‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 226 sur 864 · OLIVA I FEREZ D’). V. FEREZ · texte numérisé non relu

OLIVA I FEREZ D’). V. FEREZ

OLIVARES (Gaspard -Guzman, comte-duc d’) , né à Rome, de l’ambassadeur d’Espagne, en 1587, m. en 1643, fut ministre d’Espagne sous Philippe IV, de 1621 à 1643. Esprit entreprenant et brouillon , il exagéra encore le système de politique auquel on était revenu à la fin du règne précédent : non content des affaires que lui léguait le duc i’Uzeda , la Valteline à conserver, la maison d’Autriche à soutenir en Allemagne, il ne manqua pas, la trêve de douze ans expirée, lfifil , de reprendre la guerre contre les Provinces-Unies. Partout il trouva comme obstacles le génie et l’énergie de Richelieu : l’intervention armée de la France, 1624, rendit la Valteline aux Grisons; elle soutint de ses subsides les Hollandais , qui surent défendre leur indépendance ; enfin , la prise de Trêves et l’enlèvement de l’électeur, protégé de la France, fournirent à Richelieu, 1635, l’occasion de commencer une guerre où , après avoir chassé les Espagnols de la France envahie (Corbie, 1636 ), il ruina leur marine par la main de ses alliés de Hollande (bataille des Dunes, 1639) , et soutint contre eux la Catalogne et le Portugal révoltés, 1640. Ce fut après tous ces revers qu’Olivarès fut disgracié, 1643, et remplacé par son neveu , Louis de Haro. Il mourut quelques mois après. R.

olivarès, brg d’Espagne (Andalousie! , prov. et à 15 kil. O. -N. -O. de Séville; 2,400 hab. Titre d’un comté. Palais des comtes-ducs d’Olivarès.

OL1VENZA, v. forte d’Espagne (Estramadure), prov. et à 25 kil. S.-S.-O. de Badajoz; 7,178 hab. Les Espagnols la prirent aux Portugais en 1657, et la rendirent en 1668 ; elle revint à l’Espagne en 1801. Prise par les Français en 1811 ; les traités de 1815 la donnaient au Portugal ; mais l’Espagne l’a gardée.

OLIVET (Joseph Thoulier, abbé d’) , traducteur et grammairien, né à Salins en 1682, m. à Paris en 1768, entra d’abord chez les Jésuites, mais les quitta quelque temps après, ne se sentant pas le courage d’aller à Rome, pour y recueillir des documents relatifs à une histoire de la Société, que ses supérieurs l’avaient chargé d’écrire. Il se livra tout entier aux lettres, et fut reçu membre de l’Académie Française en 1723. Il y reçut lui-même Voltaire, son ancien élève. Il a donné des éditions de Cicéron, Paris, 1740-42, 9 vol. in-8°; des Poemata didascalica , ibid. , 1749, 3 vol. in-12; des traductions du de Naturd deorum de Cicéron, 1721, 3 vol. in-12; des Pliilippiques de Démosthène et des Catilinaires , 1727, in-12; une Histoire de l’Académie Française , Paris, 1729, 2 vol. in -4° ; un Traité de la prosodie; des Essais de grammaire; des Remarques grammaticales sur Racine, 1738, in-8°, etc. Quoique traducteur fidèle et écrivain correct et pur, d’Olivet manque souvent d’élégance, de force et de chaleur. C. N.

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