‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 237 sur 864 · ORI · texte numérisé non relu

ORI

kil. E. d’Ipswich, près de la pointe dite Orfordncss ; 1 ,400 hab. Restes d’un anc. château -fort. Pêcheries d’huîtres.

orford (Edouard rdssel, comte d’). V. russel.

ORGAZ , Althœa , v. d’Espagne (Nouvelle-Castille), prov. et à 26 kil. S.-E. de Tolède; 2,900 hab. Salpêtre, gros draps, lainages.

ORGE, riv. de France ( Seine-et-Oise) , naît près de Dourdan, passe à Arpajon, reçoit la Remarde et l’Yvette, et se jette dans la Seine, rive g., au S.- O. de Villeneuve' SMjfeorges. Cours de 50 kil.

ORGELET, ch.-l. de cant. (Jura), arr. et à 20 kil. S. de Lons-le-Saunier; 1,599 hab. Autrefois place forte. Fabr. de fromages dits de Gruyères; tanneries. On remarque les ruines du château, des restes de remparts, le pont de la Pyle, et la tour de Meir.

ORGERES, ch.-l. de cant. (Eure-et-Loir) , arr. et à 28 kil. N.-E. de Châteaudun ; 235 hab. Etablissement pour le traitement des animaux malades.

ORGÉTORIX, noble et riche Helvétien, qui, l’an 57 av. J.-C., forma le dessein de s’emparer de l’autorité souveraine, persuada à ses compatriotes d’abandonner le pays qu’ils occupaient entre le Rhin et les Alpes, en leur promettant de les mettre en possession des riches campagnes de la Gaule. Ses projets ambitieux furent découverts ; on le mit en accusation ; il se déroba au jugement, mais mourut presque aussitôt, 55 av. J.-C.

ORGIES, Orgia (du grec orge, exaltation de l’âme), nom donné aux fêtes de Bacchus, où les assistants étaient transportés d’une fureur sacrée. On appliquait aussi ce nom aux fêtes de Cérès et â celles des Cabires.

ORGON, ch.-l. de cant. (Bouches-du-Rhône), arr. et à 34 kil. N.-E. d’Arles, sur la rive g. de la Durance, au pied d’une montagne; 1,764 hab. Ruines d’un château-fort, démoli par ordre de JLouis XI ; restes d’un aqueduc romain. On remarque les écluses et la voûte souterraine du canal de Boisgelin. Comm. de vins, blé, avoine, soie.

ORGYE , mesure de longueur des anc. Grecs , valant 6 pieds (1 mèt. 85 c.) , ce qui la faisait nommer aussi hexapode.

ORIA , v. du royaume d’Italie (Province de Lecee ), â 38 kil. E. deTarente; 6,403 hab. Evêché. Fondée au XVe siècle par des Grecs après la prise de Constantinople.

oria, v. d’Espagne (Andalousie), prov. et à 63 kil. N. d’Almeria; 5,550 hab. Lainages.

ORIANI (Barthélemy), astronome, né eu 1752 à Garignauo près de Milan, m. en 1832, étudia chez les Barnabites de Milan , entra dans les ordres, fut attaché, dès l’âge de 23 ans, à l’observatoire de Brera, se lia avec Herschell dans un voyage à Londres, refusa les offres du 1er consul Bonaparte, qui voulait l’attirer à Paris, ainsi que l’évêché de Vigevano, fut chargé par Eugène Beauharnais, vice-roi d’Italie, de mesurer l’arc du méridien entre Rimini et Rome, et exécuta encore, avec le baron Zach , la mesure du méridien entre Milan et Gênes. Il a laissé de nombreux travaux insérés dans les Ephémérides astronomiques de Milan de 1778 à 1831, entre autres, une Trigonométrie sphéroidique. M. V — i.

