‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 227 sur 864 · OLIVET (FABRE D’). V. FABRE · texte numérisé non relu

OLIVET (FABRE D’). V. FABRE

olivet (saint-martin d’ ) , brg (Loiret) , arr. et à 5 kil. S. d’Orléans; 1,342 hab. François, duc de Guise, pendant qu’il assiégeait Orléans, y fut assassiné par Poltrot de Méré, en 1563. Comm. de vins; fromages estimés; cristaux, dits diamants d’Olivet ; chaufourneries. Près de là , château de la Source.

OLIVÉTAINS, congrégation de moines, fondée en 1319 par Bernard Tolomei , Ambroise Piccolomini et Patrice Patrici, sur le mont Oliveto, près d’Arezzo, avec la règle de saint Benoît.

OLIVÉTAN (Pierre-Robert), parent de Calvin, né à Noyon vers la fin du xv" siècle, m. à Ferrare en 1538, fut un des premiers à propager les idées de Réformation à Genève, où il était précepteur. Il publia à Neufchâtel, 1535, une traduction française de la Bible , qui n’est que la version retouchée de Lefèvre d’Etaples.

OLIVETO, v. du royaume d'Italie, province et à 51 kil. E. de Potenza, 42 S.-O. de Matera; 1,123 hab.

OLIVIER (François), fils de Jacques Olivier de Leuville, 1« président du parlement de Paris sous Louis XII et François Ier, né à Paris en 1497 , m. en 1560, fut successivement avocat, conseiller au grand-conseil, maître des requêtes, 1536, chancelier de Marguerite de Navarre pour le duché d’Alençon, président à mortier au parlement de Paris, 1543, chargé des sceaux, 1544, enfin chancelier de 1 rance, 1545, en remplacement de Poyet. Judicieux, loyal, très-versé dans la jurisprudence et la philosophie, intégré et d’une austérité voisine de la roideur, il fut chargé de plusieurs ambassades, notamment à Spire, 1541 et 1544, puis à Bruges, 1545, auprès de Charles-Quint, et signala son administration par de sages règlements de

police générale ( entre autres contre le port d’armes et la mendicité ) ; mais il s’attira , par la préparation de lois somptuaires, la haine des courtisans et l’hostilité de Diane de Poitiers, qui ne pouvait lui pardonner ses mœurs sévères et les entraves mises par lui aux libéralités de Henri II. Accusé de laisser la guerre chômer d’argent, et de repousser systématiquement tous les projets de finance onéreux au peuple, sans en imaginer de nouveaux, il résigna les sceaux, en conservant le titre de chancelier, 1550. C’est avec ce rang que, pendant l’absence de Henri II, 1551-52, il fut membre du conseil royal adjoint au cardinal de Bourbon, lieutenant-général du royaume. Sauf cette occasion et celle où il dut donner, en 1555, au cardinal de Lorraine, au connétable de Montmorency, à Marillac, Morvilliers et L’Aubespine, des Mémoires au sujet des négociations entamées avec l’Espagne sous la médiation de Pôle et de 1 Angleterre, il vécut dans la retraite à Leuville, terre près de Montlhéry, appelée par L’Hôpital le temple de la Justice. Rappelé aux affaires, sous François n, 1559, par le cardinal de Lorraine, qui voulait s’abriter sous un nom respecté , Olivier montra une grande et patriotique vigueur, en déclarant, en 1559, en facelle l’évêque de Trente, qui réclamait pour Ferdinand Ier les Trois- Evêchés, qu’on devait couper la tête à qui favoriserait les prétentions de l'étranger, et maintint l’indépendance de la magistrature par l’édit de 1560, qui réservait aux parlements et tribunaux le droit de présenter, en cas de vacance dans leur corps, 3 sujets entre lesquels le roi devrait choisir. Mais , bien que partisan de la tolérance comme L’Hôpital, il consentit à faire les informations sur les crimes imputés aux huguenots et à leur donner la plus grande publicité, à présider la commission qui jugea Anne Dubourg, et, même après avoir rédigé avec Coligny un acte d’amnistie en faveur des protestants , à autoriser des chambres ardentes, à sceller les lettres-patentes par lesquelles Guise se faisait donner la lieutenance-générale du royaume, enfin à s’associer aux violences par lesquelles les princes lorrains se vengèrent de la conspiration d’Amboise, 1560. Les amers reproches des victimes plongèrent bientôt le vieillard dans une noire mélancolie ; à ses derniers moments, il refusa de recevoir le eardinal. A. C.

olivier ( Guill. -Antoine ), entomologiste, né à Fréjus en 1756 , m. à Lyon en 1814, reçut dü ministre Roland, en 1792, une mission en Perse avec Bruguière, et en revint, en 1798, avec de riches collections sur toutes les parties de l’histoire naturelle. Il fut admis à l’Institut en 1800. On lui doit, outre des Mémoires sur l'entomologie, l’agriculture et la botanique, insérés dans la collection de l'Institut et autres recueils scientifiques : Histoire naturelle des coléoptères, 1789-1808, 6 vol. in-4° et 363 pl.; Dictionnaire de l'histoire naturelle des insectes , dans l’ Encyclopédie méthodique, 1789-1819, 9 vol. in-4° (avec Mauduyt, Latreille et Godard ) ; Voyage dans l’Empire ottoman, l'Egypte et la P'rse, 1802-1807, 3 vol. in-4° ou 6 vol. in-8° et atlas.

olivier (Théodore), mathématicien, m. en 1853, s’est occupé principalement de la géométrie descriptive. Il a développé et introduit dans l’enseignement les méthodes de construction fondées sur le mouvement des figures et les changements des plans de projection. Il fut un des professeurs -fondateurs de l’Ecole centrale de Paris, et professeur au Conservatoire des arts et métiers de la même ville. Outre les Mémoires sur la géométrie qu’il a publiés dans le Journal de T Ecole polytechnique , on a de lui : Cours de géométrie descriptive, 2 vol. in-4°, avec planches ; Développements de géométrie descriptive, 2 vol. in-4° ; Compliments de géométrie descriptive , 2 vol. in-4° ; Applications de lu géométrie descriptive aux ombres, à la perspective, etc. , 2 vol. in-4°; Applications de la géométrie descriptive à la coupe des pierres et d la coupe des bois, 1 vol. in-4°. V.

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