‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 224 sur 864 · OLE · texte numérisé non relu

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privilèges commerciaux, organisa des associations religieuses, fit venir des ouvriers étrangers, introduisit l’usage des cheminées et des fenêtres à vitres, assura un revenu fixe au clergé, et commença la cathédrale de Drontheim.

olaus iv, roi de Norvège, 1103-1116, fils de Magnus III, régna avec ses frères Sigurd et Eysten.

OLAUS v, né en 1370, de Haquin VII , et de Marguerite, fille de Waldemar, succéda en Danemark à VValdemar en 1376, et en Norvège, en 1380, à son père, autrefois roi de Suède. Sa mère réunit après lui les trois couronnes. A. G.

OLAVIDE (Paul-Ant.-Joseph) , homme d’Etat espagnol, né à Lima en 1725, m. en 1803, vint achever son éducation à Madrid , et suivit, en qualité de secrétaire, le comte d’Aranda dans son ambassade en France. A son retour, il fut créé comte de Pilos par Charles IV, et nommé intendant de Séville. Il conçut alors le projet de défricher la Sierra-Morena, y appela des colons de toutes les nations, et surtout de l’Allemagne, et fit élever des hôtelleries, des villes même, dans ces lieux jusqu’alors déserts. Son adhésion aux doctrines des philosophes français le fit accuser d’hérésie : l’Inquisition le condamna à 8 aus de réclusion dans un couvent. S’étant échappé au bout de trois ans, il se retira en France. A la fin de sa vie, il revint en Espagne. On a de lui : le Triomphe de l'Evangile , ou Mémoires d'un philosophe converti , traduit en français, Lyon, 1805, 4 vol. in-8°, et 1821 , 3 vol.

OLBA, v. de l’anc. Asie-Mineure (Cilicie-Traehée), dans un canton appelé Cétide. Elle fut comprise dans l’Isanrie.

OLBEJA , v. d’Espagne (Andalousie), prov. et à 77 kil. S.-E. de Séville; 6,000 hab. Elève de porcs. Huileries.

OLBERNHAU , vge de Saxe, sur la Flohe, à 9 kil. S. -O. de Seida; 2,320 hab. Manuf. de glaces, d’armes, ouvrages en bois; aftinerie royale de cuivre de Grüntlial.

OLBERS (Henri-Guillaume-Mathias), médecin et astronome , né à ArLergen près de. Brême en 1758 , m. à Brême en 1840, a découvert deux planètes, Pallas en 1802, et Vesta en 1807. Il a émis l’idée que les petites planètes sont les éclats d’une plus grande qui a fait- explosion ; cette hypothèse, qui l’a dirigé dans la recherche de Vesta, n’a pas été admise par les astronomes. Olbers fut nommé associé étranger de l’Académie de sciences de Paris en 1829. On trouve quelques écrits de lui dans la Correspondance mensuelle du baron de Zach , et dans les Nouvelles astronomiques de Schumacher. V.

OLBIA , v. de la Sarma« e d’Europe, sur le Borysthène, près de sa jonction avec l’Hypanis ; colonie de Milet , d’où lui vint son autre nom de Miletopolis ; auj. Kasi-Kirman. — v. de Bithynie, la même qu’Astaeus (V. ce nom). — v. de Pamphylie, sur la côte S.- O. et le golfe de Pamphylie ; auj. Satalièh. — v. de Sardaigne, au N.-E. , fondée par des Tespiens; auj. Terra- Nuova. — v. de la Gaule (Narbonaise IIe), colonie de Marseille, sur la Méditerranée, à 1 E. de Telo-Martius (Toulon); auj. Eoube.

OLCADES, peuple d'Hispanie ( Tarraconaise ) , voisin des Carpétans.

OLCII1NIUM ou OLCINIUM, anc. v. de Dalmatie, vers les confins de l'Illyrie, sur la mer Adriatique; auj. Dulcigno.

Oi.D , c.-à-d. vieux en anglais; OLDland, vieille terre.

OLDENBOURG, v. d’Allemagne, capit. du gr. -duché d’Oldenbourg, à 310 kil. N. de Francfort-sur-Mein, 38 O. de Brême, sur la limite, par 53" 8' 19" lat. N., et 5» 52' 59" long. E. ; 10,000 hab. Château ducal, gymnase, école militaire, archives, bibliothèque. Patrie de l’historien Woltmann et du philosophe Herbart. Fabr. de tabac et de boug;e stéarique. Il y a, dans les environs, des monuments de l’antiquité païenne. — Oldenbourg a été fondé par le comte Christian 1er, en 1155, détruit par un incendie, en 1676, et embelli parle roi Christian VI, 1737.