ORIBASE, médecin grec du ive siècle, né à Pergame, ou , selon d’autres, à Sardes, devint l’ami de l’empereur Julien en facilitant son élévation au trône, fut nommé par ce prince questeur de Constantinople , et l’accompagna dans sa campagne de Perse. Exilé par Valentinien Ier, il fut rappelé par Arcadius, qui lui rendit ses dignités. Oribase a laissé un grand ouvrage de médecine, vaste compilation en 70 livres ; nous n’en possédons que 22, dont 9 sont en grec. Ces derniers furent publiés, sous le titre de Collcctanea artis medicœ, à Paris, 1556, in-fol.; la trad. latine d’Oribase par Razarius a paru dans la collection d’H. Estienne. MM. Bussemaker et Daremberg en ont publié une traduction française, avec le texte grec et des notes, Paris, 1851-62, 4 vol. in-8“ ; il y en aura 6. D— G

ORICELLARIUS, nom latinisé de Rgccellaï.

ORICHALQUE, Aurichalcum , ou mieux, Orichalcum , métal des anciens, qu’on a evu d’abord composé d’or et de cuivre, et qui n’était qu’un alliage de cuivre et d’étain , ou de cuivre et de zinc.

ORICHOVIUS , nom latinisé d’ORZECHOWSKi.

ORICUM, v. de l’anc. Epire, sur la mer Adriatique, au fond d’un golfe à la frontière d’Illyrie. Fondée, dit-on , par une colonie venue de Colchide, elle fut la résidence d’Hélénus et d’Andromaque après la guerre de Troie.

ORIENT (Empire d’), un des deux empires romains formés après la mort de Théodose le Grand , en 395. Il dura jusqu’en 1453, et fut encore connu sous les noms de Bas-Empire, Empire grec ou byzantin , Empire de Constanti- I -iovle. A son origine, il était divisé en préfectures, dio-

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eèses et provinces, ainsi que Constantin l’avait établi, de la manièie suivante :

Préfecture d'Illyrie.

Dacie lre et 2®.

Mésie lrc.

Dardanie.

Prévalitane.

Macédoine.

Diocèse ) Thessaliede Macédoine, Spires ( anc et nouv.).

j Achaie ou Grece.

[ Ile de Crète.

Diocèse de Dacie,

Préfecture d'Orient.

Diocèse de Thrace,

Diocèse d’Asie,

Diocèse

ou comté d’Orient,

Diocèse de Pont,

Diocèse d’Egypte,

Mésie 2e.

Thrace.

Hémimont.

Rhodope.

Europe.

Petite Scythie.

Proconsulat j d’Asie.

Vicariat

d’Asie,

Isaurie.

Cilicie (plus tard subd. en 2).

Phénicie maritime et du Liban.

Syries consulaire, salutaire, euphratésienne.

Palestines lre, 2e, 3e et 4®.

Arabie.

Osroène.

Mésopotamie.

Cypre.

Bithynie.

Honoriade.

Paphlagonie.

Hellénopont.

Pont-Polémoniaque.

Galaties lr® et 2e.

Cappadoces lre et 2®.

Arménies lre et 2e.

Egypte propre.

Libyes B® et 2e.

Augustamnique.

Arcadie ou Heptanomide.

Thébaïde.

flenespont.

Les Iles.

I Lydie.

Carie.

Lycie.

Pamphylie.

Pisidie.

Lycaonie.

Phrygies Pacatiane V et Salutaire.

