OISEAUX (lies des) ou aves, dans la mer et l’archipel des Antilles (Antilles hollandaises), à l’E. de celle de Bonaire, par 15° 30’ 18” lat. N. et 65° 58’ 17” long, O. Ainsi nommées des nombreux oiseaux qu’on y voit. Elles sont petites, et habitées seulement par quelques pêcheurs. Une escadre française y fit naufrage en 1678. Un gisement de guano y a été découvert en 1854.
OISEMONT, ch.-l. de cant. (Somme), arr. et à 51 kil. O. d’Amiens; 1,072 hab.
OISSEAU, v. du département de la Mayenne, arr. et à 7 kil. N. -O. de Mayenne-, 958 hab.
OISSEL, vge (Seine-Inférieure), arr. et à 12 kil. S. de Rouen, sur le chemin de fer de Paris au Havre et la rive g. de la Seine; 3,662 hab. Filatures de coton.
OJEDA (Alphonse d’), capitaine espagnol, né à Cuença dans le xv* siècle, accompagna Colomb dans son second voyage, et, s’étant brouillé ensuite avec lui, commanda l’expédition de 1499, dont Améric Vespuce fit en partie les frais. Il s’engagea dans une foule d’entreprises aventureuses, et mourut très-pauvre.
»0KA, riv. de Russie, a sa source près d’Orel, et, après un cours de 1,400 kil., à travers les gouvernements de Toula, de Kalouga, de Riazan, de Tombov, de Vladimir, se jette dans le Volga, rive dr., à Nijni-Novogorod. Elle reçoit la Moskowa. Eaux rapides et poissonneuses. — Riv. de Sibérie, affl. de l’Angara à Bratskoi ; cours de 700 kil.
OKAZH, nom d’une célèbre foire qui se tenait, avant l’Islamisme, à trois petites journées de la Mecque, entre Thâtf et Nalchla, et s’ouvrait au commencement d’une période de trois mois sacrés, durant laquelle toute guerre était suspendue et l’homicide interdit. Ce n’était pas seulement un grand marché ouvert annuellement à toutes les tribus de l'Arabie ; c'était encore un congrès poétique, où les héros poètes venaient célébrer leurs exploits. Elle entretenait une noble émulation au sein des tribus. En venant à Okàzh, les Arabes déposaient leurs armes jusqu’à ce que les marchés fussent finis. Cependant cet usage n’a pas empêché des querelles sanglantes de naître et de se vider à OUâzh. Une famille excluait de son sein un de ses membres et se dégageait de toute responsabilité de ses actions, en déclarant publiquement, à cette foire, qu’elle rompait tout lien avec lui et qu’elle l’abandonnait à luimême. L’Islamisme abolit la foire d’Okâzh, qui était une sorte d’assemblée nationale pour les Arabes. D.
OKEGHEM (Jean), musicien belge du xv® siècle, premier chantre ou chapelain de Charles Vil, ensuite trésorier de Sl-Martin de Tours, fit faire de grands progrès à l’art du contre-point. On compte parmi ses élèves Josquin Desprez.
OKHOTSK, v. de Sibérie, port dans la prov. et sur la mer de son nom, territoire du Littoral, à 9,700 kil, E. de S'-Pétersbourg; par 59° 20’ 10” lat. N., et 140° 53’ 30” long. E. ; 3,000 hab. Ecole de marine. Ce fut, jusqu’en 18 15, un entrepôt de pelle eries , transféré depuis à Ajausk ( V. ce mot au Supplément). — La province d'Okhotsk, entre celle d’Jakoutsk à l’O. et les mers d’Okhotsk et de Behring à l’E., est déserte et stérile; 20,000 hab. Houille, cuivre, argent, fer, cristal de roche. La pêche et la chasse sont les principales ressources des habitants ; annexée en 1858 au Littoral de la Sibérie Orientale.
okhotsk (Mer d’), mer formée par le Grand-Océan sur la côte N.-E. de l’Asie, entre le Japon, la Sibérie et le Kamtchatka; l'ile Tehoka et les Kouriles la ferment au S. et au S.-E. Tempêtes et brouillards fréquents.
OK Fl RI DA , anc. Lychnidus, v. forte de la Turquie d’Europe (Roumélie), à 176 kil. N. de Janina, à l’extrémité N.-E. du lac de son nom, que traverse le Drin; 2,500 hab. ! Evêché grec. Mines d'argent, de cuivre et de soufre. — Le sandjak ou livah d’Okhrida est à peu près l’ano. Dassarétie.
OKNA, nom de 2 bourgs, l’un en Moldavie, l’autre eu Valachie, riches en mines de sel gemme.
OKTAI-KHAN , le Tai-lsoung des Chinois, 3® fils de Gengis-khan , lui succéda en 1227, renversa la dynastie des Kin en Chine, soumit l’Arménie, Moscou, la Pologne, la Hongrie, et mourut en 1241. Avec lui s’arrêtèrent les conquêtes des Mongols. Son ministre Yé-liu-tchou-tsaï avait vainement tenté d’adoucir la férocité de ce peuple.