Oldenbourg (Grand-duché d’), Etat de la Confédération allem. du N., borné au N. par la mer du Nord, et des autres côtés par le Hanovre; ch.-l., Oldenbourg. Superficie, Md9 k.l. earr. ; 295,359 hab. (73,000 oathol.). H se compose du duché d’Oldenbourg proprement dit, divisé en 6 cercles, des seigneuries de Jever et de Kniphausen, de la principauté de Lübeck, enclavée dans le Holstein, et (le la principauté de Birkenfeld, enclavée dans la Prusse rhénane. Climat froid; sol assez fertile en blé, légumes, houblon, navette; belles forêts; vastes pâturages; pêche abondante sur les lacs. Elève de chevaux (export, annuelle de 5,000 chevaux); bétail, abeilles. Industrie peu active. Le neuve principal est le Weser. Revenu de l’Etat : 9 mila/vfo u ■’ publique: 16 millions de fr. ; force armée :

4,048 hommes. L’Oldenbourg eut une voix à la Diète ger- I

manique; joint aux deux duchés d’Anhaltetaux deux principautés de Schwarzbourg,ileutlal5evoixàla diète ordinaire. — L’Oldenbourg était, dans les temps les plus reculés, habité par les Frisons et les Saxons; il devint, au xne siècle, un comté, dont les titulaires ne furent comtes souverains qu’après la chute de Henri le Lion , duc de Saxe. Le comte Christian VIII, élu roi de Danemark en 1448, de Norvège en 1450, de Suède en 1458, duc de Slesvig et comte de Holstein en 1460, fut la tige de la maison d’Oldenbourg actuellement régnante en Danemark. Son frère Gerhard prit alors possession du comté d’Oldenbourg. En 1499, le comte Jean XIV conquit le pays des l’risonsBudjadingiens ; Anton Gonthiery ajouta le comtéde Delmenhorst. La maison d’Oldenbourg s’étant éteinte avec lui en 1667, le comté échut, en vertu du traité de Rendsbourg, 1649, à Frédéric III, roi de Danemark, sauf la seigneurie de Jever, léguée à son neveu, et celle de Kniphausen, léguée à son fils naturel. Le roi Christian VII de Danemark donna, en 1773, l’Oldenbourg et Delmenhorst au grand-duc Paul, plus tard empereur de Russie, en échange de la partie du Holstein appartenant à la maison de Gottorp. Paul céda immédiatement l’Oldenbourg à son cousin, le prince-évêque Frédéric-Auguste de Lubeck (de la ligne cadette de Gottorp), qui fut la tige de la 2# branche de la maison de Holstein-Eutin. L’empereur Joseph II confirma cet échange, 1777, et érigea l’Oldenbourg eu duché. Le duc Pierre -Frédéric-Louis, tuteur de l’imbécile Pierre-Frédéric-Guillaume , entra, en 1808, dans la Confédération du Rhin, et, en 1810, Napoléon Ier incorpora l’Oldenbourg à son Empire. La ligne aînée d’Oldenbourg ne consentit pas à cette absorption, et refusa tout dédommagement. Après la campagne de 1813, Pierre- Frédéric-Louis retourna dans son pays; il reçut du congrès de Vienne quelques districts du Hanovre et du département de la Sarre, puis, en 1817, la principauté de Birkenfeld, et. en 1818, la seigneurie de Jever. Depuis la mort de Pierre-Frédéric-Gnillaume, 1823, il régna en son propre nom. Son fils, qui est mort en 1853, Paul-Frédéric- Augnste, lui succéda en 1829, et prit le titre de grandduc, que le congrès de Vienne avait déjà conféré à son père. En 1849, 1 Oldenbourg obtint une Constitution, qui a été revisée en 1852. - E. S.

Ol.DENBUKG (Henri), physicien, né d’une famille noble, à Brême, en 1626, m. à Charlton en 1678, suivit à Oxtord un jeune seigneur anglais, son élève, se lia avec les savants qui formèrent la Société royale des sciences de Londres, et devint associé et secrétaire de cette Société. Il a publié les 4 P'® années des Transactions philosophiques, de 1664 à 1667, 4 voi. in-4°, et les a enrichies de plusieurs morceaux. V. notre Dict. des lettres, au mot Transactions.

ULDENBURGER ( Philippe-André ) , publiciste, né dans le duché de Brunswick, visita les différents Etats de l’Europe, et mourut en 1678, à Genève, où il avait ouvert une école d’histoire et de droit public. On a de lui : Itinerarium Germaniœ polilicum, 1668, in- 12; Nolitia Imperii, sive Discursus in instrumenlum pacis Osnabrugo-Monaslenensis , 1669, in -4°; Thésaurus rerum publicarum totius orbis , 1675,

OLDESLŒ, v. de Prusse (Holstein), sur la Trave, à 14 kil. S. -S.-E. de Segeberg ; 3,774 hab. Saline royale de Travensalze ( 20,000 quintaux métriques de sel chaque année |. Sources sulfureuses, sources salées et bains.

OLDHAM, brg et paroisse d’Angleterre (Lancaster), ù 10 kil. N.-E. de Manchester; 72,334 hab. Manuf. de coton, tissage de soie, fabr. de chapeaux et de futaines. Aux environs, riches mines de houille.

