‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 229 sur 864 · OLT · texte numérisé non relu

OLT

— 1958 — OLY

OLLIUS , nom latin de I'Oglio.

OLMEDO , v. d’Espagne (Léon), prov. et à 43 kil. S. de Yalladolid ; 2,812 hab. Distilleries; comm. de bois.

OLMETO, ch.-l. de cant. (Corse) , arr. et à 18 kil. N.-O. de Sartène; 1,831 bab. Aux environs, bains thermaux sulfureux de Baraci. Granits, huile.

OLM1-E-CAPELLA , ch.-l. de cant. (Corse), arr. et à 35 kil. E. de Calvi ; 857 bab.

OLMISCH. V. Ai.missa.

OLMUTZ, en morave Holomauc , en latin Olomutium , Olomaca , Eburum, v. forte de la Moravie autrichienne, sur la rive dr. de la March , à 64 kil. N. -F. de Brünn , 224 de Vienne; 14,000 bab. Archevêché depuis 1777 ; Université fondée en 1527 , transférée à Brünn en 1778, et réinstallée à Olmutz en 1827 ; bibliothèque, académie, gymnase. Ville bien bâtie; on remarque la cathédrale gothique, l’église de S1- Maurice, le palais archiépiscopal, l’hôtel-de-ville , l’arsenal, l’hôpital. Fabr. de lainages et de toiles. — Olmutz est de fondation romaine; elle repoussa les Mongols en 1241, et Frédéric II en 1758; elle fut prise et pillée par les Suédois dans la guerre de Trente - Ans, 1642. La Fayette y fut détenu de 1794 à 1797. L’empereur François-Joseph, retiré à Olmutz en 1848 après l’insurrection de Vieillie, y a donné une constitution, le 4 mars 1849. — Le cercle d’Olmütz, un des 6 de la province de Moravie, au N.-O., touche à la Bohême et à la Silésie; 463,710 hect. ; 120 kil. sur 100 : fer, alun, grains, bestiaux, toiles, lainages; 434,818 hab.

OLNE, v. de Belgique (Liège), à 10 kil. O. de Verriers ; 2,874 hab. Armes, fils de laine, draps ; fouleries, clouteries.

OLNEY , brg et paroisse d’Angleterre, comté et à 25 kil. E.-N.-E. de Buckingham, sur l’Ouse; 3,400 hab. Dentelles, soieries, bonneterie.

OEOESSA , nom primitif de l’ile de Rhodes.

OLOKMA. V. Oleicma.

OLOMACA, OLOMUTIUM, noms latins d’OLMUTZ.

OLONA, riv. d’Italie, affluent du Pô, passe à Milan. Sous le 1er empire français, elle donna son nom à un département du royaume d'Italie, ch.-l. Milan.

OLOXETZ ou OLONEJE, v. de la Russie d’Europe, sur l'Olonka, dans le gvt de son nom , à 160 kil. S. de Pétrozavodsk ; 8,000 hait. Fer, cuivre, pelleteries. Pierre le Grand y eut son premier chantier de vaisseaux pour Sl-Pétersbourg. — Le gvt d’Olonetz est situé dans la Grande-Russie, entre ceux d’Arkhangel au N., de Vologda à l’E., de Novogorod au S., et la Finlande à l’O. ; 146,178 kil. carr. ; 287,354 hab. Ch.-l., Pélrozavothlt. Divisé en 7 districts. Pays plat, peu fertile, i.acs Ladoga et Onéga. Climat très-froid. Fer, cuivre, marbre. Belles forêts.

OLONNA1S (Jean-David Nau, dit F), fameux flibustier, né aux Sables-d’Olonne, était le chef des aventuriers réunis dans l’ile de la Tortue, et mérita le surnom de l-'léau des Espagnols. Il fut pris et mangé par les Indiens en 1667.

OLONNE, brg (Vendée), arr. et à 5 kil. N. des Sablesd’Olonne, sur l’Atlantique; 545 hab., presque tous pêcheurs. Fabr. de toile à voiles. — Autrefois fortifié, et titre a'un comté qui appartint aux La Trémoille. Pris et ruiné par La Noue en 1570.

7I.ONNE (i.ES SAULES d’). r\ SABLES-D’OLONNE (LES).

Ol ONZAC, ch.-l. de cant. (Hérault), arr. et à 32 kil. S. de S1- Pons; 1,669 hab.