OLAFSEN (Magnus), savant islandais, né en 1573, m. en 1636, étudia à l’université de Copenhague, et fut pasteur de l’église luthérienne de Laufaas (Islande!. On a d» lui : Specimen le j ici runici , Copenh., 1650, in-fol.; une traduction latine de 1 ’Edda, etc.
olafsen (Etienne), m. en 1688, pasteur de Vallenaes (Islande ), a publié : Voluspa, philosophia antiqumima Norwaçjo-Danica,ilem Havamal , etc., Copenhague, 1665, in-4°r et traduit en latin VEdda de Snorro Sturleson.
olafsen (Eggert), naturaliste et voyageur islandais, né en 1721, m. eu 1768, fit ses études en Danemark, fut chargé, par l’Académie des Sciences de Copenhague, d’explorer son pays natal , et publia : Enarrationes historiées de Islandiœ nalurà et constitutions, Copenh., 1749, in-8°; Disputaliones duœ deortu et progressa superstitionis circa ignem Islandiœ sublerraneum , 1751, in-4°; Voyage en Islande, en danois, SorO, 1772, 2 vol. in-4°, trad. en franç. par Gauthier de La Peyronie, Paris, 1805, 5 vol. in-8° et atlas ; Chanologia islandica, traité des plantes potagères de l’Islande, Copenh., 1774, in-8°; Livre de l’agriculture , en islandais, HrapsO, 1783, in-8°, etc.
OLAHUS (Nicolas) , prélat hongrois, né en 1493 à Herinanstadt , m. en 1562, fut conseiller intime de Marie ( veuve de Louis II ), gouvernante des Pays-Bas, puis chancelier du roi Ferdinand , occupa les sièges épiscopaux de Zagrab et de Strigonie, fit obtenir aux Jésuites le collège de Tyrnau , 1560, et couronna Maximilien II à Presbourg. On lui doit une Histoire d’Attila, en latin, 1538, rééditée en 1763, avec deux opuscules : Compendiarium chronicon f et Hungaria, sive de origine gentis.
OLAN, montagne de France, dans un contre-fort des Alpes Cottiennes, entre les départements de l’Isère et des Hautes-Alpes ; 4,102 mèt. de hauteur.
OLAND. V. CEland.
OLARGUES , ch.-l. de cant. (Hérault), arr. et à 18 kil. N.- E. de S*-Pons; 770 hab. Aux environs, grotte à stalactites de Julio.
QLARIO , nom anc. d’ÛLERON.
ÔLARSO , v. d’Hispanie, chez les Vascons, au pied des Pyrénées. Auj. Oyarzo, vge voisin d’irun et de Fontarabie.
OLAU, v. des Etats prussiens (Silésie), à 25 kil. S -E. de Breslau, au confluent de l’Olau et de l’Oder; 4,300 hab. Culture du tabac. Château royal, avec galerie de tableaux.
OLA US, premier roi chrétien de Suède, né eu 984, m. en 1026, fut baptisé, ainsi que sa famille et plusieurs grands, du royaume, par le moine anglais Siegfrid, en 1008. Il perdit quelques provinces dans une guerre contre la Norvège.
olaus Ier, roi de Danemark, ne régna que sur la Jutie (Jutland), et périt dans un combat contre les Francs en 814.
olaus il , roi de Danemark, 3® fils de Suénon II , succéda à sou frere Canut IV, 1086, et mourut en 1095. On le surnomma Hunger (l’affamé), à cause d’une famine qui désola son règne.
olaus i®r, roi de Norvège, 994-1000, fils deTryggve, l’un des rois de ce pays, naquit dans l’exil , fut six ans prisonnier des pirates de la Baltique, vécut neuf ans à la cour de Vladimir le Grand à Novogorod, et se fit roi de mer à 19 ans. 11 se fit baptiser à Londres, à la cour d’Ethelred, qu’il soutint contre Canut le Grand , puis à Rouen , et reprit enfin la Norvège sur Eric, fils d'Haquin. Il soumit de plus le Groenland, les îles Féroë, l'Islande, et voulut, dans tous ses Etats, établir le christianisme; mais le Nord ne céda qu’à de violentes persécutions. Battu à Swolder par les rois de Suède et de Danemark, réunis aux fils d'Haquin , il se jeta à la mer; peut-être alla-t-il à Rome, puis en Terre-Sainte, mourir en anachorète. A. G.
olaus il, dit le Saint , roi de Norvège, 1017-31. Après quelques années de piraterie et des démêlés avec le roi de Suède, il recouvra son îoyaume sur les fils d’Haquin, fou la Drontheim , et combattit Canut le Grand, avec l’alliance d’Anand Jacob, roi de Suède. Battu, il s’enfuit en Russie, 1031, revint, et fut tué par les habitants de Drontheim, qui en firent un saint l’année suivante. A. G.
olaus m , surnommé Kyrre (le Pacifique), roi de Norvège, 1069-93. Resté seul roi après la mort de son frère Magnus II ( V. ce mot), il ordonna que, chaque année, un certain nombre d’esclaves fussent rachetés et affranchis par chaque district. Il fonda Bergen avec d’importants