OLD-SAllUM, Sarbiodunum, brg d’Angleterre (Wilts), à 3 kil. N. de Salisbury. Anc. forteresse, garnison romaine, colonie saxonne, entouré, par Alfred le Grand, de murs dont on voit des restes ; siège d’un évêché normand, qui fut transféré à Salisbury au commencement du xm« siècle, et dès lors fort abandonné. Tombé en ruines et réduit auj. à une seule ferme comptant 698 électeurs en 1840, il n’a pas cessé d’envoyer, depuis la 23e année d’Edouard Ier, 2 députés au parlement.

OLEAR1US (Adam), en allemand OFAschlœger, voyageur et savant, néen 1600 à Aschersleben (Anhalt), m. en 1671, étudia à Leipzig, et devint bibliothécaire du duc de Holstein-Gottorp, qui lui confia, en 1633, une mission auprès du tzar à Moscou, et, en 1635, une autre mission en Perse. ’ Après son retour, il publia : Voyages en Moscovie, Tar tarit et Perse, Slesvig, 1647, in-fol., trad. en français par VVicquefort, Paris, 1656-59-66, in-4°, et Amsterdam, 1726,2 vol. in-fol. On lui doit aussi des traductions du Gulistan , de Saadi, 1654, et des Eables de Lokman.

olearius (Gottfried), professeur de langue ' grecque

OLG

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et latine et de théologie à Leipzig, né dans cette ville en 1672 , m. en 1715 , donna une lionne édition de Philostrate, grec-lat. , avec notes, 1709, in-fol.; une traduction latine de l' Histoire de la philosophie de Th. Stanley, 1712, 2 vol. in-4°; et une Histoire romaine et d’Allemagne , 1699 , in-8°.

OLEG, prince russe, tuteur du jeune Igor, fils de Rurik, garda pendant 34 ans la régence. Il conquit, en 882, les villes de Kiew, Smolensk et Lioubitch, soumit, en 885, les Drewliens, les Sévériens et les Radiinitches , et alla, en 904 , avec une flotte de 2,000 bateaux , rançonner Constantinople, sous le règne de Léon IV le Philosophe. Il mourut eu 912. Pl.

oleg , un des fils de Swiatoslaf Ier, eut en apanage, à la mort de son père, 973, le pays des Drewliens, et fut tué en 977 à la bataille de d’Ovroutch contre son frère Iaropolk Ier.

oleg , fils de Swiatoslaf, prince de Wladimir, et petit-fils d’Iaroslaf Ier, fut dépouillé et enfermé par ses oncles dans un château-fort, s’échappa , se ft prince de Tmoutarakan, réunit des bandes de Polovtses, battit Swiatoslaf II en 1078, prit à Swiatopolk II Tchernigov, Riazan et Mourom, assiégea vainement Kiew en 1096, et mourut en 1124.

OLEKMA ou OLOKMA , riv. de la Russie d’Asie (Sibérie), sort des monts Jablonoï (gouvernement d’Iakoutsk), coule au N., et se jette dans la Léna, rive dr. Cours d’environ 800 kil. , navigable sur 500.

OLEN , prêtre et poète grec , antérieur à Orphée , était de Xanthe en Lycie , ou , selon d'autres , de Sarmatie. On lui attribue l’institution de la religion d’Apollon à D dos, et l’invention du vers hexamètre. Dans les fêtes solennelles de Delphes et de Délos , on chantait des hymnes composés par lui.

ULENUS, v. du Péloponèse (Achaïe) , sur la mer de Crissa , entre Dymes à l’O. et Patras à l’E. ; une des 12 villes de la confédération achéenne. Bâtie , disait-on , par Olène , fils de Jupiter.

OLERON, Uliarius , Olario , Olero, île de France, arrondissement de Marennes ( Charente-Inférieure ), dans l’océan Atlantique, vis-à-vis les embouchures delà Seudre et de la Charente ; séparée de l’ile de Ré par le pertuis d’Antioche, et du continent (à 11 kil.) par la passe de Maumusson ; 29,600 hect. ; 30 kil. sur 10; 60 kil. de tour ; 20,000 hab. ; v. principales, St-Pierre-d’Oleron et Châteaud'Oleron. Sol assez fertile en céréales, légumes, vins; exploitation de marais salants. Cette île appartint longtemps aux comtes d’Anjou et aux ducs d’Aquitaine; réunie à la couronne sous Charles V, prise ensuite par les Anglais, reconquise sous Charles VII, elle fut fortifiée par Louis XIV. Sous la Convention , on la nomma ile de la Liberté. — Le recueil de coutumes maritimes, nommé Rôles ou Jugements d’OIernn , attribué aux Flamands , à Richard Ier d’Angleterre, à Othon de Saxe, seigneur d’Oleron en 1196, à Eléonore de Guyenne, et adopté en France, en Angleterre en Espagne , a été écrit probablement vers la fin du xie siècle, confirmé encore en 1479, et conservé jusqu’à nos jours comme droit subsidiaire en Angleterre. Alphonse X l’a suivi dans les Siete Partidns , 1266. V. l’édition de Pardessus , dans les Us et coutumes de la mer.

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