OLORON, Iluro, s.-préf. (Basses-Pyrénées), à 32 kil. S. -O. de Pau, au confl. des Gaves il’Aspe et d’Ossau, qui | forment celui d’Oloron, et près de la belle vallée d'Aspe; j 7,533 hah.Trib. de lre inst. et de commerce. Collège, bibliothèque. Commerce de laines, peaux de moutons, bestiaux, jambons dits de Bayonne; fabriques de draps, peignes en buis à la mécanique, lainages , bonneterie, souliers, | métiers à bas, tréfileries, tanneries, etc. Dépôt de bois de mâture. — Cette ville, jadis siège d’évêché, fut ravagée au vin* siècle par les Sarrasins et les Normands; Centule IV, vicomte de Béarn, la releva vers 1080, et bâtit les deux églises, encore existantes, de Sle-Marie et de Sle-Croix.

olouon (Gaved’). V. gave.

OLOT, v. d’Espagne (Catalogne), prov. et à 66 kil. N.-O. de Gironc, et près de la frontière de France, au pied oes Pyrénées. Fabr. de soieries, toiles, cotonnades, papier, savon, cuirs, chapeaux; 10,262 hab.

OLS, v. des Etats prussiens. V. Œr.s.

OI.SNITZ, v. du royaume de Saxe, à 40 kil. S. -O. de Zwickau, sur la rive dr. de l'Elster; 4,566 hab. Draps, bonneterie, cuirs. Pêche de moules à perles dans l’Elster. Près ne la, anc. château de Voigtsberg.

QLTEN, Ullinum , v. de Suisse, cant. et à 35 kil. N.-E.

de Soleure, port sur l’Aar; 1,650 hab. Bonneterie. Antiquités romaines.

OLTEN1TZA, vge des Principautés-Uuies (Valachie), à 50 kil. S.-E. de Bukharest; célèbre par une victoire des’ Turcs sur les Russes, le 4 novembre 1853.

OLTIS , nom anc. du Lot.

OLVERA, Ilipa, v. d’Espagne (Andalousie), prov. et à 84 kil. E.-N.-E. de Cadix; 6,000 hab. Huileries. Vieux château-fort.

OLVIOPOL , v. de la Russie d’Europe, gvt et à 350 kil. O -S.-O. deKherson,surla rive gauche du Boug; 2,600 hab.

OLYBRIUS (Anicius), époux de Placidie, fille de Valentinien III, fut général des armées de l’empereur Léon Ier. Envoyé en Occident pour soutenir Anthémius contre le rebelle Ricimer, 472, il accepta la pourpre des mains de ce dernier, mais mourut peu de mois après. 11 était aussi incapable que plein de jactance.

OLYMPE, Olympus, chaîne de montagnes de la Grèce, extrémité des monts Cambuniens, entre la Thessalie et la Macédoine, passait pour la résidence des dieux; point culminant : 2,972 mèt. de hauteur; auj. Lac ha , Elymbos ou Semaval-Evi.

olympe, petite chaîne de montagnes en Asie-Mineure, dans la Bithy nie occidentale, sur les confins de la Phrygie et de la Mysie; 400 mèt. de hauteur. Auj. Kechich-dayli (montagne du moine). La tribu des Tolistoboies soutint contre les Romains un combat sanglant, en 89 av. J -C. , au pied d’un autre Olympe (auj. Ala-dagh), sur les confins de la Bithynie et de la Galatie. — Il y avait enfin , en Lycie, un volcan Olympe, près de Phasélis, ou plutôt un ancien volcan, surmonté d’une forteresse et d’un temple de Vulcain; auj. lassar-dagh.

olympe (Sainte), née en 368, m. en 410, épousa Nébride, préfet de Constantinople, devint veuve au bout de 20 mois, et vécut dès lors dans la pratique de toutes les vertus chrétiennes. Fête, le 17 décembre. — Une autre b!e Olympe est honorée le 12 janvier.

OLYMPIADE, période de 4 années, qui s’écoulait entre deux célébrations consécutives des jeux olympiques. Les anc. Grecs comptaient les années par Olympiades, et chacune de ces années commençait au solstice d’été. La lre Olympiade correspond à l’an 776 av. J.-C.; c’est l’année où les jeux Olympiques furent reconstitués, et où Corcebus fut vainqueur. Le computpar Olympiades fut aboli en 395, la 16e année du règne de Théodose le Grand : on commença alors à compter par indictions ( V. ce mol) ; nous trouvons encore néanmoins, dans des actes des Xe et xie siècles, le comput par Olympiades ; mais ce terme n’a que la signification synouymique d’un espace de 4 ans, pour exprimer la date annuaire de règne d’un prince, à la suite du millésime de l’année de l’incarnation du Seigneur, marquée en lettres ou en chiffres. Voici le tableau des Olympiades grecques rapportées aux années avant et après J.-C., jusqu’à la 200e Olympiade :

Olympiade.

Année.

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