L Empire d’Orient, en proie aux discordes des princes, aux querelles théologiques engendrées par de nombreuses hérésies , aux vices d’une civilisation corrompue , mena toujours une existence assez misérable. Plus heureux que celui d’Occident, protégé d’ailleurs par la chaîne des Balkans, et par de nombreuses forteresses que les Barbares étaient inhabiles à assiéger, il échappa presque complètement aux invasions du v« siècle ; Alaric et Attila ne firent que passer, et les Perses, qui attaquaient à l’E., n'allèrent jamais au delà des provinces riveraines de l’Euplirate. Justinien augmenta même l’Empire par la conquête de 1 Afrique septentrionale sur les Vandales, de l’Italie sur les Ostrogoths, et d’une partie du littoral oriental de l’Espagne sur les Wisigoths. Cette prospérité fut passagère : dès la 2® moitié du vie siècle, les possessions espagnoles furent abandonnées, et les Lombards s’emparèrent des deux tiers de l’Italie, où l’Empire grec conserva seulement la Pentapole et l’Exarchat de'Ravenne (perdus au viii® siècle), Naples et l’anc. Grande-Grèce. Puis, au tii® siècle , tandis que les Bulgares , les Serbes et les Croates s’établissaient au S. du Danube, les Arabes enlevèrent la Babylonie et la Mésopotamie, 632-634, la Svrie et la Palestine , 636 , l’Egypte , 640 , la côte d’Afrique , 670-698, sans qu’Héraclius, heureux du côté des Perses, empêchât ce démembrement. Vers ce même temps, la division primitive de l’Empire disparaissait; les provinces, désignées désormais sous le nom de Thèmes, n’étaient plus qu’au nombre de 32, dont 15 en Europe (Europe, Dyrrachium , Nicopolis, Strymon, Rhodope, Thrace, Mimonti, Hellade, Thessalonique, Macédoine, Cherson, mer Egée, I’éloponèse, Calabre, Lombardie ou Terre d’Otrante), et 17

en Asie (Samos, Obsequium , les Optimates, les Thracésiens, les Cibyrrhéotes, les Buccellariens, Paphlagonie, Arménie, Chaldie, Colonie, Mésopotamie, Sébaste, Cappadoce, Lycande, Séleucie, Anatolie, Cypre). Au vm® siècle, les princes Isauriens, par leur zèle pour la secte des Iconoclastes, provoquèrent l’insurrection des Romains, qui reconnurent les papes comme princes temporels. Au ix®, les Sarrasins envahirent la Corse, la Sardaigne, la Sicile, et leurs établissements dans le midi de l'Italie furent absorbés au xi®, ainsi que le reste des possessions grecques, dans la monarchie normande des Deux-Siciles. Le schisme de l’Eglise grecque, commencé par Photius, et consommé par Michel Cérularius en 1054 , rendit les peuples de l’Eglise latine assez indifférents aux dangers et aux maux de l’Empire d’Orient. La Bulgarie, la Servie et la Cilicie reconquises ne compensèrent point la perte de l’Asie-Mineure, subjuguée par les Turcs Seldjoukides, et où les empereurs ne conservèrent que les prov. d’Héraclée, de Séleucie, de Paphlagonie et de Chaldie. Les Croisades, loin de leur profiter, amenèrent sur eux de nouvelles calamités, provoquées par leur duplicité à l’égard des Occidentaux : les guerriers de la 4e croisade, détournés de Jérusalem, s’emparèrent de Constantinople en 1204, et fondèrent un Empire latin qui subsista jusqu’en 1261 I V. Latin , Empire) ; cet Etat, divisé en principautés féodales , telles que le roy. de Thessalonique , les duchés d’Athènes et de Naxic, la principauté d’Aehaïe, etc., ne laissait en dehors de lui que 3 petits Etats grecs, le despotat d’Epire, l’Empire de Trébizonde, et celui de Nicée. Michel Paléologue, souverain de ce dernier, reprit Constantinople en 1261. L’Empire d’Orient , considérablement diminué alors, ne comprenait plus que la Thrace au S. de l’Hémus, la Macédoine, la Grèce propre, une partie de la Morée, la Mysie, la Bithynie, la Lydie, et quelques portions de la Lycie et de la Carie. Au xiv® siècle, les conquêtes des sultans ottomans , surtout de Bajazet Ier, réduisirent les Grecs à la possession de quelques ports sur la mer Noire et des 4 districts européens de Constantinople, de Thessalonique, de Zeitoun et de Sparte. Un instant arrêtée par les progrès de Tamerlan en Asie, la conquêt» ottomane reprit son cours avec Amurat II, et, en 1453, Mahomet II mit fin à l’Empire d’Orient par la prise de Constantinople.

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